Jeu de rôle basé sur les règles inventées par J.K. Rowling dans l'univers de Harry Potter.
 
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 Liens éternels

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Mark Resnald
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MessageSujet: Liens éternels   Lun 18 Mai 2009 - 15:10

Paris, Paris, Paris ...

On nous en a rabattu les oreilles avec la capitale de la France, personnellement je ne sais nullement où cela se trouve. En France donc.
Certains sont très enthousiastes, les premières années et ce toutes maisons confondues. C'est vrai que de rester confinés à Poudlard depuis le tragique incident qui nous a ôtés pas mal d'êtres chers, on aurait besoin de souffler.
Mais je ne pensais pas aller si loin. Après tout, on verra d'autres têtes car je n'en peux plus de supporter celles que je croise tout les jours dans les couloirs. J'ai l'air souvent renfrogné à la table des Verts, donc un nouveau pays et une nouvelle culture, je pense que ça fera du bien.
Depuis plusieurs nuits, aucunement je ne trouve le sommeil et quand je le cherche par tout les moyens, c'est bien pire.

Il me laisse seul les yeux grands ouverts dans mon lit. Et avec une boule dans le ventre. Autant crever de suite ? J'attendrais Paris.

Mais j'en connais un qui m'a inscrit d'office en voyant la tête que je tire depuis un petit moment. Mon pote : Evans. Merci vieux, je te revaudrais ça.
Et là je suis où et je fais quoi ? Personnellement aucune idée. Ca fait un petit temps que j'erre sans but les mains dans les poches. J'ai du lâcher l'affaire à la visite d'un truc assez pompeux. Si les professeurs nous interrogent sur ce séjour et sur ce qu'on y aura appris, je risque de rendre une jolie feuille blanche.
Je croise pas mal de gens, des gens affables avec un étrange accent. L'accent frenchie sans doute, je souris. On me salue, je souris par habitude. Mes pas se stoppent devant ce qu'on pourrait appeler une "boulangerie". C'est moldu ça. Instinctivement j'y rentre. Attiré par l'odeur des mets rangés et ordonnés devant les potentiels clients.
On me regarde bizarrement, en même temps un type assez grand et portant un long manteau et affublé de gants de cuir noir, ça fout pas mal les pétoches.

Non ? Alors on me parle french mais j'y comprends cacahuète.

Alors bêtement j'étire ma bouche en un rictus et je montre du doigt ce que je désire. J'apprendrais plus tard que c'est une "viennoiserie" et plus précisément un "pain au chocolat".
Je sors rapidement de cet établissement et bon, autant l'avouer ça me déprime pas mal de me retrouver seul.
De loin, j'avise un banc de couleur verte, ça encore, ça me faire sourire. Imperturbable je m'y assois, et je me retrouve le complice d'une personne âgée nourrissant avec des bouts de pain des pigeons ? Ouais, bah Paris c'est trop cool si c'est ça.
Le pain au chocolat, je le tends au type, il me remercie aimablement.

J'ai pas faim, ça fait longtemps ça.

Autant continuer à errer sans but dans les rues de Paris ...
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Loevi Leroy
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MessageSujet: Re: Liens éternels   Sam 30 Mai 2009 - 18:33

Paris, ville des Lumières. Paris, carrefour touristique et culturel ; mais surtout, Paris, capitale des magouilles sorcières, où la communauté magique vivait en recluse, presque en clandestinité, au fin fond des égouts et autres catacombes morbides aux murs de crânes.

Malgré toute l'aversion qu'elle éprouvait envers cette ville, pour toutes les raisons possibles et plus encore, c'était là que l'ex-Poufsouffle Loevi Leroy vivait depuis près de six mois.

Elle avait débarqué un soir dans la cité, paniquée, avec pour seul bagage un vieux baluchon trouvé au fond d'un placard et dans lequel elle avait entassé à toute vitesse quelques affaires inutiles. Les premiers jours, elle avait erré au hasard dans les rues de Paris, sans trop savoir ce qu'elle devait faire, dormant sous des ponts ou dans des petites cours fermées, refusant de se servir de sa baguette presque neuve mais déjà faussée. Elle était partie presque sur un coup de tête, sans rien prévoir, et elle n'avait gardé de ses premiers voyages en France, du temps de sa petite enfance, qu'un souvenir très vague. Elle mit une semaine à trouver le Paris sorcier.

