Jeu de rôle basé sur les règles inventées par J.K. Rowling dans l'univers de Harry Potter.
 
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 Licinius Macrine

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Licinius Macrine
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MessageSujet: Licinius Macrine   Dim 26 Oct 2008 - 18:37




LE GRAND LIVRE DES MACRINE





En l’an de grâce 675 avant Merlin fut fondé le Clan Mc Rines, par Athus Mc Rines, premier sorcier d’une longue lignée. De décennies en décennies, le Clan agrandit son territoire, faisant main basse sur toutes les terres aux alentours de la forêt de Bladworth qui fut, de tout temps, un refuge pour les périodes sombres. Les Mc Rines étaient respectés dans leur contrée pour être loyaux et justes mais surtout pour la protection qu’ils apportaient aux moldus de leurs terres de par la force de leur magie. Certains craignaient d’ailleurs que toute cette puissance accumulée par des générations et des générations de Mc Rines ne puisse un jour les faire basculer du côté obscur de la force magique et nuire aux populations qu’ils avaient sous leur jougs. Fort heureusement, jamais jusqu’alors un Mc Rines ne s’était déshonoré de la sorte.
Fondateurs de Caer Diliwig, le Clan avait progressivement étendu sa puissance magique par divers mariages avec les plus grandes familles sorcières de tout le Nord de l’Ecosse. Coulait donc dans les veines des Mc Rines le sang des Mc Asty, des Mc Lorgan, des Mc Aroni, des Mc Gonagall et de bien d’autres.

En cette année 1483, la réputation des Mc Rines avait atteint Londres.
Alors que le roi tenait à garder de bonne relation avec le Clan afin compter sur les Mc Rines pour assurer la sécurité du Royaume par le Nord, ils furent accusés par l’Eglise de Rome d’hérésie et condamnés à brûler vif en place publique de Londres. Le roi, impuissant face à la suprématie papale soutenue par les Français, les Espagnols et les peuples germaniques, n’eut d’autre choix que de courber l’échine devant la sentence.
Le Clan n’avait connu jusqu’alors aucune période aussi noire que ces années-là. Ses membres furent traqués par l’Inquisition et les armées du Pape à travers tout le royaume et ne trouvèrent d’ultime refuge que dans la forêt de Bladworth. La moitié du Clan avait déjà été décimé par les hordes cléricales. Seule une infime partie de ce qui avait été autrefois une des plus puissantes familles sorcières d’Ecosse résistait encore aux pressions, aux menaces et aux assauts incessants des armées pontificales. Parmi les survivants, on comptait notamment le dernier patriarche du Clan ; Athus Mc Rines, nommé comme son aïeul, son fils ; Emrys Mc Rines, lui-même accompagné de sa femme, Charis, et de leur fils âgé d’une dizaine de mois, Avallach. Il y avait là, également, quelques oncles ou cousins ainsi que leurs femmes et leurs enfants. Tous étaient prêts à donner leur vie pour le Clan.
Les armées pontificales battaient la forêt mais les Mc Rines étaient sur leurs terres et nul n’aurait put les débusquer. Malgré tout, elles faisaient savoir à qui voulait l’entendre que quiconque aurait des informations à fournir sur l’emplacement du camp Mc Rines serait récompensé d’une bourse d’or. Le Grand Inquisiteur espérait ainsi faire sortir les loups de leur tanière.

Chaque jour la vie se faisait plus dure dans la forêt et les courageux mais non moins insouciants guerriers du Clan étaient tous, les uns après les autres, massacrés en tentant d’abattre les forces cléricales. Athus sentait la fin du Clan venir au galop, comme le cheval de la mort parcourant les plaines herbeuses de l’Ecosse. Emrys n’était pas moins conscient que son père de l’issue plus que probable de leur aventure et chaque jour il était plus inquiet encore pour sa femme et son jeune fils. Si bien qu’un soir, il sortit du camp, une cape sur le dos et un capuchon dissimulant son visage, et s’avança vers le village le plus proche. En entrant dans l’auberge dont les lumières à travers les fenêtres dansaient sur les pavés de la place centrale, il reconnut le Grand Inquisiteur et sa garde. Il s’accouda au comptoir et commanda deux pintes. Son cœur battait à tout rompre mais il fallait qu’il le fasse. Il avala une première pinte et s’avança vers la table du Grand Inquisiteur. Nul ne sut ce qui s’était dit ce soir-là mais, alors que la lune était haute dans le ciel, Emrys entra en courant dans le camp Mc Rines, prit sa femme et son fils et quitta la forêt sous le couvert de la nuit. Aux premières lueurs du jour, le camp, jusque-là dissimulé aux yeux des armées pontificales, était cerné de toutes parts par une nuée de soldats. Nombreux furent ceux qui périrent dans la bataille mais nombreux furent ceux également que le Grand Inquisiteur fit prisonniers. Il tenait à montrer au peuple breton ce qu’il en coûtait de défier la puissance papale. Emrys regarda de loin la scène, le cœur meurtri par sa trahison.

Le jour de l’exécution, la place centrale de Londres était bondée de personnes. Tous étaient venus assister à la fin du Clan Mc Rines. Emrys était parmi eux. Il regarderait s’éteindre sa famille comme les flammes dans l’âtre d’une cheminée au petit matin. Il espérait qu’une fois les Mc Rines brûlés, il pourrait, avec sa femme et son fils, vivre une vie loin des tumultes et de la peur. Alors que le Grand Inquisiteur ordonnait à ses hommes de mettre le feu aux bûchers, Athus reconnut le visage de son fils dans l’assistance. Fou de rage, il clama haut et fort :
"Je maudis le traître qui nous a fait périr. Lui et sa descendance. Que le fils né de la treizième génération, éteigne sa lignée comme il a éteint la notre."

Afin de tourner une page de sa vie, Emrys changea son nom en Macrine et renomma son fils Remus. Mais malgré tous ses efforts, la malédiction de son père résonnait en lui comme un échos lancinant.
Athus, nom du fondateur du Clan, fut aussi celui de l’homme qui le vit mourir.



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Licinius Macrine
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MessageSujet: Re: Licinius Macrine   Dim 26 Oct 2008 - 18:50





LE JOURNAL DE LICINIUS MACRINE



Cher journal.
16 Août 2004


Aujourd’hui, papa m’a donné mon propre journal intime. Il m’a dit que j’étais un homme maintenant. Il faut dire que ça faut plusieurs jours qu’on attendait ça et c’était devenu la folie à la maison. Mais enfin, ce matin, le hibou de Poudlard s’est posé sur notre table du petit déjeuner, renversant un paquet de céréales et un bol de café très chaud. Maman a poussé un de ces cris de joie lorsqu’elle a vu le sceau de l’école sur le cachet de l’enveloppe. Un cri tellement strident que le grand oncle Octave, qui dormait encore dans son tableau, et tombé de son cadre sur le dos d’une baleine, dans le cadre situé juste en dessous du sien. Je ne te dis pas à quel point j’ai rigolé quand il a fallu calmer la baleine qui faisait du rodéo pour se débarrasser d’Octave et pour le remettre dans son tableau.
Je crois que maman a déjà tout préparé pour demain. Nous irons demain matin à Londres par Cheminette, nous passerons chez Gringotts puis nous ferons quelques courses, notamment chez Ollivanders et Mme Guipure. Nous mangerons et nous finirons les courses par les ustensiles pour les cours. Elle va attendre de voir dans quelle maison je serai envoyé avant d’acheter des articles aux couleurs de mon futur foyer.

Mais j’y pense, je ne me suis pas présenté. Je m’appelle Licinius Alexander James William Aurelius Macrine. Je suis né le 6 Octobre 1993 à Bradford, dans le Yorkshire. Mes parents m’ont appelé Licinius par tradition familiale chez les Macrine. Alexander comme le roi de Macédoine qui avait conquit la moitié du monde connu avec juste une simple armée, son courage et son idéalisme. James pour l’intelligence. William pour l’élégance. Et enfin Aurelius pour la grandeur. Ca fait beaucoup de prénom et j’aurai volontiers partagé avec un petit frère ou une petite sœur si j’en avais eu.
Quand j’étais plus petit, nous vivions à Londres. Mon père était avocat au tribunal magique et ma mère ne travaillait pas, elle me gardait. Mais un jour, il a accusé de mangemort un innocent et l’a fait envoyer à Azkaban. Depuis, on habite à nouveau à Bradford et il travaille dans un bureau local du Ministère de la Magie. Ma mère tient une librairie pour sorcier dans le centre-ville.

Je me demande dans quelle maison je serai envoyé ?



Cher journal.
01 Octobre 2004


Cela fait deux jours que papa, maman et moi sommes arrivés à Londres. Nous avons parcouru en train les 650 kilomètres qui séparent Bradford de la capitale. Pour moi qui n'avais jamais dépassé les frontières du Yorkshire, ce voyage résonnait comme une véritable aventure, un périple, un rite de passage qui me conduirait bientôt dans les murs de l'école de Poudlard où mes parents, mes grands-parents et arrière-grands-parents avaient étudié avant moi.

Ce matin, je me suis levé tôt. Rien que l'idée de voir enfin le château de Poudlard m'a tenu éveillé une partie de la nuit et il ne m’a fallu que quelques minutes pour me préparer tellement j’avais hâte. Je suis descendu dans la salle de restaurant de l'hôtel où j’ai rejoins mes parents à leur table. Papa m’a rappelé une fois de plus comment se comporter avec le Professeur McGonagall. Elle est directrice de la maison Gryffondor dans laquelle il a étudié à l'époque où il était élève à Poudlard. Maman est resté discrète et n’a dit rien sur ces années passées à Poufsouffle mais je sais qu’elle espère me voir intégrer cette maison plutôt que celle de Papa. Cela n’apaise pas vraiment mes craintes car j’ai un peu peur concernant la maison dans laquelle je vais être envoyé.

Arrivé sur les quais de la gare de Kingcross, papa et maman m’ont prit la main et ont commencé à marcher droit vers une barrière. Je ne savais pas ce qu’ils voulaient alors j’ai paniqué et j’ai fermé les yeux tout en les lâchant. Quand j’ai rouvert les yeux, ils avaient disparu. Je me suis retourné pour voir s’ils étaient derrière moi et à ce moment-là j’ai senti comme si quelque chose me tirait par le col de la chemise. J’ai basculé à travers la barrière et je me suis retrouvé nez à nez avec le sol froid d’un autre quai de gare.
Je fus émerveillé par ce que je voyais. Un immense train rouge et noir, sur lequel on pouvait lire "Hogward Express" crachait une épaisse fumée. J’ai levé les yeux, suivant du regard la fumée qui s'envolait dans le ciel, et aperçus un panneau indiquant la voie 9.3/4. "C'est donc ça la voie 9.3/4..." me suis-je dis. Mais à peine avait-je vu le panneau que ma mère me tira par le bras. "Avances." m’a-t-elle dit. "Tu ne voudrais tout de même pas louper le train." En me retournant, je vis mon père qui portait les valises.
Des larmes commencèrent à couler le long de mes joues à l’idée de les quitter. Pendant que papa montait mes bagages dans un wagon, maman me prit à part et me dit :
Spoiler:
 

J’ai ensuite embrassé mes parents avant de m’engouffrer dans un des wagons.
Le train s’est mis en branle et je me suis installé dans le premier compartiment de libre. Les paysages défilaient devant mes yeux telle la bobine d'un film moldu dans le projecteur d'un cinéma. Je serai bientôt à Poudlard.

Il faisait déjà nuit quand le train est arrivé en gare. Je suis descendu et j’ai vu que les bagages voletaient dans les airs et prenaient un chemin qui menait un peu plus haut dans les collines. Je ne savais pas trop où je devais aller, ce que je devais faire, alors j’ai suivi le floc des élèves et je me suis arrêté net quand j’ai vu devant moi un homme qui devait faire au bas mot au moins 3 fois ma taille et 4 fois ma largeur. J’ai d’abord eu envie de crier mais je me suis dit que cela ferait mauvais genre alors je suis juste resté sur place, sans bouger, en espérant que la créature ne sentirait pas ma peur et attaquerait quelqu’un d’autre. Les élèves derrière moi me poussaient alors j’ai repris la marche jusqu'au bord d'un lac sur lequel des barques nous attendaient.
En voguant sur le lac, j’ai enfin aperçu au-dessus de nous le château de Poudlard. J’ai été émerveillé par ce que j’avais devant les yeux. Chaque fenêtre de chaque tour était illuminée par des chandelles, faisant danser le château au rythme des vents. Mais ce ne fut rien en comparaison de mon ressenti lorsque je suis entré dans la Grande Salle, après le discours de la fameuse Professeur McGonagall dont papa m’avait tant parlé. Les autres élèves étaient déjà là et je me suis senti tout petit dans cette immense pièce, tout petit mais extrêmement heureux, une joie que j’espère être destiné à revivre souvent au sein de ces murs.

Nous étions tous en groupe, tous les élèves de première année, agglutinés les uns aux autres comme la purée de mamie Magistella. Le professeur McGonagall est montée sur l’estrade où se trouvait la table des professeurs et a sorti de sa robe de sorcière une liste. Elle nous a appelé par ordre alphabétique et chacun a été coiffé du fameux Choixpeau magique dont maman m’avait parlé. Néanmoins je n’emportais pas large. C’est vrai, c’est flippant. Premièrement on ne sait pas dans quelle maison on va tomber. Si la décision du Choixpeau va plaire aux parents ou si on va pas les décevoir. Et deuxièmement, tout le monde a les yeux fixés sur toi. Certains te regardent comme une curiosité locale, d’autres sont impatients de savoir si c’est dans leur maison que tu vas aller et d’autres s’en fichent royalement mais s’amusent à se moquer de toi.
Plus le temps avançait et plus j’avais le cœur qui battait fort dans ma poitrine. LEONINE Gwénaël, LONGWAY Aristide, LYNEHEART Jennifer, MAARBRETH Malko, MACRINE Licinius. Lorsque ce fut à mon tour, j’ai cru que mes jambes n’allaient pas tenir. Alors que je montais la troisième marche, j’aurai juré qu’elles s’étaient transformées en coton. Lorsque je me suis assis sur le tabouret ce fut comme un soulagement mais de courte durée parce que là j’ai vu toute la Grande Salle, le regard dans ma direction. J’ai senti comme si le Choixpeau farfouillait dans ma tête et commentait ce qu’il y trouvait. Et tout a coup il a crié : SERDAIGLE. J’étais si content, ou plutôt soulagé. C’était fini et je descendais maintenant les quelques marches de l’estrade en direction de la table où les élèves faisaient le plus de bruit.
Pendant tout le repas j’ai regardé avec envie le blason brodé sur les robes des autres élèves de Serdaigle, en me disant que j’aurai bientôt le mien également. Ce soir, avant de me coucher, j’enverrai une lettre à mes parents pour leur raconter tout ça. J’espère qu’ils ne seront pas trop déçus. Je ne suis ni à Gryffondor ni à Poufsouffle. Connaissant maman, ça ne lui fera rien et elle s’empressera de commander deux nouvelles robes brodées à l’effigie de ma nouvelle maison. Papa risque d’être un peu moins content.



