Jeu de rôle basé sur les règles inventées par J.K. Rowling dans l'univers de Harry Potter.
 
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 Un jour comme les autres

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Victoria Swan
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MessageSujet: Un jour comme les autres   Sam 17 Mai 2008 - 1:53



- Ka-boom Ka-boom
Ka-boom Ka-boom


J'adore me balader dans Poudlard avec ma musique sur les oreilles. J'ai l'impression d'être la reine du monde qui visite ses sujets. S'ils se voyaient comme je les vois, avec la même ambiance sonore, les pauvres en vomiraient.

Par exemple, cette Serdaigle là-bas qui marche, avec un livre dans la main. Elle ne lit même pas. Elle pourrait au moins essayer de bouger les yeux pour faire semblant... Elle ne se donne même pas cette peine. Moi je pense qu'elle ne tient ce bouquin que pour se donner une excuse. Elle s'imagine que les autres la voient occupée alors c'est pour ça qu'ils ne l'approchent pas. Bouquin ou pas, moi je m'en approcherais pas non plus. Elle a l'air d'un ennui mortel.
Un autre exemple ? Ce type, appuyé contre le mur devant une fille. Il a un sourire innocent et bienveillant. Ma mère lui donnerait le bon Dieu sans confession. Tu parles !! Il ne pense qu'au c.... qu'à une chose ! Ca se voit dans ses yeux. Il a la lueur du prédateur en pleine chasse. Pauvre petite fille qui va se faire manger toute crue. Remarque, vu son air niais je suis sûre qu'elle attend que ça.


- I won't do it with you
I'll do il to you
I hope this hook gets caught in your mouth


Le couloir est bondé et moi je chante. Et alors ? J'en ai rien à cirer. Ils peuvent me regarder de leurs grands airs outrés, je m'en fous royalement. Je suis la reine, je l'ai pas déjà dit ?

J'ai l'uniforme réglementaire. Jupe, chemise et cravate verte. Ma jupe est retenue par une ceinture de cuir sur laquelle est accroché une sorte de petit boitier. De la récup. J'ai mon casque qui englobe mes oreilles et qui annihile tout bruit parasite. Pas de fil au casque, évidemment. De la récup encore. Ces deux pièces formaient mon ancien baladeur moldu. Maintenant il est magique et, en bidouillant un peu, j'ai même réussi à mettre des chansons moldus dedans. C'est génial la technologie ! Et la magie, c'est encore mieux.
Je suis blonde aujourd'hui. Blonde platine. Presque blanc. Heureusement que j'ai les cheveux courts sinon je pourrais passer pour l'une de ces pin-ups.
J'aime me différencier des autres, plus encore que par ma coiffure. J'ai pas de chaussettes blanches comme toutes les filles. Les miennes sont noires. Et j'ai pas deux gentilles boucles d'oreilles à chaque lobes, j'en ai deux d'un côté et plus d'une dizaine de l'autre.


- I am, I am I am so yours
Ka-boom Ka-boom
Ka-boom Ka-boom
Ka-boom Ka-boom
I'd like to la la la la love you


Je fends la foule d'une manière habile. Les autres sentent presque même pas que je les frôle.
Je fais toujours ça. Je fonce tout droit au beau milieu des gens, anticipant chaque mouvement, chaque petit interstice qui apparait dans lequel je peux me faufiler pour aller plus vite. Je suis pas super grande en plus, ça aide.

Il est midi et la plupart des élèves se dirigent vers la Grande Salle.
Moi j'ai faim. Alors j'accélère le pas.
Mal calculé mon coup, je rentre dans quelqu'un de plein fouet. Ce n'est pas de ma faute, c'est de la sienne. Il n'avait qu'à pas changer de direction au dernier moment. Moi, comme je l'avais vu, ça passait.


- Tu peux pas regarder où tu marches nan ?

Je m'arrête en plein milieu du couloir adjacent au Grand Hall et toise la personne que j'ai bousculé.
J'ai parlé suffisamment fort. Je me suis même entendue à travers ma musique.

Les mouvements autour de nous s'arrêtent et je vois plusieurs têtes se tourner vers nous. Il faut dire que je lui ai presque aboyé dessus.
Avec un peu de chance, l'autre va s'énerver. Je suis exactement en train de faire ce que je sais faire de mieux : enquiquiner le monde et chercher la fight. Je suis aux anges.
Et maintenant, nous avons l'attention du public. Une vraie reine je vous dis !
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Demelza Worpel
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MessageSujet: Re: Un jour comme les autres   Sam 17 Mai 2008 - 23:48

Encore une de ces journée que personne n’a envie de vivre mais que la plupart des gens vivent. Une journée monotone. Sans nouveauté. La routine quoi. Et la routine, Demelza n’aime pas. Devant un plat plutôt appétissant, elle regardait les autres élèves d’un regard noir. Elle ne pouvait supporter de voir tous ces gens à la mine enjouée alors qu’elle même, est mélancolique. Mais cela n’est pas nouveau. Il ne lui arrive que des embêtements cette année. Entre ses problèmes, ceux de sa Gryffondor de cousine, les cours et les BUSE, elle n’a plus de réellement pour elle. De toute façon, elle ne ferait que s’ennuyer. Elle reporta son attention sur son assiette, retourna quelques aliments avec sa fourchette avant de remarquer qu’elle n’avait vraiment pas faim.

Elle se mit debout, laissant tout en plan sur la table des Serpentard. Elle ajusta sa robe puis lissa ses cheveux. Après quoi, elle attrapa son sac, le jeta sur son épaule et pris la direction de la sortie, le pas rapide. La plupart des gens entraient mais elle, elle s’en allait. Les autres élèves la dévisageait. Elle se contentait de leur répondre par un regard menaçant ou de les bousculer. Exaspérée, elle baissa finalement la tête et regardait ses pieds tandis qu’elle marchait de plus en plus vite. Une voix lui fit redresser le visage et se retourner. On venait de lui faire remarquer qu’elle avait perdu quelque chose. Elle fronça les sourcils. Aucune personne pourvu d’intelligence ne l’aurait aidée. Elle jeta tout de même un regard à la personne. Une fille blonde. Apparemment assez jeune. Inconnue. Puis un regard vers le sol où elle trouva un livre. Elle s’en approcha et constata qu’effectivement, il lui appartenait. Sans un regard ni de remerciement pour la demoiselle, Demelza ramassa l’ouvrage, le remit dans son sac puis fit demi-tour.