Bien sûr, elle avait pensé à prélever une poignée de gallion dans la bourse bien garnie de son père - si bien garnie qu'il n'avait probablement toujours rien remarqué, six mois plus tard - mais l'argent sorcier n'ayant cours que chez les sorciers, et Loevi craignait d'éveiller le moindre soupçon avec de pareilles pièces - et ne sachant trop ce qu'elle pouvait en tirer et comment s'y prendre chez les Moldus - elle avait préféré les garder pour elle le temps de "rentrer au bercail magique". Sitôt Paris souterrain découvert, après une filature fructueuse d'un individu suspect, elle s'était pris une chambre dans une petite auberge qui ne payait pas de mine, s'était plongée dans un long bain chaud, et avait ensuite entreprit de chercher un travail.

Les premiers temps, elle avait usé de son vrai nom : si le patronyme de BloodDust était toujours accueilli avec un respect et une affabilité extrême, celui de Leroy n'en était pas moins apprécié dans la communauté sorcière française, elle avait pu le constater. Elle savait que le métier de son père - responsable des relations magiques anglo-françaises, rappelons-le - lui conférait une certaine renommée, mais jamais elle n'avait imaginé ça. Elle avait alors très vite compris qu'en utilisant ce nom - autant Leroy que BloodDust, finalement - elle permettait à Patrick de retrouver sa trace en un rien de temps ; autant éviter de lui faciliter la tâche, si jamais il lui prenait l'envie de la chercher, et même s'il ne la cherchait pas. Elle avait donc opté pour un pseudonyme.

-Vous êtes virée, mademoiselle Raines ! lui cria dans les oreilles son nouveau patron. Je ne veux plus jamais vous voir ici ! Jamais vu une poisse pareille...

Loevi accusa le coup ; ce n'était jamais que la millième fois qu'elle entendait ces mots. Depuis six mois, c'était chaque fois la même rengaine : elle trouvait un petit boulot acceptable - ses exigences avaient été revues à la baisse à chaque échec - elle se débrouillait pour se faire embaucher - et se demandait de plus en plus souvent comment pareil miracle avait pu se répéter aussi souvent - pour finir invariablement mise à la porte - avec force cris, d'une façon générale. La raison était toujours la même : Loevi attirait la malchance comme un aimant.

Elle avait déjà été à l'origine de nombreux incidents étranges, du temps de sa scolarité. Elle avait notamment déréglé une très bonne baguette magique, causé la chute de balai d'une joueuse de Serpentard, occasionné deux ou trois voyages involontaires dans des dimensions pas toujours recommandables, et... tout un tas d'autres choses. Tout ça faisait beaucoup, mais ça n'était rien en comparaison de la poisse terrible qui lui collait au corps depuis son arrivée en France. Elle ignorait à quoi ça pouvait être dû - à sa nervosité, son stress, probablement. Elle n'avait jamais été pire sorcière que lorsqu'elle se sentait nerveuse.

Explosions, feux d'origines inconnues, pannes, dérèglements... tout s'était enchaîné tant et si bien qu'elle se faisait peu à peu une réputation d'oiseau de malheur - quand ce n'était pas celle de délinquante juvénile. Désespérée par ses difficultés à vivre dans le monde sorcier, elle venait de se décider à tenter le tout pour le tout chez les Moldus - avec tout autant de bonheur, comme en attestait la figure rougeaude du boulanger excédé qui, après une énième explosion d'un sac de farine tombé aux pieds de la jeune fille, avait fini par conclure que trop, c'était trop. Et c'était donc une sorcière honteuse et couverte de poudre blanche qu'il repoussait sans ménagement dans la rue.