Cher Journal
25 Décembre 2004


Ce matin, en me réveillant, j’ai vu une pile de cadeau au pied de mon lit. Leroy avait déjà commencé à ouvrir les siens. J’ai d’abord pris celui de papa et maman. Ils l’avaient accompagnés d’une lettre me disant qu’ils s’excusaient encore de ne pas avoir pût m’accueillir pour Noël mais que les travaux dans la maison sont décidément trop dangereux. La preuve ; tonton Magistella s’est prit hier une poutre sur le pied et il est retourné en France aujourd’hui en chaise roulante. Mais ce n’est pas trop grave ont dit les médicomages, il se remettra vite. Papa et maman m’ont offert un lot de plumes toutes neuves, avec une plumes ordinaire, une plume à papote, une plume effaçeuse, … Papy et Mamie Macrine m’ont envoyé un ouvrage sur "Les Plus Grands Sorciers de l’Histoire". Papy et Mamie Magistella m’ont offert une écharpe et des gants aux couleurs de ma maison. Je me demande comment ils ont fait pour avoir ça. Ils ont probablement passé commande car on ne trouve pas ces articles en France. Tonton et Tata Magistella m’ont envoyé un rouleau de scotch moldu, je me demande ce que je vais bien pourvoir faire avec. Et Fiorella m’a fait parvenir un cadre avec une photo d’elle dans son uniforme de Beauxbâtons. Elle aussi c’est sa première année. Le plus amusant c’est que nous avons eu la même idée puisque je lui ai envoyé un cadre avec une photo de moi dans mon uniforme de Serdaigle.



Cher Journal
13 Juillet 2005


Aujourd’hui, je suis en route pour Glencow, dans le nord de l’Ecosse. Papa et maman m’envoie quelques jours chez papy et mamie Macrine et me rejoindront plus tard.
J’y pense. Je ne t’ai toujours pas parlé de ma famille.

Tout d’abord, il y a mon père ; Aelius Macrine. Mais je t’ai déjà tout dit sur lui. C’est le fils unique de Lucinius Macrine et Mina Vablatsky. Ils vivent tous les deux à Glencow, dans une grande demeure qu’ils se sont achetés bien avant ma naissance. Papy dit toujours qu’il faut redorer le blason de la famille et reconquérir le rang que nous avons perdu il y a longtemps. C’est un vieux monsieur, on ne peut lui en vouloir de penser ainsi. On m’a dit que la famille de mamie Macrine était connue car il y avait eu une célèbre voyante qui a porté le nom de Vablatsky. Je me suis déjà demandé si ce n’était pas d’ailleurs pour cela que papy l’a épousé. Quoi qu’il en soit, la famille de mamie est en Angleterre depuis 7 générations mais ses origines sont polonaises.
Ma mère, avant de se marier, s’appelait Léna Magistella. Elle est la fille de Flavio Magistella et Gabrielle Durval. Ils vivent tous les deux dans le sud de la France. Papy Magistella est d’origine italienne, et il ne parle d’ailleurs presque que sa langue maternelle, et un peu le français. Mais je suis sûr que s’il faisait un petit effort il arriverait à parler anglais. Je pense que c’est surtout une question de principe pour lui. Mamie est française. Elle est née dans le sud de la France et ne l’a jamais quitté. Mais maman a aussi un frère ; Tomas. C’est un vrai farceur, et un maladroit hors pair, mais qu’est-ce qu’il me fait rire… Il parle toujours avec ce fort accent italien, comme son père, alors que lui n’a jamais vécu en Italie. Sauf une année, durant laquelle il a travaillé à Milan. C’est là-bas qu’il a rencontré sa femme ; Flora Tosca. Ils ont une fille, Fiorella. On s’entend super bien elle et moi. On a le même âge et on discute de pleins de choses ensembles, vu qu’il nous arrive souvent les mêmes choses, les mêmes problèmes,… C’est une vraie française. Elle est belle, toujours bien coiffée, bien habillée. Elle a ce que mamie Macrine appelle l’élégance à la française. Mais cela ne veut pas dire qu’elle est stupide pour autant. Oh non ! A Beauxbâtons, elle est dans une maison dont la divise est "Charme et Intelligence", une des plus prestigieuses de France.
J’espère que je la reverrai bientôt. Maman m’a dit que nous irions peut-être chez eux l’an prochain.


Dernière édition par Licinius Macrine le Lun 6 Avr 2009 - 23:34, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Licinius Macrine   Dim 26 Oct 2008 - 18:50


Cher Journal
6 Octobre 2005


Aujourd’hui, c’est mon anniversaire. J’ai 12 ans Comme d’habitude, j’ai eu le droit à plein de cadeaux de la part de ma famille. Mais j’ai aussi eu le droit à une belle surprise. Quand je suis rentré ce soir dans la Salle Commune, il y avait des banderoles accrochées au-dessus de la cheminée, des cotillons voletaient dans toute la pièce, des serpentins enchantés ruisselaient de toutes parts,… Sur la table principale, il y avait toutes sortes de bonbons de chez Honeydukes et un gros gâteau. Mes amis m’avaient préparé une super fête. Bon, il y en a qui ont râlé parce que ça les empêchait de travailler mais j’ai trouvé ça super sympa et vachement réussi. Et du coup, des élèves plus âgés, que je ne connaissais pas particulièrement si ce n’est de vue dans la Salle Commune ou les couloirs, sont venus me voir et ont sympathisé avec moi.

De tous les cadeaux que j’ai eu aujourd’hui, c’est celui de mes parents qui m’a le plus plut. Parmi les paquets, il y avait une cage. Quand je l’ai pris, j’ai vu qu’elle contenait un superbe hibou. Ses couleurs brunes et noires tachetées de blanc m’ont rappelé étrangement celles d’un faucon.
Ce soir, après la fête, je suis remonté dans ma chambre et j’ai sorti le hibou de sa cage pour le nourrir avec les aliments pour volatiles que papy et mamie Macrine m’ont envoyés. Je lui ai parlé comme si c’était un être humain et je me suis tout à coup aperçu que je ne lui avais même pas donné de nom. Quand je lui ai demandé comment il aimerait s’appeler il m’a répondu par un hululement. J’ai donc acquiescé et je l’ai baptisé Hou-Hou. Demain matin, j’irai le déposer à la volière de l’école.



Cher Journal
24 Février 2006


Ca y est, nous y sommes. Depuis le temps que papa voulait nous montrer où papy et mamie l’avait emmené en vacance un jour. Je l’ai toujours entendu dire qu’il nous y amènerait.
Il faut avouer que c’est joli. Le Connemara doit être une des plus belles régions du monde. Je vais t’expliquer comment c’est, tu comprendras mieux.
Spoiler:
 



Cher Journal
4 Mars 2006


En revenant d’Irlande, et vu que j’ai encore quelques jours de vacances, nous nous sommes arrêté à Glencow, chez papy et mamie Macrine. Comme il n’a pas fait très beau aujourd’hui, je suis resté à l’intérieur et j’ai exploré le grenier. Il y avait plein de trucs plus bizarre les uns que les autres. J’ai trouvé des vieux chaudrons, les uniformes de Gryffondor de mon père, un rappeltout cassé,… Parmi tout un tas de malle, j’en ai trouvé une verrouillée. Je l’ai ouvert avec un petit Alohomora (heureusement le Ministère ne s’intéresse plus à ce type de petit sort) et j’y ai trouvé un tas de papier, dont le journal de mon arrière-grand-père ; César Macrine. J’ai appris beaucoup en le lisant. Je ne savais pas, par exemple, que j’aurai put être français. En effet, César avait été envoyé faire ses études, après Poudlard, en France et il avait prévu de s’y installer après son diplôme de Potiologie. Je me suis demandé pendant un bout de temps ce qui a bien put le faire changer d’avis car il n’arrêtait pas de donner les avantages de la vie Parisienne et les charmes français. Ca doit être de famille vu que mon père a épousé une française. Mais j’ai trouvé une lettre et j’ai compris ce qui avait fait revenir César en Angleterre. Alors qu’il était venu à Londres voir ses parents, il a rencontré Mary, mon arrière-grand-mère.

Spoiler:
 



Cher journal
14 Mars 2006


Cela fait une semaine que je suis revenu à Poudlard et j’ai déjà du travail par-dessus la tête. Aujourd’hui, j’ai eu, comme devoir à faire, 30 centimètres de parchemin sur l’Asphodèle et 25 centimètres sur les effets de la pluie sur les animaux forestiers qui se sont ajoutés à l’exercice de Métamorphose animalière. Et dire que je ne suis pas encore capable de jeter le sort de rangement qu’on nous impose en Sortilèges.
Mais ce n’est pas le pire. Ce matin, Willy, le hibou de ma mère, s’est posé sur la table du petit dèj’. Maman m’informe que le nouveau Ministre de la Justice Magique a débuté des enquêtes sur toutes les bavures judiciaires et que mon père a été convoqué au Ministère pour l’accusation de Mangemort d’un innocent. Elle m’en avait jamais rien dit mais mon père, depuis cette affaire, n’était plus le même. Ma mère dit qu’il se sent coupable à chaque instant et ça s’est aggravé avec cette convocation. Il est tombé en dépression. Mais elle dit de ne pas m’inquiéter. Ils vont profiter de leur passage à Londres pour aller voir un médicomage à Ste Mangouste.



Cher journal
15 Juin 2006


Les examens de fin d’année se rapprochent et plus ça va, moins j’ai l’impression de contrôler mes sorts et mes métamorphoses. Ce matin, entre deux cours, j’ai voulu m’entraîner à changer de l’eau en vin et la seule chose que j’ai réussi c’est à avoir une pâte gluante de couleur bordeaux au fond de mon verre. Leroy a goûté et depuis il a la colique et passe son temps dans les toilettes. Je devrais peut être demandé conseil à Jésus, un élève de Poufsouffle qui est dans le même cours que nous. Lui, il réussit à chaque fois ce sort. Mais il passe son temps avec ses potes et prend les autres un peu de haut quand on vient lui demander de l’aide.
Je sais que c’est pas sympa de rire mais quand je repense à la tête qu’a fait Leroy quand il a avalé la mixture bordeaux. Il a immédiatement couru vers les toilettes les plus proches et n’en est sorti que 30 minutes plus tard. En plus, c’était les toilettes de Mimi Geignarde. Je devrais peut être proposé la formule aux frères Weasley pour leur boutique. Pauvre Leroy, je lui offrirais un des paquet de bonbon que j’ai reçu la semaine dernière de grand-mère Magistella. Après tout, depuis que mon père est en dépression, c’est grâce à lui que j’oublie un peu. Il me soutient tout le temps.
En parlant de mon père, ma mère m’a dit que ça ne s’arrangeait pas. Il perd peu à peu ses pouvoirs. Mme Din Aldor, la médicomage qui s’occupe de lui à Bradford, dit que c’est une réaction qui arrive en cas de dépression sévère chez les sorciers. Du coup, ils ont décidé de vendre leur maison de Bradford. Mon père ne peut plus travaillé et ma mère doit s’occuper de lui. Grand-père et Grand-mère Macrine leur ont proposé de s’installer au manoir, à Glencow.
Après les examens, j’irai les rejoindre.


Cher journal
1 Octobre 2006


C’était le jour de la rentrée. A moi la troisième année. Maintenant, je suis ce qu’on peut appeler un ancien. Je ne suis plus un petit jeune comme ceux de première ou deuxième année. En plus, j’ai pris 5 centimètres durant l’été, ce qui fait que je mesure 1m60.
Mon père va de mieux en mieux. Il n’a pas encore retrouvé ses pouvoirs mais il se remet peu à peu.
Ce matin, quand nous étions en voiture pour la gare de Glencow, j’étais mort de rire. Papy Macrine préfère, quand il doit se déplacer chez les moldus, utiliser une voiture, comme eux. Mais comme il ne sait pas manier ces carrioles, il a un chauffeur ; Salomon. Moi, je l’aime bien Salomon. Il est au courant que nous sommes sorciers et on peut donc parler librement avec lui. Ce matin, dans la voiture, je disais que j’espérais qu’on pourrait faire quelque chose à Poudlard cette année pour fêter la St Merlin comme il se doit. Là-dessus, mon grand-père m’a répondu qu’il espérait que l’ami à qui j’avais écrit de nombreuses fois pendant l’été ne serait pas autorisé à y participer. J’ai d’abord cru qu’il parlait de Leroy et je lui ai demandé pourquoi. C’est là qu’il m’a répondu quelque chose qui m’a heurté, même si après réflexion c’est tout à fait une remarque qui lui ressemble :
- parce qu’il est noir.
C’est là que j’ai compris qu’il ne parlait pas de Leroy mais de Jamal. Ca me fait un peu mal qu’il n’aime pas Jamal. Après tout, si je tiens sur un balai aujourd’hui, c’est entre autre grâce à lui. C’est avec lui que Leroy et moi avons tant progresser en Vol. C’est le meilleur de notre classe dans cette matière et il a passé des heures dans le parc à nous motiver.
Je sais que cette remarque, bien que insultante, n’est pas méchante de la part de mon grand-père. Il a l’esprit un peu étriqué sur ce genre de chose mais il ne veut pas de mal. La preuve, c’est qu’il a accepté de recevoir Jamal et Leroy au manoir pour que nous jouions au Quidditch dans le parc avec les balais de grand-mère, même s’il s’arrangeait pour ne pas nous croiser ces jours-là.
J’ai préféré ne rien dire et baisser la tête mais Salomon m’a défendu, un sourire aux lèvres.
- Qu’il soit noir ou pas, peu importe… Moi je suis bien juif.
Mon grand-père a fait un bond de surprise et s’est tourné vers le chauffeur en lui disant :
- Salomon, vous êtes juif !?
- Oui.
- Salomon est juif. pouffa-t-il.
- Et mon oncle Jacob, qui vit à New York, il est rabin. renchérit-il
- Mais il est pas juif ? s’enquit mon grand-père
- Si
- Pas toute votre famille ?
- Si
- Pfffiou… C’est pas grave, je vous garde quand même.
Quand j’ai raconté ça ce soir à Jamal et Leroy lors du dîner, on était tous morts de rire.


Dernière édition par Licinius Macrine le Lun 6 Avr 2009 - 23:49, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Licinius Macrine   Mar 11 Nov 2008 - 12:21


Cher journal
6 Octobre 2006


Et un an de plus. Aujourd’hui, c’était mon anniversaire et j’ai encore reçu un tas de paquets. Mes parents m’ont offert un jeu de tarot neuf et une boule de cristal ainsi qu’un cristal de détection et un livre sur la lecture dans les lignes de la main. Visiblement, ils ont reçu ma lettre où je leur disais que j’adore la Divination. Avec ces nouveaux ustensiles, je vais encore plus m’éclater dans ce cours. En plus, le Professeur Trelawney est vraiment géniale. Elle connaît un tas de choses et Dumbledore avait bien fait de la prendre dans l’équipe enseignante. Les grands-parents Macrine m’ont envoyé deux robes de sorcier neuves au blason de Serdaigle. Ca tombe plutôt bien parce que les anciennes étaient un poil courte au niveau de la longueur. Les grands-parents Magistella, l’oncle Tomas et la tante Flora m’ont offert une chevalière avec mes initiales et incrusté d’un rubis changeant de couleur selon mon humeur et Fiorella m’a envoyé une pierre de lune, utilisée dans la potion de guérison instantanée.

