Jeu de rôle basé sur les règles inventées par J.K. Rowling dans l'univers de Harry Potter.
 
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 Consumées

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Victoria Swan
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MessageSujet: Consumées   Lun 30 Juin 2008 - 0:28



Il fait beau et ça sent les vacances. Mais elles ne sont pas encore arrivées. Encore un peu de patience. Un peu beaucoup de patience. Dans moins d'une semaine, je passerai mes BUSES. Et vous savez quoi ? J'en ai rien à taper.

J'ai pas de bouquin dans les mains, pas de pense-bête dans les poches, pas de petites fiches étalées sur le lit de mon dortoir. Et j'ai pas non plus l'humeur exécrable qui va avec les dernières révisions.

Mon humeur ? Je dirai mitigée. D'un côté, il y a le soleil qui brille et j'en profite un peu. J'aime bien passer du temps à ne rien faire au soleil. Pas à cramer, je ne suis pas un bout de viande que l'on cuit. Mais juste sentir les rayons du soleil me chatouiller la peau et la réchauffer un peu. Pas trop longtemps. Je n'aime pas être exposée trop longtemps.
De l'autre côté, il y a quelque chose qui me tracasse. Je ne sais pas ce que c'est et c'est pour ça que ça m'agace. Je n'aime pas ne pas savoir. Encore moins des choses de ce genre....

Je ne porte pas l'uniforme de l'école aujourd'hui. Ce matin, quand je me suis levée, j'avais pas envie de le mettre. Alors, pour pas avoir de réflexions des profs, j'ai décidé de pas aller en cours. Ça arrange tout le monde, et surtout moi.
Je suis retournée me coucher. J'avais envie de rien faire à part dormir. Comme j'avais décrété que j'irai pas en cours, j'en ai profité pour rejoindre mon lit qui m'appelait à grands cris.

J'ai émergé vers midi, quand les filles sont revenues poser leurs sacs pour aller manger. Là, je me suis dit qu'il fallait quand même que je me lève. J'ai enfilé un T-shirt noir sans manches tout simple, une jupe noire, une ceinture en cuir et de grosses bottines qui m'arrivent au-dessus du genou. A vrai dire, ce sont les premiers fringues qui me sont tombés sous la main.
Rapide passage devant le miroir. J'étais encore blonde platine et les cheveux aux épaules. Aujourd'hui, j'ai envie de pas me faire remarquer, d'être tranquille. Je pointe ma baguette sur ma tête et quinze minutes plus tard, j'ai les cheveux super courts et châtain foncé.

Pas plus de trente minutes après être sortie du lit, je suis prête. Je sors de la salle commune et remonte vers la Grande Salle. Elle est blindée d'élèves affamés par quatre heures de cours.
Moi j'ai pas très faim, je me lève. Je vais m'asseoir à ma table et j'ai un ou deux potes qui me secouent en se marrant parce que je me suis pas levée.
Je leur dis que si, mais que j'avais pas envie d'aller en cours. Je donne un coup de coude dans les côtes d'un autre pote et ils rigolent tous en reprenant leurs conversations. J'écoute que d'une oreille, ça parle des exams de fin d'année.
Rien à faire.

Après une vingtaine de minutes, je leur souhaite une ennuyeuse après-midi le cul sur une chaise.
Ce que moi j'ai fait ? Aucune idée. Je suis sortie de la Grande Salle et.... Et c'est ça qui me tracasse.

Je ne me souviens plus.
Il est seize heures et j'ai un trou de mémoire de presque quatre heures. Tout ce que je sais, c'est que j'ai repris mes esprits, si on peut dire ça comme ça, ici et il y a quelques minutes. Je suis assise sur le dossier d'un banc en face du lac, les pieds posés sur la partie où on s'assoit normalement. Je lève la tête. Je suis à l'ombre d'un arbre. C'est bien.

Mon casque n'est pas sur mes oreilles, il est accroché autour de mon cou mais j'entends quand même la musique tellement elle va fort. J'écoute et je réfléchis. J'aime pas ces pertes de mémoires. Ça m'est déjà arrivé une ou deux fois, y a plus de deux mois. Mais je ne me souvenais plus de ce que j'avais fait pendant une heure. Là, c'est presque quatre heures complètes qu'il me manque.
J'en ai parlé à personne encore. Ça doit pas être bien grave. Je vais pas inquiéter ma famille pour si peu. C'est quoi quatre heures dans une vie ? C'est rien. Alors je laisse courir.

Je préfère passer à autre chose.
Je sors de mon sac posé sur le banc quatre feuilles de parchemins. Mes dernières notes de cours. Sur la première, il y a une dizaine de lignes. Cours de sorts. La deuxième, il n'y a que le titre du cours : Potions. Sur la troisième se trouvent principalement des dessins. Ça, c'était le cours de métamorphose. Et la dernière est totalement blanche, cours d'histoire de la magie.
Je chiffonne les quatre parchemins et je les fais voler avec ma baguette. Ils font un rond dans les airs, en face de moi. Et puis les parchemins prennent feu et moi je souris. Je regarde les quatre boules de feu sans rien dire. J'aime le feu. C'est dangereux, ça fait peur... Tout pour me plaire.
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Tuppence Beresford
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MessageSujet: Re: Consumées   Lun 30 Juin 2008 - 9:09

Bosser? C'est quoi se verbe?