L'ex-étudiante se laissait faire sans opposer la moindre protestation, résignée. Mais à peine mis le pied dehors, elle frémit. Pas à cause du vent, aussi frais qu'il soit. Pas à cause des remontrances de son ancien chef, aussi virulent soit-il. Mais à cause de cette sensation récurrente qui se manifestait sans raison apparente dans les moments les plus inoportuns - comme maintenant. Cette sensation qui revenait imperturbablement la troubler depuis six mois et qui, ces derniers jours, avait pris des allures de torture morale.

Elle sentait la présence de son bien-aimé cousin, Mark Resnald, qu'elle avait laissé loin d'elle en Angleterre. Qu'elle avait abandonné à son sort, seul face à cette dynastie despotique qu'elle avait fuie dans un dernier sursaut d'horreur et de rébellion, aux mains de cet homme méprisable qu'elle avait appris à haïr pour tout ce que son cerveau malade cachait comme perversions politiques et manipulatrices. Elle s'était échappée de cette fosse aux serpents... y laissant Mark comme seule pâture. Après ces nombreuses années à culpabiliser sur la mort de son frère, dont on l'avait toujours accusée - laissée s'accuser - elle éprouvait celle, plus puissante encore, de cet acte réfléchi qui les avait plus que jamais séparés.

C'était ainsi depuis son départ : son remord l'inondait sous l'illusion répétée de sa présence, alors que deux pans de pays et une mer s'interposaient entre eux comme une infranchissable barrière. Il se trouvait à Poudlard, et elle vivotait à Paris. Il ignorait où la chercher, quand bien même il éprouverait l'envie de la chercher. Qui en effet imaginerait la trouver ici, dans la patrie de son père, si près de lui ? Mais Mark se fichait bien d'elle ; et il ne s'était pas gêné pour le lui dire en face.

Il ne pouvait pas être là. C'était impossible.

Et pourtant...

Tournant la tête lentement, elle balaya rapidement la rue du regard, les muscles tendus, les sens aux aguets. Il ne pouvait pas être là... et pourtant, à quelques mètres d'elle, les yeux chocolat du Serpentard étaient rivés sur elle. Son cœur manqua un battement ; son souffle se bloqua. Mark était là.
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Shawn Evans
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MessageSujet: Re: Liens éternels   Mer 10 Juin 2009 - 21:10

Shawn,

Qu’est-ce que c’est que cette histoire de Paris ?
Pourrais-tu nous expliquer exactement ce que tu entends par une semaine de vacances en France au beau milieu de l’année scolaire et ce, sans notre autorisation ? Depuis quand n’as-tu plus besoin de mon autorisation pour quitter le château ??

Affectueusement,

Maman.


star

Maman,

Je ne te ferai pas l’affront de répondre à ta dernière question mais sache tout de même que depuis mi septembre, je n’ai légalement plus à te demander d’autorisation.
Pour te donner de plus amples informations, en fait, c’est un séjour linguistique. On va essayer de nous apprendre à parler français. (Qui a parlé de vacances ?)
Nous partons donc avec les profs, tu penses bien qu’on ne les quittera pas d’une semelle, tu me connais.

Shawn.


star

Justement !
J’aimerai bien entrer en contact avec un de tes professeurs afin d’avoir plus de précisions sur ces escapades en plein milieu de l’année et suite aux derniers évènements !
Je pense que je vais envoyer un hibou à l’école pour avoir confirmation de tes dires !
Et si jamais, je dis bien SI, je t’autorise à y aller, ne me refait pas le coup de perdre ton accompagnateur !

Maman.


star

La confiance règne !

Comme si j’étais capable d’aller dans un pays étranger tout seul.
(Pour l’Irlande, ça compte pas, j’avais 13 ans.)
Epargne-toi le coût d’un vol de hibou, par les temps qui courent on n’est pas toujours certain de les voir revenir entier.
Avoue que des gésiers d’Alceste au déjeuner ça te plairait pas.