Mais la plus grande surprise de la journée ce n’était pas les cadeaux mais un mot que j’ai reçu. A midi, quand on était dans la Grande Salle, Andrew Slater, le préfet de Serdaigle, est venu me voir et m’a donné un morceau de parchemin. C’était pour m’informer que j’étais convoqué dans le bureau du Professeur McGonagall à 13H30.
J’ai quitté la Salle Commune de Serdaigle à 13H15 et je me suis dirigé vers le bureau de la directrice. Une grande gargouille en forme d’aigle se tenait devant le mur. Quand je me suis approché, je me suis aperçu que personne ne m’avait donné le mot de passe. Heureusement, le Professeur McKenzie est arrivé et a chuchoté "Magicyan", pensant que je ne l’entendrait pas, avant de me pousser vers l’escalier qui tournait devant moi. Sur le coup, je me demandais ce que j’avais bien put faire pour être convoqé dans le bureau de la Directrice de Poudlard en présence du Directeur de Serdaigle. J’emmenais pas large. Mais en fait, le Professeur McGonagall m’a accueilli avec du thé et des biscuits succulents. Elle avait entendu parlé de mon idée de groupe de pom-pom-girls et Cheerleaders. C’était pourtant une discussion qu’on avait eue qu’avec Jamal et Leroy. Ils avaient ri aux éclats. Moralité ; à Poudlard, ne pas avoir confiance dans les peintures. Le Professeur McGonagall m’a demandé de réunir une troupe afin d’animer toutes activités interne ou externe à Poudlard.
Dès que je suis sorti du bureau de la directrice, je suis allé le dire à Jamal et Leroy et depuis, ils n’arrêtent pas de rire à chaque fois qu’ils me voient. La nouvelle s’est étendue comme une traînée de poudre et on m’a surnommé Pom-Pom-Macrine. Je prévois de demander demain au Professeur McKenzie l’autorisation d’utiliser sa salle de classe pour les auditions.


Merci Lara

Cher journal
10 Mars 2007


Je ne sais pas comment je vais dire ça à la maison. J’ai déjà peur de t’en parler à toi.
Aujourd’hui, j’ai eu confirmation de ce que je craignais depuis plusieurs mois. Tu te souviens quand je t’ai dis que je croyais avoir des sentiments pour Leroy ? Je crois que cette fois c’est sûr.
Aujourd’hui, le dernier cours de la journée c’était un cours de Vol appliqué, une option qu’on a pris Leroy, Jamal et moi. Quand on est revenu du cours, Leroy est parti se doucher et j’ai dis que j’irai après J’avais un livre à ramener à la bibliothèque en urgence car j’avais déjà deux rappels de retard. Quand je suis revenu de la bibliothèque, j’ai croisé Jamal qui sortait de la salle de bain et se dirigeait vers de la Salle Commune. J’ai pris mes affaires de toilettes et je suis allé dans la salle de bain des garçons. Je me suis déshabillé et j’ai mis une serviette autour de la taille. Mais alors que je me suis retourné, j’ai vu Leroy qui sortait d’une douche et je me suis senti tout… C’était une sensation bizarre. Jamais je n’avais ressenti ça. Lorsque j’ai vu son torse musclé… Il m’a sourit et j’ai immédiatement couru sous une douche.
Je ne sais pas comment je vais dire ça à la maison. Je crois que je vais envoyer un hibou à ma mère dans un premier temps. Elle comprendra peut être mieux que les autres.

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Cher journal
19 Mars 2007


Tout compte fait, je n’ai pas envoyé de hibou à Glencow. Mais pour demander conseil, j’en ai envoyé un à Fiorella. J’ai reçu sa réponse ce matin. Elle m’affirme tout d’abord que je n’ai pas à m’inquiéter, que personne n’est au courant. Il paraît même que c’est une chose normale ce qui m’arrive. J’ai un peu de mal à la croire. Ca m’étonnerait que Jamal, Leroy ou les autres gars se posent les mêmes questions que moi. Elle me dit que se chercher pour un garçon de mon âge est quelque chose de naturel, que c’est la preuve que je grandis et que je ne suis pas un troll abruti avec même pas deux noises de jugeote qui préfèrent foncer tête baissée, comme certains gars. Il n’empêche que c’est pas ça qui va m’aider.
Je ne savais pas qu’être amoureux c’était ça. Je ne ressens pas les mêmes choses que ce qu’on entend dire de ceux qui s’aiment. Le ventre qui se noue, la gorge qui devient sèche et la timidité qui inonde. Mes symptômes sont tout autres. D’ailleurs, ça ne m’empêche pas d’être normal avec lui, comme avant quoi.



Cher journal
16 Juillet 2007


Aujourd’hui, j’ai reçu les notes de Poudlard. Je suis admis en quatrième année avec une moyenne de "Effort Exceptionnel". Je suis notamment fier de mes Optimal. J’en ai eu un en Divination, en Histoire de la Magie, en Vol appliqué, en Etude des Runes et en Etudes des Moldus. Bon, mon père râle car je n’ai pas d’Optimal dans les matières qu’il appelle principales et que j’ai, pire, un "Piètre" en Botanique et un "Désolant" en Arithmancie. Mais cela ne me décourage pas. Je suis un Serdaigle et donc un bosseur. Et je mettrais les bouchers doubles cette année.

Tu sais, je suis toujours préoccupé par mes sentiments envers Leroy. Alors j’ai demandé à Mamie Macrine comment c’est exactement quand on est amoureux et tout compte fait, je crois que je n’éprouve pas ce genre de sentiment pour lui. Elle m’a dit :
Spoiler:
 


Spoiler:
 

Ce n’est pas du tout ce que je ressens pour Leroy.



Cher journal
1 Octobre 2007


Aujourd’hui, c’était le jour de la rentrée.
Cet été encore, Jamal, Leroy et moi ne nous sommes pas quittés. Papy Macrine a même accepté qu’ils viennent habiter au manoir les 2 semaines avant la rentrée. C’était plutôt cool. On a passé deux semaines collés à nos balais. Il faut dire que cette année, on est assez vieux pour postuler dans l’équipe de Quidditch. Le Canon, la Catapulte Inversée, la Passe à 3, la Garde Contre,… les plus grandes techniques, celles utilisées par les plus grandes équipes, les plus grands joueurs,… Des fois, le soir, en me couchant, j’avais l’impression qu’on avait tout essayé mais le lendemain matin, au petit déjeuner, Jamal arrivait avec un nouveau bouquin sur le Quidditch déniché au fin fond de la bibliothèque, Leroy nous montrait les pages sport de la Gazette ou du Quidditch Magazine et j’expliquais ce à quoi j’avais pensé en me réveillant. Il faut dire qu’à force de d’être accrochés à nos balais, on a fini par manger Quidditch, dormir Quidditch, respirer Quidditch,…

Ce matin, levés aux aurores, nos bagages prêts, on avait à peine avalé notre petit déjeuner qu’on était déjà poussé dans la voiture en direction de la gare. Pour une fois Papy Macrine ne m’a pas accompagné. De toute façon, je ne sais pas s’il aurait eu la place vu qu’on était déjà 4, avec armes et bagages. Le coffre était plein et on gardait encore certaines affaires sur nos genoux.
Arrivé à la gare, il nous a fallu bien 5 minutes pour tout sortir de la voiture. Salomon nous a accompagné jusqu’à la voie 9 ¾ et là, juste avant que je rentre dans le train, il m’a tendu un long paquet en me disant que ça m’était offert par mon grand-père. Le train commençait juste à partir et je me suis donc empressé de retrouver le compartiment où se trouvaient Jamal et Leroy. Je leur ai dit d’où ça venait et ils paraissaient aussi impatient que moi de découvrir ce que contenait ce mystérieux paquet. Poussé par leurs exclamations, j’ai déchiré le papier jusqu’à découvrir une inscription dorée sur un manche de bois d’ébène. Olympus 3000. Le dernier né du célèbre facteur de balais Gwendal Olympian. Le même balai que Tristan Connely, l’Attrapeur des Portree Pride. Pendant tout le reste du voyage, Jamal, Leroy et moi n’avons pas arrêté de parler de ce qu’un tel balai était capable de faire, les prochaines sélections,…etc…
J’ai hâte d’être à Samedi pour pouvoir aller sur le terrain essayer mon nouveau balai.


Dernière édition par Licinius Macrine le Lun 6 Avr 2009 - 23:53, édité 1 fois
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Licinius Macrine
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MessageSujet: Re: Licinius Macrine   Ven 20 Fév 2009 - 21:59


Cher journal
17 Octobre 2007


Depuis le Samedi suivant la rentrée, dès que j’ai un moment de libre, je fonce sur le terrain ou dans le parc pour enfourcher, ne serait-ce que pendant 30 minutes, mon balai. Jamal et Leroy, bien qu’enthousiaste, me rappelle qu’à la fin de l’année, pour avons tout de même les BUSE à passer et que je devrais passer un peu plus de temps à réviser au lieu d’aller jouer dehors. Mais eux aussi, dès qu’ils peuvent prendre un balai, m’accompagnent à l’extérieur.
Enfin, ce que nous attendions depuis plusieurs mois est arrivé. Aujourd’hui, c’était le jour des sélections pour l’équipe de Quidditch de Serdaigle. Nous avons donc pris un bon petit déjeuner, copieux sans être trop lourd, et surtout ultra vitaminé. Leroy avait bu tellement de jus de citrouille et de jus d’orange qu’il tremblait, et ce n’était pas uniquement d’excitation, et on a dû s’arrêter 3 fois sur le chemin du terrain de Quidditch pour qu’il se soulage dans un buisson. Heureusement que Rusard n’a pas vu ça, on aurait eu le droit à une punition en prime, comme si voir Leroy se soulager devant nous n’était pas déjà une punition.

On est arrivé au terrain à 10H précise, l’heure exacte indiquée sur le parchemin dans la Salle Commune. Il y avait déjà un tas de monde. C’est alors que Jérôme Phaneuf est sorti des vestiaires. La tension dans l’assistance devint palpable. Jérôme était un élève de Septième année, Capitaine de l’équipe depuis déjà 2 ans. Je l’avais rencontré, pour la première fois, lors de la fête donnée en mon honneur lors de mon anniversaire pendant ma deuxième année. Il s’approcha de la foule, qu’il dépassait d’une tête étant donné sa carrure élancée comme une asperge et s’est écrié :
"Tout ceux qui ne sont pas encore en quatrième année au moins n’ont rien à faire ici et peuvent retourner au château ou dans les gradins."
Je fus effaré de voir alors près d’un tiers des participants repartir la tête basse. Il continua ainsi :
"Pour ceux qui n’ont pas de balai, vous en avez à disposition ici." en indiquant du doigt un chariot contre lequel des balais avaient été disposé. Leroy et Jamal, dont les parents n’avaient investi dans un balai avant d’avoir la réponse des sélections allèrent en chercher chacun un et revinrent à côté de moi. Et les sélections commencèrent, Jérôme prenant un candidat après l’autre, suivant le poste pour lequel on postulait. Nous avions de la chance, Leroy, Jamal et moi postulions pour trois postes différents. Leroy souhaitait être Poursuiveur, Jamal espérait un poste de Batteur et personnellement je convoitais le poste de Gardien.
Les essais ont débutés par les Poursuiveurs, puis les Batteurs, puis les Attrapeur et, va savoir pourquoi, Jérôme a gardé les Gardiens pour la fin. En fait si, je sais pourquoi il voulait garder ce poste pour la fin. Il était occupé par Héléna Lancaster, sa copine, qui a eu ses ASPIC et a quitté Poudlard. Plus ça allait, plus mon cœur battait plus fort. Quand il ne resta que les candidats Gardien, j’ai senti mes jambes trembler et se ramollir. Heureusement, Jamal et Leroy, qui avaient fait des super essais, preuve que notre été n’a pas servi à rien, était resté sur le bord du terrain et m’encourageait de leur mieux.
Enfin ce fut à mon tour. Je m’approchais de Jérôme et il parut étonné de voir mon balai. Il me le prit des mains, le tourna dans tous les sens et l’examina soigneusement avant de me le rendre en me jetant un sourire amical et approbateur. Il me fit faire quelques tours de terrains en me chronométrant, envoya quelques Souafles puis quelques Cognards, pour estimer mes réactions et finit par un parcours d’obstacle pimenté par des envois réguliers de sorts de Confusion que je devais éviter pour montrer mon habileté à balai.

Une fois les essais terminés, le Capitaine nous a remercié et a précisé, avant de partir, que la composition de l’équipe serait affichée le soir même dans la Salle Commune.
J’ai rejoins mes deux collègues et on a repris le chemin du château. Je dois bien avouer que, même si on ne l’a pas montré, le stress montait en nous au fur et à mesure que le temps avançait. Le soir, en allant dîner, le panneau d’affichage de la Salle Commune n’affichait toujours rien. Mais en remontant après le repas, nous avons été surpris de voir une foule rassemblée autour du panneau de liège. Une rumeur bruyante planait dans la pièce et un camarade de Quatrième année a couru vers nous à notre arrivée afin de nous féliciter. On n’y croyait pas et il nous a fallu voir de nos propres yeux les résultats sur le panneau d’affichage pour enfin réaliser que nous avions tous les trois passé les tests avec brio.

Une fois l’euphorie de l’ensemble des Serdaigles passée, nous avons put enfin quitter la Salle Commune, sous les regards, les félicitations et les tapes dans le dos de nos camarades, et nous retrouver dans le dortoir pour écrire à nos parents respectifs.
Le premier entraînement aura lieu après-demain et j’ai déjà hâte d’y être.



Cher journal
14 Décembre 2007


Plus on se rapproche du premier match de Serdaigle, plus Jérôme devient exigeant envers nous. Il faut dire que nous ne sommes pas tous encore au point, d’autant plus qu’excepté Jérôme, toute l’équipe a été refondue cette année. Nos Poursuiveurs sont prêts et vont de plus en plus vite à se passer le Souafle. Jamal, qui passe une bonne partie de son temps libre à faire tourner sa batte entre les doigts, quand il n’est pas à la bibliothèque, est aujourd’hui le D’Artagnan du Cognard. Mais Joachim, le deuxième batteur, est loin d’être allaise. L’autre jour, il a loupé le Cognard et assommé Evangéline, qui n’avait pas vraiment besoin de ça ayant déjà du mal à attraper le Vif d’or en temps normal. Pour ma part, j’ai pas mal progressé mais il m’arrive encore de laisser passer quelques Souafles dans mes buts.
Enfin, j’espère qu’on sera meilleurs que Gryffondor lors de leur match contre Serpentard. Ils étaient complètement déstructurés et désorientés, et je ne crois pas que c’était une stratégie pour perturber l’équipe adverse.