Les BUSES approchent? Grand bien leur fasse! Je les attends... manière de parler. Je m'en fous un peu. Je ferai ce qu'il faut pour les avoir mais sans plus. Maman s'en fout des examens sorciers, mais papa non. Il dit qu'au bureau, ce serait tâche que la fille d'un auror n'ait pas ses foutus exams donc, il m'a fait une scène par beuglante interposée pour que je me magne le chaudron. Pour ça, je compte sur la Défense Contre les Forces du Mal et les sorts et enchantements, le reste, ce sera en grande partie de l'impro dûe au souvenir des cours si les profs m'ont marqué.

Je déteste rester sans rien faire. Je déteste être assise derrière un bureau à lire des pages de parchemin sans intérêt pour l'avenir mais qu'on veut quand même me faire ingurgiter pour faire bien.

En fait, il me tarde cet été.

Je vais bosser, là oui, pour me faire des sous. De l'argent moldu grâce à mes talents de dessinatrice. C'est génial! Un collègue de ma mère lui a dit qu'un auteur de livres pour enfants cherchait un illustrateur pour son prochain livre. C'est encore une de ces fadaises avec des fées, des lutins, des magiciens, un petit peuple... bref. Ma mère lui a dit que sa fille passait son temps libre à dessiner ce genre de "choses sorcières" et qu'il devrait jeter un coup d'oeil à ma production... Sacrée maman. L'univers sorciers, elle n'en connaît rien et ne veut surtout pas le connaître! En fait, mes dessins ne relèvent que de l'imaginaire fantastique moldu par rapport à un monde magique qu'ils ignorent mais qu'ils fantasment allègrement.

Conclusion, il veut des esquisses. Je vais les envoyer à 'Man par hibou. J'ai mon carton à dessin sous le bras et je vais aller à la volière.



Mais il me faut un dessin de plus. Trois planches, ce n'est pas assez. Si je suis prise, je gagnerai dequoi refaire ma garde-robe sorcière en entier... Puis de quoi aller an boîte, puis... de quoi faire la fête avec mes potes.

- Musica personae espero...


Découvrez Deep Purple!


J'aime ce sort. De ma baguette deux filamments dorés lumineux sortent et viennent se relier à mes oreilles pour les emplir d'une de mes chansons préférées. J'aime bien ce sort car la musique qui sort dépend de l'humeur du sorcier qui l'invoque.



Je descends dans le parc. Au bord du Lac se repose une fille comme moi. Une Serpentard. Elle est posée sur un banc, sur son dossier exactement, le regard perdu dans le vague. J'aime cette image, il me faut la croquer.

Je m'assois dans l'herbe et commence à tracer l'esquisse. La courbe de l'arbre, son dos rond, sa tête.... Mais avant que je ne puisse entrer dans les détails, elle bougea jusqu'à mettre en feu des parchemins en souriant.

Ses traits sont plutôt gracieux, ses cheveux très courts. Elle ferait une belle fée sur mes feuilles. Je décide de m'approcher d'elle. Je veux le lui demander. Après tout, qui ne tente rien n'a rien. Elle, c'est Victoria Swan. Nous avons le même âge, nous sommes dans la même classe, mais pas dans la même maison, surtout pas.

- Salut. Désolée de te déranger. Je voudrais te demander si ça ne te dérangerait pas que je te croque.
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Victoria Swan
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MessageSujet: Re: Consumées   Mer 16 Juil 2008 - 20:29

Pas moyen d'avoir la paix dans ce foutu château. Même faire brûler ses cours tranquillement, on peut pas. Je tourne pas la tête tout de suite et je laisse me yeux se perdre encore un peu dans les flammes qui s'élèvent des parchemins, tournant lentement devant moi dans les airs.

C'est cool le feu. Ça brûle. Ça fait peur et ça éloigne les gens.
Tiens, pour la faire flipper un peu, je pourrais envoyer une de mes boules de feu sur l'autre-là. Ça serait drôle, vous trouvez pas ?
La voir courir dans le parc avec les mains aux fesses parce que ça lui chauffe. Comme dans les dessins animés, je vois bien la scène. Je me marre à l'avance.

Mais je le fais pas.

Parce qu'elle a dit des mots qui m'accrochent. Elle a échappé de peu à une boulette de parchemin au feu dans les fesses.
Au lieu de ça, je tourne la tête vers elle en la regardant de haut en bas, genre "qu'est-ce qu'elle me veut elle?". Elle est de mon année en plus. Elle devrait le savoir que ça m'énerve quand les filles viennent m'enquiquiner. J'aime toujours pas les filles et leurs manières, et ça risque pas de changer. Elle, elle a de la chance, elle glousse pas et elle est pas super féminine. Une sorte de garçon manqué. Ça aussi, ça a sauvé ses fesses du feu. Elle est à Gryffondor et elle a un nom à coucher dehors. Tuppence. J'aurai fait un procès à mes parents pour m'avoir appelé comme ça si j'étais elle. C'est inhumain, ça devrait pas exister.

Mon casque pendouille toujours fièrement autour de mon cou en crachant la musique, et je la baisserai certainement pas pour faire poli parce qu'une personne vient de me causer. Même pas en rêve je fais passer ma musique après un inconnu. Une pour le coup.

Elle veut me croquer. Mes yeux se posent sur sa pochette à dessin. Je comprends qu'elle veut me dessiner. Mais le mot qu'elle a employé, "croquer", me fait sourire. Je sais pas si elle l'a fait exprès ou pas mais ça m'amuse.


- J'espère pour toi que tu parles de dessin et pas de morsure, sinon je fais cramer tes feuilles et je te les fais bouffer.