C’est alors qu’elle sentit qu’on lui rentrait dedans. Elle ne faisait pas complètement face à la personne mais l’entendit parfaitement. Elle venait de lui hurler dans les oreilles. On se demande pourquoi. Cela résonne déjà assez ici alors si en plus, les gens se mettent à crier de tous leurs poumons lorsqu’ils rentrent dans quelqu’un. Oui parce que Demelza est nullement la fautive. C’était elle la victime. Si. Elle venait de se faire rentrer dedans. Ce n’est jamais sa faute de toute façon. Et lorsque la demoiselle concernée s’était mise à hurler qu’elle devait regarder où elle allait, elle sentit la colère monter en elle. Tout le monde aux alentours s’était arrêté et regardaient les deux jeune filles d’un air intéressé. Demelza leur jeta un regard noir.


- Vous avez pas des trucs plus importants à faire vous ?! leur cria-t-elle. Dégagez ! Quand à toi…

Elle s’interrompit. Son interlocutrice avait la musique à fond dans ses oreilles. La Serpentard comprit pourquoi elle avait parlé plus fort qu’elle n’en aurait eu besoin. Mais ce qui la stoppa fut le blason porté par la jeune fille. Le même que le sien. Celui de Salazar. Néanmoins, sa colère ne s’apaisa pas entièrement. Les Serpents n’étaient, certes, pas réputés pour leur bonne humeur ni leur sympathie envers les autres maisons, mais habituellement, entre eux, ça allait. Demelza tenta de se calmer. Elle n’avait pas envie de se brouiller avec quelqu’un de sa maison et encore moins de se battre. Ce n’était pas le jour. Mais si jamais on la cherchait, elle n’hésiterait pas une seule seconde. Laissant sa mauvaise humeur de côté pendant quelques instant, elle s’adressa d’une voix forte à sa camarade.

- Tu peux pas enlever ta musique au lieu de gueuler et de me forcer à gueuler ? lança-t-elle en croisant les bras.

Non en fait, sa voix n’avait rien d’agréable. Pourtant, elle faisait des efforts mais rien n’en résultait. Toujours cette voix froide et méprisante qu’elle avait l’habitude d’utiliser. Pour qui que ce soit. Et cette inconnue qui n’était pas si inconnue que ça - Demelza l’avait déjà aperçut dans la salle commune, elles étaient de la même année - n’allait pas faire l’exception.
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Victoria Swan
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MessageSujet: Re: Un jour comme les autres   Dim 18 Mai 2008 - 0:50

J'entends à peine l'autre me crier de baisser ma musique. Même pas, elle veut que je l'enlève. Ah. Trop drôle. Qui lui a filé ses cours d'humour à elle ? Non parce qu'ils sont nuls.
Pour toute réponse, dans un calme olympien et un grand sens du je-me-fous-de-toi jamais vu, je lève mon majeur droit en direction de ma collègue de dortoir.

Génial, une Serpentard. Encore plus facile à énerver ! On aurait pas pu me filer mieux.
Comme le savent toutes les autres maisons, généralement des Serpentard entre eux, c'est plutôt cool. Ou en tout cas, ça se prend moins la tête qu'un Serpentard et un Gryffondor. Evidemment, mon exemple est tout à fait innocent...
Sauf que moi, j'en ai rien à cirer. Si encore, ça avait été un mec, je dis pas. Mais là...
Nan, j'ai pas peur de me battre avec un mec. C'est même tout le contraire. C'est plus sympa. Au moins eux ils retiennent pas leurs coups et ils essayent pas de se faire mal en se tirant les cheveux. Typiquement fille. Alors qu'une bonne droite en plein milieu de la figure...
Si ça avait été un gars, je lui aurai sûrement pas pris la tête.


Manque de chance pour elle, Demelza est une fille. Regardez-la. Elle est pitoyable. Avec ses faux airs de madame alors qu'elle est qu'une gamine.
C'est vrai quoi, on a 15 ans et la plupart des filles se prennent pour des femmes. Faut arrêter un peu....
En plus, je trouve qu'elle a aucune personnalité cette fille. C'est juste la Serpentard "typique". Une voix froide, un regard accusateur et une agressivité qui ne fait pas vrai. Le genre de fille qui rigole quand elle se brûle.
D'ailleurs, je suis sûre qu'elle rigole jamais. Même pas quand elle est sur un balai. Remarque, je comprends qu'elle ait pas rigolé vu les résultats du Quidditch... Ils ont franchement été nuls.
Je suis pas de ceux qui s'offusquent dès qu'on insulte Salazar où ses "descendants". J'ai pas ce patriotisme complètement ringard. Désolée.

Je consens finalement à décaler mon casque, sans baisser le son, de manière à avoir une oreille de libre.


- Qu'est-ce qui t'arrives Worpel ? T'as pas l'habitude qu'on te crie dessus ? Tu préférerais peut-être que je pleure avec toi ?
Pauvre, pauvre petite Demelza qui vient de se faire bousculer par la méchante, méchante Vicky !


Je souris pas mais intérieurement, je suis morte de rire. Je suis sûre qu'elle va trop mal le prendre.
Elle devrait le savoir pourtant.
Tout le monde le sait que j'en ai rien à cirer et que je dis ce que je veux, quand je veux et à qui je veux. Et si on est pas d'accord avec moi, ben je cogne.
Je m'en fous, on peut bien me donner des heures de colle, j'y ai jamais été. Le summum ce serait que j'ai le droit à un conseil de discipline. J'adorerais !!