C’est amusant quand ma mère est lucide, elle s’inquiète toujours plus et elle se souvient des trucs les plus insignifiants alors que parfois, elle en oublie jusqu’à mon nom. D’un côté c’est agaçant parce que je serai probablement mort de honte si elle avait écrit au château. D’un autre, c’est tellement rare qu’elle s’occupe de nos affaires que je prends un malin plaisir à provoquer. Ça ne dure, de toute façon, jamais bien longtemps.
Le coup d’Alceste grillé c’était frapper fort. Une fois le hibou parti j’ai eu quelques remords. Au moins une demi-seconde, pour ce pauvre hibou dégarni qui sert fidèlement la famille depuis des années. C’est vite passé. Faut dire qu’il vole encore vite Alceste pour son âge.

La missive suivante m’a fait rapidement déchanter.


Ben,

C’est une excellente idée que d’emmener notre petit Shawn en France. A son âge on est curieux de tout et le dépaysement lui remontera le moral. Ce serait formidable qu’il ait ton don pour les langues et qu’il nous revienne bilingue !
Donne-moi rapidement des nouvelles, au même endroit, pas à la maison, Terrence se doute de quelque chose.

Ta Sarah.




Une fois de plus elle a déraillée.
Je savais bien que l’inquiétude ne durerait pas longtemps.
Ce qui m’étonne le plus, c’est la récurrence de Ben dans ces délires. Elle invente souvent des personnages mais celui-là revient chroniquement. Le « ta Sarah » m’arrache un peu la gueule. Bouse c’est ma mère quoi. Quand au pauvre Terrence, il est probablement devant son journal et ne saura pas grand-chose de mon voyage à Paris. Du moment que je ne lui nuit pas, mon père se fiche de ce que je fais.
S’il savait.

Un jour il fera l’inventaire des choses mystérieusement disparues dans son bureau. Si un éclair de génie le traverse il fera le lien avec moi. Mais bon, on est encore loin de ce genre d’éclair. J’ai le temps de filer bien loin d’ici là.

J’ai donc pu embarquer pour Paris, conscience tranquille puisque j’avais fait mon devoir de bon fiston, avertir mes parents du voyage. Pas ma faute si l’information n’était pas perdurable dans la mémoire complexe de ma mère.

Le problème principal du voyage, outre le fait de s’amuser, regarder les parisiennes et leurs jupes exemptes des lois de la gravité et amasser un maximum de nouveautés prêtes à faire fureur dans les couloirs de Poudlard, le but de la manœuvre était de sortir Resnald d’une passe qui allait tous nous faire plonger s’il continuait comme ça.
Mark était capable de vous déprimer un troupeau de boursouflets rien qu’en les regardant. Il pouvait vous faire suicider des vaches et tourner leur lait, uniquement en tirant la tronche qu’il abordait depuis des jours maintenant.

Après l’avoir lâché quelques minutes seul dans Paris dans un but expérimental-Comment se débrouille un ado déprimé dans une ville étrangère- je me suis rendu compte que les résultats variaient du catastrophique au pitoyable. A ce rythme là c’était l’Europe entière qu’il allait rendre dingue. J’allais prendre les choses en main quand elle débarque.
Me suis même étonné qu’aucun moldu ne s’offusque de voir un machin tout blanc dans les rues de Paris. J’imaginais une goule ou une drôle de bestiole comme on en croise souvent nous. Sauf que la bestiole en question avait un joli visage et les traits sacrément fins pour une abomination. La substance blanche en se rapprochant, semblait être une caractéristique ponctuelle et réversible. Soulagé pour elle.

Je débarque mains dans les poches et l’air de rien. Manquerait plus qu’elle lui fasse une remarque déplacée pour qu’il lui grommelle un truc d’ours à vous l’envoyer direct à l’hosto. Et encore s’il fait que la maudire on est déjà dans le mieux.
Je me plante à côté d’elle pour constater les effets bénéfiques – ou pas- du dépaysement sur Mark et m’apprête à faire connaissance en bon gentleman, c'est-à-dire en faisant abstraction de sa couleur.