Comme d'hab, je provoque. Si la personne en face de moi (le mec la plupart du temps, les filles en sont presque venues au point de plus m'approcher) détale en courant après une de mes phrases menaçantes-mais-je-blague, c'est qu'il (ou elle) en vaut même pas la peine.
Evidemment, si je blague pas, là ouais, il (ou elle) fait bien de se tailler les jambes à son cou. J'ai pour habitude de dire ce que je pense, et de faire ce que je dis. Là si je blaguais pas et que j'étais d'humeur massacrante, pour vrai je lui aurais fait gober ses dessins.

Mais pas là.
Je tends la main avec un petit sourire au coin des lèvres.


- Fais voir un peu.

Pas de "s'il te plaît", de phrase pompeuse ou de tournure ennuyeusement polie. Pas besoin de ça. Ça me soûle. J'aime pas la politesse et elle m'aime pas non plus. Ça nous va très bien comme ça.
Même si j'ajoute pas le mot magique, ma voix a rien d'un ordre. C'est une demande presque courtoise. Et il vaut mieux que ça lui suffise, à Tup', parce qu'elle aura pas plus.

Ce que je vais en faire ? Non, je vais pas le cramer. Je vais regarder. Si je dois me faire dessiner par quelqu'un, je préfère qu'il fasse pas les têtes comme des souaffles et le corps avec des baguettes magiques.
Si vous voyez ce que je veux dire.
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Tuppence Beresford
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MessageSujet: Re: Consumées   Jeu 17 Juil 2008 - 13:32

- Carrément ouais. Je vois pas de quoi d'autre je pourrais bien parler!

Ses paroles n'ont rien de sauvage, de méchant ou autre. A moi d'en profiter pour essayer de la voir accepter ma proposition. Le dessin c'est ma passion, comme la musique. J'aime tout ce qui s'y rapporte. Le reste est secondaire. Le dessin marque un instant que la musique accompagne, décrit, ou exalte.

'pa dit que je ressemble à grand-père, que c'était un poète à sa manière. Dans sa bouche, c'est un compliment mais aussi une déception. Il comprend et il aime l'art, mais il n'aime pas l'idée que sa fille puisse se lancer là-dedans. Ca me peine qu'il puisse penser ça.

J'aimerais que maman puisse m'en dire autant sur son père, mais c'est pas gagné. Je ne sais pas si ses parents sont en vie en fait. Elle n'en parle jamais sinon en mal. De son côté, il y a un vide. Faudrait qu'elle se trouve un mec sinon elle va vite péter un cable. Je fais bien de mon mieux pour l'aider mais bon...

- Vas-y.

Je m'assois sur le banc, normalement. De mon carton je sors les trois fameuses planches, assez communes et surtout bien représentatives de mon style. L'ensemble est exécuté au fusain ou à la mine à plomb. Pas de couleur ou le moins possible.
Je lui tends le tout et attends sagement son jugement en gardant ma baguette en mode musique.

- Si tu es d'accord pour que je te dessine, je dois aller chercher un peu plus de matériel. Je n'aime pas trop dessiner au crayon. J'en profiterai pour descendre Django. Il pourra se faire les griffes sur les tronc, au moins, il s'attaquera pas à mon pieu c'te fois.

En attendant son jugement, j'enlève macasquette et ébouriffe mes cheveux du mieux possible. Il fait trop chaud pour porter la casquette aujourd'hui, je transpire et ça me colle les cheveux ce que je déteste.
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Victoria Swan
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MessageSujet: Re: Consumées   Mar 5 Aoû 2008 - 18:08

Elle voyait pas de quoi d'autres elle aurait pu parler ? Soit cette fille est super innocente et n'a que des connaissances politiquement correctes, soit elle est super naïve et je vais pouvoir m'amuser à lui faire gober ce que je veux.

Esprit mal placé. Ouais, je l'ai.
En même temps, difficile de faire autrement... Franchement, je traîne presque qu'avec des mecs, et à cet âge-là... Eh ! A cet âge-là, les mecs, ça pense qu'à une chose.
Vas-y que je te matte les premières fesses qui passent, et allez que je te bave sur le premier décolleté qu'ils aperçoivent, sans oublier les commentaires superbement intelligents du genre "Ouah, elle est trop bonne, je lui montrerai bien les vestiaires." ou encore "Quand elle veut je fais ma potion avec elle."... Et encore, ça c'est le plus poli. Triste, mais vrai.
Généralement, à ce genre de choses, je réponds au pote en lui fichant une claque derrière la tête et en me foutant de lui, qu'il peut toujours espérer mais que c'est pas en causant comme ça qu'une fille s'approchera de lui.

Moi, je le sais ce qui plaît aux filles.
J'ai un super bon exemple dans ma famille : Liam.
Il les fait toutes craquer. Sans dec', vous avez jamais vu quand il arrive dans un couloir ? Les trois quart des filles gloussent, rougissent ou se mettent à chuchoter à toute vitesse à l'oreille de leur copine. Bande de cruches.
Un bad boy et elles en sont toutes émoustillées. Elles me débectent.
Pour leur défense, c'est vrai que Liam il est plutôt carrément mignon. Et il sait parler aux filles, en plus. Sans rire, ça joue beaucoup. Le gars, il peut être aussi craquant qu'il veut, s'il cause à une fille comme à un veracrasse...
Mais de toute façon, dans ma famille, les garçons ils sont tous beaux. Seth aussi. Il est plus discret et moins direct que Liam mais ça marche aussi. La preuve, l'autre pimbêche de Sanders en peut plus.
Je l'aime pas elle. Elle m'énerve, c'est viscéral. Et si Seth y était pas autant attaché, ça fait longtemps que je me serais occupée d'elle. Ce qui m'insupporte, c'est qu'elle connaisse le secret de Seth. Moi je dis que ça la concerne pas. Elle est pas de la famille, alors ça la regarde pas. Et j'espère qu'elle croit pas faire partie de notre clan parce qu'elle sort avec mon cousin. Remarque ça m'étonnerait... Vu comment Liam et moi on lui fait sentir notre désaccord...