La plupart des filles, des gens même, ont une part de violence en eux. Y en a chez qui elle est plus grande que chez d'autres. Mais souvent, ces gens, ils ont quand même une certaine retenue et se montrent civilisés. Ils frappent vraiment qu'en dernier recours, s'ils ont vraiment pas d'autres choix.
Moi j'en ai rien à faire. J'ai aucune retenue et la seule chose qui pourrait m'arrêter, c'est un de mes cousins. Et encore. Mais quand je suis partie à frapper... Si je suis vraiment énervée, je m'arrêterai que quand j'en aurai plus la force, ou si j'ai été mise KO.
C'est encore jamais arrivé.
C'est ça de traîner qu'avec des mecs... Quoique Liam, il a failli une fois. C'est pas passé loin, mais nos parents nous ont séparés. Même si nous on rigolait, mais ça, les "grands", ils comprennent jamais.
Le seul qui pourrait me mettre vraiment HS, ce serait Seth. Mais lui il triche, c'est un vampire/loup garou.

Histoire de pousser encore un peu, je ramène le public que Worpel a tenté de dissiper.


- Mais toi comme moi, on sait très bien que c'est toi qui m'a bousculée. T'es tellement gourde que tu sais pas marcher droit. Pas étonnant qu'on ait perdu contre les Poufsouffle.
T'es pas d'accord ?


De mon ton véhément, je me tourne vers un petit Gryffondor de 2e année et le prends à parti.
Le pauvre a tellement la frousse que je suis sûre qu'il est prêt à faire pipi. Il acquiesce fébrilement et moi je lance un regard victorieux (tiens, ça commence comme Victoria...) à la cinquième année.
Je la mets à mal devant tout le monde et la colle au mur de ses défauts sans aucune gêne.

Elle devrait le savoir pourtant, qu'il faut pas me chercher. Tout le monde le sait, à Serpentard.
J'ai aucun remord à cogner, au contraire, c'est ce que je cherche. Qu'on me donne une bonne raison de le faire. Y a même un sixième année dont le tibia s'en souvient encore...
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Derek Grogan
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MessageSujet: Re: Un jour comme les autres   Dim 18 Mai 2008 - 2:45

Derek se faufilait aussi rapidement et adroitement que possible dans la foule vers la grande salle. Son estomac n'arrêtait pas de lui rappeler qu'il était affamé et il s'empressait donc à aller manger. Jusqu'à ce qu'on lui crie dessus qu'il devrait regarder où il marche. Il avait l'habitude, c'était à croire qu'il ne se ressentait pas lui-même tellement il fonçait souvent dans les gens. Comme toujours, donc, il se retourna pour s'excuser, avec un regard plus ou moins sincère qui manifestait plutôt un désir de ne pas se faire crier dessus -ou attaquer- plus longtemps. Il n'avait même pas sentit le choc, tellement ça lui arrivait souvent!

-Dé...
"Ah non! C'est pas sur moi qu'on crie cette fois! Cool..."

Mais au lieu de continuer bonnement son chemin, la curiosité le retint un instant sur place, désirant voir comment on se sentait en temps que spectateur et non acteur de cette situation. Imité par, ou imitant, la foule compacte, il se retourna vers les deux serpentardes, au moment où l'une d'elles disait à tout le monde de faire de l'air. Comme figé sur place par la pesanteur de l'atmosphère -avec le silence qui s'était installé, on entendait distinctement son ventre hurler à intervalles irréguliers- Derek n'obéit pas, et observa le restant de l'échange, muet. Pendant le silence mystérieux de la musicophile, quelques élèves s'en étaient allés. Mais Derek avait conservé sa place dans le cercle de plus en plus mince qui entourait les vertes. Face à lui, un élève de son année -ils avaient sortilèges ensemble- se fit prendre comme témoin du jeu lamentable de l'équipe des vipères au dernier match. Comprenant qu'il était plus dans la bouse encore qu'il n'aurait pu l'imaginer d'abord, Derek recula lentement, sans regarder derrière lui, et les cris de son estomac diminuèrent légèrement.
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Demelza Worpel
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MessageSujet: Re: Un jour comme les autres   Dim 18 Mai 2008 - 18:15

Demelza est le genre de fille facile à énerver. Et ce n’est certainement pas une qualité. Elle aimait se battre bien évidemment. Ce n’était pas une peureuse non plus. Jamais elle n’aurait fuit un combat. Aujourd’hui n’est simplement pas son jour. Les mauvaises nouvelles fusent depuis quelques temps et cette fille l’intrigue. Elle ne lui avait jamais parlé auparavant. En même temps, on comprenait pourquoi. Elle ne devait pas avoir beaucoup d’ami. Demelza non plus mais ça, c’était un choix. La fille ne bougea pas. Demelza la dévisagea. Elle était dégoûtée que de telles choses puissent appartenir à la même maison qu’elle. A savoir la noble maison de Salazar Serpentard. La jeune fille la regarda quelques instants encore. Elle avait un look particulier. Particulier mais pas déplaisant. Par contre, elle paraissait banale. Derrière son style se cachait certainement une fille banale. Ou plutôt, une Serpentard banale. Elle était de mauvaise humeur - évidemment, elle n’aimait personne – évidemment, elle se surestimait – évidemment. Une caricature de Serpentard. Aucune personnalité. Pour Demelza, ce genre de personne n’était juste que des « Je hais tout le monde parce que je suis chez Salazar et puis c’est tout. » Certains pensaient que Demelza était comme cela parfois. Mais après avoir fait sa connaissance, on pouvait remarquer que sa personnalité était bien différente qu’une simple Verte.

Enfin, son interlocutrice se décide à décaler son casque de son oreille. On pouvait entendre la musique résonner dans la pièce tellement elle était forte. Demelza ignora ce détail, se concentrant sur la Verte. Elle sentit une fois de plus la colère monter en elle. Elle savait que tout ce qu’attendait cette fille était qu’elle s’énerve. Mais elle ne pouvait se retenir, c’était plus fort qu’elle. Elle ne savait pas tellement quoi répondre à ce qu’on venait de lui dire. Elle trouvait juste que ces paroles étaient dénuées d’intérêt et totalement ridicules. Elle esquissa un sourire en coin. Cette fille lui faisait pitié. Elle se prenait pour une Serpentard invincible. Si elle croyait vraiment faire peur à Demelza, elle se trompait. Il n’y a pas beaucoup de choses qui peuvent l’effrayer. Et cette fille était loin d’y arriver. En faite, là, Demelza, c’est limite si elle n’explose pas de rire. Sa colère était pratiquement remplacée par l’hilarité. Mais elle ne laissa aucun de ces deux sentiments la submerger. Elle se contenta de répondre ce qu’elle pensait.