« Nom d’une goule ! Qu’est-ce que tu fous là ? »

C’est pas vraiment ça la technique du gentleman, en même temps c’est assez étonnant de tomber sur elle quand on sait que Paris grouille de parisiens divers et variés.
Loevi Leroy. Ex Poudlardienne.
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Mark Resnald
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MessageSujet: Re: Liens éternels   Dim 21 Juin 2009 - 13:43

Crawling ...




star





Ça c'est l'état dans lequel je suis depuis qu'Elle est partie. Depuis qu'Elle a osé me laisser seul face à mes démons. Face à ces dévoreurs d'identité, de ma propre identité. De celle que je me suis forgée et celle que j'ai cru depuis dix-sept années ou même dix-huit maintenant.
Je ne sais plus, je préfère oublier. C'est facile après tout de transvaser un douloureux évènement dans le recoin le plus reculé de votre tête et de le laisser moisir ... jusqu'à ce qu'il vous claque en pleine figure. C'est marrant la Vie, elle vous berce d'illusions, vous y croyez à votre bonheur, à votre suprématie, mais vous descendez rapidement de votre piédestal.
Car après tout, vous n'êtes qu'un humain. Elle m'a trahi, celle en qui j'avais une confiance aveugle et pourtant je l'aimais. Même si je ne lui montrais pas assez, mais je l'aimais à ma façon.

Elle est peut-être partie à cause de mon désintéressement à son égard ?

Mais je le redis, je l'aimais. Je soupire ainsi dans les rues de Paris en proie à quelque chose qui me ronge depuis un long moment déjà ... Ce que je peux entrevoir parmi les glaces des devantures de Paris me glace le sang. Je ferais peur à n'importe qui. Après tout, qui suis-je à la fin ? Y'a de quoi devenir fou avec cette histoire de lignée débile à laquelle j'appartiens.
Cette famille qui m'a tout pris et qui me transforme en ersatz de ce que je suis réellement. J'en ai mal au crâne tellement ça bouillonne là dedans, tellement que mes pensées s'entrechoquent. Au profit de quoi ?
Du néant. Rien ne peut soulager ma douleur. Pas même ce voyage stupide censer nous changer les idées.
Qu'est-ce que j'en ai à foutre de voir des gens avec un accent chelou ? J'ai d'autres blèmes en tête.

Alors quoi ? J'erre encore et toujours ? En me remémorant les quelques souvenirs heureux passés avec Elle ? Et si on me les avaient fabriqués de toutes pièces au final ? Les rires avec Elle, les larmes avec Elle ? Si tout cela était inventé, je n'aurais pas ce .... pincement au cœur depuis qu'elle n'est plus à mes côtés. On avait beau dire dans notre étrange "couple" c'était Elle la plus forte et moi j'étais le lâche qui n'y captait rien.
C'était Elle qui me soutenait.
Mais elle m'a trahi. Et pour cela j'en viens à la détester autant que je l'aime.

C'est de soupirs en soupirs que j'évolue dans les labyrinthes parisiens, il est véridique que j'aimerais m'y perdre. Que j'y crève comme ces pouilleux qui jonchent les bords de la Seine. Cette misérable marmaille qui me donne envie de tout anéantir tellement j'en serais soulagé. Certains Moldus me regardent effarés comme si j'étais leur Diable en personne et que j'allais leur donner un baiser d'adieu.
Un baiser mortel, j'aimerais qu'on me l'assène, pour crever comme un lâche. Comme je l'ai toujours été et comme je le serais toujours. Alors quoi ? Vous vous demandez si j'ai entrepris des recherches pour la retrouver ? Peut-être pas. Elle m'a trahi après tout. Et ça malgré moi je ne le digère pas. Je l'ai dit, je lui porte une haine aussi grande que tout l'amour que je peux lui offrir désormais.
Elle m'a brisé comme on briserait un verre entre des mains belliqueuses. Soudain je m'arrête et je me complais à regarder ce que je renvois dans une glace ...
C'est affreux. Mais est-ce vraiment moi après tout ? D'une rage innommable, j'enfonce mon poing dans cette glace qui se brise en quelques centaines de morceaux. Même si la vitre a entaillé mes gants de cuir et ainsi dévoré ma chair, je m'en fous. Je reste un moment prostré dans cette position, tête baissé et le sang s'écoulant de ma main meurtrie.