Enfin bref, je vais m'arrêter là sinon je vais m'énerver. Ce serait dommage que je m'énerve sur Beresford, elle m'a encore rien fait et en plus elle dessine plutôt bien.

J'ai choppé les trois planches qu'elle m'a filé et je regarde en tournant parfois la tête pour mieux observer. Mon préféré ? Le chat. J'aime bien l'expression calme qu'il a, genre c'est normal qu'il ait une fée dans la gueule. Et puis la fée est bien faite aussi. La position qu'elle a, un peu recourbée et les jambes un peu écartées, montre bien sa panique. Je l'imagine bien dire "Bouse ! Minou s'il te plaît me bouffe pas, j'ai rien fait !!". Ouais, trop ça.

Je lance un petit sourire à Tuppence en lui rendant ses dessins. Vous avez vu ça ? Même pas je les ai cramés !


- Ok. J'suis d'accord.
Tu dessines bien et, sauf si t'as pris trop de whisky pur feu ce matin, je devrais ressembler à quelque chose.

Mais, sans rire, si tu te fous de moi en me dessinant, je te jure que je fais tout cramer et que ça atterrit dans ta bouche !


Encore une fois, ma voix est pas menaçante. Je rigole et ça s'entend bien, mais je mens pas. Je l'ai déjà dit, je fais ce que je dis. S'il lui prenait l'envie de me dessiner dans une position compromettante ou avec une expression débile, je lui ferais passer l'envie de recommencer.

Je la regarde sans rien dire l'espace d'un instant. Je sais pas qui est Django mais elle veut aller le chercher. Je me dis que ça doit être son chat, vu qu'elle a parlé de griffes. Et il faut qu'elle aille chercher ses affaires pour dessiner aussi. Ouais, je veux bien croire qu'elle les a pas caché dans son soutif, fine comme elle est. Et sûrement pas dans son carton à dessins non plus.
Mes parchemins de cours se sont consumés. Il n'en reste que des cendres qui gisent sur le sol. Je pointe ma baguette sur elles et je les fais revivre, en quelque sorte. Je m'amuse à les faire s'élever et à les faire tourbillonner.
C'est joli. Là, je reconstitue un parchemin avec les cendres. Là, je fais un chat, dans la même position que sur le dessin de la Gryffy. Je m"amuse encore en lui causant, hochant doucement ma tête au rythme de ma zik.


- Tu peux pas tout ramener avec un Accio ? Remarque, ton Django aimera peut-être pas.
Ok vas-y si tu veux, je t'attends ici. Sauf si des super nuages venaient couvrir ce super soleil pour faire tomber une super averse, je devrais pas bouger de mon banc...
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Tuppence Beresford
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MessageSujet: Re: Consumées   Dim 31 Aoû 2008 - 17:58

- Hey relax. J'ai pas envie de plonger dans le Lac Noir pour éteindre le feu que t'auras mis dans la gorge. C'est bon. Et de toute façon j'ai jamais pris de cuite alors, tu risques rien pour la boisson. finis-je dans un clin d'oeil.

Prendre une cuite avec un père auror c'est pas envisageable. Il l'apprendrait avant que je n'aie plus mal au crâne... Le Nanda Je crois que c'est pire que s'il était prof dans l'école. Il sait toujours tout sur tout. Même mes demi-frères ont plus la paix que moi. C'est pas juste ça: ils font deux fois plus de trolleries que moi!

Je lui laisse mes feuilles et mon carton. Pas besoin.

- Non il déteste ça. Je l'ai fait une fois à la maison et je l'ai assommé sur une chaise... No comment. Je reviens.

Le parc fut vite englouti, les escaliers nettement moins conciliants. Il m'a fallu un quart d'heure pour atteindre la Tour de Gryffondor. n arrivant dans mon dortoir, j'aperçus avec effroi que Django avait éventré mon oreiller et avait fait voler les plumes partout. Too bad. Je décidai de ranger plus tard et comme il fait. Le chat sur l'épaule, mine à plomb et fusains, canif, ok. Parés pour la descente.
Finalement, 25 minutes plus tard je me retrouvais devant mon modèle complètement essouflée.

- Voilà, j'ai tout ce qu'il faut.

Je me laissai tomber en tailleur sur la pelouse et laissai Django s'approcher de la demoiselle. Il n'était pas mécontent de revenir sur la terre ferme. Django a 6 mois. C'est un châton intrépide qui n'agit que selon son bon plaisir, et le plus souvent, pour me faire enguirlander. Il est gris tigré et prend tout le monde de haut avec ses jolis yeux bleus et son caractère doré.

- Tu as une préférence pour la pose ou pas?

Dans mon esprit, je commençai à imaginer. Je voulai qu'elle soit la plus naturelle possible, de façon à ce que ce soit son caractère qui ressorte avant tout trait physique caractéristique.
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MessageSujet: Re: Consumées   Mer 3 Sep 2008 - 0:17

- Nan. C'est toi l'artiste.

Je hausse les épaules en fixant son petit chat gris qui s'avance vers moi. En voilà un téméraire qui n'a pas peur. J'aime bien ça. Je tends négligemment ma main en avant pour lui faire sentir mes doigts. Je sais pas pourquoi c'est ce geste qu'on fait toujours en premier quand on voit un chat. On leur fait renifler nos mains. Pourquoi, si on pue, le chat va nous sauter à la gorge ?
Ce que je sais, c'est que si son chat me griffe, je le change en Clabbert. Mais si, vous savez, ces drôles de bestioles ? On sait pas vraiment si c'est un singe ou une grenouille... Ils se balancent dans les branches et ils ont une grosse loupiote sur le front. Enfin non, ils ont pas une lampe torche rouge sur la tête. C'est de la peau, une sorte d'énorme bouton, et ça clignote quand il y a un danger. C'est ça, un Clabbert.
Bon ok, je suis pas encore assez douée pour réaliser cette Métamorphose... Mais ça viendra, un jour. En attendant, s'il me cherche trop, je peux bien lui foutre le feu à la queue, au Django. Je continue dans le registre des flammes, comme sa maîtresse. Pas de jaloux.

Elle, elle est toute essouflée devant moi. Je suis sûre qu'elle a courru comme une malade dans le parc et tout le château. En plus, elle a dû remonter jusqu'à la tour des Gryffondor pour aller chercher ses affaires. Je sais pas exactement où elle se trouve, mais j'ai compris qu'elle était assez élevée. Les Gryffondor s'en plaignent tout le temps. Ils se plaignent tout le temps tout court.
Une bonne bière bien fraîche et Tup' pourrait repartir motivée à bloc ! Mais nan. La pauvre s'est jamais pris une cuite. Moi si. Et pas qu'une. La faute des potes encore... Heureusement, j'ai pas l'alcool méchant. Je vous dis pas sinon, vu comme je suis déjà violente... Ca ferait super mal. Dis comme ça, on dirait que je suis une alcoolique qui se mange une race tous les week-end. J'en suis pas encore là, et je compte pas atteindre ce niveau un jour. Avec les copains, on aime juste faire la fête quand je reviens en vacances. C'est tout, rien de méchant. Et comme je reviens pas de Poudlard toutes les semaines, ça arrive pas souvent. C'est pas systématique non plus. C'est pas parce que je reviens que 'Olé, Vicky est revenue, on se met une mine !!'. On profite juste de notre jeunesse pour faire quelques bêtises. Normal quoi.

Et des bêtises, j'en ai fait pas mal. Surtout avec Billy, mon meilleur pote. On a été à l'école ensemble. Maman et Papa ne l'aiment pas beaucoup. Surtout Maman. Elle pense que c'est lui qui m'entraînait toujours dans ses bêtises. La vérité c'est qu'on se poussait tous les deux. On repoussait mutuellement nos limites pour voir jusque l'autre pouvait aller, même si la plupart du temps on faisait nos imbécilités ensemble. Il faut bien que jeunesse se fasse... En y repensant, ça me fait sourire et ça m'amuse. J'aime transgresser les règlements et n'en faire qu'à ma tête. Je suis de ceux qui pensent que les règles sont faîtes pour être transgressées. Et je l'assume.


- Sauf si tu veux que je tape la pose comme les pouf dans les magazines, je préfère rester comme je suis là si ça te fait rien.

Je souris en roulant des yeux.
Pendant que Tup' était partie, j'ai continué à jouer un peu avec les cendres de mes parchemins. Je leur ai fait prendre diverses formes. Je les ai fait danser. Et puis finalement, je les ai reposées par terre, pas très loin du banc. Ca m'a pas pris 25 minutes. Le reste du temps, je l'ai passé et réfléchir à mes trous de mémoire et à écouter de la musique.
Résultat, je suis exactement dans la même position que lorsqu'elle est arrivée en me demandant si elle pouvait me croquer : assise les pieds sur le banc et les fesses sur son dossier, les coudes appuyés sur le genoux et les mains ballantes. La seule différence c'est que mon casque n'est plus sur mes oreilles mais autour de mon cou.


- Ca fait longtemps que tu dessines ?



HJ
A peu près comme ça, mais avec un banc
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MessageSujet: Re: Consumées   Mar 9 Sep 2008 - 9:09

- Non, c'est bon, je
ne suis pas très branchée pouf de toute façon.
dis-je en souriant
au fusain que je taillais grâce à mon canif.

Dans le calme du parc on
entendait résonner chaque coup de lame sur mon instrument de travail et Django
qui venait de miauler en guise de bonjour à mon modèle. Il se frotta à ses doigts en ronronnant de plaisir. Quel fayot celui-là! J'allais me faire enguirlander pour le dortoir à cause de lui, et lui, il ronronnait à Victoria. Bravo! Franchement... Je suis sûre que le Choixp' l'aurait envoyé à Serpentard celui-là. Enfin, lui et les millions d'autres châtons farceurs comme lui.


Quand je dessine,
je ne suis pas très loquace, au contraire. La concentration est un point fort
de ma part et en principe, rien ne peut me sortir de ma bulle, même mon chat.


Une fois le fusain prêt, je sortis une feuille vierge de mon carton et ma
baguette de ma poche. Une ultime opération était nécessaire pour commencer.


- Patacolla.

Voilà, la feuille ainsi collée au
carton empêcherait tout accident de glissade. J'étais fin prête pour la
partie sympa de l'après-midi. Je levai la tête pour apprécier l'esquisse à
tracer. Les traits de Victoria étaient très fins et sa position assez naturelle malgré la situation. Pas d'ailes, pas de lutins. Elle serait elle, un point c'est tout.


Le fusain partit sur la feuille et commença à noircir la feuille en fines lignes représentant les épaules de Victoria et ses bras qui reposeraient plus tard sur ses genoux. Nouveau coup d'oeil. Je repoussai une mèche de cheveux sortant de mon bonnet. Le contour de ses jambes venait d'apparaître, toujours aussi léger. Les détails et des traits beaucoup plus assurés verraient le jour quand j'entrerai dans la phase la plus sérieuse du travail.

- C'est ça que je veux faire après Poudlard. Je veux dessiner. Et toi, tu veux faire quoi?

Django sauta sur le banc et tâta le terrain pour voir si mon modèle le laisserait grimper sur ses genoux.
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MessageSujet: Re: Consumées   Mer 17 Sep 2008 - 21:47

Beresford ne répond pas à ma question. Je me braque légèrement et l'étincelle sympa dans mes yeux s'est un peu obscurcie. J'aime bien ne pas parler dans le vide, tant qu'à faire. Je suis pas vraiment du genre à parler toute seule, alors j'aime bien qu'on me réponde. Elle, elle tilte même pas. Je crois qu'elle a même pas entendu ma question, elle est super concentrée sur son fusain.
OK, je lui laisse une deuxième chance. J'espère, pour le futur de nos relations et pour son dessin, qu'elle me fera pas le coup une deuxième fois.

Je vire ces pensées de ma tête quand je l'entends dire Patacolla. Ouais, je repousse mes pensées sinon je me connais. Je vais me dire qu'elle aurait pu me répondre quand même, j'ai été plutôt sympa, je la laisse même me dessiner et tout. Bref, je ruminerais à l'intérieur de moi-même et ça finirait que je m'énerverais et qu'elle saurait même pas pourquoi.
Alors, je ne pense plus et je la regarde faire. Elle a l'air contente. Pas de me dessiner moi, je sais bien que je suis pas un canon au point que tout le monde veuille me dépeindre. Mais dessiner, avoir un parchemin et un fusain dans les mains, ça a l'air de la passionner. La preuve, elle m'a même pas répondu.
Ca va, je me tais.

N'empêche, ça fait trop bizarre. De se faire dessiner. C'est la première fois que ça m'arrive, que quelqu'un veuille me croquer. Et maintenant, j'en suis à m'interroger sur ce qui aurait pu lui donner envie de sortir son fusain. J'étais juste assise tranquille, je faisais rien de particulier. Alors c'est quoi ? Ma position ? Mon expression ? J'en sais rien. Et je lui demanderai sûrement plus tard.
Elle me demande ce que je veux faire plus tard. Un big sourire espiègle apparaît sur mes lèvres.


- Plus tard, je veux une moto.

C'est sûr, dis comme ça, ça veut rien dire et c'est nul. La pauvre, elle doit se demander ce que je raconte.
Je me marre quelques secondes avant de lui expliquer.


- Mon père m'a promis de m'en payer une si je cartonne aux ASPIC.
Je vais lui faire plaisir, et me faire plaisir en même temps.
Si c'était que de moi, je m'en fous des diplômes et de toutes ces trolleries. Y a les trois quart de ce qu'on apprend qui nous sert à rien, je préfère apprendre toute seule des choses dont je compte me servir un jour. Alors je vais faire plaisir à mes parents et avoir de bonnes notes aux ASPIC. Et ça me fera plaisir, parce qu'après j'aurai ma moto volante.

Mais après, je sais pas. Déjà Poudlard, après on verra. Je suis pas pressée.


Pendant que je parlais, le matou s'est avancé prudemment. Il fait bien, comme un rien je pourrais lui cramer les poils.
Maintenant, il est debout sur mes genoux. Il me regarde et ses yeux me demandent la permission de rester sur moi. J'acquiesce en lui gratouillant la tête.
Le chat ronronne de plus belle et s'installe sur moi. Je vais pas commencer à faire ma mijaurée en le virant sous prétexte qu'il mettrait plein de poils sur mes vêtements... Je continue de lui caresser la tête en continuant la discussion.


- Mais tu veux dessiner quoi ? Des caricatures ? Faire des BD ? Des livres pour les mômes ?

J'espère qu'elle sait ce qu'est une BD, sinon je vais galérer à lui expliquer. Je crois pas avoir déjà vu de BD sorcières. Mais peut-être que ça existe au fond, j'en sais rien.

Je pointe ma baguette vers les cendres que j'avais reposées sur le sol. Je les refais voler et je les fais tourbillonner devant le chat. Rapidement, les cendres prennent la forme d'un petit chat.
Moi je m'éclate avec le reste de mes cours. Peut-être que ça amusera Django. S'il en a rien à taper, les cendres retourneront d'où je les ai sorties et voilà.
En attendant, moi ça m'amuse.
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MessageSujet: Re: Consumées   Mar 23 Sep 2008 - 19:12

Pendant que je me concentre sur les traits du visage de Victoria, Django souffle à son adversaire de cendres. Son poil se hérisse et les poils de sa queue gonfle. Mon chaton est persuadé qu'un adversaire de chair est d'os est face à lui. Tout à coup il se lève sur ses pattes arrière et essaie de donner un coup de patte à l'intrus. Mais ses griffes ne déchirent que des cendres et de l'air. Autre coup mêmes effets. Puis il s'assoie et penche la tête, dubitatif.

Il a réussi à me distraire et à me faire sourire. Du coup, j'en profite pour papoter. C'était pas cool de ma part de ne pas avoir parlé plus tôt. Mais la concentration est une qualité indispensable à tout dessinateur.


- Une moto! Merlin, je te comprends! Moi aussi je serai motivée pour ça!
Moi je dessine de tout. En fait, je dessine depuis que je suis toute gamine. Ma mère dirige une galerie d'art assez célèbre à Liverpool. J'ai commencé par des illustrations d'histoires moldues célèbres. Puis, j'ai commencé les caricatures. Ministre de la Magie, Prime Minister, sorciers célèbres et autres. Je te montrerai à l'occasion.


Je lève définitivement la tête pour terminer ma réponse. Quand on me lance sur ma passion, il est difficile de m'arrêter.

- J'ai la chance de pouvoir décrocher un job d'illustratrice cet été grâce aux planches que tu as vues et à celle que je suis en train de réaliser. C'est très important pour moi. Peut-être que j'irai du côté de l'Université après ma septième année. Là je pourrais me spécialiser... je sais pas encore, ça me paraît loin. En tout cas, ça fait pas plaisir à mon père ce que je veux faire.

Pensée délicate, retour au travail. Les traits de Victoria prennent toute leur splendeur sous mes coups de fusain. Elle n'était pas très difficile à saisir question dessin.

De son côté, vexé par sa bataille perdue face aux cendres, Django frotta sa tête contre Victoria pour se faire caresser.
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MessageSujet: Re: Consumées   Dim 28 Sep 2008 - 18:05

Je pose une question toute bête à Tup', et c'est limite si elle me déballe pas sa vie. Wow... Doucement. J'ai juste demandé vers quoi elle voulait se diriger. Pas comment elle est arrivée là. C'est pas que je m'en fous, mais... Un peu quand même quoi. J'aurai préféré qu'elle me raconte... Euh... Je sais pas moi, par exemple... Euh... Bon, OK, je suis pas vraiment sociable. J'avoue.
Maintenant, je suis incollable sur le parcours de dessin de Beresford. Pourquoi elle a eu envie de faire ça (sa mère), ce qu'elle a dessiné en premier (des histoires moldues) et même ce qu'elle va faire cet été (illustratrice) !
Je sais pas à quoi ça va me servir, mais je le sais. Cool.

Vous voyez, là c'est exactement le même principe que pour les cours. Il y a des choses qui nous intéressent et qui nous serviront, et d'autres pas. Je prends mes cours à la carte et je fais la même chose avec les gens. De tout ce qu'ils peuvent raconter, il y a des trucs que je jette, et d'autres que je garde. Je vais pouvoir me souvenir toute ma vie d'une phrase qui m'aura marqué, et avoir total zappé une conversation de 5 ou 10 minutes qui m'aura rien apporté.
Est-ce que je garde ou est-ce que je jette ce que vient de dire Tuppence ? Je sais pas encore. Je ferai le tri à la fin.

Je vais sûrement retenir qu'elle serait motivée aussi par une moto, mais peut-être pas la ville où bosse sa mère.
Elle embraye sur un truc un peu plus personnel. Son père est pas enchanté par la voie qu'a choisi sa fifille.


- Je connais pas ton père, mais j'ai envie de te dire qu'il faut pas s'arrêter à son jugement.
Enfin je sais pas, à voir comment t'en parles et tout, t'as l'air vachement passionné par ce que tu fais. Et si c'est le dessin qui te plaît, moi à ta place je foncerais, que sa plaise à mon père ou pas.
Je sais que c'est pas facile, parce que c'est quand même ton père, c'est souvent de bon conseil un père, mais c'est ta vie, pas la sienne.


Je hausse les épaules en attrapant le chat par une main. Il s'est battu une ou deux fois avec mon chat de cendres, et quand il a compris qu'il gagnerait jamais, il a arrêté. Et maintenant, il réclame des caresses.
Ouais, sauf que là, j'ai pas envie de lui en donner. Alors je le repose gentiment à terre, mais ça veut clairement dire 'Maintenant, fous-moi la paix'. J'espère qu'il comprendra mon message et que je serai pas obligé de l'éloigner à coups de boules de feu dans l'arrière-train.

Débarrassée du chat, je repose mes coudes sur mes genoux et je regarde Tup'. Elle a l'air super concentrée. Moi, je commence à m'ennuyer. J'ai toujours ma musique mais bon...
Je me décide à poser la question qui me trotte dans la tête depuis un petit moment.


- Pourquoi t'as voulu me dessiner ?
Ca m'étonnerait que je sois la première personne que t'aies croisé dans Poudlard aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: Consumées   Ven 3 Oct 2008 - 13:37

Sourire.

Elle est intriguée et j'aime ça, mais je ne veux pas qu'elle perde l'expression qu'affichait son visage quand je l'aie vue seule, là. C'est ça qui m'a conquise. Je continue mon travail sans ciller.

De son côté, Django poursuit un papillon jaune. Dans l'herbe, il nous gratifie d'une collection de sauts improbables dont lui seul a le secret. il fait ses premières armes de chasseurs, instinct naturel. Bientôt, je suis sûre qu'il me rapportera une tonne rats morts pour me faire plaisir, enfin, c'est selon lui que ça me fera plaisir. parce que bon, les rats... Le Baten et morts en plus... malade

Voilà, j'ai presque fini. le plus gros du travail est fait. il ne reste plus qu'à colorer l'ensemble. maintenant, je peux lui répondre.

- Bien sûr que tu n'es pas la première personne que je croise dans le château aujourd'hui. Quand même! mais tu es la seule à avoir fait péter, à assumer, à brûler les cours... à avoir une vraie personnalité quoi.

Du bout de mon index, je lisse la couleur se détachant sur les joues de Victoria en caressant ses traits.

- Et cette personnalité se reflétait dans l'expression de ton visage et de tout ton corps. c'est une sorte de coup de foudre artistique. Un paysage, une personne, un instant qui change la perception du monde et qu'on a envie de saisir. Je sais pas si je suis bien claire.

Sourire, bis repetita.

Ce n'est pas évident de s'exprimer à ce sujet.