Aujourd’hui, Jérôme nous a fait une surprise. L’autre jour, Jamal, pour déconner, a dit que ce serait mieux de s’entraîner contre une autre équipe afin d’éviter d’envoyer des Cognards sur nos propres joueurs. Grande Surprise !!!!! Quand nous sommes arrivés sur le terrain cet après-midi, Jérôme nous attendait avec Magali Brio, une petite brune aux cheveux très court qui arborait une tenue de Quidditch flambant neuve, brodée d’un écusson de Capitaine à côté du blason jaune et noir de Poufsouffle. Jérôme se tourna vers nous et nous annonça qu’après en avoir discuté avec la Capitaine de l’équipe de Poufsouffle, ils avaient trouvé intéressant, pour l’entraînement, de faire jouer les deux équipes entre elles. Après tout, nous devons affronter Serpentard le week-end prochain et les Poufsouffles rencontreront les Gryffondors la semaine d’après. Il nous a ordonné d’aller nous changer dans les vestiaires en ajoutant qu’une surprise nous y attendait. Tandis que nous nous dirigions vers les vestiaires, excités à la fois par l’idée de jouer contre une autre équipe et par la surprise dont Jérôme venait de nous parler, j’ai vu l’équipe de Poufsouffle sortir des autres vestiaires et se diriger vers leur Capitaine qui leur indiquait de se rassembler un peu à l’écart de là où Jérôme se tenait. Alors que dans notre équipe, on comptait 2 filles pour 5 garçons, l’équipe de Poufsouffle était tout le contraire. Je n’ai vu que 1 garçon, le reste de l’équipe n’est constitué que de filles, toutes plus jolies les unes que les autres. Leroy tira sur la manche de ma robe de sorcier pour me faire avancer. Sans m’en rendre compte, je m’étais arrêté en cours de route, les yeux rivés sur le groupe qui s’éloignait en direction de Magali Brio.

Pour une surprise, c’était une sacrée surprise. Je suis entré dans les vestiaires, une rumeur assourdissante, après le calme du terrain, planait. Tous les joueurs avaient dans les mains un porte manteau duquel pendait un long tissus noir qui cachait le vêtement qu’il contenait. J’avais déjà vu ce style de housse de protection quand ma mère revenait de chez Mme Guipure avec une nouvelle robe. Jamal s’approcha de moi avec un cintre à chaque main et me donna une housse sur laquelle mon nom était brodé en lettres bleues. A peine ai-je effleuré du bout de mes doigts la broderie indigo que la housse noire s’est ouverte d’elle-même, dévoilant une tenue de Quidditch aux couleurs de Serdaigle et à la coupe révolutionnaire. C’était donc ça qui m’avait paru étrange chez l’équipe de Poufsouffle. Ils portaient eux aussi cette nouvelle tenue.
Je me suis hâté de l’enfiler, à la fois admiratif et ému. Elle était faite pour moi, pas un centimètre de trop ou de moins. Elle se compose d’une chemise blanche cintrée exactement à la taille et rigidifié, mais sans avoir l’impression de porter du carton (probablement par un sort d’Amidonus ou faîte en tissus de Bernarenri-levistrus), un short noir arrivant tout juste au-dessus du genoux, lui aussi rigidifié, une cravate bleue qui, une fois mise autour du coup, se calle d’elle-même contre la chemise pour ne plus en bouger, une paire de chaussettes bleue ainsi qu’une paire de chaussure de Quidditch noire et une cape de la même couleur, brodée à l’effigie de Serdaigle et comprenant des manches (ce qui est plutôt étrange pour une cape mais au moins on est sûr de ne pas la perdre en vol). Alors que je m’admirais en uniforme, Leroy vint près de moi, scrutant lui aussi son allure dans le miroir, et me donna une broche, précisant que je l’avais oublié dans la housse. Sur la broche, aux couleurs de notre maison, était incrusté un G majuscule. En regardant celle de Leroy, qu’il avait attaché au niveau de la poitrine pour tenir l’avant de la cape, j’ai vu un P tandis que celle de Jamal arborait un B. J’ai vite compris qu’il s’agissait de nos postes et en fut encore plus ébahit. Poudlard a vraiment fait les choses en grand cette année. C’est alors que Evangéline a fait irruption dans la pièce, en hurlant sa joie. Sur les visages de tous les garçons s’est dessiné le même sourire, à l’exception de celui de Jamal qui s’est transformé en une grimace étrange. Il faut dire qu’il avait mis la chemise, la cravate et les chaussettes mais pas encore son pantalon. Il prit alors rapidement la housse noir qu’il mit devant lui pour se cacher et fila dans les douches pour finir de s’habiller. Le tenue des filles est identique à la notre si ce n’est que le short et remplacé par une jupe. Alors qu’elle nous expliquait qu’elle s’inquiétait pour la tenue durant le match, elle fit le poirier et, contrairement à ce que nous pensions, ni la jupe ni la cape ne tombèrent vers le bas. Elles devaient elles aussi avoir été rigidifié. C’est armés de cette tenue, si bien étudiée et si confortable, et de nos balais que nous sommes retournés sur le terrain. Jérôme nous a conduit vers l’équipe de Poufsouffle et les deux Capitaines nous ont expliqué pendant 10 minutes ce qu’ils attendaient de cet entraînement. Moi, pendant ces quelques minutes, je n’ai pu détacher mon regard de l’équipe qui nous faisait face, et notamment d’une de leur joueuse. Lorsqu’elle a vu que je la regardais, elle m’a scruté d’un oeil mi-interrogateur mi-réprobateur et deux voix rudes nous tirèrent simultanément de ce moment de légère rêverie.
- Rimes, qu’est-ce que tu fais ? avait crié Magali Brio
- Macrine, réveilles-toi. avait proféré fortement d’une même voix Jérôme.
Et nous avons enfourché nos balais. Alors que je m’envolais en direction des buts, je me disais en moi-même que ce que je ressentais à cet instant je ne l’avais jamais ressenti avant. C’était même différent du sentiment envers Leroy. Ca voudrait dire que j’aime les filles. Oui, je crois. J’aime les filles. Et mieux, j’aime les filles du Quidditch
Spoiler:
 

A l’heure du dîner, le score était de 80 à 90 pour Serdaigle, mais le Vif d’or n’avait pas été attrapé. Les Capitaines ont donc interrompu le match et nous sommes retourné nous changer. C’était super de faire un vrai match, les Poursuiveurs et les Batteurs ont put jouer ensembles et non les uns contres les autres pour une fois. Pour moi, c’était comme d’hab, c’est toujours un joueur qui essaie de marquer, ça ne changeait pas vraiment. Sauf à un moment où j’ai été déstabilisé… anormalement déstabilisé… J’ai vu la fameuse Rimes foncer vers moi avec le Souafle et à cet instant, alors que je savais quel but elle allait viser vu sa trajectoire, je suis resté comme pétrifié. Jérôme a braillé des choses que mon cerveau n’a pas compris et Jamal m’a jeté un regard à la fois noir et amusé.

Le soir même, après le dîner et de retour aux dortoirs, Jamal, Leroy et moi, comme tous ceux de l’équipe, étions encore sous l’émotion de notre après-midi. Nous nous sommes changés et avons glissé dans nos lits. A peine ai-je eu le temps de te sortir de ma table de chevet pour te raconter tout ça que déjà Leroy ronflait comme un sonneur de cloche. Jamal est entrain de lire son exemplaire de "[i]Potions et Sciences Druidiques[i]". Pendant que je t’expliquais ma journée, il m’a envoyé un avion de papier sur lequel il m’avait dessiné rougissant devant une joueuse de Poufsouffle et m’a dit, à voix baisse et le ton moqueur :
"Rimes, elle est avec moi en cours de Magie Druidique. Elle s’appelle Jessica, Jessica Rimes".


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MessageSujet: Re: Licinius Macrine   Ven 20 Fév 2009 - 22:58


Cher journal
27 Décembre 2007


La nuit dernière, je me suis réveillé trois fois, à chaque fois en sueur et à chaque fois à cause de la même chose. Depuis près de deux semaines, chaque nuit je pense à Jessica Rimes. Mais depuis quelques jours, je n’arrête pas de m’imaginer soit m’approchant d’elle, lui prenant la main et elle la refuse devant tout le monde qui rigole de moi, soit je lui demande de sortir avec moi et elle s’en va en riant, soit je lui dis que je l’aime et là elle répond que elle non en se retournant pour aller manger des brocolis en sauce dans la Grande Salle (pourquoi des brocolis en sauce… ???), soit je me retrouve tout nu dans le cours de Divination (mais je crois que ce rêve-là n’a rien à voir avec les autres).
C’est donc décidé, je vais aller la voir et lui dire ce que je ressens pour elle. Enfin ça c’est la bonne résolution de ce matin en me réveillant, mais quand j’ai posé le pied parterre, j’étais déjà beaucoup moins sûr de moi et ma décision s’est évanouie dans la journée. C’est marrant mais quand je me suis dis qu’après tout c’était pas grave si elle ne le savait pas, je me suis senti tout de suite plus léger.
J’ai tout de même été voir grand-mère Macrine cet après-midi, pendant qu’elle était dans la bibliothèque, pour lui poser une petite question. Après tout elle m’avait aidé lorsque je lui avais demandé de me décrire ce qu’on ressentait quand on était amoureux. Et ce qu’elle m’avait dit correspond exactement à mes symptômes. C’est grave Docteur. Je suis donc aller dans la bibliothèque et lui ai demandé, comme ça, à brûle-pourpoint :
"Grand-mère, je pense que j’aime une fille de Poudlard mais je ne sais pas comment l’aborder."
Tu as vu avec quelle délicatesse j’ai évité de dire qu’elle n’était pas à Serdaigle ni à Gryffondor.
Grand-mère allait répondre quand j’ai entendu la voix de Grand-père Macrine derrière moi me dire :
"C’est pas une question style soupe, ça."
Je me suis retourné et j’ai vu grand-père, les bras chargés de livres, qui les posait sur le guéridon au centre de la pièce. Il s’est approché de moi, s’est courbé à ma hauteur et, en pointant son index vers le ciel, a ajouté :
"Je vais te dire quelque chose, fiston. Le cœur d’une femme est un cadeau qu’elle n’attend pas, à un moment où elle ne l’attend pas." Et il a répété la fin de la phrase une ou deux fois en allant ranger les livres dans les rayons de la bibliothèque familiale.




Cher journal
14 Février 2008


Ca fait une semaine que j’ai demandé à Jessica de m’accompagner au Bal de la Saint Valentin et, bien qu’elle ait accepté avec un large sourire, plus ça va et plus j’ai un nœud dans l’estomac. C’est vrai que depuis la rentrée des vacances de Noël on s’est rapproché. On a passé beaucoup de temps sur le terrain à s’entraîner tous les deux, dans le parc pour profiter du peu de neige qui est tombée, mais on était juste amis. Là, c’est un nouveau pas qu’il faut que je fasse vers elle. Que la vie serait douce si elle était simple.
Bon, je vais me préparer pour le Bal et je te raconterais comment ça s’est passé quand je reviendrai.

Il est 3H00 du matin et je viens tout juste de rentrer du Bal. C’était incroyable. Je suis comme sur un petit nuage.
Il y a quelques semaines, en lisant le Quidditch Magazine de Leroy, j’ai vu une photo de Thaddéus Galan, le Gardien des Fléaux Toulousains, lors de la soirée de présentation, à Paris, du Elyséa 230, le nouveau balai de Philinte D’Armagnac, le grand facteur de balais français. J’ai aussitôt envoyé à ma mère la photo en lui disant que c’était ce style de costume de soirée que je voulais. J’ai reçu, il y a quelques jours, un colis de chez Mme Guipure que j’ai caché sous mon lit.
Ce soir, après une bonne douche, j’ai sorti de sous mon lit le paquet de toile brunie et l’ai déchiré. Une chemise d’un blanc impeccable, une veste noire dont les pans tombent jusqu’à mi-cuisse, un pantalon exactement taillé à ma longueur, une paire de chaussure de cuir (à lacets auto-nouant) et une cravate couleur d’ébène. Me voilà fin près. Avant de sortir du dortoir je glisse dans ma poche un objet rapidement tiré de ma table de chevet et prend la direction du grand escalier.
Assis sur la dernière marche, je regarde passer les couples se dirigeant vers la Grande Salle spécialement redécorée pour l’occasion. Du bleu, du rouge, du vert, du violet,… Si pour les garçons le noir est de rigueur, les filles sont toutes parées de couleurs différentes. C’est alors que je vois, à travers la foule, descendre de l’escalier qui me fait face, la plus belle créature jamais rencontrée sur cette terre. Une vélane n’est rien en comparaison. Ses longs cheveux blonds légèrement bouclés remontés en un délicat chignon, sa posture d’une droitesse, sa taille fine rehaussée d’une ceinture de soie blanche, couleur du reste de sa robe à la coupe droite, sobre mais élégante qui laisse deviner deux seins fermes et juvéniles. Je me lève et, comme porté par un nuage, je m’approche d’elle. La foule semble s’écarter d’elle-même sur mon passage. Arrivé devant elle, alors qu’elle passe doucement sa main dans le repli de l’encolure de ma veste, je sors ma baguette d’où je fais jaillir, dans une fine pluie de paillettes d’or, une rose dont le blanc des pétales n’avait d’équivalent que celui de la robe de ma promise. Elle me regarde, elle me sourit, je me sens si bien auprès d’elle. Je lui offre mon bras et nous prenons à notre tour la direction de la Grande Salle.

La soirée a débuté par un petit discours de Dumbledore avant que ne résonnent les premières notes de musique orchestrées par le Professeur Flitwick. Amusé, je me suis imaginé la troupe de Pom-pom Girls au milieu de ce spectacle. Nous nous sommes levé et nous avons été prendre quelques petites choses à grignoter avant de rejoindre la table où s’était installé Jamal avec Jennifer McLenan, une copine de Jessica accompagné de son cavalier, et Leroy, visiblement venu seul.
Les heures ont filées comme un Niffleur cherche un sac d’or et Jessica et moi avons rapidement quitté la table pour prendre place sur la piste de danse. Tout style de musique nous inspirait mais un slow le fit plus que tout autre.
J’avais mon regard noyé dans ses yeux émeraude pailletés d’or et je sentais son cœur battre dans ma propre poitrine. Le monde autour de nous aurait put s’écrouler. Je n’entendais même plus la musique, juste le sang battre dans mes oreilles. C’est alors qu’elle s’est mise sur la pointe des pieds, son visage s’est approché du mien, nos lèvres se sont touchées. C’était d’abord quelque chose de timide, de délicat et de rapide. Puis je me suis penché vers elle et, sans même réfléchir à ce que je faisais, à la façon dont je procédais, je l’ai embrassé à mon tour.
C’était mon premier baiser.

Mais craintes s’étaient envolées. Elle n’avait pas simplement accepté cette soirée juste pour me faire plaisir ou parce qu’elle n’avait personne d’autre. Non. Il semble qu’elle partage mes sentiments.
Sa tête s’est posée contre ma poitrine et je pouvais sentir les battements de mon cœur s’apaiser. Les yeux fermés, la musique me parvint à nouveau et un sourire aussi involontaire qu’incontrôlé est naît sur mes lèvres. Les mots de Grand-père Macrine me revinrent alors en mémoire. "Un cadeau qu’elle n’attend pas à un moment où elle de l’attend pas".
La musique s’interrompit et j’en profitai pour plonger ma main dans ma poche. En la ressortant, je tenais dans la paume un écrin de couleur pourpre que je lui tendis. Elle l’ouvrit délicatement et poussa un souffle de surprise en découvrant ce qu’il contenait. Je sortis la baguette de sa prison, une bague en or blanc dans laquelle était incrusté une série de textes qui se mouvaient, les uns faisant disparaître les autres. On pouvait tantôt y lire "A toi pour la vie", tantôt "Jessica et Licinius" ou encore "Vivre sans toi c’est mourir un peu chaque jour". Elle la passa au doigt et me sauta au cou. Je la pris dans mes bras et ses pieds, qui ne touchaient plus le sol, battaient dans l’air comme pour exorciser un trop plein de bonheur.
Le cœur d’une femme est un cadeau qu’elle n’attend pas à un moment où elle ne l’attend pas.