Ce n'est pas ma faute, je ne veux plus le voir ce visage horrible que j'ai depuis ....




star




- Hm. Qu'est-ce que je fous là ? C'est une femme qui me répond par un sourire, mon regard s'attarde sur cette blessure, que je me suis infligé volontairement. Elle m'a soigné et m'invite à lui parler. Un sourire contrit fera l'affaire et je me barre en courant.

J'étouffe sous cette compassion putride et alarmante. Tout ce que je souhaite c'est la solitude, c'est pas compliqué non ? Il semblerait que si ... Cette voix je ne la reconnais que trop bien. C'est même qui a tenté les pitoyables efforts pour me ramener à la raison ces temps-ci. Evans, t'ain je l'avais semé pourtant. Mais il semblerait qu'il s'inquiète pour son vieux pote fatigué.
Mes orbes dorées s'attardent sur sa stature tout de même imposante. C'est certain que dans mon état, je pourrais pas lui échapper plus de 3 mètres. Alors je me résigne à le voir débarquer dans cette solitude que je voulais.
Mais je l'aime Shawn, il sait arriver au bon moment et c'est mon meilleur pote. Celui qui me comprend. Je lui souris mais je cache instantanément ma main bandée, c'est qu'il s'inquièterait vite le bougre.
Alors je souris pour éviter la casse, quoique connaissant l'outil il détectera mon malaise immédiat.

Trop doué ce mec, je vous jure.

Une grimace de douleur me tordait les tripes. Quelque chose qui vous bouffe de l'intérieur. Ça vient de m'arriver car je sais qu'Elle n'est pas loin. Comment est-ce possible ? Aucune idée mais celui qui manipule mon Destin ferait bien de couper la corde. J'en ai marre d'être une marionnette. Je ne suis pourtant pas fataliste et je ne laisse rien au Destin mais après cela ...
Shawn, Elle. C'est l'Enfer sur Terre c'est ça ? Je le savais que j'attendrais pas le Paradis. Mais ce que je savais pertinemment c'est que ce serait Loevi Leroy qui m'assènerait la sentence.
Bloqué je les regarde tout les deux, Evans qui tente le dialogue, une Loevi autant statufié que ma personne.
J'aimerais bouger mais je peux pas. C'est con desfois le cerveau, y'a rien qui se passe. Pas de réflexion. Alors quoi ?

Je les sens couler, ces larmes amères. Preuve de la rancœur, de la haine, de la colère diabolique que je lui porte désormais.

Elle m'a trahi, c'est aussi simple que ça.
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Loevi Leroy
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MessageSujet: Re: Liens éternels   Dim 28 Juin 2009 - 14:41

Loevi sursauta violemment au son d'une voix inconnue. Près de Mark - Mark ! - se tenait un garçon qu'elle n'avait pas vu jusqu'alors. Qui... Choquée par cette vision sortie droit d'un rêve - ou d'un cauchemar - elle ne reconnut pas son visage. Elle n'aurait pas même été capable de dire s'il lui semblait familier. D'instinct, elle recula d'un pas, ses yeux virevoltant de l'un à l'autre des garçons sans parvenir à décider sur lequel il devait se fixer. Son cœur battait si fort qu'elle le croyait volontiers sur le point d'exploser ; sa respiration s'était tant saccadée qu'elle s'imaginait déjà s'écrouler d'asphyxie sur le pavé.

Devant elle, son ancien patron continuait à vitupérer, visiblement fort peu content d'être ainsi ignoré, et se moquant royalement du drame qui se jouait sous ses yeux.

-Est-ce que tu m'écoutes ? Fille de chien !