- Non en effet, je n’ai pas l’habitude qu’on me crie dessus. Ceux qui l’on fait non plus eu l’occasion de parler par la suite. Et ne t’en fais pas, tu n’as pas besoin de pleurer avec moi. Tu fais déjà assez pitié comme ça.

Elle avait envie d’en rajouter une bonne couche mais s’en empêcha. Ce n’était pas bon d’ailleurs. Elle devait se libérer de tout ce qu’elle avait à dire mais elle se servirait de toute la colère emmagasinée pour le moment où elle devrait se défouler sur cette tête à claques. Baguette en main ou non. Les duels, ça la connaît. Elle se contenta de froncer les sourcils. Elle devait attendre encore un peu. Le moment n’était pas encore venu. Lorsque la Verte reprit la parole, Demelza ne pu empêcher un petit rire sarcastique s’échapper de ses lèvres. En décroisant les bras, elle riposta, sans la moindre once d’agressivité.

- Il faudrait savoir ce que tu veux. Tu dis que tu m’as bousculée et maintenant, tu m’accuse. Et tu n’as pas du voir que j’étais arrêtée lorsque tu m’a rentré dedans. Mais bon, je te pardonne. Ce n’est pas ta faute si tu es idiote et que tu ne supporte pas d’être fautive.

Elle fit une brève pause. Elle n’avait pas envie d’en sortir trop d’un coup. Elle allait laisser un petit blanc. Pas très long certes, mais assez efficace pour que les personnes qui étaient encore autour d’elles comprennent que ce qui allait suivre n’allait rien avoir d’amusant. Un combat à main nues ou un duel de magie entre deux filles de Serpentard n’avait certainement rien de distrayant. L’allusion au Quidditch la fit encore plus rire. Cette fille devrait plutôt essayer de se mêler de ce qu’elle comprend. Apparemment, le Quidditch n’était pas son fort. Quelques élèves s’en allèrent. Demelza reprit son souffle et continua de balancer ce qu’elle avait à dire.

- Je ne vois pas le rapport entre marcher droit et le Quidditch. T’es au courant que le Quidd’ se joue sur des balais ? lança-t-elle, un sourire moqueur sur les lèvres. Et si t’es pas contente, t’avais qu’à te proposer comme joueuse. T’aurais pas été acceptée mais t’aurais pu essayer au moins.

Elle allait peut-être s’arrêter là. Les Serpentard en général son facile à énerver. Victoria qu’elle s’appelait elle. Facilement déductible vu le surnom débile qu’elle s’était donné elle même. Demelza la regarda avec méfiance. Parce que des gens comme ça, il faut s’en méfier bien entendu. Mais surtout les éviter. Aujourd’hui, la 5ème année n’a pas forcément envie de se battre. Si on l’y force, elle le fait. Of course. Elle lança juste un regard dégoûtée à sa camarade et s’apprêta à ficher le camps. Pas que ça à faire de s’embrouiller avec une Serpy, devant une foule d’idiots qui n’attendent que ça.

*Si elle croit me faire peur avec ses manies…*

Se préparant tout de même à une éventuelle attaque de la part de la furie, Demelza glissa innocemment ses mains dans sa poche et serra fortement sa baguette de sa main droite.
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Victoria Swan
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MessageSujet: Re: Un jour comme les autres   Dim 18 Mai 2008 - 20:16

Je vous l'avais pas dit ? Aucune personnalité.
Je suis sûre qu'elle est en train de me peindre exactement comme je l'ai peinte.
C'est le genre de fille qui vous retournerait vos arguments à la figure même s'ils n'ont aucun lien avec le contexte, et même s'ils sont faux, juste parce que ce genre de fille a tellement de fierté qu'elle préférerait raconter n'importe quoi plutôt que de n'avoir rien à dire, rien à répondre. C'est typiquement le genre de Demelza. Parce que c'était typiquement Serpentard.
C'est typiquement le genre de fille que je déteste...

Mon adversaire et moi nous toisons sans un mot pour l'instant. Je suis certaine qu'elle est en train de me maudire de l'afficher devant tout le monde. Et qu'elle s'énerve. Je parie qu'elle s'énerve.
J'adore. Ca va être très bon... Bizarrement, ma faim s'est envolée. Remplacée par l'excitation de pouvoir cogner.
Ca fait longtemps que je n'ai frappé personne. Je m'assagis. Ca ne va pas du tout. Je me défoulerai bien sur Sanders mais Seth ne serait pas content. Ca me ferait trop mal de me brouiller avec mon cousin pour une fille comme elle...

Je suis calme. Je ne souris pas, je ne ris pas, mais je n'ai pas non plus l'air énervée. Je suis trop calme à vrai dire. Seuls ceux qui me connaissent savent ce que je prépare quand je suis dans cet état-là.
Worpel tique et ouvre la bouche. Elle va me répondre.
Et moi, dans ce grand sens du je-me-fous-de-toi dont j'ai le secret, je remets mon oreillette sur mon oreille droite. Je ne l'entends plus. Pire même, j'ai encore augmenté le volume.


- Ka-Boom
Ka-Boom


Je me mets à chanter alors qu'elle me cause. Je vais la vexer.
Je balaye la foule d'un regard royal. Je suis toujours la reine.
Il y a pas mal d'élèves. Il y en a même qui se sont rapprochés. Tant mieux, ça fait plus de spectateurs pour ce que je m'apprête à faire.
Je vois même un 2e année de Serdaigle. Je le fixe pendant quelques secondes, il recule. Tu as peur ? Malgré moi, je souris.

Je me décide à me retourner vers Demelza. Ses lèvres ne bougent plus. Je suppose qu'elle a fini de parler. Pas entendu un traître mot. Peut-être qu'elle m'a insulté, peut-être qu'elle a fait mes louages (oh, si c'est ça j'aurai dû retirer ma musique).
Tout ce que je sais, c'est qu'elle est toute crispée sur sa baguette.
Elle ne l'a sûrement pas vu, mais j'ai la mienne dans la main gauche, derrière ma cuisse, depuis le début.
J'ai tout fait de la main droite jusque là. Retirer mon casque, lui envoyer des politesses de mon doigt, remettre le casque et augmenter le son.

Si elle a fini, nous allons pouvoir passer aux choses sérieuses. Les blabla qui précédent la fight m'ennuient un peu, je l'avoue.


- I won't do it with you
I'll do il to you
Don't say no
Just say now


Subitement, ma main gauche sort et je lance un Stupefix. Celui-là, elle n'a pas pu le voir venir. Son corps tombe tout raide sur le sol froid. Quelques élèves poussent des petits cris offusqués.
C'est là que je commence vraiment à m'amuser. Je m'avance lentement vers la cinquième année. J'ai la démarche et le regard d'un prédateur.

Je m'accroupis sur le sol, pied droit sur le sol, genou gauche dans le dos de Worpel. Ma main droite agrippe ses cheveux et, de ma gauche, je lui lance un Enervatum. Il faut qu'elle sente qu'elle ait mal, sinon ce n'est pas drôle. Je tire sur ses cheveux et la fait se cambrer. Ma bouche s'approche de son oreille.
J'ai éteint ma musique et le silence est oppressant. Je le brise d'une simple phrase suspendue dans les airs...


- Supplie-moi et j'épargnerais ton joli minois...
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Shawn Evans
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MessageSujet: Re: Un jour comme les autres   Dim 18 Mai 2008 - 20:52

Des cris dans le couloir. Depuis au moins cinq minutes ça braille à n’en plus finir. Dans la grande salle on voit débarquer des premières années, livides, qui semblent avoir couru pour arriver jusqu’ici.

Mais qu’est ce qu’il se passe dans ce couloir?


Shawn se lève à son tour, comme beaucoup d’autres élèves, curieux. Il y a de l’orage dans l’air, ça castagne sec dans le couloir.
Le jeune homme joue des coudes, profitant de sa grande taille pour se frayer un chemin parmi les spectateurs. Ça a l’air assez violent vu la tête de la plupart des élèves. Au moins deux gaillards de septième année qui se mettent sur la tronche.
Première surprise, les deux gaillards sont deux filles.

Pour sa défense, l’une d’elle c’est Victoria Swan. Et Vicky ça compte pour un mec. Peut être deux si on la met en colère. En l’occurrence, elle a pas l’air de bonne humeur. Le deuxième gaillard c’est Demelza. On ne sait pas trop ce qu’elle lui a fait, mais visiblement c’était pas le truc à dire.

Si personne n’intervient elle va se faire éclater le nez contre le sol. Les autres regardent et supposent que Victoria va laisser tomber avant de mettre sa menace à terme. On voit bien qu’ils n’ont pas entendu mon pote Kyle qui a un pote dont le camarade de dortoir s’est fait péter le tibia par Victoria. Coup de pied y parait. Les médicomages se sont arrachés les baguettes à récupérer tous les petits morceaux avant de recoller. Un vrai carnage. Même un sombral au galop qui lui serait passé sur le corps aurait fait moins de dégâts. Le tibia d’un mec de 16 ans c’est quand même plus résistant que le nez d’une nana. Alors imaginez un peu la tête de Demelza après le carnage…


Shawn fronce les sourcils et regarde autour de lui. Certaines filles sont ravies d’assister à un crêpage de chignons, inutile de préciser que les mecs eux bavent sur la scène et sont presque prêts à ramener de la boue. Il y en a même qui lancent des paris…pauvres fous…
A la limite s’il y avait eu suffisamment de boue et si elles avaient porté autre chose que l’uniforme de Poudlard Shawn aurait peut être fait comme les autres. Mais là, ça allait vraiment pas être beau, ni à voir, ni à entendre. Ses yeux gris allaient de l’une à l’autre, cherchant le moyen de s’épargner la vue du visage tuméfié de Demelza dans la salle commune pendant des mois. C’est dommage, elle était plutôt mignonne Demelza.

Ça allait être un carnage.

Bouse, y sont où les profs quand on a besoin d’eux ?


Une fulgurante image de Victoria tenant Rogue par les cheveux dans la même position que Demelza à l’instant lui traversa l’esprit. Déjà que Rogue avait une sale gueule au départ… avec le nez éclaté les cours seraient insoutenables.
Réflexion faite, mieux valait que les profs n’interviennent pas.
A côté de lui, un Poufsoufle de septième année est mal à l’aise, il se retourne en murmurant d’incessants :


« Faut qu’on les arrête là, faut qu’on fasse quelque chose. »

Tiens, lui il doit connaître le pote de Kyle.
Il est pas fou, il ne bouge pas.


Shawn soupire. Personne ne bougera. Lui aussi il tient à ses tibias, mais il connaît un peu les deux filles, peut être qu’elles auront l’amabilité de lui laisser ses deux jambes. Il cogne pas les filles mais qu’on touche pas à ses Tibias !
Il écarte brusquement le mec de devant. C’était un rouge. On va encore dire qu’il l’a fait exprés. Ça aurait pu être un schtroumpf ou autre qu’il aurait fait de même. Mais bon, passons !
Il s’approche des deux filles d’un petit pas tranquille, conscient que par la même occasion, les regards sont braqués sur lui, ça il aime bien. Le tout étant de garder ses deux jambes intactes, ne l’oublions pas.


« Ah non Vicky, pitié ! »

Elle voulait être suppliée, allons y gaiement !