Django a attrapé le papillon et me le rapporte frétillant. Il est mort. Django a bien fait son travail de chat. Triste pour le papillon. Je grattouille sa tête et reprends mon travail en colorant ses jambes. J'ai terminé et me lève pour aller montrer l'ensemble à Victoria. L'arbre, le Lac ne sont que des prétextes encadrant et déterminant la scène et son lieu. Le plus important c'est son regard et sa position. très fidèle.

- Satisfaite?
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MessageSujet: Re: Consumées   Dim 19 Oct 2008 - 18:41

Elle m'explique. Elle répond à ma question et m'explique pourquoi elle a voulu me dessiner, ce qui lui en a donnait l'envie. Et je comprends à moitié sa réponse.
Elle m'a dessinée parce que je suis la première personne qu'elle a croisé qui avait une vraie personnalité. Là-dessus je ne peux qu'acquiescer. Les autres sont tellement tous pareils. Uniformes, mornes et tellement prévisibles. On dirait qu'ils ont tous été faits dans le même moule. Des copies, de copies, de copies... Bien sûr ils ont tous leur petite particularité mais... C'est tellement dérisoire comparé à l'impression générale qu'ils dégagent tous. Ils veulent tous vivre une petite vie tranquille. Chercher le bonheur. Grandir, apprendre, avoir ses ASPIC, des diplômes peut-être, trouver un métier, se marier, avoir des enfants, développer une carrière, élever les enfants, les faire grandir, apprendre, avoir leurs ASPIC, des diplômes peut-être, les faire trouver un métier, les voir se marier, avoir des enfants, développer leurs carrières, élever leurs enfants et les faire grandir, apprendre.... Jusqu'à être en retraite, vivre les derniers jours heureux avec le conjoint et puis mourir.
C'est tellement lisse tout ça.
Moi j'en veux pas. Je sais pas ce que je veux mais je sais ce que je veux pas.
Et je veux pas d'une vie tranquille où je me ferais chier à mourir pour coller à ce que demande la société. La société, je l'emm.... Vous avez compris.

Alors je passe pour une rebelle. Mais c'est peut-être ce que je suis au fond. J'en sais rien et je m'en fous, je suis comme je suis. J'ai mes idées, mon caractère, et j'assume tout ce que je fais. C'est comme ça.

Ca, c'est pour la partie de la réponse de Tup' que je comprends.
Pour ce que je comprends pas trop, c'est le "coup de foudre artistique". Moi-même je suis pas une artiste. Mais je conçois qu'on peut avoir envie de laisser une trace d'une chose qui nous choque. En le dessinant, en l'écrivant ou en en faisant une chanson.
Alors, si j'ai donné un électrochoc à Tuppence au point qu'elle ait envie de me dessiner... Bah tant mieux.

Je ne réponds rien à ce qu'elle vient de me dire et je ne fais qu'y réfléchir jusqu'à ce que son chat revienne dans mon champ de vision avec un papillon dans la gueule.
Tuppence le félicite. Même si le papillon est mort, le chat ne sait pas que ce qu'il a fait est mal. Parce que pour lui, c'est bien. Il montre à sa maîtresse qu'il est un bon chat et qu'il est capable de chasser. Aucune raison de le gronder pour ça.

Quelques instants plus tard, Beresford se relève et vient vers moi. Elle a fini de me croquer.
Je jette un coup d'oeil intéressé au dessin.
C'est à ça que je ressemble quand je m'inquiète de mes absences ? Eh ben. J'en verserais presque une larme. Faut vraiment que j'arrête de m'inquiéter. Ou alors que j'arrête d'avoir des absences. Malheureusement, je suis pas sûre que ce soit au programme et je crois qu'on me verra encore quelques fois avec cette mine triste. Ecorchée. Consumée.

Je remue doucement ma tête de haut en bas pour signifier mon assentiment.


- Sympa. Tu te débrouilles bien.

Je regarde encore quelques secondes le dessin pour le graver dans mon esprit.
Ca par exemple, c'est un truc que je vais garder en mémoire toute ma vie.


- Ton job de cet été devrait bien se passer si tu veux mon avis.

Je te laisse, j'ai des trucs à faire. Bonne fin d'aprèm.


Je lance un petit sourire à la Gryffondor avant de me lever et de sauter de mon banc. Je pose mon casque, qui crache toujours de la musique, sur mes oreilles et je m'en vais sans me retourner.
Ce que j'ai à faire ? Ca, ça vous regarde pas.
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MessageSujet: Re: Consumées   Mar 21 Oct 2008 - 8:57

C'était cool qu'elle apprécie. La sincérité était rare chez les Serpentard, mais manifestement, là, elle l'était. Je la regardai s'éloigner. Elle avait toujours sa musique sur les oreilles comme si sa vie avait besoin d'un décors ou d'un assentiment. C'était étrange.

Django me donnait de petits coups de pattes pour me signifier qu'il était temps de bouger.


- C'est bon, j'arrive.

Je sortis ma baguette et repris le sort que j'avais déjà utilisé tout à l'heure.

- Musica personae espero...

Les filaments dorés magiques ressurgirent de la pointe de ma baguette pour atteindre mes oreilles. J'ai beau être à moitié moldue, je préfère ce sort au MP3. C'est quand même plus classe! Surtout que là, c'est la chanson qu'on souhaite qui démarre.

Et voilà, ainsi accompagnée, je dirigeais mon pas vers la volière. Dans le carton que je tenais fermement sous mon bras se tenaient mon passeport vers un été de travail intense. J'étais fière de moi. Django aussi apparemment puisqu'il grimpa jusqu'à mon épaule pour me lécher les rebords de l'oreille.


J'étais sûre que cette rencontre ne serait pas anodine.
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