Jeu de rôle basé sur les règles inventées par J.K. Rowling dans l'univers de Harry Potter.
 
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 Frissons

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Liam Cullen
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MessageSujet: Frissons   Dim 24 Mai 2009 - 15:20

- « Liam, réveille-toi... tu ronfles, sacré nom d’une bouse ! »

Le Serpentard ouvrit une paupière paresseuse sur la scène illuminée. A présent le moldu au long nez était sur une barricade avec d’autres combattants. Le moldu beau mais sot venait de mourir. Devant Liam, dans le public aligné sur la rangée cerclant la corbeille, les filles avaient les larmes aux yeux et se tenaient les mains comme si ce geste solidaire ramènerait à la vie le jeune Christan. Liam trouva ça pathétique. Il se tourna de l’autre côté en ignorant la réprimande de Japhet. Assis à côté d’elle, de l’autre côté, Clarence pouffait de rire. La pièce l’ennuyait tout autant sinon plus que Liam mais il avait la politesse de feindre le contraire.

Japhet souffla :

- « T’es impossible ! » et ce fut elle qu’on harangua pour le bruit qu’elle faisait. Liam sourit sans sa barbe. Il se rendormit sans gêne sur l’épaule douillette de sa voisine de gauche :

- « Ca te dérange pas, j’espère », minauda-t-il auprès d’Isis de Poufsouffle qui lui servit d’oreiller jusqu’à la fin de la représentation.

Les applaudissements le réveillèrent. Tout le monde était debout. Les comédiens vécurent six rappels. Liam s’étira durant les trois premiers. Ces fauteuils étaient fort beaux mais incompatibles avec une posture ensommeillée. Il bailla sur le quatrième, applaudit trois misérables fois sur le cinquième et s’insurgea au sixième :

- « Mais laissez-les partir... » râla-t-il en essayant de se faufiler entre les filles hystériques qui souhaitaient un septième rappel. Ce faisant, il alpagua Isis de Poufsouffle par la main et l’entraîna à travers l’ovation déconcertante jusqu'au couloir somptueux de la Comédie Française. Une fois dehors, les applaudissements commencèrent à s’amoindrir. Liam se frotta les yeux et sourit à la Poufsouffle :

- « Ca te dit une virée dans les catacombes ? On n’a pas encore vue une seule sorcière parisienne depuis qu’on est ici. Je trouvais ça honteux... Je t’offre un verre où tu veux. »

Pourquoi Isis ? Parce que. Les bateaux mouches. Une confidence recueillie sur l’oreiller par l’une des camarades de dortoir d’Isis.
Pourquoi s’enfuir ? Parce que. Les bateaux mouches. Paris en surface et tout son tralalère artistique commençaient doucement à l’énerver. La veille, il avait survécu aux Trollettes de Belleville... Cyrano l’avait achevé. A ce train là, il ne tiendrait pas une semaine. Les visites l’ennuyaient profondément. Il voulait être libre.


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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Frissons   Dim 24 Mai 2009 - 16:44

Elle toisa le blondinet, silencieusement, le laissant languir tout en sachant que cela n'aurait aucun effet sur le bonhomme. C'était juste amusant. Ca lui donnait l'illusion d'être une fille.

"J'ai l'impression que tu ne penses pas comme les autres filles", satané Seth Cullen. Depuis que le petit érudit lui avait signalé son ressenti, Isis avait du admettre que certaines fois, elle était loin de comprendre les nénettes de sa maison.



Spoiler:
 



La dernière ovation prenait fin et les premiers élèves les rejoignirent. Alors, avec célérité et force elle arrêta de jouer et embarqua Liam par le bras.

Elle acceptait bien sur.

Elle accepta avant même que le point d'interrogation finisse la phrase. Peu importe ses raisons, peu importe le pourquoi de cette proposition. Peu importe maintenant. Il aura tout le temps de les exposer si l'envie lui en disait, durant les prochaines heures au cœur du monde sorcier français.


Ils avaient déjà mis deux rues derrière eux. Ce qui signifiait deux rues pour échapper au bateau mouche. Que Merlin en soit témoin, elle n'aurait jamais trouvé mieux comme échappatoire.

Ils étaient arrivés dans une rue moldue plus peuplée. Moldus toujours et encore. A croire que pour trouver les lieux magiques il fallait être devin. Elle regretta quelque peu de ne pas avoir chipé un plan des lieux magiques à l’auberge.


Elle venait de lâcher Cullen. Son enthousiasme de fuite lui avait un peu fait oublier la politesse.


- Si tu n'as pas remarqué, je suis complètement d'accord pour la visite des catacombes avec toi... moins, concernant les sorcières parisiennes. On dit que certaines sont aussi dangereuses que des vampires assoiffés quand on les offusque...

Hum, c'était pour éviter de lui balancer que pour aller mater les jeunes et jolies sorcières il n'avait pas besoin d'elle. Tout en restant courtoise. Parce que si elle disait directement son sentiment, elle remplacerait son titre de Princesse en Reine.

- Par contre, Boucles D'Or, tu sais comment on y va dans les catacombes... y a bien le passage par l'Eglise Saint-Eustache, mais c'est pas la porte d'à côté, dit elle, quand elle releva les yeux vers lui après avoir trouvé dans son sac à main un plan de Paris moldu que Mallhouwen l'avait obligé à emporter. Ca te servira, disait-elle. Une plaie qu'elle ait raison, encore et toujours.

Sa tutrice lui avait assuré qu’elle allait beaucoup s’amuser. Et surtout l’avait mis en garde contre les ruelles magiques souterraines parisiennes. Outre le fait qu’on se déplaçait généralement en barque dans les catacombes, il y avait beaucoup d’endroits peu fréquentables, surtout pour une jeune fille. Elle croyait quoi ? Que la préfète de Poufsouffle allait dans les bars malfamés chercher du Purple pour stoner ? Idiotie. N'empêche qu'Isis éviterait bien les barques tout comme les bateaux mouches.


Dernière édition par Isis Kitlee le Dim 9 Aoû 2009 - 14:15, édité 1 fois
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Liam Cullen
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MessageSujet: Re: Frissons   Sam 8 Aoû 2009 - 12:45

Liam jeta un regard désabusé sur le plan de Paris. Par l’effet d’un machisme scroutt, il était le genre de garçon qui ne supportait pas d’être aidé dans ses activités, ne fut-ce que par le plan de la ville. Il refusait tout net l’idée de ne pas savoir ce qu’il faisait, où il allait et ce qu’il fallait faire pour obtenir des réponses.

Autre travers du Serpentard : la mauvaise foi. Plutôt que d’avouer qu’il ne savait pas où se trouvait St Eustache ou les catacombes, il préférait laisser Isis faire. S’ils se perdaient, il pourrait allègrement le lui reprocher. Quoique, pour l’instant, se perdre ou trouver ne l’intéressait pas. La seule chose qui comptait était de fuir les visites culturelles organisées par les sadiques professeurs de Poudlard.

Une dernière chose le caractérisait dans ce genre de situation… et dans toute en générale : il devait admettre qu'il aimait assez voir les filles prendre le contrôle. Ca l’amusait autant que ça l’excitait. Il était garçon à créer des situations favorables à toutes les trolleries et débordements inimaginables puis à passer insidieusement le relais aux autres pour les laisser prendre en main les mises en scène qu’il s’était amusé à monter. Il en profitait tout en se soustrayant à tous les dommages sans intérêts que cela pouvait engendrer. Il prenait le meilleur accidentel et laissait le pire.

- « Alors, je te suis », sourit-il en regardant sa partenaire in fugue. Phase 1 : il fait mine de la laisser diriger et d’après ce qu’il a remarqué, en général, les filles adorent diriger mais elles n’aiment pas montrer qu’elles apprécient ce pouvoir. Phase 2 : il se désiste de toutes initiatives sur le chemin à prendre. Phase 3 : ...et pas la peine d’avouer à la demoiselle qu’il n’a aucune idée de la façon de se rendre aux catacombes bien qu’il veuille s’y rendre. Phase 4 : il prendra le relais lorsqu’elle les aura amenés sur les lieux. Pour le moment, profil bas. C’est assez compliqué parfois dans la tête d’un macho…

Ils se mirent en marche et Liam se laissa aller à son activité de prédilection : se foutre de la gueule du monde.

- « Isis, tu as déjà fait l’amour sur les berges de la Seine de l’Ile Saint-Louis avec un beau blond ? »

Question tombée du ciel comme un cheveu sur la soupe. Qui aime provoquer, provoque sans cesse.


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MessageSujet: Re: Frissons   Dim 9 Aoû 2009 - 14:49

- Non… mais quand j'aurai trouvé un beau blond avec qui faire l'amour je me laisserai bien tenté.

Elle cacha ses joues rosies derrière le plan pour que son audace ne tombe pas à l'eau. Sa feinte devait rester secrète et sa soudaine gène également.
Liam aime provoquer, elle le savait, mais ne maitrisait pas assez la répartit pour lui clouer le bec. Et elle ne désirait pas lui faire ce plaisir, il obtenait à son humble avis les choses trop facilement. Elle voulait lui donner du fil à tordre même si d’habitude elle se laissait guider bien trop facilement par ses envies. Un test en quelque sorte.


- On doit prendre la prochaine à droite, murmura-t-elle, releva le nez de son plan, ses joues ayant perdu un peu de leur couleur, et on sera arrivé.

Comme si ce geste était naturel, Isis prit le bras de Liam pour ne pas se perdre dans la foule des badauds parisiens. Ils parcourèrent encore quelques mètres avant de faire face à Saint-Eustache.
Cette église n'avait pas la stature de Notre Dame de Paris, mais avait un charme indéniable, une aura magique qui rendait le lieu agréable. À moins que de voir plus de monde en robe de sorcier indiquait que le Boulevard du Souffle se terrait pas loin d'ici.

Ne lâchant pas Liam, elle se dirigea vers l'entrée de l'antre sacré, découvrant les ornements décrit en long et en large dans son dernier cours d'historie de la magie. Elle chercha des yeux le passage, et elle le trouva, à coté de la nef, lorsqu'un sorcier venait de disparaitre devant son nez.

Alors les deux poudlariens se dirigèrent vers l'entrée et passèrent le passage sans encombre atterrissant en plein cœur du Boulevard du Souffle.
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Liam Cullen
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MessageSujet: Re: Frissons   Jeu 13 Aoû 2009 - 19:53

Liam affecta une petite moue faussement vexée lorsqu’il entendit la réponse d’Isis. Pour marquer son désappointement, il s’était contenté d’une vague ironie marmonnée entre les dents : « Mouais ouais, des beaux blonds dans les environs, y’en a pas vraiment, hein… » Il fit vaguement semblant de chercher le beau blond en question sous ses aisselles et dans ses poches tandis qu’Isis était de nouveau cachée derrière le plan de Paris pour dissimuler le rosée de ses joues que Liam ne put jamais voir.