Loevi sursauta une nouvelle fois avant de regarder le Français, les yeux écarquillés d'horreur. Comment savait-il... Elle recula d'un autre pas, terrifiée. Comment son passé pouvait-il la rattraper si brusquement, si violemment ? Pétrifiée, elle voulait s'enfuir à toutes jambes, s'enfoncer dans le sol jusqu'à ne plus rien entendre, ne plus rien voir, pour être sûre qu'elle n'était plus à la portée de cette réalité qui n'avait rien de réel. Elle sentait les regards peser sur elle comme autant d'accusations, comme autant de jugements portés sur son existence même.

Elle avait toujours su que sa naissance était son plus grand crime.

Le boulanger souffla dans sa moustache et rentra dans sa boutique, sans doute excédé par le déroulement de son affaire. Elle était virée, il avait laissé exploser sa colère ; il ne servait plus à rien d'appâter les clients avec cette mauvaise publicité. Loevi ne remarqua rien. Elle venait de voir ces petites perles scintillantes se profiler au coin des yeux de Mark, lui tordant les entrailles comme jamais rien auparavant.

Il était là, devant elle, plus dévasté qu'elle n'aurait jamais imaginé le voir. Etait-ce... de sa faute ? Etait-ce parce qu'elle était partie, sans un mot, qu'il ressemblait à ça ? Il avait l'air.. détruit, complètement rongé de l'intérieur. Que s'était-il produit après son départ ? Qu'avait fait la famille, qu'avait fait... qui ? Ce ne pouvait être elle, pas alors qu'il avait passé tant d'années à ruiner sa vie, répétant à qui voulait l'entendre qu'elle ne représentait qu'un Doxy nuisible dans sa petite vie de Serpentard bien comme il faut.

Elle éternua brusquement, envoyant valser autour d'elle un tourbillon de farine.

-Je suis désolée ! s'écria-t-elle soudain, comme si elle venait de se réveiller.

Elle essuya son nez avec son bras, ne parvenant qu'à le blanchir un peu plus ; il la picotait affreusement, mais ce n'était pas le moment d'éter...

-Atchoum !

La situation devenait ridicule.

Les yeux rivés sur le sol, incapable de croiser l'un de ces regards accusateurs, elle ne put empêcher ses larmes de couler elles aussi, traçant sur ses joues enfarinées de longs sillons. Elle ne savait plus quoi dire ni quoi faire, elle était même incapable de penser, rongée come toujours par cette insupportable culpabilité dont elle seule était responsable.

Que faisait-elle là, en vérité ? Elle ne pouvait répondre à cette question parce que, soudain, la réponse lui échappait. Elle avait su pourquoi - autrefois. Aujourd'hui cela ressemblait plus à des excuses vides de sens qu'à de véritables raisons. Surtout quand l'effondrement sur lui-même de Mark venait lui crier à la figure toutes les erreurs qu'elle avait accumulées dans sa courte vie. Elle avait fui, en fin de compte, incapable de faire face à elle-même.

Elle s'était fuie elle-même, avait fui sa maudite dynastie et, plus que tout, pire que tout, elle avait fui Mark. Elle avait fui la seule chose qui comptait encore pour elle, l'abandonnant à un sort qu'elle n'avait pas pu envisager pour elle-même. Peu importait ce qui avait pu se passer entre eux, durant ces années d'école et à l'aube de sa fuite. Peu importait ce qu'elle devait endurer à cause d'un père tel que le sien. Elle aurait dû se montrer forte, pour lui au moins. Elle aurait dû voir que, sans elle, il n'était plus rien, rien de plus qu'une loque incapable de se défendre autrement qu'en se reposant sur ces sentiments trop puissants qu'ils partageaient.

Mais comment aurait-elle pu, même une seule seconde, envisager que tout cela avait une once de vérité ? Comment aurait-elle pu croire qu'elle comptait tant pour lui ? Aujourd'hui encore, elle ne pouvait pas y croire.

-Atchoum ! lâcha-t-elle à nouveau, son éternuement libérant un torrent de larmes qui n'avait rien de consolateur. M*** ! sanglota-t-elle.

De toute façon, que pouvait-elle espérer, maintenant ?
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