« C’est dégueu ! Vous aller pas nous foutre du sang plein les dalles ! »

C’est dingue comme ça résonne un couloir, même bondé… il pourrait se mettre à chanter un opéra tellement le silence se fait. S’il savait chanter quoi…

« Y a des moyens plus propres de régler ça quoi ! Là ça va éclabousser partout, sur les pieds des autres, on va devoir ramasser les plus sensibles à l’hémoglobine etc… ça va nous prendre trois plombes. Vous êtes sorcières non ? Alors réglez ça proprement à la baguette. Les frappes chirurgicales quand on est doué, c’est plus efficace qu’un troll qu’aurait la rage. On fait ça à la loyale, avec arbitre et public. Sortilège au choix mais interdit de se toucher. Pensez à nous ‘tain, on sort de table ! »


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Demelza Worpel
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MessageSujet: Re: Un jour comme les autres   Dim 18 Mai 2008 - 22:13

Demelza se décida à n’ajouter rien de plus. En fait, elle venait surtout de réaliser un truc. La personne qui lui fait face n’est autre que Victoria Swan. Elle s’en souvient maintenant. Et on peu dire que là, la bouse, elle ne l’a pas jusqu’au cou. C’est limite si elle ne se noie pas dedans. La Serpentard ouvrit de grands yeux étonnés lorsqu’elle comprit enfin. Elle n’avait pas beaucoup de solutions qui s’offraient à elle. La première : elle s’enfuyait lâchement. Ce n’était vraiment pas son genre. Salazar avait beau être mort, il pouvait toujours se retourner sans sa tombe. La deuxième : elle se jetait sur demoiselle Swan et lui explosait la figure – rectifions : elle se jète sur demoiselle Swan et se fait exploser la figure. Autant se battre avec un camionneur ou un champion de catch. Demelza avait beau être dans les premières lorsqu’elle se battait sans baguette, elle n’était pas suicidaire au point de se laisser bousiller par Victoria. Enfin si justement, elle l’était.

Elle n’eut pas de réaction lorsque son interlocutrice remit le son de sa musique à fond et son casque sur les oreilles. En faite, c’était peut-être mieux comme cela. Au moins, elle n’avait pas entendu ce que Demelza avait dit. Le début peut-être mais la fin, elle n’avait pas pu l’entendre. De toute façon, la cinquième année le savait : aujourd’hui, elle allait se battre. Que ce soit à la façon Moldue ou sorcière, elle n’était pas certaine de gagner. La baston. Une de ses passions. La seule chose qui l’ait empêchée de s’être déjà jeté sur Victoria, fut son humeur. Ce n’était pas son jour. Je l’ai déjà dit. Demelza fut surprise d’entendre Swan se mettre à chanter. Le chant. Une autre passion de Demelza.

Celle-ci détourne la tête. Elle ne va pas mal le prendre. Oui parce que, c’est plutôt mieux que la catcheuse n’est pas entendu ses paroles. Peut-être aurait-elle un peu moins mal par la suite. Oui car même sans savoir à quel moment Victoria allait l’attaquer, elle était certaine qu’elle ne pourrait l’éviter. Elle se contenterait d’encaisser et de déchaîner sa colère à son tour. D’autres élèves approchaient en courant. Ils se sont passé le mot ou quoi ? Ah oui, comme c’est croustillant deux Serpentard entrain de faire des prises de catch. A la vue de l’expression effrayée de certain lorsqu’ils apercevaient qui était à face à elle, Demelza se sentait de plus en plus mal. Elle allait crever nan ?

Elle croisa de nouveau le regard de Victoria et ne pressentit rien de bon. Demelza n’eut pas le temps de sortir sa baguette, pourtant étroitement serrée dans sa main droite. Son adversaire avait déjà levé la sienne avec une rapidité telle que la Serpentard pu tout juste apercevoir le jet de lumière rouge qui s’abattait sur elle. Elle se sentit tomber sur le sol. Ne pouvant bouger, elle stressa. Qu’allait on donc lui faire subir ? Immobilisée, elle ne pouvait faire grand chose si ce n’est de regarder droit devant elle. Elle vit soudain Victoria. Elle ne pu trembler. Elle sentit que la catcheuse s’appuyait dans son dos puis qu’on lui attrapait les cheveux. Après un contre sort, elle fut enfin libérée. Elle avait mal dans son bras. En tombant, elle se l’était certainement tordu, mais rien de bien grave. Elle tenta de se relever mais Swan la tenait fermement. Soudain, le silence. Victoria venait d’éteindre sa musique. Dans la pièce, on n’entendait même plus le souffle rapide des élèves surexcités ou effrayés tout autour d’elles. Personne d’autre ne pouvait entendre celui de Victoria que Demelza. Au creux de son oreille, la furie lui murmura quelques paroles. La Serpentard fronça les sourcils. Qu’elle la supplie ? Jamais. Quitte à se faire détruire, jamais elle ne ferait une chose pareille.

La cinquième année tenta une nouvelle fois de bouger mais Victoria la força à se cambrer. Elle s’en fiche, elle est souple. En face d’elle, Demelza vit que les élèves faisaient des paris. Les Troll. Elle allait retenir leurs visages et les refaire lorsqu’elle sortirait de l’infirmerie. Oui, d’ailleurs, il faudrait qu’on lui réserve un lit. Un des élèves sortit soudain du lot. Demelza le connaissait. Un Serpentard. Sont-ils vraiment les seuls à être courageux à Pourdlard ? Enfin. Les autres n’étaient peut-être tout simplement pas suicidaire. Le Vert, Shawn, supplia Victoria. Demelza n’en cru pas ses oreilles. Elle espérait que c’était ironique tout de même. Les élèves s’attroupaient de plus en plus autour des trois Serpentard. Super, encore plus de témoins pour voir Demelza Worpel se faire refaire le visage.


*Pfff… ça fait quoi que nous soyons sorcières… Si on préfère se battre à mains nues, c’est notre truc…*

Régler ça à la baguette. Finalement, ce ne serait pas plus mal. Demelza était une très bonne catcheuse elle aussi. Mais peut-être pas contre Swan. Si elles combattaient par la magie, il y aurait peut-être moins de dégâts - peut-être. Pour ne pas se prendre un coup, il suffirait de savoir se protéger. La défense est une très bonne attaque. Demelza voulu répondre à la proposition d’Evans mais hésita. Elle était en position de faiblesse là, elle ferait donc mieux de se faire oublier quelques instants. Le temps nécessaire qu’il faudrait à Victoria pour savoir si oui ou non, elle va exploser Demelza avec ses propres mains.