Ils s’étaient remis en marche et le Serpentard ne pipa mot jusqu’à leur arrivée. Il laissa ses yeux - et une fois sa tête toute entière - suivre les démarches sensuelles des parisiennes. Il admirait leur allure, leurs atouts féminins, humait leur parfum fruité qui traînassait dans l’air derrière elles. Cependant aucune odeur n’aurait pu complètement recouvrir celle nauséabonde de la pollution des voitures. Au bout de dix minutes de marche, il se mit à marcher avec un mouchoir sur le nez. A chaque sortie de groupe, il était toujours épaté de se laisser suffoquer par cette odeur horrible tandis qu’aucun moldu ne semblait en souffrir. Le pire moment de la journée était vers 18h30 et 19h00 lorsque les moldus rentraient chez eux en autobus, en voiture ou en scooter.

Ces moldus sont dégoûtant, pensait-il. Et bientôt même la vision des jeunes femmes l’écoeura.

Bien qu’ils fussent dans les égoûts de Paris, l’air se raffina quand ils furent à l’abri des folles inventions moldues sur le boulevard du Souffle. Liam fourra son mouchoir dans sa poche et prit la main d’Isis.

- « Range ton plan, la somma-t-il, maintenant c’est moi qui te conduis. On va aller voir un spectacle digne de ce nom. »

Il firent quelques pas et Liam se sentit obligé de compléter :

- « Un spectacle dans lequel il n’y a aucune sorcière nue… t’inquiète. »

Il rit et marcha d’un bon pas vers une galerie perpendiculaire au boulevard principal. Ne connaissant les lieux que par ce que lui en avait rapporté un collègue de sa maison qui était déjà venu à Paris, Liam cherchait du regard les panneaux et magasins qui lui permirent de se repérer. Il resta très mystérieux sur le « spectacle » où ils allaient. Ils empruntèrent la galerie qui se constituait d’une longue arcade de pierre au bord de laquelle divers petites échoppes donnaient pignon sur rue. Au bout de l’arcade, il y avait un quai qui marquait le début des canaux fluviaux de la ville souterraine et où plusieurs barques étaient arrimées. Ils marchèrent le long du quai et empruntèrent un pont :

- « Si tu n’étais pas si flippée de l’eau, dit-il tout en sachant qu’il n’était pas supposé connaître l’information, on prendrait une barque et on n’aurait pas à se farcir la balade. »

Son ton n’était pas celui du reproche mais de la taquinerie et il gardait la main d’Isis dans la sienne. Enfin arrivèrent-ils face à un immense bâtiment. Liam s’arrêta et regarda la Poufsouffle :

- « Isis de Poufsouffle, je ne suis pas un très grand romantique… je trouve le romantisme complètement bouffon mais il va falloir qu’on troque nos vêtements pour des choses un peu plus sophistiquées pour nous rendre au dernier étage de cet immeuble. Si tu me laisses t’habiller, je me débrouille pour assurer financièrement toute la soirée… quand je dis t’habiller, je veux bien entendu dire t’habiller. »

Il est probable que la longue marche à travers Paris n’avait fait mûrir que des projets passablement débauchés dans l’esprit tordu du Serpentard. A noter aussi que dans les poches de Liam il ne devait y avoir que dix gallions, à peine pour leur payer un bon repas au dernier étage du Casino Fantôme des sorciers.

- « Au fait, t'es majeure, Isis de Poufsouffle ? »

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Frissons   Dim 16 Aoû 2009 - 12:00

Dans boulevard du Souffle elle le suivit sans broncher. Elle aimait les spectacles et sa curiosité était piquée au vif.

A la remarque sur l'eau, elle leva un sourcil étonné mais ne dit rien. Ce n'était pas son plus grand secret. D'ailleurs, elle se servait de sa phobie pour cacher sa maladie. Seul Liam connaissait une partie de la vérité vu dans le philtre de pensine, même si ce n'était pas franchement évident qu'il sache exactement ce qu'il a vu. L'autre partie, Seth l'avait découvert à l'infirmerie. Les potions qui la rendait plus malade au fil du temps.



Toutefois, en traversant les différents canaux, Isis accentua la pression sur la main qui la guidait. Elle resta concentré gardant son calme. Elle relâcha la main quand ils arrivèrent à bon port devant l'immense bâtiment richement décoré. En examinant les lieux, elle écouta attentivement ce qu'il annonçait comme programme.


- Si je peux te déshabiller sur les berges de la Seine de l’Ile Saint-Louis, tu peux m'habiller ici.

Donnant, donnant.
Elle osa un regard furtif vers son amphitryon, n'essayant plus de cacher le pourpre de ses joues, à défaut de vouloir taire le plaisir qui s'insinuait dans cette escapade.

- Enfin quand je dis ici, je veux dire dans un endroit plus intime, affirma-t-elle, se suivant des yeux un très bel homme habillée en tenue de soirée à la dernière mode, qui ede sa démarche chaloupée dans le casion.

Elle se dirigea vers l'entrée, embraqua Liam à ses côtés.

- J'ai toujours voulu aller au casino, et il parait que celui de Paris est le plus beau... et pour information je suis majeur... dans 4 mois. Mais ce n’est pas ça qui va t'arrêter ?

Bien entendu, elle ne lui dirait pas que le casino appartenait au frére du meilleur ami de sa tutrice. Et, de ce fait, il était à parier que Mallhouwen savait dès à présent qu'Isis se trouvait en ce lieux, et financerait même la soirée.

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Liam Cullen
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MessageSujet: Re: Frissons   Dim 23 Aoû 2009 - 18:25

Chacun avait ses petits trucs pour profiter de la gratuité de certaines choses. Isis était du genre pistonnée et Liam était du genre Jo-La-Débrouille. Il avait su très tôt que le secret de la vie se trouvait en Elles. Les femmes. Tout ce que l’homme souhaitait intimement posséder, obtenir, ou acquérir, il le pouvait quand bien même hors de moyen fut l’objet de ses convoitises. Pour cela, il fallait s’en remettre à La Femme. Une fois que cela était su et admis, il n’y avait plus qu’à se mettre à l’œuvre car, quoiqu’il en soit, rien n’était jamais réellement gratuit. Il fallait donner un peu de soi.

A noter : « Si je peux te déshabiller sur les berges de la Seine de l’Ile Saint-Louis, tu peux m'habiller ici. » Hé ! Il avait bien entendu topé avec la Poufsouffle. Peut-être accomplirait-il très prochainement son fantasme numéro 4. Les trois précédents courant toujours dans la nature.

Ainsi nos deux adolescents ne tardèrent pas à se trouver au milieu d’un luxueux hall où des sorciers de la haute souriaient en les voyant si chichement vêtus. Liam ne s’attendait pas à mieux et il s’en fichait. Ils seraient très vite habillés des pieds à la tête par le couturier de la boutique Dikarat. Le checking desk était très occupé et l’employé ne fit pas attention à l’arrivée des deux jeunes gens.

Après un long moment silencieux où Liam observa les allées et venues de la clientèle près du bureau d’enregistrement, il se décida à aller vers un jeune couple aux visages heureux et chargé de malles qui faisait la queue pour rendre les clés de sa suite. Le Serpentard se redressa de tout son long, l’œil brillant et le sourire sarcastique : « Bingo ! » murmura-t-il pour lui-même.

- « Attends-moi ici deux minutes… »

Il quitta Isis pour se joindre au couple qui se papouillait en attendant son tour. Liam discuta avec eux quelques minutes au bout desquelles, l’air convaincu et après avoir jeté un œil amusé en direction d’Isis, le couple remis ses clés et de l’argent à Liam qui les congratula une dernière fois avant de revenir vers Isis. Le couple quitta la file d’attente et s’en alla avec ses malles. Avant de sortir de l’hôtel Casino, ils sourirent à Isis avec complicité.

- « Ca c’est fait ! » lança Liam en jetant les clés étrangement acquise en l’air et en les rattrapant dans sa paume de main.

Comme le hall se vidait petit à petit, Liam en profita pour se glisser vers la galerie marchande de l’hôtel. Il ne donna pas d’explication à Isis bien qu’il était immensément fier de la façon dont il avait obtenu une suite gratis. Il n'était pas sûr qu'Isis apprécierait les arguments qu'il avait avancé au couple. Le principal est qu'il y était parvenu sans dépenser un sou.

- « Ca, c’est si tu veux un avant goût des berges, se moqua-t-il avant de reprendre, ou tout simplement pour nous changer avant d’aller au casino. »

Au milieu de la galerie, il trouva son bonheur. Il poussa la grande porte vitrée à la poignée en or qui représentait deux sirènes entrelacées - ce que Liam trouva fort aguicheur pour un magasin de ce standing - et se dirigea vers une vendeuse qu’il repéra avant même d’avoir franchi le seuil. Elle était belle comme les mannequins de cire qui portaient les merveilleuses parures de la vitrine sauf qu’elle était bien vivante. Liam, rayonnant, poussa Isis devant lui et la présenta à la jeune fille :

- « Bonsoir mademoiselle, je vous présente Isis de Kitlee, elle n’est pas merveilleuse ? Si ! Elle l’est… et pour la rendre encore plus merveilleuse, je vais avoir besoin de vous. »

Liam fit un clin d’œil entendu à Isis en s’éloignant un peu au bras de la vendeuse à laquelle il fit son plus grand numéro de charme. Elle rougissait, il batifolait sans scrupules, renchérissait en lui posant des questions de plus en plus osées ou en délivrant de magnifiques flatteries sur sa beauté et sur ses yeux si pétillant. Finalement, la jeune fille revint vers Isis et l’entraîna vers une cabine d’essayage avec trois robes que Liam venait de choisir. Le jeune homme attendit dehors pendant que la vendeuse, les joues toujours aussi roses et jetant de grandes œillades vers le blondinet, s’occupait de la Poufsouffle avec commisération et abnégation.

De son côté Liam ne chôma pas. Il entra en grande discussion avec le portier du magasin. De blagues grivoises en pari stupide, le portier en vint à parier son costume que Liam ne parviendrait pas à se faire embrasser par la charmante vendeuse avant de partir. Qu’à cela ne tienne : « Et vingt gallions de plus que j’ai rendez-vous avec elle demain soir ici même. » « Pari tenu » rendit le portier qui, s’il ne s’ennuyait pas à mourir au milieu de toute cette breloques bourgeoise, ne serait jamais entré dans de tels jeux.