Cher journal
2 Avril 2008


Depuis quelques jours, Hou-hou n’est pas très en forme. Alors j’ai profité qu’aujourd’hui c’était jour de sortie à Pré-au-Lard pour la mettre dans sa cage et l’emmené à la boutique d’animaux.
Nous étions donc tous en route vers le village, Jamal avec Jennifer, sa nouvelle copine, Leroy, Jessica et moi. Rapidement, Jamal a entraîné Jennifer dans la boutique de balais, Leroy s’est engouffré chez Honeyduke, nous laissant Jessica et moi, seuls.
Nous sommes entré chez le marchand de hiboux, qui n’était pas vraiment débordé par la clientèle et j’ai posé la cage sur le comptoir. C’est alors qu’un grand bonhomme maigre s’est approché de nous. Je lui ai exposé mon problème en lui disant que je m’inquiétais pour mon animal car il n’avait pas l’air très en forme. Il a ouvert la cage, a pris Hou-Hou entre ses mains et, après quelques secondes, m’a annoncé que mon hibou était une femelle et qu’elle allait donner naissance.
"Quoi ?!?" ai-je crié. "Hou-Hou est une fille !!!"
C’est vrai, c’est bizarre tout de même d’avoir un hibou qu’on prenait pour un mâle ou on apprend un jour que c’est une fille.
"Mais… j’ai même pris des douches devant elle.
- Je crois pas qu’elle en sera traumatisée. a répondu Jessica en riant. Et si t’en profitait pour lui changer son nom. Hou-Hou c’est un peu ridi… Je veux dire que c’est pas top pour un fille.
C’est alors que le commerçant est intervenu.
- En ce moment, Alice est très à la mode chez les hiboux et les chouettes. Quoi qu’il en soit, il faut juste la laisser se reposer le temps qu’elle couve et après elle sera aussi belle et énergique qu’avant.
On allait ressortir de la boutique, en remerciant le vendeur, quand il a rajouté que si on voulait changer de nom pour le hibou, il faudrait, pour qu’elle s’habitue, utiliser les deux noms pendant un moment.

Jessica et moi sommes sortis du magasin et avons marché un peu, sans faire attention à la direction que nous prenions. Nous étions arrivés à l’une des sorties du village peu fréquentée par les étudiants de Poudlard et les rues autour de nous paraissaient désertes. Nous nous sommes assis sur un banc et avons regardé mon hibou dans sa cage. Je l’ai levé à hauteur de mon visage et appelé :
"Alice ?"
- Hou-Hou. a rajouté Jessica.
Puis nous avons ouvert la porte et laissé l’oiseau s’envoler pour se dégourdir les ailes. Haut dans le ciel, nous l’avons vu prendre le chemin du château. J’ai posé la cage parterre et j’ai pris la main de Jessica dans la mienne. Nous avons discuté pendant près d’une heure de tout et de rien, Jessica s’étant pelotonnée entre mes bras. Dans la conversation je lui dis :
Spoiler:
 

Jamal et Leroy nous ont rejoint, un peu essoufflés de nous avoir cherché partout. Jessica s’est relevé et a demandé où était Jennifer, ce à quoi ils nous ont répondu qu’elle était partie plus tôt que prévu pour finir un devoir d’Astronomie. Nous nous sommes levés de notre banc et avons pris, tous ensemble, la direction du château.
[center]


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Licinius Macrine
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MessageSujet: Re: Licinius Macrine   Ven 20 Fév 2009 - 23:01


Cher journal
9 juin 2008


Il est presque minuit et personne à Serdaigle n’est encore couché. Cette après-midi, après tant d’années de défaite, nous avons enfin gagné la Coupe des Quatres Maisons de Quidditch. Depuis, c’est l’euphorie dans la Salle Commune.
Pourtant, le match n’était pas très bien parti. Déjà, en battant Gryffondor lors de notre premier match de la saison, on s’était dit qu’on avait éliminé le plus gros, mais le fait qu’ils aient gagné leur dernier match contre Poufsouffle, et que Poufsouffle ait perdu tout ces matchs, leur a permis de passer au second tour. Ils ont repris du poil de la bête et nous ont battu à nous ainsi que Serpentard. Du coup, Serpentard et nous étions au même nombre de points dans le classement et Jérôme nous a fait nous entraîner encore plus dur que d’habitude, sous la pluie, sous le vent, même sous la neige. Mais on les a battu et nous voilà en finale, à nouveau contre Gryffondor.

Dans le public, les avis étaient loin d’être partagés. Serpentard nous soutenait car on affrontait Gryffondor et l’équipe de Quidditch de Poufsouffle, poussée par Jessica, avait convaincue les élèves de leur maison de nous soutenir. Donc en gros, seuls les élèves de Gryffondor et une poignée de récalcitrants de Poufsouffle soutenaient l’équipe adverse. Néanmoins, ça n’a pas eu l’air de les démoraliser, tout du moins dans les premières minutes de jeu. A peine le Souafle avait-il été lancé que Gryffondor l’avait agrippé et sans que je m’en rende compte ils avaient marqué un but. Au bout d’une heure de jeu, le score était de 60 à 90 en faveur de Gryffondor. Toute notre équipe semblait tourner au ralenti. C’est alors que Jamal envoya un Cognard direct sur le seul gars de l’équipe adverse. Manque de bol, le pauvre Poufsouffle, qui n’avait aucune chance face au boulet de canon qui fonçait vers lui, a tout de même essayé de l’esquiver et le Cognard, au lieu de le toucher à l’épaule, l’a percuté bien plus bas… en plein dans les… vifs d’or… Aïe… Ca ne doit pas faire que du bien. Certains membres de son équipe l’ont aidé à descendre doucement vers la terre ferme et le match fut interrompu. Jamal fondait en excuse alors que la moitié de l’équipe de Serdaigle se retenait de rire, tact que n’avait pas le reste du public. Après tout, les coquilles c’est pas fait pour les Botrucs. Mais cet intermède était le bienvenu car, pendant que l’équipe de Gryffondor analysait les dégâts et réfléchissait à un éventuel remplacement, nous avons pu nous reposer un peu et nous reconcentrer. Et c’est là que Jérôme a eu les mots justes. Il nous a dit exactement ce qu’on avait besoin d’entendre et quand le match a recommencé, on a joué comme jamais on avait joué. Nos passes étaient rapides, nos Cognards étaient précis, Evangéline faisait preuve d’une infinité de ruses pour tenter de dénicher le Vif d’or tout en détournant l’attention de son homologue de Gryffondor. En 20 minutes nous avions rattrapé notre retard et au bout d’une nouvelle heure, nous avions même pris une certaine avance. Mais ni Evangéline ni l’Attrapeur de Gryffondor n’avait encore aperçu la précieuse balle dorée. Le match continuait et le ciel commençait à s’assombrir, signe précurseur d’une pluie qui n’a pas tardée. Peu de temps après, un rideau de pluie cachait entièrement la vue des joueurs, si bien que ni moi, ni le Gardien d’en face ne voyions plus les Souafles arriver, les Batteurs hésitaient à taper dans les Cognards de peur de toucher leur propre équipe et un de nos propres poursuiveur, désorienté, arriva même à marquer un but contre son camp. Le score s’était totalement renversé et était maintenant de 120 à 270 en faveur de notre équipe. Nous avions un avantage certain mais si le Vif d’or était attrapé par Gryffondor on été à égalité et il était hors de question, après tout ce que Jérôme avait fait pour l’équipe, qu’on lui fasse partager la victoire. On voulait que sa dernière année à Poudlard de termine en apothéose. Les deux Atrappeurs, pour veiller l’un sur l’autre, se déplaçaient maintenant en couple et restaient le plus souvent en stationnaire au dessus du terrain. C’est alors que Evangéline vit quelque chose foncer sur elle et l’atteindre au front. Un Cognard… ??? Non, c’était le Vif d’or. L’attrapeur de Gryffondor fonça à sa poursuite et il fallut une ou deux secondes supplémentaires à Evangéline pour qu’elle se mette en chasse. De là où j’étais, j’avais vu ce qui s’était passé et le Vif d’or fila juste devant mes buts, talonné de près par les Attrapeurs à toute vitesse. Mais il était indéniable que Gryffondor avait l’avantage. Leur Attrapeur avait presque l’extrémité du majeur sur la balle dorée. Nous allions finir à égalité, ceci n’était plus qu’une question de secondes. Mais de loin, j’entendis une voix qui me sortit de mes pensées. Le commentateur du match était entrain d’indiquer que le Souafle était entre les mains de Jérôme qui fonçait vers les buts adverses. L’Attrapeur de Gryffondor tenait presque entre ses doigts le Vif d’or.
"Plus vite, Jérôme… Plus vite" répétais-je entre mes dents serrées par la nervosité. C’est alors que j’entendis un Ding. Je criais de joie, imaginant le Souafle passé dans un des anneaux gardés par Gryffondor mais contrairement à ce que je m’attendais, dans la cacophonie des cris venant du public, je reconnus très bien les rugissements des Chapeaulions vendus dans la boutique des frères Weasley. Un coup de sifflet indiqua la fin du match et une énorme déception naquit en moi. C’est alors que la voix du commentateur résonna une dernière fois mais je ne l’écoutais plus qu’à moitié.
"C’était un très beau match, comme on n’en avait plus vu à Poudlard depuis très longtemps. Bien que Matthew Simon ait attrapé le Vif d’or, le dernier but marqué in extremis par Jérôme Phaneuf donne la victoire à Serdaigle. Le Capitaine de cette équipe peut être fier de lui. Pour sa dernière année, il emmène son équipe jusqu’à la finale et marque le but de la victoire, mettant fin à des années de défaite pour Serdaigle."
Mon cœur a bondi dans ma poitrine. J’ai foncé à toute vitesse vers le sol et me suis arrêté rapidement auprès de mon équipe qui portait déjà Jérôme en triomphe.

Depuis, après le discours du directeur de Poudlard et celui de notre maison dans la Grande Salle, nous faisons la fête dans la Salle Commune qui, exceptionnellement, est desservie en buffet de tout genre par les elfes du château.
Bon, je te laisse, il faut que je redescende pour continuer à fêter ça.



Cher journal
24 juin 2008


Ce soir, c’était The Night of Primes. Je ne sais pas si tu te rends compte de l’importance de cette soirée. Chaque année, fin juin, sont conviés, sur invitation, toutes les plus importantes familles britanniques. Bien entendu, c’est le rendez-vous de tous les Lords et Ladies du royaume mais également des riches industriels, des ambassadeurs étrangers,…etc. Mais c’est surtout une souffrance pour les enfants de ces riches personnages et hauts dignitaires étant donné que le Bal leur est dédié. Pas question de marcher sur les pieds de sa cavalière pas plus que de se cacher dans un coin pour éviter la piste de danse, ce serait la honte sur la famille. C’est donc le comble du superficiel et de l’apparence et, bien entendu, Grand-père Macrine, étant en bonne liste pour l’anoblissement par la reine, y est convié. C’est donc toute la famille Macrine, mon grand-père et ma grand-mère, ma mère et mon père, qui ne se déplace plus maintenant qu’en chaise roulante, sa dépression lui ayant ôté la force des jambes, et moi qui devions nous rendre à Londres. Mais en plus de tout ce stress, cette danse à apprendre, cette classe à entretenir, ce maintien à ne pas oublier, ce langage qui est bien loin de celui que j’utilise sur le terrain de Quidditch, c’était également la première fois que je me présenterai aux parents de Jessica, eux aussi invités, et qu’elle se présenterait aux miens.

Tout a commencé ce soir de juin, on donnait une fête dans ce château. Dans le Château de Laze, le plus grand bal de Londres, Lord et Lady De Laze recevait le grand monde. Diamants, rubis, topazes, les blanches robes longues,… Tout le monde était sur son trente et un. Ma mère s’était occupée de commander, chez Mme Guipure, que le seul nom de Léna Macrine rendait désormais folle de joie, une tenue toute neuve pour chaque membre de la famille. J’avais donc revêtu une chemise blanche accompagnée d’une cravate, d’une veste et d’un pantalon de costume ainsi que des chaussures de cuir, le tout entièrement noir. Les membres de la famille remontaient l’allée bordée de cyprès, tels des colonnes encadrant les murs d’un temple dont je serais bientôt le sacrifice. La magie facilita quelque peu l’escalade des marches pour mon père et nous nous installâmes rapidement à la table qui nous avait été indiquée.
A chaque personne qui passait devant nous, mon grand-père, suivi par tous les membres de la famille, saluait le nouvel arrivant comme s’il le connaissait depuis toujours, alors même que je soupçonnais que certains d’entre eux ne connaissaient même pas son nom. Mais le sourire était de rigueur, même si à l’intérieur de moi, je m’inquiétais de ne pas avoir encore vu entrer Jessica.
La soirée débuta et les premières notes de musique retentirent. Comme il se devait, les couples de jeunes gens de bonne famille se levèrent et se dirigèrent d’un pas léger et la tête haute vers le centre de la piste pour entamer une parade amoureuse, une danse nuptiale que les animaux les plus ridicules n’ont pas à nous envier. C’est alors que je l’ai vu, entre deux couples qui dansaient, assise à sa table. Je me suis donc levé et j’ai parcouru les quelques mètres qui nous séparaient. En arrivant à la table de sa famille, tous les regards se tournèrent vers nous. Elle se leva, dans sa robe blanche sur laquelle serpentaient des branches de lierre brodés de fil d’argent, et me regarda dans les yeux. Je ne savais quoi faire. Avais-je le droit de l’embrasser dans ce genre de soirée ? Comment devais-je lui dire bonjour ? Il ne se passa peut être qu’une seconde ou deux mais c’est fou comme ce genre de secondes passent lentement. Alors, ne sachant que faire, je lui ai serré la main, même si en le faisant je me rendais compte du ridicule de la chose. C’est alors que je regardai les convives à la table. Il n’y avait pas uniquement sa famille. Je reconnu le Ministre des Sports et Jeux Magiques, dont le nom m’échappe, Ollivander ainsi qu’un homme, bien en chaire et dont le costume avait dû être fait sur mesure pour que les boutons de son veston ne craquent pas, et une femme, "ein klein sheun freulein" coiffée de deux sortes de pains aux raisins juste au dessus des oreilles, que Jessica me présenta comme ses parents. J’avais répété cet instant, prévoyant quelques compliments en faveur de sa mère mais, étrangement, rien ne me vint à ce moment-là. J’ai donc souris et après quelques banalités plus ou moins bien prises par les convives assis à la table, je me suis tourné vers le père de Jessica pour lui demander :
"Vous permettez, Monsieur, que j’emprunte votre fille."
Spoiler:
 
Le reste de la soirée sembla se passer tout seul. Même la présentation à mes parents m’apparu facile. Il faut dire ; qui n’aurait pas aimé Jessica ?


Dernière édition par Licinius Macrine le Mar 7 Avr 2009 - 0:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Licinius Macrine   Ven 20 Fév 2009 - 23:08


Cher journal
1er juillet 2008


C’est mon troisième jour chez mon oncle et ma tante et je ne regrette absolument pas le fait que mes parents m’aient envoyé dans le Sud de la France plutôt que les Grand-parents Macrine pour les vacances.
Hier, Fiorella m’a présenté à tous ces amis, un petit groupe qui ne se quitte jamais, encore moins pendant les vacances. Ils passent presque tout leur temps ensemble, un peu comme Leroy, Jamal et moi. Néanmoins, le temps est bien plus agréable ici qu’en Angleterre. Malgré toutes les protections, j’ai tout de même pris un coup de soleil. Bon, après tout ça fait un peu de couleur. Depuis mon premier jour ici, ma tante et mon oncle, qui ont été impressionnés lorsqu’on a tous été dans leur piscine, ne cessent de faire des blagues sur la pâleur de ma peau. On bronze pas beaucoup à Poudlard, contrairement à ici.
Depuis le premier jour, Jessica et moi avons prévu de partir à vélo dans la campagne tous les matins, pour faire un peu d’exercice. On partait tous ensemble, Moi, Fiorella et tout son groupe. Elle a sorti sa bicyclette du garage et m’a donné le vélo de Andréas, son jeune frère (plus jeune mais plus grand qu’elle tout de même) parti chez ses grands-parents en Italie. Si tu savais le bien fou que ça faisait de se balader comme ça entre les vignes bordées de rosiers, les champs de lavandes ou les oliveraies.
Spoiler:
 

C’était tellement bien que j’en oubliais presque Jessica, Grand-père Macrine, Jamal, Leroy et Poudlard. Mais quand on quitte la Grande-Bretagne, elle vous courre après au gallot.
En rentrant de notre balade, aujourd’hui, un hibou m’attendait sur la table de la cuisine.
"Je crois que c’est pour toi." m’a dit ma tante Flora "Il y a le sceau de Poudlard."
- Ah ouais.
- Ton oncle a essayé de prendre l’enveloppe mais le hibou lui a pincé le doigt.
En effet, mon oncle Tomas était dans un coin entrain de se bander l’index. Je me suis approché du hibou qui m’a immédiatement remis le pli avant de s’envoler par la fenêtre. J’ai ouvert l’enveloppe et ce qu’elle contenait était incroyable. A mon retour à Poudlard, je recevrai une nouvelle tenue de Quidditch sur laquelle serait brodé un C majuscule. Je suis le nouveau Capitaine de l’équipe de Serdaigle.



Cher journal
14 juillet 2007


Paris… Je n’avais jamais compris pourquoi tout le monde était dingue de Paris mais c’est si beau. La pyramide du Louvres, le musée Grévin, le zoo de Vincennes, la Tour Eiffel, les artistes de la bute Montmartre, les vitraux de la Cathédrale de Notre Dame, les décorations du métro,… et quand la nuit tombe ; les arbres illuminés des Champs Elysée, le reflet des lampadaires de style nouvelle empire sur les pavés humides de la capitale française,…

Il y a quelques jours, nous avons reçu un hibou des cousins de Fiorella, Léon et Marcel, qui nous invitaient à passer le 14 juillet chez eux, à Paris. Mon oncle et ma tante nous ont donc emmené ce matin à la gare et après une attente d’une demi-heure due au retard du train, nous avons enfin pris la direction de la capitale. Je savais que le 14 juillet est une fête nationale ici, un jour durant lequel les moldus français ont officiellement le droit de se reposer de la grève de la veille avant la grève du lendemain. Mais je n’en connaissais pas l’origine. Fiorella m’a expliqué, durant le voyage, qu’il s’agissait d’une date importante de l’histoire moldue à laquelle les français avaient fait la plus impressionnante grève jamais égalée. Elle avait été si importante que les dirigeants du pays en avaient perdu la tête.
Une fois arrivé à Paris, nous avons pris le métro pour nous rendre au point de rendez-vous prévu par les cousins Léon et Marcel. Même si un métro est toujours compliqué quand on ne le connaît pas, j’avais souvent pris celui de Londres et j’étais loin d’être aussi dépaysé que ne l’aurait été mon grand-père ou même mon père. Il faut dire que je fais partie de ceux de ma génération qui pensent que nous ne pouvons plus vivre reclus chacun de son côté et que les sorciers, sans pour autant crier à haute voix leur identité, se doivent de connaître les moldus, leur vie et s’adapter. C’est pourquoi je me balade toujours avec quelques mornilles et quelques livres sterling dans la poche. Bien entendu, comme pour faire exprès, les français n’ont pas la même monnaie que les britanniques. Il faut toujours qu’ils se démarquent. Ils pourraient faire un effort et adopter la Livre, comme le reste de l’Europe, plutôt que leur Eureu…

Enfin bref, une fois retrouvés nos cousins, on s’est baladé tous ensembles pendant quelques heures et, à l’heure du déjeuner, ils nous ont quitté pour aller manger un morceau, en nous laissant un plan de la ville et nous indiquant une heure de rendez-vous, le soir même, pour regarder le feu d’artifice tiré de la Tour Eiffel.

Nous avons du faire le tour de la ville à une vitesse incroyable. Je voulais tout voir. En fin d’après-midi, nous avons tout de même fait une pause bien méritée sur la place du Trocadéro, afin de déguster une glace tout en contemplant la seine et la Tour Eiffel. C’est alors qu’un américain, que j’ai reconnu à son fort accent rugueux, s’est posté à côté de nous pour prendre des photos, tâche qu’il trouvait visiblement rébarbative. Sa femme, enthousiaste, faisait des commentaires sur tout ce qu’elle voyait. Mais lui ne cessait de lui répondre en comparant les habitudes du vieux continent avec celles de ses compatriotes d’outre-atlantique. Je traduisais discrètement à Fiorella qui commença à dire :
"J’suis née ici."
- Pas à Memphis. lui ai-je répondu.
Spoiler:
 

Le soir, les cousins Léon et Marcel nous ont rejoint et, tous sur la place du Trocadéro, nous avons regardé le ciel de paris s’embraser de centaine de feux de toutes les couleurs, principalement Bleu, Blanc et Rouge.



Cher journal
24 Novembre 2007


Aujourd’hui, nous avons gagné notre premier match de la saison, mon premier match en tant que Capitaine de l’équipe de Quidditch. Mais à l’heure qu’il est, je n’ai plus le cœur à faire la fête. Je les entends dans la Salle Commune se congratuler et faire des prévisions pour les prochains match et j’étais comme eux lorsque nous avons rejoint les vestiaires, tous ivres de joie devant cette victoire écrasante contre Serpentard. Mes doutes et mes peurs sur mes capacités de meneur de troupes et d’entraîneur s’étaient envolés au fur et à mesures que les Souafles traversaient les buts adverses. Mais quand nous sommes retourné au château, un hibou m’attendait. Un hibou que je n’avais jamais vu. Je ne veux pas dire par là que je connais tous les hiboux mais ce n’était pas Alice, ma chouette, ni Rudolph, le hibou de mon grand-père, ni Miss Piggy, la chouette de ma mère, ni Héloïse, celle de Fiorella, pas plus que Gargantua, le hibou de mon oncle Tomas. Celui qui se trouvait devant moi avait quelque chose de digne et de solennel. Et il y avait de quoi étant donné que le message qu’il agrippait entre ses serres portait le sceau du Ministère de la Magie. De suite je pris le pli et j’arrachai l’enveloppe. Une lettre du Ministère… Je ne voyais pas ce que ça aurait pu auguré de bon. En effet, le Ministère de la Magie m’informait que mon père, Aelius Macrine, était décédé cet après-midi à l’Hôpital pour Sorcier Ste Mangouste, à 15H46, des complications survenues à la suite d’une grave dépression magique. J’ai couru vers la Salle Commune de Serdaigle que j’ai traversé comme un Cognard pour me réfugier dans notre dortoir, vide. Là, la chouette de ma mère m’attendait, elle aussi porteuse d’un message dont je connaissais déjà le contenu.
Leroy vint me rejoindre, quelques minutes après. Les larmes coulaient le long de mes joues mais contrairement aux siennes, ce n’était pas des larmes de joie. Malgré son insistance, je n’arrivais pas à exprimer clairement les mots qui auraient expliqué mon état. Nous étions tout deux assis sur le rebord de mon lit, il me prit dans ses bras tout en tentant de me réconforter. C’est alors qu’il vit la lettre du Ministère et comprit que rien ne pourrait apaiser ma peine sinon le temps qui passe. Il me laissa seul et s’assura que personne ne me dérange. Alors que la Salle Commune retentit de cris de joie et de rires, personne ne trouble ma solitude et je lui en suis infiniment reconnaissant. Il est passé tout à l’heure pour m’apporter une part de gâteau au chocolat avant de redescendre auprès des autres mais ma gorge est trop nouée pour accepter d’avaler quoi que ce soit.

Tout ça c’est la faute du Ministère. S’ils n’avaient pas tout fait pour faire retomber la faute de son erreur judiciaire* sur mon père, l’opinion publique ne l’aurait jamais condamnée aussi durement. Mais il fallait se couvrir. Alors ils ont accablé mon père et, comme si ça ne suffisait pas, ils l’ont envoyé dans un placard au bout de l’Angleterre pour être sûr qu’on ne ressortirait pas de vieux cadavres. Tout ça c’est de la faute du Ministère. Je les hais.


*voir au début de la bio dans la page décrivant la famille de Licinius.
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MessageSujet: Re: Licinius Macrine   Mar 7 Avr 2009 - 9:52


Cher journal
28 Novembre 2008


Ce matin, je suivais, d’un pas lent, la calèche dans laquelle, derrière les épais rideaux de velours noir, mon père, dans son écrin de bois d’ébène massif, faisait son dernier voyage. Tout le long du chemin qui menait jusqu’au cimetière, la procession ne dit pas un mot. Seul le raclement des lanières métalliques des roues sur le pavé venait troubler le silence. Je pouvais voir les sabots des sombrals qui tiraient la calèche, ces créatures aussi décharnées et effrayantes que leur regard n’est triste et mélancolique. C’était de circonstance. Je ne sais pas si d’autres que moi les voyais. Ma mère et mes grands-parents sûrement. Mais pour le reste de l’assistance, la calèche devait sans doute rouler toute seule. La pluie commença à tomber.
La mise en terre fut rapide, trop peut être. J’aurai préféré qu’elle ne termine jamais. Qu’elle dure sans fin. Que je n’ai jamais à dire adieu à mon père car à l’instant où ma mère, sous son parapluie, jeta la première poignée de terre, je réalisai, comme un coup de poing m’atteignant en plein ventre et coupant ma respiration, que je ne reverrai plus jamais mon père. Il y avait tant de choses que je ne lui avais pas dit. Il y aurait tant de choses que je ne lui dirais jamais. La première qui me vint à l’esprit à cet instant c’était : "Je t’aime."
N’ayant pas pris de parapluie, les gouttes d’eau ruisselaient le long de mes joues, cachant les larmes que laissaient s’échapper mes yeux. J’aurai voulu les arrêter, être plus fort que ça, mais je n’y arrivais pas. Derrière moi, quelqu’un me poussa légèrement quand ce fut à mon tour de m’avancer vers le trou béant dans lequel reposait mon père mais je résistais. Je ne voulais pas y aller et voir sa prison de bois noir ensevelie à moitié.
Les gens passaient les uns après les autres mais moi je ne bougeais pas. Le chant d’une cornemuse planait au-dessus de nous. Amazing Grace. Une chanson qui déchira le reste de mon cœur qui avait tenu jusque là.
Tout le monde partait. Je restais seul devant la terre fraîchement retournée. Plus un son, pas même celui de la pluie sur les pans de tissus des parapluies. Les cheveux collés à mon front faisaient menaient la pluie directement dans mes yeux. Je ne savais plus si je pleurais ou si je subissais les assauts de la météo. Tout semblait s’emmêler sauf la certitude que plus jamais je ne pourrais connaître la joie comme je l’avais connu jusque là.

En passant devant la chambre de ma mère, je l’entendis à travers la porte. Ses sanglots lancinants déchiraient comme un cri de douleur le silence qui avait envahit le manoir de Grand-père Macrine et je décidais de me réfugier au grenier.
Rouvrant la fameuse malle où mes grands-parents avaient rangées toutes les affaires de mon père accumulées depuis sa naissance, c’était comme si une partie de lui était restée parmi nous. Ses jouets, les débris de son premier balai, une robe d’avocat,…et un album photo. Il retraçait toute sa vie. Le jour de sa naissance. Ses premiers pas. Son premier vol sur un balai. Le jour de son entrée à Poudlard. Le jour où il a rencontré ma mère. Le jour de leur mariage… Toute une série de photos où ils sont tous les deux, si jeunes, si amoureux, si… Le sourire sur le visage de ma mère. Le bonheur dans le regard de mon père.
Pourquoi es-tu parti, papa ?
Spoiler:
 



Cher journal
15 Janvier 2009


Depuis la mort de mon père, ma vie va de mal en pis et je crois que désormais plus rien ne me retient.
Aujourd’hui, Jessica m’a donné rendez-vous dans un coin du parc, à côté du lac, où nous avons l’habitude de nous asseoir. Quand je suis arrivé, je me suis assis et avant même que je puisse dire quoi que ce soit, elle s’est mise face à moi et a commencé à crier :
"Je n’en peux plus Lici. Ca fait plus d’un mois que tu ne fais plus rien. Tu erres ici sans t’intéresser à quoi que ce soit. Plus rien ne semble d’avoir d’intérêt à tes yeux. Ni tes études, ni tes potes, ni même le Quidditch, ni même … Moi…
Avant on riait. On s’amusait. On jouait au Quidditch. On mangeait ensemble dans la Grande Salle. On se moquait des premières années qui font exploser leurs chaussures en essayant de les faire voler, le bizutage classique du Professeur Alhambra,… Maintenant, plus rien. Tu vas en cours parce que c’est obligatoire et après tu rentres à Serdaigle où, d’après Leroy et Jamal, tu restes dans ton dortoir. Tu n’as même pas joué au dernier match de ton équipe et je ne sais même pas si tu t’es déplacé car je ne t’ai vu ni dans les vestiaires ni même dans les gradins. Et les entraînements, n’en parlons pas. Tu faisais travailler ton équipe comme des bagnards il y a encore deux mois et maintenant…"
J’allais répondre quand elle m’interrompit en criant plus fort :
"Don’t speak
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J’ai reçu un hibou il y a trois semaines me proposant d’intégrer l’ETHIQUE, l’Ecole Technique Hongroise Impopulaire du Quidditch Universellement Enseigné. J’hésitais parce qu’il y avait toi mais aujourd’hui, je crois que ne n’hésite plus. Je vais y aller.
Je partirais Dimanche prochain. Au revoir"
Sa voix était devenue tremblante et je suis sûr d’avoir vu naître une larme dans ses yeux.
Elle est retournée vers le château, en me laissant là, seul, assis face au lac, dans le froid.

Je suis resté à contempler les ondes pendant plus d’une heure avant de rentrer à mon tour. J’ai essayé de la voir mais elle n’est pas venue manger dans la Grande Salle et ses amies n’ont rien voulu me dire. Elles semblaient même en colère contre moi.
Merlin, pourquoi moi ? Pourquoi tout ça m’arrive-t-il à moi ? Je n’ai pourtant jamais rien fait de mal ? Pourquoi moi ?
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Licinius Macrine
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MessageSujet: Re: Licinius Macrine   Mar 7 Avr 2009 - 9:57


Cher journal
21 janvier 2009


Aujourd’hui, c’était le jour de son départ. Je n’ai pas réussi à la voir depuis qu’elle m’a annoncé qu’elle quittait Poudlard et que nous nous reverrions peut être plus. Alors ce que j’ai fait, je me suis levé tôt ce matin. Tout le monde dormait encore à Serdaigle. J’ai prit une douche rapide, je me suis habillé chaudement et je suis descendu dans le Hall d’Entrée. Si elle devait partir aujourd’hui, elle serait obligée de passer par là. Je l’ai attendu toute la matinée, assis sur les marches du grand escalier et, un peu avant midi, je l’ai vu descendre avec tous ses bagages. Un homme d’une grande stature et, rien qu’à l’allure et à l’accent, probablement d’origine hongroise, l’attendait. Quand elle m’a vu, elle m’a tout de suite dit qu’elle devait partir et que rien de ce que je dirais ne pourrait la retenir. Il fallait tout de même que je lui dise quelque chose. Je lui fis poser ses bagages, que le Hongrois visiblement énervé par mon interruption prit et emmena en direction du parc, et je lui ai pris les mains tout en l’emmenant un peu à l’écart. Là, je lui ai dis :
Spoiler:
 
Spoiler:
 
Puis je lui ai lâché les mains, j’ai bloqué sa tête pour l’embrasser sans qu’elle se défile, une dernière fois, et j’ai couru dans les escaliers, sans me retourner. Comme si ma course me permettrait de l’oublier. Comme si j’arriverai à courir plus vite que son souvenir, plus vite que le remord qui me mangeait déjà de l’intérieur de n’avoir pas su la garder auprès de moi, plus vite que la colère qui me consumait et aurait voulu sortir dans un cri. Gauche, droite, et un escalier puis un autre. Je courrais. Sans direction précise, sans même y réfléchir. Puis je m’arrêtais d’un seul coup. J’étais en haut d’une des tours de Poudlard. Je voyais, à la porte du parc, la silhouette massive du hongrois accompagnant celle plus frêle de Jessica et le cri que j’avais renfermé en moi sortit de lui-même tandis que je m’écroulais à les genoux, les mains sur les pierres humides du sol. Des larmes… Puis la fatigue. Je m’écroule sur les dalles de pierre puis plus rien.

Je me suis réveillé, ce soir, dans mon lit. En ouvrant les yeux, j’ai vu Leroy qui me jetait un dernier coup d’œil avant de sortir du dortoir. Je suis sûr qu’il a attendu auprès de moi toute l’après-midi de voir si j’allais bien. Je suis sûr que c’est lui qui m’a déshabillé et couché dans mon lit.
Plus jamais. Plus jamais je ne veux tomber amoureux. J’en fais le serment.


Ceci aussi représente une partie importante de la vie de Licinius, d’où une nouvelle traduction.[/spoiler]
Puis je lui ai lâché les mains, j’ai bloqué sa tête pour l’embrasser sans qu’elle se défile, une dernière fois, et j’ai couru dans les escaliers, sans me retourner. Comme si ma course me permettrait de l’oublier. Comme si j’arriverai à courir plus vite que son souvenir, plus vite que le remord qui me mangeait déjà de l’intérieur de n’avoir pas su la garder auprès de moi, plus vite que la colère qui me consumait et aurait voulu sortir dans un cri. Gauche, droite, et un escalier puis un autre. Je courrais. Sans direction précise, sans même y réfléchir. Puis je m’arrêtais d’un seul coup. J’étais en haut d’une des tours de Poudlard. Je voyais, à la porte du parc, la silhouette massive du hongrois accompagnant celle plus frêle de Jessica et le cri que j’avais renfermé en moi sortit de lui-même tandis que je m’écroulais à les genoux, les mains sur les pierres humides du sol. Des larmes… Puis la fatigue. Je m’écroule sur les dalles de pierre puis plus rien.

Je me suis réveillé, ce soir, dans mon lit. En ouvrant les yeux, j’ai vu Leroy qui me jetait un dernier coup d’œil avant de sortir du dortoir. Je suis sûr qu’il a attendu auprès de moi toute l’après-midi de voir si j’allais bien. Je suis sûr que c’est lui qui m’a déshabillé et couché dans mon lit.
Plus jamais. Plus jamais je ne veux tomber amoureux. J’en fais le serment.



Cher journal
15 février 2009


Aujourd’hui, je me réveille. Leroy a raison, ça fait trop longtemps que je me laisse aller. Mon père n’aurait pas voulu que j’abandonne tout ce que j’ai durement gagné, et ce n’est pas parce que j’ai été trahi par Jessica que je dois laisser tout tomber.
Je suis resté trop longtemps absent de la scène. Mes notes ont chutées, je suis loin d’être à jour dans les révisions pour les BUSE, je n’ai pas participé à un seul entraînement depuis 3 mois si bien que le directeur de Serdaigle a été obligé de nommer un Capitaine adjoint pour me remplacer,… Aujourd’hui, je sors du trou et je reprends ma vie en main.
Spoiler:
 

A partir de demain, tout ça va changer. Je vais rattraper mon retard dans mes cours, quitte à faire comme Jamal et passer le plus clair de mon temps à la bibliothèque. Je vais suivre les entraînements de Quidditch. Je ne vais peut être pas revenir du jour au lendemain et virer Joachim de son poste de Capitaine Adjoint alors je vais le laisser diriger l’équipe mais je reprends mon poste de Gardien. Et surtout, il faut que je trouve un cadeau pour Leroy. Il est resté tout le temps auprès de moi, surtout quand j’étais au plus mal. Je chercherai ça.
Je sens que ça va aller beaucoup mieux à partir de maintenant.



Cher journal.
21 Février 2009


C’est fou. J’ai l’impression que toute l’énergie que j’ai accumulé sans la dépenser pendant les mois qui ont précédés s’est mise en réserve et je pète la forme. Rien ne m’arrête. J’ai presque rattrapé l’intégralité de mon retard dans mes fiches de révision pour les BUSE. J’ai été voir les professeurs à la fin des cours pour leur présenter mes excuses pour mon attitude en classe et ils ont été dans l’ensemble assez compréhensifs, étant déjà informés du décès de mon père. D’ailleurs, je garde maintenant toujours une photo de lui sur moi. Quand je la regarde, ça me donne la force et la volonté de tout faire pour arriver à mon but.

Aujourd’hui, j’ai participé au premier entraînement depuis mon retour et aucun Souafle n’a franchi mes buts. J’étais plus rapide et agile que jamais. Jamal est même venu me voir à la fin pour me dire de faire tout de même attention car se mettre la tête en bas, juste tenu au balai par des jambes repliées afin de rattraper un souafle est un risque peut être un peu trop important pour un simple entraînement. Je ne m’étais même pas rendu compte que cette acrobatie pouvait comporter des risques. J’ai l’impression que depuis une semaine, rien ne peut m’arriver. Je souris en toute circonstance. La preuve, même la pluie a cessé de tomber. Y’a qu’une chose qui me gâche un peu la journée, c’est de voir Jamal et Jennifer constamment collés l’un à l’autre, riant, chuchotant, s’embrassant… Beurk… Quelle perte de temps. J’en ai d’ailleurs parlé à Leroy.
Spoiler:
 
Mais Leroy m’a dit que ça n’allait pas si bien que ça entre Jamal et Jennifer. Que pendant que j’étais "absent" ils ont eu une violente dispute parce que Jennifer reprochait à Jamal de ne jamais être là pour elle. Qu’il passait son temps entre les cours, les heures à la bibliothèque pour ses révisions ou ses devoirs et les entraînements de Quidditch et qu’il n’avait plus de temps pour elle. Et que c’était pour cela qu’il était au petit soin avec elle en ce moment. Mais Leroy pariait sa chemise que leur couple ne survivrait pas. Il disait ça sur le ton de la plaisanterie (et heureusement que ni Jamal ni Jennifer n’entendait ce que nous disions) mais le pensait réellement. C’est à ce moment-là que je me suis tourné vers lui et lui ai fait remarquer qu’il ne s’était toujours pas trouvé de copine. Il a sourit et a plus ou moins bien détourné la conversation. C’est peut être ça le cadeau que je vais lui faire. Je vais essayer de lui trouver quelqu’un.
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MessageSujet: Re: Licinius Macrine   Mar 7 Avr 2009 - 10:04


Cher journal
7 mars 2009


Aujourd’hui, c’était pas mon anniversaire… c’était mieux.
Ce matin, nous nous sommes levés avec le soleil. Leroy, Jamal et moi sommes descendus dans la Salle Commune et avons attendu le reste de l’équipe. Je leur avais donné rendez-vous à 7H30 car, même si je ne suis plus officiellement celui qui les chapote, ça ne m’empêche pas de vouloir galvaniser mes troupes. Presque tout le monde était à l’heure. Seul Joachim avait 2 minutes de retard. Il est sorti des dortoirs entièrement dépeigné, avec une chemise froissée et son pantalon à la main, qu’il a essayé de mettre son pantalon en descendant les escaliers, ce qui restera la plus belle gamelle de l’année. Mais bon, tout va bien, il nous a déjà habitué à pire.

Nous sommes tous descendus et avons fait une entrée remarquée dans la Grande Salle. La table de Serdaigle nous acclama en nous voyant arriver. Aujourd’hui, c’était le match qui allait nous permettre d’aller en finale. Lors des premiers tours, nous avions gagné 2 matchs et perdu 1. Pour ce second tour, il nous fallait donc ne pas perdre ce math contre Gryffondor si on voulait aller en finale contre Poufsouffle (Poufsouffle qui était un peu moins forte depuis le départ de l’"Autre"). Nous avons pris un petit déj’ le plus équilibré possible, sous l’œil attentif de Joachim qui surveillait ce que nous mangions tout en nous houspillant et en nous bombardant de miettes de toast quand, la bouche pleine, il tentait de nous interdire de prendre quelque chose de trop gras, trop sucré ou trop salé.
Pendant que j’avalai mes toasts beurrés et que Joachim me gavait de jus d’orange, je tentais de lire la Gazette du Sorcier, et notamment un article ridicule sur un ermite sauvage trouvé en Australie et que les autorités sorcières britanniques avaient essayé d’éduquer. Encore une erreur de plus pour le Ministère. Le titre de l’article m’amusait beaucoup ; "Zombi Dupont"
Spoiler:
 
A la fin du petit déjeuner, l’équipe se leva et chacun prit son balai. C’est à ce moment que je me suis aperçu que j’étais le seul à l’avoir laissé dans le dortoir. Même Joachim, dont un bout de chemise dépassait de sa braguette ouverte, avait le sien à la main. Donc quand l’équipe se mit en marche en direction du terrain, j’ai dit à Leroy et à Jamal que je les rejoindrais directement là-bas, juste le temps pour moi de faire un saut à Serdaigle. J’ai couru dans les couloirs le plus vite possible pour ne pas perdre de temps. Arrivé devant la porte de la Salle Commune, le temps que mit le heurtoir en forme d’aigle pour énoncer son énigme me sembla interminable. Après tout, je n’ai pas que ça à faire.
"Plus il y a de Gruyère, plus il y a de trous.
Mais plus il y a de trous, moins il y a de Gruyère. Logique, non ?
Quelle est la morale de ce syllogisme ?" me demanda-t-il.
Quand je pense que les Gryffondors n’ont qu’un mot de passe à donner à leur Grosse Dame. D’un autre côté, on ne va pas non plus demander à un Gryffondor de trop réfléchir.
Je me creusai donc la tête quelques secondes, la réponse me paraissait trop stupide. Mais c’était la seule que j’avais alors je lui ai dit :
"C’est logique. Plus il y a de Gruyère, plus il y a de trous.
Mais plus il y a de trous, moins il y a de Gruyère.
Donc, plus il y a de Gruyère, moins il y a de Gruyère."
- Très bien raisonné. m’a-t-il répondu tandis que la porte pivotait sur elle-même.
J’ai traversé la Salle Commune quasi déserte et prit rapidement mon balai dans sa caisse, sous mon lit.

Une fois dans le parc, j’ai enfourché le balai et, en m’élevant vers le ciel, j’ai foncé en direction du terrain. J’avais encore 45 minutes avant le début du match mais il fallait encore que, comme le reste de l’équipe, je récupère mon uniforme dans les vestiaires et que je me change, sans compter les encouragements d’avant match.
Je suis arrivé dans les vestiaires, tout le monde était déjà habillé. L’équipe formait une masse au centre de la pièce et les joueurs discutaient entre eux. Certains chuchotaient tandis que d’autres me jetaient des coups d’œil rapides, et qu’ils croyaient sûrement discrets, pendant que je m’habillais rapidement. Je finissais d’enfiler ma cape et de boutonner mon gilet quand les filles nous ont rejoint, se fondant dans la masse compacte des autres joueurs de Serdaigle. C’est alors que Leroy est sorti du lot et s’est approché de moi.
"Licinius, on voudrait te dire quelque chose."
J’imaginais déjà qu’il allait me demander de ranger mes affaires et laisser jouer un des remplaçants à ma place car, depuis mon absence, les joueurs n’avaient plus entièrement confiance en moi.
"On sait tous ce qui s’est passé, avec ton père puis avec Jessica, et on comprend qu’il te faille du temps pour accepter tout ça. Mais on voudrait que tu reprennes ton poste de Capitaine, et dès maintenant."
Un sourire d’au moins 30 centimètres est soudain apparu sur mon visage et toute l’équipe s’est mise à sourire avec moi. J’ai essayé de dire quelque chose.
"Mais…"
- Nous avons été voir le directeur de Serdaigle et le Professeur Alhambra et ils nous ont dit que c’était à nous de décider qui nous voulions comme Capitaine. Et on t’a choisi toi.
Des larmes ont inondé mes yeux et j’ai tenté de prendre toute l’équipe dans mes bras.
Ceci a été de courte durée car le match allait commencer et nous sommes donc sorti des vestiaires, tout sourire, et avons marché d’un pas décidé sur le terrain, l’équipe me poussant en tête du cortège, sous les acclamations des supporters de Serdaigle.

Le match s’est passé un peu moins bien que prévu mais l’important c’est que nous avons gagné. Nous nous sommes fait mené presque tout le long du match, malgré une bonne défense, et, heureusement, Evangéline a attrapé le Vif d’or a temps pour nous permettre de gagner.
A la fin, nous nous sommes retrouvé dans les vestiaires et nous nous sommes congratulés comme toute équipe qui n’a pas super bien joué se doit de le faire et avons préparé une petite fête à Serdaigle pour la soirée. Nous allons en finale cette année encore.
Toute l’équipe est sortie des vestiaires, sauf moi, étant donné qu’avec toutes les poignées de mains, les tapes dans le dos et les encouragements que j’avais prodigués et reçus, je n’avais pas eu le temps encore de me changer. Je suis resté seul, assis sur le banc des vestiaires, juste devant le casier qui portait mon nom, et j’ai pris tout mon temps pour retirer mes chaussures et chaussettes, ma cape, mon gilet, ma chemise et mon pantalon avant de les plier tout en profitant de ces précieux instants de calme. C’est à ce moment que Leroy est entré dans les vestiaires. Il s’est assis à côté de moi alors que je me levais pour prendre dans mon casier de quoi me changer. Il m’a félicité et m’a dit à quel point il était heureux que je revienne dans l’équipe en tant que Capitaine. Il était sûr que nous allions gagner la finale à nouveau cette année. J’ai été un peu ému par son ton calme et sincère. Une fois de plus il était à mes côtés. Je me suis assis, mon jeans, ma chemise et ma robe de sorcier sur les genoux, et lui ai dit que j’aimerai faire quelque chose pour lui. Je voulais lui faire un cadeau pour tout ce qu’il avait fait pour moi. Alors pour plaisanter, je lui ai dit que j’allais lui trouver quelqu’un. Il s’est mit à sourire doucement. C’est alors que je lui ai demandé quel était son type, ce qu’il préférait. Il m’a regardé droit dans les yeux et tout à coup, sans que je comprenne ce arrivait, son visage s’est rapproché et ses lèvres se sont posées sur les miennes. Durant quelques secondes, il m’embrassa et je ne fis pas un mouvement. Mon cerveau sembla comme déconnecté, comme sous un sortilège de pétrification. Son visage s’éloigna doucement du mien et c’est étrange comme à ce moment-là des pensées stupides vous passent par la tête. *J’ai bien fait de ne pas prendre d’oignons fris au petit dèj’.* Si ça c’est pas une remarque stupide. J’espère que mon cerveau aura mieux la prochaine fois. Mais une chose est sûre. J’ai lu dans ses yeux que c’était sa première fois. Et il est sorti du vestiaire sans ajouter un mot.

Il m’a bien fallu quelques secondes pour que mon cerveau se reconnecte et que je me décide à enfiler enfin mes vêtements. Mais avant, j’ai tout de même été prendre une douche bien fraîche histoire de me détendre un peu. Il faut dire que cette histoire, étrange, m’avait quelque peu raidi.
Quand je suis retourné à Serdaigle, la fête avait déjà commencé et certains de mes camarades m’amenèrent dans la foule. J’aurai voulu parler à Leroy mais comment engager la conversation, d’autant que lui faisait comme si rien ne s’était passé. Il m’amena même un verre de jus de citrouille avant de lever le sien et de commencer à danser avec Evangéline.
Qu’a-t-il voulu me dire par ce baiser ? S’il est amoureux de moi, je suis dans une belle bouse.
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MessageSujet: Re: Licinius Macrine   Mar 7 Avr 2009 - 10:13



Da Macrine Code
Décryptage de la biographie de Licinius.


Sincèrement, je me suis éclaté à faire vivre ce personnage. Je me souviens quand il est né, l’été 2006. C’était un petit gars timide et qui se voulait brillant et il est au fur et à mesure devenu un élève moyen, sauf dans les quelques matières où il voulait bien travailler, mais un passionné de Quidditch. J’avais postulé pour le poste de Gardien de l’équipe de Serdaigle, que j’ai eu, puis on m’a catapulté Capitaine pour un match à l’issu duquel on m’a demandé d’entrer au BDE pour m’occuper du Quidditch avec ma chère consoeur (la place que cet arrogant mais non moins génial Pr. Alhambra occupe aujourd’hui).
C’est maintenant que je n’ai plus internet disponible directement chez moi que je me rends compte à quel point DP me manque. Poussé par ma vieille collègue, que je nommerai Mamie pour garder son anonymat, je prépare mon retour. Pour cela, j’ai entièrement réécris la biographie de mon cher Licinius, en reprenant l’histoire de sa bio originelle (remasterisée) et en y ajoutant ce qui lui était arrivé du temps de mon existence DPienne.
Je sais que cette bio est très longue. C’est pourquoi j’y ai inséré régulièrement des clins d’œil, pour ne pas qu’elle soit morne. C’est clin d’œil sont expliqué plus bas. Et pour simplifier la lecture, j’ai aussi mis, avant chaque nouvelle page du journal de Licinius, une phrase réumant l’idée principale de la page. Ainsi, vous pouvez ne lire que ce qui vous intéresse sans pour autant perdre le fil de l’histoire.

J’adore la musique, et tout type de musiques. Et ça faisait longtemps que je voulais insérer des chansons dans mes biographies. C’est aujourd’hui chose faîte. Et encore, je me suis auto-limité car la playlist originelle était bien plus longue que celle que j’ai effectivement utilisée en fin de compte. Mais c’était une chose obligatoire car sinon la biographie de Licinius aurait fait une dizaine de pages de plus. Dans mes choix de musique, je voulais qu’on retrouve un peu de tout. Néanmoins, il fallait aussi que ça colle avec l’histoire et que les chansons soient plus ou moins compréhensibles. Ainsi, certains styles de musique ont été volontairement évincés (ex : rap, electro,…). Mais je voulais aussi que les musiques reflètent un peu l’esprit de mon personnage. C’est pourquoi j’ai pris des musiques parfois ridicules, parfois très sérieuses, des anciennes, des nouvelles,… Tout le monde y trouvera son bonheur.
Mais après tout, ce n’est pas un mal d’avoir limité la playlist, ça vous a permis d’échapper à des musiques comme Sternenhimmel, Ich bin wie du, et d’autres chansons rétro ou psychédéliques allemandes, ou encore Strange Desease, les BBbrunes et d’autres musiques plus ridicules les unes que les autres. Mais j’ai également fait le tri dans les textes à poster. Vous avez donc échappé à la lettre où Licinius explique que Jessica est For me, For me, For me, Formidable ou bien encore les récits de guerre de papy macrine In the Navy with a beautiful Yellow Submarine.

Vous avez sûrement vu que la bio est parsemée de mots écrits en bleu. Il s’agit en fait de clins d’œil. En effet, comme je l’ai dit, je me suis amusé, durant les longues soirées d’hiver, à réécrire entièrement la bio de mon personnage (en abusant un peu sur la longueur). Et dans cette folie, j’y ai inséré des clins d’œil à la vie passée de Licinius, aux autres personnages que j’ai joué sur d’autres forums, voire à ma vraie vie. Je m’en vais maintenant vous les décrypter.

Le Grand Livre des Macrine
Emrys, Charis et Avallach : Ces noms ne sont pas purement sortis de mon imagination. Je les ai emprunté à un auteur dont j’ai adoré le roman ; Stephen Lawhead, qui a écrit, entre autre, Taliesin, Le cycle de Pendragon.

Lettre IV
Mina Vablatsky : Dans les oeuvres de J.K.Rowling, le Pr. Sybille Trelawney a demandé aux élèves de troisième année d’acheter l’ouvrage Lever le voile de l’avenir de Cassandra Vablatsky. C’est un clin d’œil direct au tout premier personnage que j’ai interprété quand j’ai commencé à écrire sur les forums RPG, en 2005 sur un forum aujourd’hui disparu, et j’avais le rôle de la plus loufoque mais à mon avis la plus marrante dans profs de Poudlard ; Sybille Trelawney. "Mamie", qui jouait un autre rôle sur ce même forum, m’assure encore aujourd’hui que mon interprétation était à mourir de rire et méritait un César.
Léna Magistella : Ce clin d’oeil en est un double. Premièrement, Léna est le nom que j’aimerai donné un jour à l’un de mes enfants si j’ai une fille. Deuxièmement, Magistella est le nom de jeune fille que j’avais donné à la mère d’un autre des personnages que je jouais sur le forum disparu
Flora Tosca : Là, c’est un peu plus culturel. Flora Tosca est l’héroïne d’un opéra ; Tosca, qui est le premier opéra que j’ai vu.

Lettre VII
César Macrine : Le prénom choisi pour l’arrière-grand-père de Licinius ne l’a pas été au hasard. Il s’avère que mon arrière-grand-père portait le prénom de César. En plus de rendre hommage à mon aïeul, cela rentrait parfaitement dans la logique de l’histoire familiale de Licinius puisque dans la famille Macrine, depuis la chute du Clan, il est de tradition que les hommes portent dans prénoms d’origine romaine.
J’ai poussé le vice plus loin encore car la photo insérée à la bannière au-dessus de la lettre VII n’est autre qu’une photo de mon grand-père, le fils de César.

Lettre IX
Mme Din Aldor, la médicomage : Plus haut, je vous ai parlé de la mère d’un des personnages que j’ai joué dont le nom de jeune fille était Magistella. Ce personnage s’appelé Twen Eldar Din Aldor et était élève à Poufsouffle. Plus tard, quand je me suis bien intégré dans le forum (aujourd’hui disparu), j’ai fait parti des Admin et on a remanié le forum pour l’ouvrir sur le monde magique et non plus seulement sur Poudlard. C’est là qu’a prit vie la mère de mon jeune personnage. Ce nouveau perso, je l’ai prénommé Fiorella Din Aldor. Elle était Médicomage à Ste Mangouste, spécialisée dans les empoisonnements par plantes et potions. Quand il m’a fallu trouver un médicomage pour la bio de Licinius, c’est tout naturellement que j’ai ressorti du placard Mme Din Aldor, même si le prénom de Fiorella avait été utilisé avant pour la cousine de Licinius. D’ailleurs, si la cousine de mon personnage se nomme ainsi, ce n’est pas par clin d’œil à Mme Din Aldor mais tout simplement parce que Flora Tosca, la mère de Fiorella, porte un nom un peu fleuri. Je voulais également donné un nom fleuri à sa fille, comme un sorte de tradition familiale (à l’instar des prénoms romains des Macrine) et ne trouvant pas de trucs qui me plaisent, je me suis rabattu sur Fiorella.

Lettre X
Jamal : Jamal est le prénom du héros du film A la rencontre de Forrester, avec Sean Connery. Il faut savoir qu’en plus d’être un vrai cinéphile, je suis un fan incontesté de Sean Connery. Les références à l’acteur sont d’ailleurs nombreuses. C’est notamment lui qui joue le rôle de papy Macrine comme l’indique l’arbre généalogique de la famille. Il faut ajouter également que Sean Connery était l’avatar d’Alexander Cunningham, un des personnages que je jouais sur un forum que Mamie et moi avions créé. Comme ce personnage était vieux, ma co-créatrice l’avait surnommé Papy, d’où le surnom, par la suite, pour ma co-créatrice, de Mamie. Il n’est alors pas étonnant que l’un des seconds prénoms de Licinius est Alexander.

Lettre XI
Magicyan : Ceci est un clin d’œil à une fille avec qui j’ai été au lycée ; Hélène Bréda, et qui est l’auteur du livre La Prophétie des Magicyans. Si vous aimez la littérature fantastique, ou si tout simplement vous avez aimé Harry Potter, je vous conseille de le lire. Alors d’accord, il a été publié dans une collection jeunesse mais je dois vous dire que j’ai dépassé l’âge de la jeunesse depuis quelques années et que quand je n’ai rien d’autre à lire, ça me plait de me replonger dans le livre-là. Je vous le conseille vivement. Quoi que si vous avez du mal à le trouver, je comprendrais car il avait été édité à l’origine à un faible nombre.
Pom-pom Macrine : C’est probablement l’un des plus grands souvenirs de mon aventure sur DP. En effet, ceci est le résultat d’une remarque faite un jour à notre chère et estimée Juge Lara Impartiale (fayot). Je lui avais envoyé un MP (je n’étais pas très ancien sur le forum à l’époque) où je lui demandais d’être un peu plus gentille et moins tyrannique, en lui rappelant qu’elle était la Juge Lara Impartial et non le Juge Lara Impériale. J’ai eu la surprise, le lendemain lors de ma connexion, de voir, en entête du forum, la photo, que j’ai jointe à la lettre, de Licinius en costume de Pom-pom Girl. Elle s’en était également donnée à cœur joie sur la fiche de mon personnage, fiche que j’ai conservé. Une fois la honte passée et mes fous rires apaisés, j’ai joué le jeu et j’ai ouvert le Club des pom-pom Girls et Cheerleaders de Poudlard, ce qui a poussé la Juge a m’offrir l’affiche de mon équipe de Pom-pom Girl, elle aussi jointe à la lettre.

Lettre XVI
Phaneuf : Phaneuf était le nom d’un membre d’un des forums dont j’ai été Admin. Ce gars était une catastrophe. Ces posts comportaient 3 fautes par lignes, son français était exécrable, il était arrogant (et pas que dans le rôle de son personnage) et se permettait néanmoins de faire la morale aux autres membres comme s’il était un Admin (ce qu’il espérait devenir je pense). Ce nom est devenu un mot que Mamie et moi utilisions souvent pour qualifier les boulets. Je ne veux pas dire par là que Jérôme Phaneuf, Capitane de l’équipe de Serdaigle, est un boulet mais ça me faisait rire de reprendre ce nom.

Lettre XVIII
C’est pas une question style soupe. Le cœur d’une femme est un cadeau qu’elle n’attend pas, à un moment où elle ne l’attend pas : Ces deux phrases sont tirées d’un film que j’aime beaucoup, et dont j’ai déjà parlé ; A la Rencontre de Forrester, phrases prononcées, je vous le donne émile, … par Sean Connery (à Jamal Wallas dans le film).

Lettre XIX
Philinte D’Armagnac : C’est le nom du rôle de journaliste que tenait un collègue dans le forum que Mamie et moi avions créé.

Lettre XXII
Tout a commencé ce soir de juin, on donnait une fête dans ce château. Dans le Château de Laze, le plus grand bal de Londres, Lord et Lady De Laze recevait le grand monde. Diamants, rubis, topazes, les blanches robes longues,… : Ces quelques phrases sont extraites de la chanson Le bal de Laze.
Le Ministre des Sports et Jeux Magiques et Ollivander : Encore deux rôles que j’ai joué dans ma longue vie sur les forums RPG.

Lettre XXVIII
Juste quelques mots… La phrase de la bannière de cette page du journal de Licinius est issue d’une très belle chanson que je conseille à tous ceux qui viennent de subir une rupture et souhaite se mettre dans l’ambiance avant de sauter par la fenêtre.
Dans cette lettre, il y a la chanson "Wild World", de Cat Stevens. A l'origine, dans la playlist que j'avais créé pour la bio de Licinius, cette chanson n'y figurait pas. D'ailleurs la lettre XXVIII n'aurait pas dût voir le jour. Mais il faut savoir que je suis quelqu'un qui ne suis jamais triste, ni en colère d'ailleurs. Du coup, il m'a été très difficile d'écrire les passage triste de la vie de Licinius en tentant d'y mettre un peu de vraissemblance dans le ton. Pour celà, j'ai cherché la chanson la plus déprimante que j'avais chez moi. Il s'avère que Wild World, surtout quand on la traduit, est une des plus belles et déprimantes chansons que j'ai chez moi. Je l'ai donc écouté en boucle pendant 3 heures pour boucler entièrement le passage triste de la vie de Licinius. Au bout des 3 heures, je me suis attaché à cette chanson et j'ai décidé de créer une lettre (la lettre XVIII) rien que pour elle. Donc cette lettre, qui est en fin de compte une des plus belle (parmi d'autres et à mes yeux) de toute la bio, est en fait une lettre hommage et n'aurait jamais dût voir le jour.
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Licinius Macrine
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