La Serpentard leva légèrement les yeux vers celle qui lui tirait les cheveux. Elle paraissait hésiter et fixait Shawn. Son regard revint soudain sur Demelza. Celle-ci ne daigna même pas baisser les yeux. Alors, Victoria la lâcha. C’est avec une surprenante douceur que les cheveux de Demelza furent libérés. Alors qu’elle se relevait, Swan prit un air joyeux et lança :


- OK, ça me va.

- Ca me va aussi.

- Tu fais l'arbitre Evans ?
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Victoria Swan
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MessageSujet: Re: Un jour comme les autres   Dim 18 Mai 2008 - 23:45

J'ai hésité.
Si Evans savait... Il a essayé de me convaincre en arguant que ça allait mettre du sang plein les dalles et que certains allaient s'évanouir. Qu'il fallait faire ça "proprement". Pourquoi faire ? Moi j'aime quand c'est crade. Pourquoi il faudrait toujours que l'on soit gentil, courtois, poli et qu'on utilise que sa baguette et jamais ses poings ? Pour rentrer dans le moule ? J'aime pas les moules.
Ce qui m'a décidé, c'est le "avec public". Là je suis pour. Si j'aime me montrer ? Non, je m'en fiche. Par contre, j'aime ridiculiser les autres ou leur mettre leur race. Détruire, casser. Ca j'aime.

Alors je me suis relevée. J'ai relâché la tignasse de Worpel tellement doucement que ça a dû lui faire tout bizarre en comparaison de la violence avec laquelle je la maintenais au sol.
Si Shawn m'avait appelée Victoria, je ne suis pas sûre que j'aurai lâché prise. J'aime pas ce prénom dans son entièreté. Il fait trop féminin.
Il a eu la bonne idée de m'appeler Vicky et de me supplier. Bien que la supplication, ça aurait plutôt eu tendance à éveiller encore plus ma hargne.
Personne ne le sait, mais même si Worpel m'avait suppliée, je lui aurai quand même refait le portrait. Je ne changerai plus pour maintenant.

Finalement, je renonçais à l'appel du sang (ça ne me va pas de traîner avec un vampire) et optais pour le duel.
Demelza accepte aussi. Je lui lance un regard bizarre. Parce qu'elle croit vraiment qu'elle a son mot à dire ? Hun. Laissez-moi rire. Duel accepté uniquement si Evans fait l'arbitre. Il a voulu nous séparer, très bien, il en prend la responsabilité.
Maintenant j'ai un sourire qui n'a plus rien à voir sur les lèvres. Un sourire amusé et plein d'entrain. Je scrute mon collègue de 5e année. Il a bien fait d'être un mec lui, sinon je me serai occupé de lui pour m'avoir interrompue dans mon plaisir. J'attends de voir s'il accepte de faire l'arbitre ou non. Vaut mieux pour lui que oui.


« Ok, arbitre et pleins pouvoirs. »

- Parfait.
Après les cours, dans l'ancienne salle de sortilèges. Il y a de quoi faire des gradins. Vous êtes tous invités !

Quant à vous deux... Si vous ne venez pas, je me ferais une joie de venir vous chercher...


Je lance un petit sourire entendu à Worpel et Evans. Ils ont intérêt à être là sinon je les tire par les tifs jusqu'à la salle de duel.
Je rallume ma musique, le son est toujours aussi fort et j'ai une onde de frissons. Je suis toujours la reine du monde.
Je m'avance vers la Grande Salle. Ma faim est revenue en même temps que l'annonce de ce duel. Les élèves s'espacent pour me laisser un passage. J'ai même droit à une haie d'honneur !!
Mon sourire s'élargit et, sur ma droite, je vois le môme qui s'est tassé sur lui-même un peu plus tôt. Le Serdaigle. Je lui lance un petit salut de la tête et trace ma route là où mon ventre me guide.


Baguette


Il est 17h. Je suis déjà dans la salle abandonnée.
J'ai séché le cours précédent pour venir ici afin de préparer la salle. Je crois qu'il va y avoir du monde. Ca a dû faire le tour de l'école cet après-midi. En tout cas, je l'espère.

J'ai repoussé les tables et je les ai installées pour qu'elles forment des sortes de gradins circulaires qui encerclent l'arène. Les élèves pourront s'asseoir et profiter pleinement du spectacle...
L'arbitre a le droit à sa chaise personnelle. Je me suis permise d'accrocher une petite couronne en argent (une fausse, c'est moi la reine) sur le dossier.
Le cercle, l'arène, est séparée en deux par un mince trait vert. Nous sommes Serpentard jusqu'au bout dans ce duel, autant le montrer. Les adversaires sont Serpentard, l'arbitre aussi. Et il y aura certainement pas mal de curieux Verts également.

Je suis assise sur une table dans le fond de la pièce. J'ai la même musique en boucle depuis ce matin dans les oreilles. Mais à ce moment, mon baladeur ne va plus aussi fort. Je suis la seule à pouvoir l'entendre.
Il est l'heure. Je scrute la porte d'entrée entrouverte d'un regard avide.
Ils ont intérêt à venir.
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Derek Grogan
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MessageSujet: Re: Un jour comme les autres   Lun 19 Mai 2008 - 0:39

Bouse. La plus folle furieuse des deux folles furieuses avait remarqué Derek. Celle-là qui savait traficoter un baladeur moldu en baladeur sorcier, et qui l'écoutait à crève-tympans. Elle lui avait souris, qui plus est. Pas un sourire agréable comme il avait l'habitude de voir. Un sourire malin, presque digne d'un kappa. Un sourire à faire froid dans le dos à un gamin de douze ans, presque 13. Et il eut froid dans le dos, blémissant. Le serdaigle n'osa plus bouger alors que, malgré le silence, les gens allaient et venaient autour de la scène, pervers spectateurs.
La folle-furie qui lui avait sourit, arrogante, avait remis ses écouteurs pour cacher la réponse, non pas moins acerbe, de la moins folle-furieuse mais quand même très folle-furieuse des deux. Mais cette dernière ne sembla pas s'en indigner, contrairement à ce qui aurait été logique. Elles étaient réellement étrange. D'autant plus étrange que ce fut tout de même la blonde platine qui attaqua d'abord, sans prévenir ni rien. Derek eut un hoquet et recula d'un pas, pilant sur le pied d'un poufsouffle de sixième. Il s'excusa à voix basse, mais celui-ci dû le prendre en pitié, car il lui posa une main sur l'épaule et lui adressa un sourire du genre "Ola, je me jetterai pas sur toi pour si peu, moi!" Un sourire reconnaissant, quoique certes crispé plus tard, et un troisième vert s'avançait et proposait un duel plutôt qu'une attaque moldue. Derek remarqua alors la posture étrange des deux. Il avait eu raison, la plus folle-furieuse, Vicky qu'elle s'appelait, dominait nettement son adversaire. Elles acceptèrent le défi, et Vicky s'en fut après avoir eu une expression de dégoût à la réponse de l'autre folle furieuse, comme si elle n'aurait pas dû répondre...
En passant à sa hauteur, la fille à la musique lui fait un salut de la tête. Ironique, évidemment. Une promesse qu'ils se reverraient et que ce serait à lui de se défendre, ou simplement une façon de se moquer de sa trouille? Il ne se posa pas la question deux fois et dès qu'un peu de sang circula de nouveau dans ses jambes, il les prit à son coup pour aller manger. C'est que pendant tout ce temps, son ventre avait fini par recommencer à hurler.

Et si elles pensaient qu'il irait les voir, elles pouvaient bien rêvé. Il n'avait même pas fait attention à l'heure et, de toute manière, ce n'était qu'une abominable histoire de serpentards! Aussi bien ne pas s'en mêler...
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Liam Cullen
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MessageSujet: Re: Un jour comme les autres   Lun 19 Mai 2008 - 10:53

« La rumeur approche,
L'écho la redit.
C'est comme la cloche
D'un couvent maudit,
Comme un bruit de foule
Qui tonne et qui roule
Et tantôt s'écroule
Et tantôt grandit. »
(V. Hugo, Les Djinns)


La rumeur, avec sa grande gueule aux syllabes gourmandes comme des dents aiguisées, avait mordu beaucoup d’oreilles depuis le déjeuner, traînant à travers les couloirs et jusqu’à une sombre salle, les têtes qui y étaient accrochées.

Ainsi se retrouvèrent agglutinés dans une salle abandonnée quelques élèves curieux et excités de voir deux sorcières d’une même maison se battre en duel.

La rumeur claqua des dents près de l’oreille de Liam qui était tranquillement assis à la table de son cours de potions en train de recopier les notes de sa voisine de table. Le ragot s’éleva en les charmantes bouches de deux Gryffondor moqueurs qui expliquaient à un troisième venu de Serdaigle :
- « ...A dix-sept heures et quelques, les deux filles qui se sont frittées dans le couloir tout à l’heure... »
- « Oui et ben quoi ? »
- « Elles vont se battre en duel. Des paris ont été lancés, moi je mise sur Swan, elle a déjà éclaté ce type de sixième année ! »
- « Et l’autre, c’est Demelza Worpel... j’espère qu’elle a pensé à se faire prendre en photo pour ne jamais oublier à quoi elle ressemblait avant que Swan lui passe dessus. »
- « Ils feraient n’importe pour se rendre intéressants ces Serpentard. Leur guéguerre, je m’en fous... » accusa le dernier en retournant à son chaudron.

Peut-être s’en foutait-il mais ce ne fut pas le cas de Liam. Dix-sept heures, c’était dans trente minutes. Or, il était à un double cours de potions dont il ne pourrait sortir avant dix-huit heures. Il devait prévoir une extraction futée de la salle.

Au moment choisi, il se leva et alla vers le professeur des Lys en se tenant le ventre et en lui tendant sa main gauche recouverte de pustules vertes.
- « Professeur, dit Liam en forçant le bégayement, je crois que je suis allergique à la vapeur de l’Onguent de Cyprès. Puis-je me rendre à l’infirmerie ? »

Etonné mais ne souhaitant pas prendre de risque, le professeur le laissa sortir. Une fois dans le couloir, Liam souffla sur sa main et gratta un peu la colle mélangée à des dragées fondues de Bertie Crochue qui lui avaient fait de vraisemblables pustules, puis il se rendit dans la salle dont les deux Gryffondor discutaient. Au passage, dans un des escaliers, il saisit Japhet par le bras.

- « Vicky fait des siennes », dit-il simplement en gardant l'épaule de sa sœur dans sa main.

Japhet roula des yeux et sourit en se mettant en chemin avec son frère.
- « Cette fois, c’est qui ? » se renseigna Jah.
- « Worpel. Toujours Serpentard. »
- « Oh, sympa ! s’exclama Japhet, et tu comptes intervenir cette fois-ci où tu récupères les morceaux ? »
- « Ca dépendra de l’humeur de Vic. »

Quand ils arrivèrent dans ladite salle, le troisième Cullen, Seth, était déjà là, debout et adossé à un mur, près d’autres élèves qui s’étaient installés comme pour regarder sur un ring un match de catch. Liam ne le regarda pas. Il avait désespéré de reparler un jour à son petit frère. Il alla se mettre à l’opposé et se contenta d’un sourire en coin et chargé de sous-entendu à l’attention de sa cousine : « T’es impossible... » souriait-il.


Slytherin
7ème année (encore) - 18 ans

ATTRAPEUR
Fratrie: Seth (7ème année), Japhet (6ème année)
Cousine: Victoria (6ème année)

The finest art of contradiction
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Shawn Evans
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MessageSujet: Re: Un jour comme les autres   Lun 19 Mai 2008 - 18:20

Plus qu’un quart d’heure.
Dix minutes.
Cinq.
Quatre.
Trois.
Deux.
Une.

Fin du cours.
Shawn attrape ses affaires qui sont prêtes, depuis le début du cours pour être honnête et se lève d’un bond avant que quiconque n’ait eu le temps de refermer son livre. Sous les yeux médusés de ses camarades et du professeur, il vole dans l’allée, et sans un regard pour ce dernier, quitte la salle. Aucune envie d’être en retard. S’il y a une chose à ne pas rater aujourd’hui, c’est le duel qui va se tenir.
Shawn navigue dans les couloirs à toute allure, renversant une douzaine de personne sur son passage. Ils n’avaient qu’à se pousser. