Jeu de rôle basé sur les règles inventées par J.K. Rowling dans l'univers de Harry Potter.
 
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 Un Dernier Soir...

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Terence Orphens
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Terence Orphens

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MessageSujet: Un Dernier Soir...   Un Dernier Soir... EmptyMer 27 Juin 2007 - 21:22

Warning... Rolling Eyes


Un Dernier Soir... Derniersoirkb0


Ce n’était pas le premier. L’émotion n’était pas la même. Il avait une impression de déjà vu, déjà vécu. Quelque chose de semblable à un songe récurent mais agréable. Sauf qu’on n’y vivra rien d’exceptionnel. On le sait déjà au début du rêve.

Ce n’était pas le premier. Et l’émotion était pourtant comble. Son impression de déjà vu, déjà vécu, ce quelque chose semblable à un rêve qui revient sans cesse lui fendait le cœur. Il voulait que cette soirée soit exceptionnelle. N’avoir jamais rien vécu de comparable auparavant.

Alors depuis que le soleil s’était levé, il avait œuvré au meilleur. D’abord, il était allé voir Alexandrei et avait marchandé l’infirmerie contre rien d’autre qu’une infinie gratitude. Ensuite, il avait replongé son nez dans d’anciens grimoires, chose qu’il n’avait pas pris la peine de faire pour les examens. Dans les études, on trouve sa motivation dans le dépassement de soi ou la soif d’apprendre et dans sa vie intime, tout est une question de plaisir, de ce qu’on a envie de donner à l’autre. Il avait toujours été plus motivé par la satisfaction des besoins de Draconia que par l’ambition d’être le premier et de réussir. Réussir à un examen était bien plus aisé que de réussir à faire plaisir à Relou. Il avait consciencieusement parcouru les chapitres sur les métamorphoses et les enchantements les plus extravagants pour donner à cette pièce un décor féerique. Il voulait faire de cette pièce qui avait contenu une grande partie de ses souvenirs d’avec Draconia cette année, un endroit… magique.

Ce n’était pas le premier soir que Terence Orphens et Draconia Darkus passeraient ensemble à Poudlard, ni le premier bal, ni la première fête, ni la plus grande, ni la plus originale… mais c’était la dernière.

Vêtu d’un pantalon noir en flanelle et d’un simple T-shirt en coton de la même couleur, la journée était très vite passée. Dans la salle de divertissement, s’étaient déroulées les pièces de théâtre et la remise des diplômes. Dans leur infirmerie, quand les Shakespeare eurent fait tinté leur dernière réplique, Terence attendit Draconia à la sortie de la loge des filles. Quand elle sortit, il la prit aussi silencieusement que tendrement par la main pour l’entraîner en marchant sans un mot vers les étages supérieurs de Poudlard.

Devant la porte de l’infirmerie, il la prit dans ses bras, lui confia au creux de l’oreille qu’il l’aimait comme il pensait que cela était impossible d’aimer, il baisa son front puis se tourna légèrement vers la porte qu’il poussa d’une main. Il laissa entrer Draconia la première et referma derrière eux.

L’infirmerie était devenue un grand jardin où se mélangeaient des voiles, des tertres, des promontoires d’herbes et de jonquilles. Les dalles étaient tantôt les vieilles dalles qu’on connaît, tantôt des chemins de mousse menant jusqu’à une fontaine creusée dans le contre-cœur de la cheminée. Les lits étaient bel et bien là, et leurs draps étaient un métissage de lianes, de pousses de hêtres, de feuilles d’oliviers encore vertes et de fleurs étendues. Sur le bureau de madame Pomfresh, caché par un petit saule aux feuilles bleues et vertes qui poussait dans la pierre du sol, se tenait de quoi dîner et boire dans des coupelles de verre et d’argent. Au-dessus du bureau, la grande fenêtre ouverte qui donnait sur le parc, vomissait des filets de lierre en cascade, lesquels venaient terminer leur course dans une petite marre où aurait dû se trouver un autre lit.

Terence prit la main de Draconia et l’attira vers le lit dans lequel il avait passé le mois de décembre, passant à travers les voiles pendus au plafond et frétillant sous la brise légère. Il la fit s’asseoir sur le lit dont les quatre pieds avait été pris d’assaut par des racines s’entortillant autour et sortit sa baguette au-dessus de leurs têtes. La lumière s’éteint doucement. Durant quelques secondes, ils furent plongés dans le noir complet. Puis, petit à petit, une, deux, trois, puis plusieurs bougies et chandeliers apparurent et, comme ceux de la Grande Salle, ils vinrent briller suspendus dans les airs. A cela près que les bougies flottaient à l‘envers et que la pierre des voûtes d’ogives ruisselaient d’un fin rideau de brume qui restait suspendu au plafond et dont le voile opaque accueillait cette source de lumière qui se déplaçait lentement comme des petits radeaux lumineux.

Terence s’assit à côté de Draconia. Il soupira à la manière de dire "ben voilà, Relou, c’est pour nous…" puis il se tourna vers elle avec son sourire en coin – celui qui n’annonçait rien de bon pour la censure sur Destination Poudlard – et tandis qu’une de ses mains glissa dans le cou de Draconia, et que sa bouche accompagna son geste, avec le poids de son corps qu’il fit légèrement ployer sur elle, il la fit s’allonger et s’étendit à côté, sur son flanc, le visage calé sur l’épaule de Relou:


Nous ne sommes ni dedans, ni dehors.
Ni à l’infirmerie, ni dans la forêt interdite.
Nous sommes à Poudlard et nous sommes loin de Poudlard… nous sommes tous les deux et… hum… je ne sais pas…
Tu m’as manqué.




Un Dernier Soir... 80757279du2
:: Diplômé de Poudlard ::


Dernière édition par le Mar 3 Juil 2007 - 16:37, édité 1 fois
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Draconia Darkus
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MessageSujet: Re: Un Dernier Soir...   Un Dernier Soir... EmptyVen 29 Juin 2007 - 3:26

L’infirmerie…

Le lieu où tout commença…

Les premières larmes, les premiers sourires, les premières disputes, les premiers « je t’aime », les premiers soupirs, la première fois…

Draconia s’en souviendrait certainement comme du lieu où elle fut, d’une certaine façon, et sans doute un peu malgré elle, frappée du syndrome de Florence Nightingale. De plein fouet.

Quelques jours plus tôt, elle avait reçu un hibou de la part de Terence l’invitant à l’attendre devant les loges juste après les représentations théâtrales. Cette dernière soirée, il avait choisi de la passer dans cet endroit témoin de leur affliction mais surtout de leur bonheur. Il lui avait juste précisée qu’il se chargerait de la robe et qu’elle n’aurait même pas à s’embarrasser de chaussures. Elle avait bien entendu cherché à connaître la nature des surprises qu’il avait laissé entendre qu’il lui réservait mais il s’était contenté de lui adresser un simple sourire évasif en réponse. Ni les regards implorants, ni les moues boudeuses et pas même les ‘baisers de Draconia’ ne le firent plier…


*Raah, comment je deviens soft, j’ai même pas pensé aux menaces ou à la torture !*



La Serpentard avait vu défiler la journée, puis le début de la soirée, à travers un relatif voile opaque si bien qu’il lui fallut attendre les premières acclamations à la fin de la dernière pièce pour que son esprit ne dissipe la brume qui l’avait encerclée et se reconnecte avec son corps. Elle s’était alors rendue sans perdre davantage de temps dans les loges où un paquet l’attendait. Elle s’était alors parée de l’étoffe que lui avait confectionnée Terence, non impatiente de pouvoir le retrouver. Il s’agissait d’une robe immaculée dont la blancheur n’avait d’égal que sa simplicité et la douceur du tissu. Elle était ornée d’une multitude de minuscules perles et brodée de fil d’argent. De part sa légèreté, elle laissait découverts ses bras, ses épaules et une bonne partie de son dos mais lui enserrait la taille avant de s’évaser et de lui arriver juste au dessus des genoux.

Suivant les recommandations du parchemin mais bien que quelque peu troublée face à la demande incongrue, elle laissa ses pieds nus et quitta la loge devant laquelle Terence l’attendait déjà. Ils gravirent silencieusement les quelques étages qui les séparaient de leur destination finale même si Draconia s’était tout de même plaint en marmonnant de la froideur du sol dallé et de sa relative propreté. *Encore un truc pour m’embêter ça, et après on dit que c’est moi la tordue… Tout compte fait, oui, je suis tordue, tordue de m’être pliée à sa volonté sans (trop) broncher…*.

Pourtant, à mesure que leurs pas les rapprochaient de l’infirmerie, Draconia ne pouvait empêcher une certaine appréhension de s’emparer d’elle. Il ne s’agissait pas de peur, loin de là mais de cette sensation étrange qui venait stagner au creux de son estomac et au niveau de ses cuisses. Un mélange d’indécision et d’exaltation. Elle avait l’impression de se rendre à un premier rendez-vous dont elle ne parvenait pas à en deviner ni le déroulement, ni l’issue. Elle espérait tout de même que Terence ne puisse pas percevoir une éventuelle moiteur au niveau de ses paumes… En fait, elle juste avait le sentiment d’être en train de gravir une montagne avant de devoir replonger vers l’inconnu. Parce que c’était ça être avec Terence, de continuels rebondissements, surprises et découvertes, un peu comme si, pour lui, rien n’était jamais vraiment acquis. Aucune stagnation mais un renouveau perpétuel. Et c’était ce qu’elle aimait chez lui : sa faculté à sans cesse la surprendre et la séduire un peu plus chaque jours même si elle n’imaginait pas cela possible et même si elle savait qu’il n’avait pas besoin de faire tout cela d’autant plus qu’elle se sentait indigne de tant d’attention. Il la faisait se sentir aimée, belle, désirable, unique et il ne lui suffisait bien souvent que d’un regard pour l’envelopper d’un tel sentiment.


Le cliquetis annonçant la fermeture de la porte de l’infirmerie sonna la perte de la jeune femme. On entendit juste la forte inspiration de la Serpentard. Elle resta là, magnétisée par le spectacle féérique qui s’offrait à ses yeux ébahis, sa bouche s’ouvrant, puis se fermant, incapable de produire le moindre son. Les mots restaient bloqués par la boule qui s’était formée au fond de sa gorge.


- Comment… mais…je… ouah… bafouilla-t-elle, la voix rauque par l’émotion, tout en portant sa main à sa bouche alors qu’elle luttait pour que ses yeux ne s’abandonnent pas aux larmes.

Après avoir ramassé sa mâchoire qui était tombée sur le sol, elle se laissa guider vers le lit sans parvenir à détacher les yeux du décor irréel pour lequel le couple sera les deux acteurs principaux sans figurants, ni personnages secondaires.

Transportée par le balancement apaisant des bougies et la chaleur réconfortante du corps de Terence contre le sien, la tension qui avait habité la jeune femme la quitta peu à peu et un soupir s’échappa de ses lèvres entrouvertes. Elle se positionna ensuite de façon à se trouver en face de Terence, un sourire timide graciant ses lèvres.


- Je t’ai déjà dit à quel point j’aimais voyager avec toi ? lui murmura-t-elle tendrement alors que sa main venait se glisser sous son T-shirt pour lui caresser brièvement le flanc.

Hésitante, elle se mordit la lèvre inférieure avant de laisser échapper en un souffle :


- Tu m’as manquée aussi…

Elle baissa un instant les yeux avant de les replonger dans ceux du Râleur.

- Je t’aime, Terence, affirma-t-elle sans ciller

Puis, son regard caresse la bouche du jeune homme, imitée aussitôt par les lèvres de Draconia. Baiser caresse. Sans doute le baiser le plus chaste parmi ceux qui suivront…

Enfin, elle se redresse et cette fois-ci, l’éclat de ses yeux rivalise sans conteste avec celui des bougies suspendues.

Sourire espiègle et ton badin s’entremêlent :


- Alors Monsieur Orphens quel est le programme de la soirée ?

*De Notre soirée* se répéta-t-elle avec conviction.

- Il me semble que vous aviez parlé de plusieurs surprises…
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Terence Orphens
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Terence Orphens

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MessageSujet: Re: Un Dernier Soir...   Un Dernier Soir... EmptyDim 1 Juil 2007 - 19:36

Hum… Miss Darkus, vous allez trop vite. Trop vite. Chaque chose en son temps, répondit Terence en approchant sa main de l’épaule de Draconia.

Il l’y posa délicatement et descendit le long de son bras nus, de ses flancs, de ses cuisses. Il se redressa à mesure que son geste avança jusqu’à sa cheville pour finalement se retrouver assis à côté d’elle. Il prit son pied entre ses paumes et sourit en voyant la fine pellicule de poussière qui lui servait désormais de semelle. Il embrassa le dessus de ce pied en se penchant vers elle puis d’une suite de gestes fluides et plus prestes, Draconia se retrouva assise sur ses genoux. De la main qui se trouvait dans le dos de la jeune fille, il remonta jusqu’à la nuque et dans le mouvement retour, il dézippa lentement la robe qui se retroussa d’elle-même sur ses hanches. Il retira son propre T-shirt et le laissa s’échouer sur le lit avant d’entourer Draconia d’une étreinte aussi chaste que son précédent baiser. Il ne s’agissait pas de faire l’amour. Il voulait imprimer son buste sur lui. Unir les battements de leur cœur dans un même débit de mots silencieux. Ca sonnait un peu fétichiste comme ça… hein? Rien de tout ça.

Si dans ce sujet, entre autre, il s’agit d’effeuiller la sensualité, les pensées, les réflexions et les souvenirs de l’apprentissage de deux corps, c’est avec un regard séant qu’il faudra lire pour ne rien retirer ou ne rien ajouter de trop à ce que cela représente réellement.

Il resta ainsi contre elle de longues minutes, concentré sur la musique du tamtam cardiaque, retraçant des journées passées, des rires, des larmes, des incompréhensions, des nuits égarées, des disputes où il la trouvait si belle qu’il avait toujours eu du mal à les prendre au sérieux, trop obnubilé par l’envie de lui dire qu’il aimait ses fossettes quand elle faisait la moue.

Après ces minutes, il se leva, en la gardant dans ses bras et se dirigea lentement vers le lit source d’eau. Il la déposa délicatement les pieds dans l’eau qui, une fois debout, ne lui arrivait qu’aux genoux. Il entra à son tour dans l’étrange bassin, sans prendre soin de retrousser son pantalon. Alors, il sourit en s’avançant vers elle; il l’entoura de son bras gauche tandis que l’autre sorti sa baguette. Il prononça à haute voix une formule qui fit tomber la pluie dans l’infirmerie. Une pluie qui semblait ne jamais vouloir atteindre le sol ou les meubles et qui se ressourçait d’elle-même pour tomber à nouveau.

Il avait peut-être un jour confié à Draconia. Il ne savait plus. Il lui avait peut-être dit ce que signifiait pour lui la pluie. C’était le toucher. C’était l’absolution. C’était la sensualité. C’était des choses qu’on ne peut écrire même sur un journal intime dont les feuilles en rougiraient si elles savaient. Face à face et entouré de toute ces eaux, il espérait que Draconia comprenne ce qu’il voulait ajouter à leurs secrets. Il l’interrogea du regard, son sourire espiègle parqué sur le coin de ses lèvres.


On a fait pire, murmura-t-il comme un sous-entendu lorsqu’il réalisa en regardant la lueur dans les yeux de sa Relou qu’elle avait sans doute comprit pourquoi il pleuvait dans l’infirmerie transformée en forêt. Je t’ai promis des surprises. Je crois que j’ai usurpé le terme. Il s’agirait plutôt de propositions…

Apparut alors, flottant dans les airs à la hauteur du visage de Relou, une de ces petites boîtes en bois dont elle connaissait le contenu. Terence la prit par la épaule pour la laisser saisir l’objet et l’ouvrir:


Si tu es d’accord, alors fais comme d’habitude: râle, panique, dis des trolleries, puis embrasse-moi. Si tu ne l'es pas, ben, tu refermes juste la boîte et tu me laisses râler, paniquer, dire des trolleries. Puis, quand j’aurais ravalé ma fierté, on réconciliera notre côté masculin et notre féminin… Le Enki poursuivit-il avec un large sourire avant de reprendre sur un autre ton:
2 personnes.
4 éléments…
6 sens,
9 … il faudra trouver neuf façons de mettre l’autre dans l’embarras. Par des questions, des actions, des révélations, des ce que tu veux… Avec la boîte, j’ai déjà commencé. Ca fait 1 sur 9. Tu joues, chicken? Il paraît que t’aimes les chiffres,
termina Terence avec un sourire mi-figue mi-‘raison’.

C’était un large programme. D’abord la boîte. Ensuite, passer en revue les yin et les yang au gré des quatre éléments, utilisant les six sens sur une partition triviale comportant neuf actions. Cela promettait peut-être de plus grandes surprises que prévues.

Il la laissa donc regarder, en la gardant contre lui pour sentir le moindre mouvement de recul...

"On ne sait jamais... si elle entreprend de taper un cent mètre pour s'enfuir en courant..."