Isis devait avoir fait son choix maintenant. Liam vint murmurer deux trois paroles douçâtres à l’oreille de la jeune femme qui s’appelait Bénédicte et qui avait un charmant accent français quand elle lui parlait anglais :

- « C’est d’accord » gloussa-t-elle « mais ma chef ne doit pas le savoir, soyez discret et n’oublie pas de me ramener la robe demain matin au plus tôt sinon je vais me faire virer… »
- « Aucun problème, tu as ma parole… ça serait sacrilège de se quitter sur un coup de foudre comme ça… tu m’en voudrais si je passais te chercher demain soir après ton travail ? »
- « Je termine tard… »
- « J’attendrai… »
- « Tu es fou, toi… »
- « Oui, je sais… mais on n’a qu’une vie. Embrasse-moi pour sceller notre promesse… »
Elle rougit de plus belle, affolée, regardant autour d’elle.
- « Ici !! »
- « Oui, pourquoi pas ? »
- « Ma patronne est juste à côté… »
- « A côté mais pas ici… » sourit Liam mutin.
Et la jeune vendeuse de lui voler un baiser devant le regard déconcerté du portier.

Liam venait de gagner deux repas et un costume pour la soirée.

La vendeuse mit discrètement la robe et els bijoux dans un sac du magasin pendant que la patronne avait le dos tourné et poussa Liam et Isis dehors :

- « Bonne soirée… profitez bien ! »

Elle retourna dans le fond du magasin s’occuper d’autres clientes pendant que Liam et Isis discutaient avec le portier. L’homme serra la main de Liam – une sorte de reconnaissance machiste d’homme à homme – et s’enfuit quelques secondes derrière une colonne de vêtements. Il en revint vêtu d’une simple robe de sorcier et il tenait dans ses mains son beau costume :

- « Il faudra me dire comment vous faites » l’envia l’homme.
- « Franchement, je n’arrive toujours pas à le comprendre moi-même » certifia Liam en prenant le costume.

Les deux Poudlariens quittèrent la galerie avec leurs sacs de vêtements. Liam expliqua enfin :

- « On monte dans la suite du couple pour se changer et on file au casino… fais attention à la robe, c’est un prêt, je dois le rendre demain matin… tout comme la suite par ailleurs. Je n’ai pas pu mieux. Je suis pressé de voir la robe que tu as choisie. »

Ils entrèrent dans un ascenseur qui les emmena au quatrième étage.


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MessageSujet: Re: Frissons   Sam 29 Aoû 2009 - 21:25

Une petite mélodie accompagnée l'arrivée de l'ascenseur à l'étage demander. Elle le laissa les mener jusqu'à la chambre, déviant souvent son regard sur le bas du dos du jeune homme, sans arriver à se défaire de son espièglerie.

Curieuse puis émerveillée.
Voilà à ce qu’elle avait abouti devant le spectacle qu’il lui avait servi sur un plateau. Mieux que les Trolette de Belleville et Cyrano réunis.
Son numéro comprenait le charme et l’inattendu. Elle le voyait créer au fur et à mesure, choisissant avec une facilité les situations pour obtenir le résultat convoité. L’opportunité semblait toujours se présentait à lui sous la forme qu’il le désirait, à croire que le hasard la lui offrait sur un plateau.
Elle ne porta pas son attention à ce qu’il pouvait bien dire, vérité ou mensonge, peu importait. Son art ne revenait pas à dire des jolis mots pour se mettre dans la poche une jeune et jolie vendeuse, ni parier de manière infantile avec un portier, ni même les mystérieux arguments au jeun couple. S’était l’ensemble de ses gestes. Sa manière nonchalante d’aborder les gens, son assurance envoutante, sa tête légèrement penché, sa voix qui devenait un tantinet plus grave, sa démarche de dandy, son regard qui tendait à faire croire que vous étiez la seule personne importante pour lui à ce moment précis. Sa grâce masculine. Son charisme. Oui, son charisme. Il avait pris tout son ampleur ici. Isis le découvrait.
Loin de l’univers adolescent de Poudlard, il se trouvait embelli par les lieux. Ce ‘était plus la tête à claque d’ado qui tombait les minettes fleur bleues, s’était un très beau jeune homme des plus séduisant.

Depuis le philtre de pensine, Isis s’était rendu compte qu’il n’était pas le petit prétentieux serpentard qu’il jouait. Mais s’était réellement la première fois qu’elle éprouvait un désir autre que de le voir nu et à elle le temps d’une nuit. L’île Saint Louis était passée au second plan, elle préférait le découvrir. Chose peu aisé. Il était encore plus secret qu’elle.


Ils entrèrent dans la suite. Le lieu était à la hauteur de sa réputation, magnifique. Richement décorer, le petit salon donnait sur une chambre en retrait dont le lit recouvert de soie se dresser en son centre, camoufler par de léger voilage. Elle posa son sac avant de faire le tour du propriétaire. Tout étant dans des tons beiges et chocolat. Les seules couleurs vives provenaient des fleurs fraiches et des tableaux, dont un Picasso dans sa forme magique. Le sorcier avait préférer travailler sur des œuvre moldus, monde ou il se fit un nom, alors qu’il avait délaissé sa patrie sorcière, ses œuvres magique devenant encore plus précieuse.
Elle continua sa visite, arrivant à la salle de bain de marbre blanc avec une immense baignoire qui se rempli d'eau dés qu'elle franchit le seuil. Elle prit peur et repartit en direction du salon.



Liam


- Tu désires toujours m'habiller, souffla-t-elle à son oreille, en lui glissant la robe de soie sauvage dans la main, et tournant autour de lui, avant se s'assoir dans le canapé de velours noir.

Croisant les jambes, elle l'examina de la tête au pied.


- Je suis tout de même très impressionnée messire Cullen. Jamais je n'aurais imaginé tous les talents que tu renfermes... certes moins musser que tes qualités.

Comme son courage, sa tendresse, sa détermination, sa compassion, son amour très souvent allier à sa mauvaise foi. Ton comme dans le souvenir partagé. Le petit garçon qui restait près de sa tante était toujours le même des années après. Un peu plus audacieux.
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MessageSujet: Re: Frissons   Sam 5 Sep 2009 - 20:28

Bien heureusement Liam ne se doutait pas une seconde des pensées de la Poufsouffle autrement il aurait les chevilles comme des citrouilles. Ce qui le motivait, lui, ce n’était ni l’espièglerie, ni l’idée de briser les interdits, ni même la possibilité de s’envoyer une fille à la fin de l’aventure. Bien entendu, tout cela lui procurait suffisamment d’adrénaline pour enchanter son cerveau ivre de d’illégalités. Il marchait solidement sur le plancher de ses envies et c’était tout ce qui comptait : faire ce qu’il avait envie de faire.

Il y avait trop d’instants où la décence, les règles et les lois interdisaient aux sorciers de faire ce qu’ils voulaient. Tant mieux, pensait-il, certaines règles sont peut-être utiles mais, moi, je veux me sentir bercé par l’illusion d’être tout puissant… imaginer que tout est possible… si je veux faire du MagicSkate sur le marbre luxueux de Gringott, si je veux séduire la femme du Ministre de la justice pour m’éviter Azkaban, si je veux écrire « bouse » au bas de ma copie de Potions, si je veux m’asseoir à la tables des grands juste pour manger avec les doigts les mets délicieux qu’on m’apporte, si je veux cogner un imbécile heureux dont je trouve le sourire plus grand que le mien, si je veux être injuste, tocard, beau, bête ou intelligent, je le ferai pour me sentir plus vivant, unique, et ma singularité viendra de ce que je ne me priverai jamais d’être ce que j’ai envie d’être au travers de mes actes.

C’était presque politique chez lui. Pathologique. Elever l’étendard de la liberté passait, comme dans toute révolution ou toute guerre, par le sacrifice d’une partie de la moralité. Cette amputation faite in ovo de la pudicité le soulageait tant qu’elle le rendait plus brillant… Du moins était-ce ce qu’il ressentait et ce qu’il aimait ressentir. Liam voulait briller, être fort et unique. Sans doute comme beaucoup de garçons de son âge sauf que lui ne s’en trouvait pas plus inhibé que conscient.

Il regardait Isis s’asseoir dans le fauteuil et son regard de chatte commençait à le faire douter d’être réellement maître de la situation. Comme toujours, souriait-il intérieurement avec satisfaction, elles ont le pouvoir de nous faire croire n’importe quoi. Il n’était pas dupe mais il aimait se le faire croire car il était tellement plus amusant d’être pris à son propre piège. Mais ça, jamais il ne l’avouerait. Même pas sous la torture ou à cause d’un coup de pied bien placé de Luna Lovegood.

Il ne répondit pas à la deuxième phrase :

- « Pour t’habiller, je dois déjà te deshabiller… » dit-il à la place.

Ce qu’avait dit Isis de Poufsouffle était tout à fait le genre de réplique que lançaient les filles et qu’il essayait d’esquiver par une galipette verbale… ou, ici, tactile. Liam s’était agenouillé au pied d’Isis et lui retirait ses souliers. Gestes lents, assurés et effleurements inopportuns mais froid pour le moment. Il ne répondrait pas car il ne voulait pas s’ouvrir. Pour rester dominant, pensait-il. Par pudeur et par peur, en réalité. Que deviennent les gens qui s’ouvrent aux autres ? « Des esclaves sociaux » aurait-il répondu avec le sourire, « des gens dépendant des autres. » Pour lors, à part donner du bon temps et des souvenirs à celles qu’il appréciait, il était inapte à tout autre mode de communication inter espèce. Quelque part, Liam ressentait qu’Isis en était consciente et elle avait l’air d’accepter cette règle du jeu. Ce qui n’était pas sans surprendre le Serpentard qui, naturellement, se méfiait tout de même.

Et parce qu’il n’était sûr de rien et que rien n’était jamais acquis tant qu’on ne nous l’avait pas sciemment donné, Cullen ne mit pas autant de zèle qu’il l’aurait voulu dans le déshabillage de la jeune fille. Il restait distant et sur ses gardes… de l’extérieur, cela pouvait passer pour une sorte de bienséance.

Certes, ses mains se tinrent sages quand il retira le haut de la Poufsouffle mais son souffle tarda sur son épaule. Il ne dévia pas de sa trajectoire lorsque ses doigts firent glisser l’étoffe de son bas mais un sourire amateur vint récompenser ce qu’il découvrait. Il affirma ses gestes quand il la fit enfin se lever de son siège pour la contempler aussi peu vêtue que dans le rêve du cours de Potions mais il resta courtois et distant quand elle se tint à demi nue en face de lui. Il ne caressait qu’avec les yeux, ne loupant aucune occasion de faire savoir à Isis de Poufsouffle que ça lui coûtait beaucoup de self-control de ne pas toucher aux gourmandises qu’il avait sous le nez.

Il retourna délicatement Isis sur elle-même pour l’avoir dos à lui. Il détacha le soutien-gorge sans brusquerie et le laissa glisser le long de ses bras mais ses yeux ne s’attardèrent pas sur sa silhouette. Il contourna seulement la jeune fille pour aller chercher la robe qu’elle avait choisie. C’était sa préférée. Il sourit sans le dire. Il s’agenouilla au pied d’Isis pour qu’elle passe ses pieds dans la robe puis, lentement, il se releva devant elle, recouvrant les jambes, le ventre, la poitrine qu’il ne regarda toujours pas et les épaules où vinrent s’accrocher deux fines bretelles noires.

Sans passer derrière elle, il écarta les bras autour d’elle pour fermer le dos de la robe, réduisant l’espace qui les séparait pour voler une pleine lippée de son odeur.

Isis était vêtue.

Il lui apporta les souliers empruntés qui allaient avec la robe, la chaussa, puis la parure de bijoux en bronze qu’il devina être de la pacotille… il en ferait la remarque à Bénédicte. Pour qui le prenait-elle ? Il était peut-être séducteur mais pas voleur.

Liam recula de quelques pas pour regarder son chef d’œuvre. A en juger par son air sceptique, il n’était p s complètement satisfait :

- « Parfaite… sauf la tête… cette chevelure défie les lois de l’esthétique… je ne suis pas esthéticienne donc je vais te laisser cette partie là pendant que je vais me changer… »

Pas à dire, il avait le chic pour clore les beaux instants. On se refait pas. Sans pudeur, il commença à se déshabiller devant Isis et passa le costume du portier. Elle aurait tout le temps qu’elle voudrait pour mirer son postérieur puisque c’avait été son jeu préféré dans le couloir.

- « Comment une fille peut-elle ainsi chosifier un mâle... pfff » râla-t-il en toute mauvaise foi en terminant de s’habiller.

- « Prête Isis de Poufsouffle ? »


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MessageSujet: Re: Frissons   Lun 14 Sep 2009 - 18:29

- Je ne te chosifie pas, Boucle d'or, je regarde les formes agréables de ton corps.

Isis était prête. Elle avait relevé ses cheveux en un chignon faussement négligé accentué par ses mèches rebelles qui lui donna des allures de bohème. Elle se glissa hors de la chambre, qu’elle avait préférée à la salle de bain pour se coiffer, pour aller se nicher au creux du cou de son mécène et y déposa un baiser.

Par une sorte de respect, une bienséance, il avait été distant pendant son habillage. Quelques œillades savamment orchestrées le rendaient moins mécanique. Si elle ne l'avait pas vu en œuvre, Isis se demanderai si elle n'avait pas été trompé sur la marchandise. Lui toujours si éloquent, exubérant, tactile semblait sur la retenu. Et bien que sa première pensée flatterai son égo, elle douta que c'est parce qu'elle lui faisait plus d'effet qu'une autre qu'il était autant sur la défensive. Par ce qu'il avait beau l'avoir habillé avec une pudeur envoutante et s'être dessaper sans pudeur, il n'en restait pas moins sur ses gardes. Ce qui n'allait pas vraiment avec le rôle qu'il jouait au quotidien.

- Si je puis me permettre.

Mais sans attendre la permission, elle réajusta le costume un peu grand pour qu'il épaule les formes de Liam. Elle verni les chaussures trop terne et ôta la cravate peu saillante. Elle tourna autour de lui, faisant un temps d'arrêt au niveau du dos, et enfin elle lui fit face. L'inédit de la situation, bien que l'intimidant, l'excitait grandement. Ses joues rosies avaient trouvait un adversaire de taille en son espièglerie. La chipie était aux commandes.

- Hum, là tu peux dire que je te chosifie.


Quelques minutes plus tard, ils se trouvaient dans l'ascenseur les menant au dernier étage, en compagnie d'un couple de vieux bourgeois. Ce dernier descendit, sans un dernier coup d'œil dédaigneux aux collégiens, au sixième étage. Isis eut, de ce fait, le loisir d'admirer la splendeur de la salle de jeu.
Les tables, où s'amoncelait une quantité impressionnante de jeton, pullulaient dans tous les recoins de la salle. Les croupiers lançaient des "faites vos jeu" tandis que les rires et les conversations bruyantes ne leur prêtaient guère attention. Certain avait de grand sourire de vainqueur, d'autres trembler de peur, les autres regardaient avec un certain dédain les parieurs, une coupe de champagne à la main.
L’effervescence attira Isis qui se précipita hors de l’ascenseur pour se noyer dans le tohu-bohu du casino. Toujours agrippé au bras de Liam, elle parcourait les yeux pétillants d’envies les différents jeux dont elle ne connaissait rien. Certains se jouer avec des cartes, d’autre avec des sortilèges basiques où la dextérité du sorcier était autant mise à l’épreuve que le hasard lui-même. Un possédait des boules volante qui enfermer dans une cage donnait le numéro vainqueur. Après avoir passé un peu plus de temps devant cette fameuse table elle découvrit que la boule n’était autre qu’un vif d’or.

Toutefois, Isis jeta son dévolu sur une longue table au milieu de la pièce. D’après l’observation attentive qu’elle fit, ce n’était pas un jeu sorcier car l’utilisation de la magie y était proscrite. Le but était de lancer deux dés pour que la somme fasse 7. Le craps. Grisée par l’ambiance, elle n’écouta que son envie et supplia d’un regard son mentor pour qu’il lui accorde les quelques galions récoltés.

Son argent si "durement" gagner sera si facilement partit en fumée.

Une moue suppliante sur son minois ne pouvait que le faire faillir. Il lui accorderait, il ne pouvait pas lui refuser. Il n’avait aucune raison de refuser.


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MessageSujet: Re: Frissons   Sam 26 Sep 2009 - 21:07

Sans trop y croire, Liam s’approcha de la table de craps. Le chef de table toisa les deux jeunes gens avec récréation. D’autres paires d’yeux se levèrent bientôt sur eux. On aurait dit que leur arrivée faisait office de court divertissement. « Court » car personne autour de cette table ne songea voir les deux fauchés remporter une mise... pour la bonne raison que tous les joueurs debout autour de la table possédaient sur le tapis quinze fois ce que Liam avait dans les poches. Même leur « déguisement » ne camouflait pas cela: l'âge et les manières huppées. Le plus difficile serait d’entrer dans le jeu malgré la pauvreté de leur mise de départ.

- « Ces messieurs dames désirent-ils entrer ? » demanda en français le chef de table.

Liam hocha la tête avec toute l’assurance que lui conférait son agacement. Ils l’agaçaient tous et ça lui donnait encore plus envie de rester à la table. Loooongtemps. Pour ça, il fallait une stratégie et pas question de se faire rembarrer parce qu’ils avaient les poches quasiment vides. A vrai dire, Liam pensait qu’Isis aurait été plus attirée par les machines à sous. Cependant, il devait admettre que de confier sa chance à ces boîtes à hasard n’était pas judicieux pour un début. Ce qu’il y avait de bien avec le craps, c’est que les adversaires étaient des humains. Tous les humains sont faillibles. Ne restait donc plus qu’à trouver une faille.

Ses yeux bleus traversèrent les froufrous et les cravates à la recherche de cette faille. Elle serait forcément de sexe féminin.

Alors son regard fut attiré par celui d’une dame élégante qui fumait une très longue et fine pipe en ivoire dont le tabac s’étirait en volutes verdâtres aux plafonds du casino. Posée, énigmatique et silencieuse, elle était d’un âge plutôt mur. Son air fermé mais assuré avait quelque chose d’aussi séduisant qu’intimidant toutefois Liam savait lire dans ces yeux que cette dame attendait de leur présence bien plus que de la simple figuration. Elle devait être une de ces bourgeoises qui aime laisser sa chance au peuple si celui-ci sait tirer partie des opportunités. Elle paraissait aimer la beauté, l’argent, l’élégance, l’intelligence et le raffinement. Plus tard, Liam aimerait être marié à une telle femme mais pour lors cette femme lui servirait à entrer dans le jeu.

Il remit une mèche en place et ne s’intéressa plus aux regards moqueurs des autres joueurs. Il regardait cette dame sans détourner les yeux. Il lui demandait un coup de pouce et il espérait qu'elle comprenne le langage du silence. Mais elle ne bronchait pas. Supportait sans réagir l’attention de Liam.

Avec délicatesse, le septième année attrapa Isis à la taille. Sans cesser son jeu de regard avec l’étrange femme, il attira la Poufsouffle vers lui.

- « Isis, porte-nous chance », lui murmura-t-il dans leur langue.

Secrètement, il mettait au défi la dame. Seul l’intérêt de cette femme comptait. Liam était un garçon de défi et elle semblait être la plus encline à répondre aux forfanteries.

Les joueurs revinrent à leur jeu et laissèrent un peu de place à Isis et Liam. Le premier croupier leur demanda le montant de leur mise. Sans se démonter, le Serpentard posa ses quarante gallions sur la table. Des ricanements s‘élevèrent. C’était la mise la plus faible qui avait dû être posée sur ce tapis ce soir. La dame ne rit pas. Elle regardait les deux adolescents. Ne joua pas.

- « Si ma magnifique partenaire établi deux points de suite et que je conclus par un sept, en dehors des mises remportées, je propose à tous les joueurs un gage pour vous punir de votre intolérable moquerie » envoie Liam d’un air sombre avec son très fort accent anglais.

Les hommes et les femmes s’extasient, ainsi que les quatre croupiers, ils s’attendaient à du divertissement mais pas à ce point.

- « Et si tu perds, bellâtre ? » demanda l’horreur qui sert de femme à l’un de ces millionnaires sorciers.

Il allait répondre « je vous donne Isis » mais il n’était pas sûr de finir avec ses bijoux de famille, alors il roula des yeux :

- « Je copierai cent fois ‘je ne me la pète pas aux tables de jeu’... ? »

Il provoqua les rires. Rires qui attirèrent d’autres badauds autour de la table.
A ce moment là, la femme à l’allure élégante prit la parole. C'était une française de la haute bourgeoisie mais Liam et Isis étaient loin de savoir qui s'adressait à eux. Elle était la propriétaire de l'hôtel :

- « Si vous perdez sur ce premier tour de jeu, je paierai le deuxième tour. Si vous gagnez ce deuxième tour, vous me rembourserez et accepterez tous les deux d’occuper ma suite. Si vous perdez malgré la chance que je vous offre, la jeune fille me donne sa robe. Néanmoins, si dès ce premier tour vous raflez, je triple vos gains parce qu’il ne m’a encore jamais été donné de sourire assise à cette table et vous y êtes ingénieusement parvenu. »

Les badauds étaient enchantés. Les autres joueurs murmuraient de satisfaction pour la tournure inattendue que prenait les évènements. Plus personne ne savait réellement ce qu’il voulait : Voir l’impudent petit Serpentard puni pour autant d’arrogance ? Les voir gagner pour que l’histoire se termine bien ? Punir la vieille folle de leur retirer l’opportunité qu’ils avaient d’humilier les deux jeunes en la faisant perdre elle aussi quand en plus du jeu, elle pariait sur deux poulains sans le sou ?

Liam était content. Il était toujours content quand il foutait le bordel, quand il se faisait remarquer. Et ceci qu’il perde ou qu’il gagne - mais il préférait gagner, ne soyons pas naïfs. Il plongea ses yeux dans ceux d’Isis. Il voulait avoir assez de force et de magie à lui transmettre pour qu’ils accomplissent le miracle. Maintenant, il lui semblait que sa fanfaronnade allait mal tourner... s’ils ne rendaient pas la robe, il serait dans une sacrée bouse.

Mais quelque part en lui, il avait une confiance folle... ou une folle inconscience. Ce soir devait être unique et inoubliable. C’était un peu comme un dernier soir... il le sentait... tout pouvait arriver et tout lui semblait permis.

- « Isis... même si tu rentres nue ce soir, je serais ravi de te servir de défouloir » dit-il pour dédramatiser ses bêtises dans l’optique où dans cette affaire elle y perdait sa robe.

Ca serait à elle de jeter les deux premiers dès pour effectuer deux fois d’affilée les 4, 5, 6, 8, 9 ou 10 nécessaires à marquer des points. Ensuite, pour remporter leur mise, Liam devrait jeter un 7. La dame leur avait offert une roue de secours. Une chance de se tromper une fois. Mais buté comme il était, le Serpentard voulait gagner du premier coup.

Le second croupier tendit la paire de dés à Isis. Son visage respirait un petit quelque chose de supérieur que Liam aurait bien effacé par un petit quelque chose en plein milieu de la face. Un air suffisant qui disait « c’est perdu d’avance mais vous nous avez bien amusé les clowns ».

Puis, comme ça faisait un petit moment qu’il ne l’avait plus vu rougir et que ça lui manquait, en secret, à l’oreille, il murmura à Isis de Poufsouffle :

- « Tu ne te doutes pas deux secondes qu’il m’a été plus facile de ne pas foutre mon poing dans la gueule du croupier que de résister à l’envie de te sauter dessus dans l’ascenseur ou dans la chambre... »

Puis à haute voix en regardant le croupier d’un air sombre et calme :

- « Pourtant Merlin sait comme ce troll mériterait un gentil aller-retour... A toi de jouer. Fais-moi rêver. »



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MessageSujet: Re: Frissons   Dim 4 Oct 2009 - 16:34

"Pourquoi fallait-il qu'il transforme toutes les situations en un défi impossible à relever."

Mise au pied du mur, elle n'avait plus le choix. Elle devait lancer ses deux dés alors que son envie s'était à moitié évaporé.

Isis marchait à l'envie, à facilité. Elle ne prévoyait rien, se jetait à corps perdu dans des situations sans se préoccuper de la manière de s'en sortir.

Elle désirait jouer. Alors elle jouait. Mais sans émettre un défi de taille car des vieux snock bourgeois les prenait de haut.

Elle s'en foutait royalement. Elle en faisait abstraction.

C'est bien pour cela qu'elle se fichait complètement que l'attention de Liam s'orientait exclusivement vers la fumeuse au calumet d'ivoire. Isis jeta juste un coup d'œil vers la femme, préférant reporter son attention sur tout ce qui n'était pas concentré à cette table.


Passés les visages narquois des joueurs, et ceux amusés des badauds venus s'attrouper autour d'eux, elle laissa son regard aller venir sur les autres tabes à sa gauche. Elle éprouva l'envie de fuir l'étau que Liam avait rameuté pour errer vers les tables abandonées. Elle éprouvait le désir de s'assoir à une des tables, sirotant un cocktail coloré claquant les 40 gallions dans un jeu sorcier dont elle ne connaissait pas les règles.

C’est là, qu'elle vit son regard. Un vert émeraude qui la fixait tout en dégustant ce qui devait être un verre de Whisky-pur-feu. Toute son attention était tourné vers elle, malgré tous les efforts de sa voisine à lui montrer ses charmes.

Surprise et surtout gênée, elle préféra fuir ce regard quelque peu éffrayant, sur les pirouettes verbales de Liam. Elle ne l'écouta pas vraiment, préférant vérifier si le mystérieux trentenaire était toujours là.

Toujours là. Un sourire même pour répondre à son interrogation muette qui semblait aisément lire dans ses traits.

Le croupier choisit ce moment pour s'intreposer entre l'homme et elle, en lui fourrant des objets dans ses mains. Elle les regarda un peu éberlué avant de se rappeler ce qu'elle devait faire. 2 points de suite.

"Vraiment Liam, tu es incorrigible."

- Tu ne te doutes pas deux secondes qu’il m’a été plus facile de ne pas foutre mon poing dans la gueule du croupier que de résister à l’envie de te sauter dessus dans l’ascenseur ou dans la chambre...

"Vraiment incorrigible."

Alors les joues encore rosies, elle lança les dès.

4



Le premier coup était d'une facilité déconcertante. C'est maintenant que les difficultés arrivaient entre les regards moqueurs, le dédain des croupiers, le regard fasciné de Liam's woman, et celui froid mais inflexible de l'homme mystére.


Les dés de nouveau dans la main, Isis soupira. Elle détestait que toute l'attention soit sur elle. Mais elle n'avait pas le choix. Après un dernier regard à Liam rempli reproche, elle lança les deux, après un soupir de dépi.

Les des ricochèrent sur le bord de la table. Alors que le premier était tombé sur 1.

Le second, comme Liam, préférait se faire désirer et entamait des tours de toupies qui semblait ne jamais s'arreter.
Toute la tablée était haletante, attendant anxieusement le résultat. Même Isis se surprit à être prise dans le tourbillon du jeu.

Le dé s'arrêta. Le 3 sortait.

4


Elle avait gagné. Les deux points était fait. D'ailleurs, elle sauta quelque peu et posa un baiser fugace sur la joue du blondinet.

Maintenant, ca serait à lui d'assumer son défi et d'en être le centre d'attention. Isis fut largement heureuse d'être débarrasser de ce fardeau.

Toutefois, il restait encore un point désolbligeant. Le mystérieux homme n'avait toujours pas bougé de place,son regard à jamais accroché à Isis.
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MessageSujet: Re: Frissons   Dim 4 Oct 2009 - 17:30

Oui, tout – ou presque tout – était affaire de défi pour Liam. Là où il n’y avait ni suspens ni adrénaline, c’était l’ennui mortel et ça ne valait pas la peine. Il aimait être le centre de l’attention au moment où il l’avait décidé. Il aimait décider des choses quand elles allaient trop lentement. Quand on lui en ferait le reproche, il lèverait un sourcil bien haut et un sourire d’émail en ouvrant sa main droit devant lui : « Et bien vas-y, je t’en prie. Montre-moi. » Dès lors, il suivait. Son esprit restait critique mais il pouvait suivre... pourvu qu’il y ait de l’action.

Et tout ceci si bien et si fort qu’il ne s’aperçut pas qu’Isis avait perdu le goût du jeu. Elle venait de faire deux quatre, les gens applaudissaient. Ils s’étaient finalement rangés du côté du conte qui finirait bien : « pourvu qu’ils gagnent et qu’on en finisse ! »

Liam prit les dès que le deuxième croupier lui tendit.
Il y eu du silence. On retenait sa respiration.

Il ne pensait plus à rien. Juste à ce sept qui devrait sortir. Non qu’il fut si attiré que ça par le gain de la suite mais qu’il avait terriblement envie de gagner.

Ca ne pouvait pas en être autrement. Isis avait fait la moitié du chemin.
Il lança. Son visage et son air étaient sérieux. Madame leur sponsor les regardait avec la même espérance. Il sortit un deux. Deux fois un. C'est-à-dire rien du tout.

Furieux, le Serpentard serra le poing et les dents. Il ne voulait pas donner sa déception en pâture.

Isis, elle, était ailleurs, elle ne suivait plus le jeu.

Il y eut un autre tour. L’agacement le gagna. La désillusion se fraya un chemin au milieu de tous les cerveaux français ici présents. Il n’aimait pas perdre. Pire encore, il n’aimait pas qu’on le voie quand il perdait, qu’on le devine.

Le deuxième tour fut pire. Aucun lancé ne fut identique.
L’ambiance était redescendue. La robe était perdue. Le goût du jeu lui était aussi perdu.

Doucement, les gens se remirent à jouer. Le divertissement était terminé. La dame lui sourit comme si elle voulait lui dire que ce n’était qu’une affaire de chance et que ce soir ce n’était pas son soir... cependant, il n’y avait pas mort de mage. La soirée n’était pas terminée. Elle s’approcha de lui, déçu :

- « La prochaine fois... toutefois, vous me devez la robe. Apportez la moi quand votre soirée sera terminée. Je ne veux pas que vous passiez la soirée en sous-vêtement » sourit-elle à Isis. « Suite 2155. »

Liam ne dit pas un mot. Il regarda la femme s’éloigner en enfournant ses mains dans ses poches.


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MessageSujet: Re: Frissons   Sam 10 Oct 2009 - 14:27

Isis suivit la femme qui sortait de la pièce. Elle venait d'enfin comprendre dans quel bouse perdre sa robe les mettaient. Quelque peu longue à la détente toute fois, elle était heureuse de ne pas se trouver cul nu maintenant.

Liam était renfrogné à ses cotés. Mauvais perdant, il n'en restait pas moins attirant. Elle aimait beaucoup l petite ride soucieuse qui naissait sur son front et sa moue boudeuse.

Elle glissa ses bras autour d'un des siens, et l'emmena loin de la table. Elle se rehaussa sur la pointe des pieds et lui souffla un ce n'est rien au creux de l'oreille. Sourire sincère pour lui dire que la nuit allait surement leur réserver d'autre surprise.



- Dommage pour cette robe, elle vous va à ravir.

D'ailleurs, la prochaine venait d'apparaitre derrière eux.

Isis se retourna pour tomber sur l'homme aux yeux émeraudes. Une trentaine d'année pourtant, elle avait l'impression qu'il était bien plus vieux. Une peau laiteuse qui accentuait la blondeur de ses cheveux bouclés qui lui tombaient sur les épaules. Des traits fins qui rendait son visage quelque peu jouvenceau. Détails qui juraient avec son corps musclés mis en valeur par sa chemise blanche à demi ouverte.

- Vraiment dommage...

Elle devient rouge. Elle n'aimait pas sa manière de la détailler des pieds à la tête, accentuant son regard sur ses atouts féminins.
Elle savait bien qu'elle faisait partit des jolies, même si elle se demandait comment en prenant peut soin d'être considère comme jolie. Toutefois, il ne pouvait pas être autrement, il y avait un indice qui ne pouvait pas la tromper. Liam l'avait invité. Et tout le monde sait que monsieur jolie cœur ne s'intéressait qu’aux filles "jolies".
En tout cas c'est ce qu'il faisait croire. Mais Isis n'en aurait pas mis sa baguette à bruler.

L'homme arrêta son inspection et se retourna vers Liam.


- Vous semblez aimer les défis. Que diriez-vous d'en relever un pour moi. En échange je réglerai vos dettes pour la robe... et je vous donnerez même de quoi payer un diner digne de ce nom à cette charmante enfant.


Isis, obnubilée par la rencontre, n'avait pas remarqué que plusieurs hommes les cerclaient. Dissimuler par les mouvements des joueurs, il guettait l'ordre de leur maitre.
Toutefois, elle sentait que ca allait les mettre dans une bouse fondamentale si Liam acceptait.

Même si il n'acceptait pas.


Dernière édition par Isis Kitlee le Dim 18 Oct 2009 - 14:09, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Frissons   Sam 10 Oct 2009 - 16:42

- « Génial » sourit Liam le regard défiant enfoncé dans celui de l’homme qui venait de les aborder.

D’emblée, il n’aimait pas cet homme. D’abord parce que c’était un homme et ensuite parce qu’il se sentit instinctivement en rivalité vis-à-vis d’Isis. Un sentiment bestial et sauvage dans lequel s’empêtre orgueilleusement le sexe fort pour asseoir sa puissance et sa virilité. Un combat de lions pour tout et pour rien : une fille, un territoire, une position sociale, l’argent, le sport, la boisson… vous seriez étonné de connaître le nombre de mecs qui se bourrent la gueule seulement pour prouver aux autres qu’ils tiendront l’alcool mieux qu’eux. Le lendemain, le mâle se lève avec la tête et l’haleine d’un sanglier, l’impression qu’on a remplacé son cerveau par une autoroute à quatre voies et, pourtant, en buvant sa potion Lendemain-de-Fête, il est tellement fier : « Je les ai bien marave ! Douze bièraubeurres et j’ai même pas vomi ! » Wow. Vive l’homme viril du 21ème siècle, sourirez-vous désabusé.

Mais le leader de ces petits combats universaux est rarement l’envie desdits sujets censés les départager… c’est plutôt le goût excessif pour les superlatifs : être le plus fort, le plus malin, le plus beau, le plus aimé, le plus riche, le plus vif, le mieux adapté à l’alcool, celui qui porte mieux la robe de sorcier dernier cri, le détenteur du balai le plus rapide, le propriétaire de la maison la plus grande, le duelliste le plus prompt… le plus et le meilleur de toutes choses. Si Liam se fichait d’être le superlatif d’une fille, il n’en allait pas de même pour l’ambition de ne jamais perdre la face. Relever des défis et prouver à cet homme plus qu’à Isis (qu’il n’avait ni l’impression ni l’idée d’éblouir) qu’il se frotterait à un os en lui proposant un défi qu’il acceptait les yeux fermés.

Et plus ça serait complexe et plus il serait heureux de pouvoir racheter le cuisant échec de la table de craps.

Toutefois son « génial » sonnait comme un écœurement. La défaite lui écorchait toujours la bonne humeur et il pressentait qu’il s’engageait encore dans une situation sinueuse.

En outre accepter ce que l’homme allait lui proposer constituait en soi une façon comme une autre de rembourser la robe et de ne pas perdre la face aux yeux d’Isis. Il ne fallait jamais tourner le dos à une solution… certes, il fallait l’évaluer, chose que Liam ne parvenait jamais à faire car il préférait foncer tête baissée dans les trolleries et les réfléchir ensuite. Frapper et on discute après.

Il consulta néanmoins la jeune fille, mais seulement pour lui sourire enfin :

- « J’accepte, ce qui ne signifie pas que tu es obligée de me suivre dans mes trolleries. Je n’aimerais pas que tu me reproches après. »

Puis à l’homme :

- « Les défis, je ne les relève pour personne d’autre que pour moi, qu’est-ce que vous voulez ? » l’interrogea-t-il avec monotonie.


Charmante enfant....? Pervers !


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MessageSujet: Re: Frissons   Sam 10 Oct 2009 - 19:43

- Elle te suivira, elle n'a pas le choix.

Le sourire de l'homme n'avait rien de rassurant. Au contraire, il présageait le pire. Isis le sentait. A cet instant elle comprit que le piège s'était plus au moins refermé sur eux. Dans quoi étaient ils tombés ?

- Vu que c'est pour elle que tu devras relever le défi. Ca sera ma garantit que tu n'échoues pas... à moins que tu ne tiennes pas à ta copine.

L'homme fit un geste de la main et les deux jeunes gens furent encerclés par 3 brutes qui puaient la testostérone à plein nez. L'un deux posa sa grosse main sur l'épaule de Liam. A côté, ce dernier paraissait être une poupée de porcelaine sans la féminité.

- Ca me ferait beaucoup de mal de l'abimer, je n'ai jamais été très doux avec mes nouveaux jouets.

Pervers
Sadique



Isis repoussa brutalement la main qui venait lui caresser les cheveux. Ca le fit rire. Un rire très doux, chaud malgré ces notes cristallines. Il ressemblait à une sucrerie.
Elle avait déjà ressentit cela. Quand Seth riait. Toutefois, elle n'avait jamais été terrifiée par le rire de Seth.


- hum... il va falloir être très sage, mademoiselle.

Il lui empoigna vigoureusement le cou. La main glaciale se déplaça pour lui broyer l'épaule sans le moindre effort. Elle frissonna de froid, de peur.

- Nous pouvons y aller. Ca ne sera pas loin. Monsieur le rigolo après vous.

Isis, emprisonnée par l'homme aux yeux verts, s'engouffra dans l'ascenseur à la suite de Liam encadré par deux des gorilles. Le troisième fermait la marche.

...


- le défi consiste à m'apporter un colis. Il ne suffira de demander le colis d'Armand.

Un sourire en coin.

- D'une simplicité enfantine, isn't it ?


L'ascenseur s'ouvrit à l'étage souhaité. Les deux gorilles entrainèrent Liam à l'extérieur prés à l'emmener à la suite dans lequel se trouvait l'objet de son défi.

- Bien sur, la difficulté sera de resté en vie.

L'ascenseur se referma sur le sourire en coin d'Armand, laissant Liam et les deux monsieur muscle dans le couloir.




De l'autre coté du piége, Isis regarda en biais son malfaiteur.

- Pourquoi ne pas y aller tout seul ?

- question très interessant. Voyons voir. Solace, ma très chère sœur, à décidé de devenir végétarienne. Il se trouve qu'après des années à se nourrir convenablement, elle s'est décidée à éprouver du remord pour ses proies.

Il relâcha Isis, amusé.

- Proies. Ce mot vous rend nerveuse. Je ne pensais pas arriver à vous rendre encore plus nerveuse. Vous êtes très amusante jeune fille.

L'ascenseur s'arrêta et le troisième gorille poussa Isis pour sortir. Elle dut suivre docilement Armand jusqu'à sa suite présidentielle. Bien plus grande et belle que celle que Liam et elle occupait.

- Mais voilà, en voulant sauver ses proies, elle s'est confrontée à moi. Et je ne l'accepte pas. Comme je n'accepte pas qu'elle m'ait volé.

Il se servit un autre verre qui prit une teinte rouge. Elle pensait que s'était du Whisky mais de près, ca ne ressemblait pas du tout à de l'alcool.

- Et c'est pour cela que j'ai envoyé votre ami me le récupérer.

- Vous n'avez pas répondu à ma question.

Il rit encore. C'est vrai la situation était amusante. Si ca pouvait être le cas pour elle aussi, cela aurait été parfait.

- Comme je le disais, ma sœur Solace est devenu végétarienne. C'est un affront, alors je lui envoie du sang frais. D'ailleurs, il sent très bon, pas autant que vous mais ca sera suffisant.

Isis resta figeait sur le canapé. Elle ne comprenait rien. Alors, c'est le gorille qui lui donna la réponse.

- Un vampire végétarien ne boit pas de sang humain. C'est un affront à mon maitre.

- Toutefois, elle n'a pas encore assez de volonté pour résister à de la chair fraiche. Espérons qu'elle ne tue pas votre ami... ou espérons le contraire. J’ai très envie de vous gouter. Vous m'avez l'air très appétissante.

Un vampire. Elle resta estomaquée sur le canapé. L'expression qu'Armand lisait dans ses yeux le rendit très joyeux. Il n'arrêta pas de rire.

Le même rire que Seth.
Non impossible.




"Je vais me réveiller. Je ne suis pas dans la même piéce qu'un vampire.... je ne suis pas avec un vampire.... je ne suis pas avec un vampire... "

- Je vous proposerez bien un verre, mais je doute que le sang frais vous conviendrez...

"Merlin..."


Dernière édition par Isis Kitlee le Dim 11 Oct 2009 - 18:10, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Frissons   Dim 11 Oct 2009 - 11:36

Liam méprisait le stress qu’il ressentait autant qu’il l’adorait. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas ressenti une chose pareille. Il était grisé par le danger et la peur et ces deux ingrédients le rendaient ivre d’un quelque chose qui faisait battre son cœur avec la même intensité que l’instant qui précédait la découverte d’un corps nu contre ses mains. C’était la promesse d’une extase, d’un moment rare, fou.

Liam était ainsi. Sanguin. Pendant que, encadré par les deux gorilles, il remontait un couloir de l’hôtel, le flux continu des informations qui circulaient dans son corps, sa tête et son cœur convergeait au même endroit : sa folie. Ca montait doucement de son ventre jusqu’à son cerveau. Pour rire et légitimement déconcerté, il se sentit vaguement Gryffondor manqué. Toujours était-il qu’il se savait dans son élément quand le cocktail mélangeait le défi, la violence et une fille. On le taxait souvent de joli brute bien qu’il y avait un moment qu’il n’avait plus eu à endosser ce costume… car derrière lui, désormais, il y avait toujours l’ombre de Seth dont la puissance dépassait la sienne et toutes celles imaginées. Il n’aurait plus l’opportunité d’être le grand frère protecteur d’antan. D’ailleurs, bien qu’il préférât mille fois savoir ses proches à l’abri de tout danger, par orgueil, il songeait qu’il était regrettable de n’être plus celui qui protégeait. On n’avait plus besoin de lui.

La grandeur de Seth l’avait empêché de laisser vivre ce qu’il y avait en lui de plus profondément ancré. C’était peut-être ça ! Songea-t-il instantanément quand ils s’arrêtèrent devant la porte d’une chambre, depuis ces deux dernières années, il avait remplacé son besoin maladif de rébellion par un besoin encore plus prononcé pour le corps, la chair humaine et les défis. Lui aussi, à sa façon, était un vampire. Relever des défis stupides de temps en temps le mettait inconsciemment dans des situations où il pourrait laisser vivre la bête qui habitait silencieusement ses entrailles.

Chacun a ses démons. Le démon de Liam était la violence et la callosité de ses appétits. Le besoin dépressif de lâcher la bride de ses instincts en puisant dans son écœurement de la vie pour la surpasser, la vie.

Cette situation dans laquelle Isis et lui se retrouvèrent dégageait des saveurs connues. La nostalgie du danger. Cette situation serait un si bon défouloir.

L’un des deux sbires poussa violemment Liam contre la porte qu’il se prit de plein fouet. Liam se nourrit de sa douleur. C’était peut-être masochiste mais il aima cette douleur qui contribua à décroître le barème de ce qu’il pourrait supporter avant de péter un plomb. Or, on l’aura compris, il avait terriblement envie de péter un plomb et de trouver une justification à l’accès de violence qui sommeillait en lui.

- « A bout du couloir, il y a une chambre, dit l’homme d’une voix rauque en tendant à Liam un colis empaqueté, tu te débrouilles pour t’y faire inviter, offrir ça à son occupant et ressortir vivant… enfin ça, c’est ton problème. Il faut aussi récupérer une chose qu’on a dérobée à Monsieur Armand… »
- « Monsieur Armand, c’est l’autre tâche blafarde qui a pris Isis ? » le coupa Liam en portant le revers de sa manche à sa lèvre qui s’était ouverte après le choc contre la porte.

L’homme sourit sadiquement en apercevant le sang :

- « Oui. Il doit récupérer sa sœur. »
- « Et pourquoi ne le fait-il pas lui-même ? »
- « Pose pas de question. Tu te contentes d’apporter le colis et tu veilles à ce qu’il soit « utilisé. »
- « Utilisé ? »
- « Pas de question… tu récupéreras ta copine quand tu sortiras de cette chambre avec ou sans Solace. »
- « Solace ? »
- La sœur d’Armand.

Liam avait l’horrible pressentiment qu’il sorte ou non de cette pièce qui devait renfermer quelque chose d’affreux, était le dernier souci d’Armand. Ce qui comptait était que d’une façon ou d’une autre, ce colis entre dans cette chambre et soit ouvert par son occupant. La mission ne paraissait pas compliquée.

- « Tu devrais stopper l’hémorragie avant d’entrer sinon tu ne feras pas long feu. »
- « Comment ça ? » osa-t-il encore demander en amorçant son départ vers le bout du couloir.

La question ravi le deuxième sbire qui était différent du premier en cela qu’il avait un teint aussi pâle que celui d’Armand et l’iris d’un étrange jaune strié de vert. Il ne parlait jamais. Liam remarqua seulement que son intérêt avait été attisé quand sa bouche s’était mise a saigner… il pensa d’abord que l’homme était gay puis un éclair le traversa… Liam explosa d’un rire ironique. Il venait de comprendre :

- « Des vampires ! »

Les deux hommes restèrent choqués. Ce n’était pas la réaction que suscitait ordinairement la découverte de leur état. Cela les énerva. Celui des deux qui n’était pas vampire décocha un coup de poing dans la mâchoire de Liam et l’envoya au tapis. La bouche se remis à saigner de plus belle. Ce coup-là faisait très mal. Liam resta par terre et rit encore… à quoi bon se battre ? Même si par chance il mettait cet homme K.O., le second lui ferait la peau en moins de deux secondes… et il ne récupèrerait pas Isis.

Liam cessa de rire, se releva d’un bond, fit des manières en s’époussetant pour se rendre présentable et tourna le dos à ces deux acolytes en leur faisant un « bye bye » de la main :

- « Ah vous les vampires ! Vous me faites délirer… Vous avez un tel sens de la mise en scène et du drame ! Il faudra que je vous présente mon petit frère, c’est le roi des situations critiques ! Vous allez l'adorer ! Ah ! ah ! ah ! Foutues sangsues… »

Toc toc toc…

Les deux hommes s’étaient repliés dans un coin d’ombre pour espionner l’entrée de Liam dans la chambre. La porte s’ouvrit. Sans sommation, une main blanche et féminine l’attrapa au col et le fit entrer de force. La porte claqua derrière lui. On entendit un grand boum. Un cri et plus rien.


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MessageSujet: Re: Frissons   Dim 18 Oct 2009 - 15:20

La porte s'ouvrit sur le garde vampire de Liam. Il acquiesça à la demande silencieuse de son maitre. Armand accueillit avec un sourire satisfait la réponse.

Pendant que le chef de la meute des vampires s'enorgueillit de son stratagème, le nouvel arrivant s'avança silencieusement vers Isis. Emoustillé par la peur de la jeune fille, il l'a renifla, avide de la gouter.


- N'y songe pas. Elle m'appartient.

- Je ne voulais pas vous offenser, s'excusa-t-il, pris sur le fait, mais elle sent tellement bon...

De la scène qui suivit, Isis ne vit rien. Ses yeux d'humain ne put suivre l'action mais au vu de la joue ensanglanté et la colère froide d'Armant, celui ci avait puni l'effronté.

Les autres gardes tressaillir silencieusement. Armand continua à fulminer, puis se retourna vers sa proie.

- Je ne voulais pas vous effrayé, mon enfant, murmura-t-il doucement, personne ne vous fera de mal tant que votre ami n'a pas fini son mission. Je veillerai sur ce fait.

Menace aux autres inconscients qui tenteraient d’usurper son autorité.


Le vampire battu, renifla bruyamment, avant de sortir dans le couloir. Il ferait passer l'affront de son maitre sur l'humain pertinent. S’il n'avait pas la fille, il tuerait l'homme. Et quand Armand se lassera d'elle, il se la récupéra. C'est son droit en étant le second du maitre.

- Vous êtes bien silencieuse, susurra-t-il, l'invitant à se détendre, j'aimerai beaucoup vous entendre. D'ailleurs, je n'ai pas répondu à votre question ?

Isis releva les yeux vers le vampire. Elle redoutait de lui parler, bien plus de l'énerver. Ses bonnes manières ne la rassurait en rien, bien au contraire, le rendait encore plus terrifiant que n'importe quel être vivant.

- Vous y avez répondu par sous entendu. Vous n'y allez pas vous même pour montrer à votre sœur votre pouvoir et votre domination. Elle est votre esclave et le restera à jamais. Envoyer un humain lui montrera a quel point sa tentative de se libérer de vos griffes est veine.

Isis déglutit.

- Alors vous en faites un jeu. Juste pour votre plaisir. Et pour la rendre vulnérable, je suppose. Vous connaissez les faiblesses de votre sœur. Elle ne doit pas aimer tuer des innocents, sinon aucun intérêt de vous servir de Liam ou de moi. Mais comme vous désirez la faire souffrir...

- Belle et sensible. Finalement, je ne vais pas vous rendre à ce scroutt qui vous sert d'amant. Mais voyons si vous êtes si forte. Savez-vous pourquoi je vous ais choisi ?

Isis détourna les yeux. Elle se sentait bien vulnérable, seule en fasse de lui. Ses gorilles vampires et humains, sagement reculés, écoutés sans bruit la conversation. Ils devaient avoir l'habitude des caprices de leur maitre.
Elle haussa les épaules.

- Parce que je sens bon ?

Il rit à gorge déployé. Son rire, elle le détestait.

- Vous me plaisez ma petite...

Et la lueur dans ses yeux émeraude, en disait aussi long que sa phrase suspendue dans les airs.
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MessageSujet: Re: Frissons   Sam 31 Oct 2009 - 19:05

HJ: deux semaines d'absence = double message.

- « Je m’en souviendrai de la France, tiens ! »

Comme Liam prononça cette phrase sur un ton enroué qui lui parut plutôt bas, parfaitement accordé à la voix qu’il avait de son vivant, il estima que les ondes vibratoires qui communiquaient leur mouvement à l’air pour faire se répercuter le bruit, en somme les ondes sonores, témoignaient bel et bien du fait qu’il pouvait parler et entendre ce qu’il parlait… qu’il était toujours vivant. Mal en point mais vivant. Maintenant, il voulait savoir ce qu’il en était du reste de lui-même.

Il s’aventura à bouger son cou et sa tête qui reposaient sur un sol mou – il devait être allongé sur du tapis – pour vérifier qu’il était toujours mobile malgré la douleur et le poids qui lui pesait sur le bassin. Un petit mouvement sur la droite puis très lentement sur la gauche. Il souffla. Il n’était pas handicapé… en tout cas, pas de la tête – même si certains trouveraient cette phrase discutable.

Alors seulement ouvrit-il les yeux. Il se rendit compte qu’il ne voyait rien. Une matière visqueuse qu’il comprit plus tard être son sang, obstruait sa vision. Il les referma aussi sec et s’aperçut que sa tête lui faisait aussi mal que son bassin. Quant aux autres sens… dans la bouche aussi, il avait le goût ferreux et salé du sang. Et l’odeur… Oh, cette odeur ! Il la connaissait. Par trois fois il avait déjà reniflé un tel parfum. Seth. Sir Orcam. Et le vampire de la maison hantée d'halloween.Voluptueux, entêtant, naturellement musqué et séduisant qui donne envie de se laisser aller dans les bras de son adversaire.

Pour affermir son intuition, Liam se risqua à tendre une de ses mains allongée sur le sol devant lui… ça ne lui demanda que peu d’effort. Tout le haut de son corps allait bien. Sauf la tête. Il rencontra alors une oblongue et longue surface lisse, douce, ferme et froide comme la neige.

- « Un vampire… »
- « Qui es-tu ? »
- « Tu frappes et tu interroges après ? Normalement, c’est moi qui fais ça… » tenta-t-il de blaguer bien qu’il fût en très mauvaise posture pour le faire. Le vampire parlait français, c’était une dame et la dame trônait actuellement à califourchon sur son bassin. Il comprit désormais ce qui provoquait sa paralysie.
- « Qui-es-tu ? » récidiva-t-elle d’une voix ondoyante mais impérieuse en ôtant la main que Liam avait remonté le long de sa cuisse.
- « Liam Cullen, je suis anglais. »
- « Alors ça, je te crois, reprit-elle dans un anglais parfait et sans accent, il n’y a vraiment que les anglais pour préciser qu’ils sont anglais. Que veux-tu ? Que fais-tu là ? »
- « J’ai un paquet à livrer à cette chambre, répondit-il sérieux, il est là. »

Il se rendit compte que son autre main serrait toujours fermement le paquet. Il la leva devant lui à l’aveuglette, essayant d’ouvrir les yeux pour apercevoir le visage du vampire mais abandonnant très vite à cause du sang qui lui voilait la vue. Il réalisa ô combien il était réellement en mauvaise posture, sanguinolent devant une sangsue. Il reposa sa tête sur le sol et soupira lourdement. C’est qu’elle pesait son chaudron la demoiselle !

Pendant qu’il entendait qu’elle ouvrait le paquet, il demanda sans trop y croire :

- « Tu… Vous… vous vous lèveriez de mon ventre, s’il vous plaît ? Cette position, en dehors d’être particulièrement incommodante pour mes organes masculins, ne sied pas à une jeune femme… »

Il lui fallut quelque secondes pour comprendre qu’on l’avait redressé, déplacé et propulsé aussi facilement qu’un oreiller sur ce qui devait être un lit. Liam put reprendre son souffle et s’essuyer le visage. Ce qui ne le rassura pas était que même sans le sang, il n’y voyait plus rien. A tâtons, pendant que le reste de la chambre était silencieuse, il essaya de trouver une porte en espérant qu’elle fût celle de la salle de bain. Il trouva et malin mallant avança jusqu’au lavabo. Il s’aspergea d’eau fraîche, le visage, le cou, les cheveux. Il n’y voyait toujours rien. Il ne l’entendit pas approcher mais il la sentit. Elle était derrière lui

- « C’est mon frère qui vous envoie ? »
- « Je n’en sais rien… un dingue avec les yeux vert et un sacré complexe de supériorité ? »
- « Ca doit être lui, » l’entendit-il sourire.

Un petit silence. Liam s’était rarement sentit aussi vulnérable. La dernière fois devait remonter à la soirée d’Halloween de l’année dernière, quand son épouvantard le pourchassait en lui criant « avoue que tu m’aimes. »

- « Je ne vois plus… »

Les mains glacées de la femme attrapèrent les siennes. Liam se sentit tiré. Elle le guidait, avec une attention et une délicatesse surprenante, pour retrouver le chemin de la chambre. Elle le fit asseoir et s’assit à côté de lui :

- « C’est de ma faute. C’est mon habilité… je vous rendrai la vue quand je serai certaine de vos intentions. »
- « Sincèrement… là, tout de suite mon intention est de me tirer le plus loin possible de cet endroit et de ce pays. »

Ils discutèrent calmement et abondamment. Elle lui expliqua sa situation. Liam lui raconta sa soirée : la Comédie Française, l’enlèvement d’Isis, la suite, la robe et le costume, le casino, la perte de son pari et d’Isis. Et de conclure :

- « Solace, je ne suis pas un grand sentimental mais si elle pouvait me revenir entière… et humaine, ça serait fantastique. »
- « Je ne peux pas t’aider. »
- « Mais pourquoi, va voir ton frère pour lui expliquer que tu aimes ta vie de végétarienne et qu’il doit te lâcher ! »
- « Je ne peux pas… à cause de son habilité. »
- « C’est quoi cette histoire d’habilité ? »
- « Comme ton frère doit en posséder une aussi, tous les vampires ont une habilité. »
- « Mon frère ? Non… je ne sais pas… Heu, de mon point de vue, Seth peut tout faire, alors maintenant quant à déterminer ce qu’il peut faire en plus. Aucune idée. Donc, la tienne est de voler un sens aux gens ? »
- « Exactement. »
- « Et la sienne ? »
- « Il a le pouvoir de persuasion. Il peut faire faire n’importe quoi à n’importe qui en lui parlant. »
- « Il hypnotise ses victimes ? »

La femme soupira et Liam, toujours aveugle, prit ce soupir pour un oui.

- « Qu’y avait-il dans le paquet que je t’ai apporté ? »
- « Un message… du sang. Une invitation à revenir auprès de lui. »
- « Qu’est-ce que je fais alors pour récupérer Isis ? »
- « Tu ne peux rien faire… et il est probable qu’il en ait déjà fait son soupé… »

Rageur, Liam se leva. Il marcha à tâtons le long du mur dans l’espoir d’atteindre la porte mais Solace l’avait déjà précédé. Elle plaqua sa main contre son buste :

- « Qu’est-ce que tu crois que tu peux faire ? Aveugle et humain ? »
- « J’en sais rien et je m’en fous. J’en ai raz le bol des vampires… marre de voir mon entourage se transformer en sangsue alors pas Isis. »

Solace observa un silence et s’écarta de la porte.

- « Très bien, murmura-t-elle, je t’accompagne. »

Elle le prit par le col et en moins d’une seconde ils étaient dans le couloir. Liam ne savait pas ce qu’il se passait mais par le truchement des mouvements et des sons qu’il entendait, il se faisait un plutôt bon portrait de la situation. Son vampire venait de se confronter aux deux nervis. Elle avait d’un seul coup retiré quatre de leur sens aux deux hommes.

« Tous sauf le toucher », me précisa-t-elle plus tard.

S’en suivit une bastonnade pendant laquelle, elle prit Liam sur son dos. Il se sentit tellement misérable à être ballotté et porté comme un vulgaire pion.

La baguarre terminée, ils prirent l’ascenseur :

- « Le meilleur moyen de battre Armand serait encore que je te transforme en vampire toi aussi. »
- « Bas les crocs ! Range tes canines ! »

Solace rit. La porte s’ouvrit. Elle avait obtenu le numéro de la suite d’Armand du deuxième homme qu’elle avait achevé – et Merlin soit loué, Liam était aveugle et ne fut jamais témoin du carnage.

- « Pourquoi tu ne me rends pas la vue.. je vais rester aveugle ? »
- « Non… je… j’ai mal dosé, fit-elle embarrassée… tu vas rester aveugle un petit moment encore. Désolée… »
- « Fichues sangsues ! »

Evidemment Solace entra sans frapper. Elle explosa littéralement la porte d’un coup de pied. Tout ce qui se passa ensuite fut invisible à l’œil nu, et encore moins pour un aveugle. Le frère et la sœur ne prirent pas le temps de fondre en civilité. Solace sauta sur son frère et l’attaqua de front. Avant toute offensive, elle lui vola la vue et son sens olfactif pour que les odeurs d’humains ne lui montent plus au nez. Elle faisait tout son possible pour l’empêcher de parler. Tant qu’il ne pouvait ni la voir, ni lui parler pour l’hypnotiser, elle serait sauve.

Pendant ce temps, Liam parcourut la pièce dont il ne connaissait pas la géographie. Il se prit quelques chandeliers, bibelot et meubles mais espérait toucher à son but :

- « Isis ? appelait-il, Isis ? Tu es là ! »

Il sentit brièvement un vent lui passer devant, vent qu’il pensa être les deux vampires, et des objets voler ça et là autour de lui. La bagarre continuait bon train.

- « Isis ! »


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MessageSujet: Re: Frissons   Ven 6 Nov 2009 - 23:27

- « Isis ! »

Elle lui attrapa la manche et le dirigea vers la sortie. Si lui était aveugle, elle voyait trop bien. Elle se concentra sur lui, pour ne pas défaillir. Submergée par son mal, Liam était sa seule chance de ne pas s'y lover.

- Je suis là.

Un souffle presque inaudible dans ce vacarme. Les vampires sont des monstres. Elle qui pensait naïvement qu'ils étaient des pauvres âmes enchainés à une malédiction éternelle. Elle venait de découvrir que pour certain, s'était la félicité.


En franchissant la sortie, elle entendit un craquement d'os comme-ci on brisait un bout de bois. Elle en frémit et faillit vomir en découvrant que ce n'était que la réalité, sauf que s'était un vampire. Elle s'agrippa encore plus à Liam.

Se concentrer. Liam.

Elle le guida à travers les escaliers. Elle avait volontairement négligé l'ascenseur bien trop voyant et cela ne les aiderait pas à s'enfuir de l'établissement. Vu la boucherie, elle préférait mettre la plus grande distance entre cela et eux. Leur vie était plus importante.


Ils franchirent au pas de course un long couloir pour déboucher côté coulisse. Des employés s'affairaient dans les salles adjacentes mais ne leur prêter pas attention, trop occupés à s'affairer à leur poste.

Elle tournait sur elle-même pour vérifier que personne ne les pourchassaient, menaçant de sa baguette tous être qui les approcheraient. Ne lui demandait pas quand elle avait sortit son instrument, elle ne pourrait pas vous répondre. Elle pouvait vous décrire tous les détails du corps plier en deux de la suite mais impossible de se rappeler quand elle s'était préparer à combattre ses adversaire. Ni depuis quand les larmes jaillissaient sur son visage terrifiée.

Dans ses menottes, elle empoignait Liam pour ne pas le lui faire croire qu'elle l'abandonnerait. Elle ne faillira pas. Elle ne savait pas ce qu'il avait mais savait que même si il marchait, il n'avait pas l'ensemble de ses capacités. Il était vulnérable.

Liam vulnérable. Il y avait de quoi glousser.

Tremblante sur ses talons, elle s'avança au fond du couloir. La porte donnée vers l'extérieur. Elle souffla de soulagement, dehors, ils seraient en sécurité. S'était malheureusement sans compter sur un gorille brun qui agrippa Liam par l'épaule. Sans même y réfléchir, elle lui assena une série de sortilège qui rendit le nervi inoffensif.

Les quelques secondes où elle savoura sa petite victoire leur furent fatale. Ils se trouvèrent encerclés. Elle pensa qu'ils étaient perdus. Elle essaya vainement de se sortir de ce guet-apens mais on la priva rapidement de sa baguette.


- Mademoiselle Kitlee, s'il vous plait.

Il y a que les français qui prennent le temps de s'excuser alors qu'ils vous font du mal.
Armand est français. Elle aurait préférée était.

- Madame De Lavie souhaite vous protéger.

De Lavie. Maxime ? Elle percuta. Le casino appartenait au De Lavie, le frere de Maxime. Alors, elle accepta de les suivre, sur ses gardes, agrippant toujours Liam pour qu'il ne lui échappe pas. En voulant le protéger de toute ses forces, elle devait lui écorchait le bras à en hurler sans s'en rendre compte.



Suite 2155

La Dame de jeu de Liam faisait les cents pas devant eux.

- Isis, fricoter avec un vampire.... Pourtant Maxime m'avait prévenu que vous en faisiez toujours qu'à votre tête.

Elle ne répondit pas. Pourtant ce n'était pas les répliques qui lui manquaient.
Elle pourrait lui demander comment un vampire pouvait loger dans son casino. Pourquoi les aurors n'étaient toujours pas sur les lieux du crime. Pourquoi ses hommes de mains ne faisaient pas évacuer le casino.

Mais elle le savait déjà.

- Enfin, vous êtes en sécurité. Mes hommes vous escorteront jusqu'à votre hôtel quand tout sera terminé.

Le fric à une saveur tel chez une personne qu'elle ferrait n'importe quoi pour cela. Cette femme en était la preuve vivante.
Armand avait livré quelque secret sur son domicile, le casino. La femme du propriétaire trop avide avait pactisé avec l'horreur aux yeux émeraude. Toutefois, elle n'en avait pas perdu entièrement son âme.


Mais Isis ne l'écoutait toujours pas. Elle passa sa main dans les cheveux de Liam, dégageant ses yeux pour voir s’il retrouvait la vue. Elle encadra son visage de ses menottes, caressant tendrement und de ses pommettes.
Elle lui était reconnaissante de lui avoir sauvé la vie, et sa vertu. Car jouer les jouets d'Armand durant les siècles à venir n'aurait pas été très agréable, même si ce charmeur vampirique lui avait insidieusement fait accepter juste avant le massacre.


- Garder la robe, susurra-t-elle entre deux bouffé de sa pipe d'ivoire, elle vous va à ravir.


Elle sourit, heureuse que ses jeunes gens en lequel elle avait mis plein d'espoir, réussissent au-delà de ses espérances.
Elle ferait un malheur comme actrice.
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Frissons
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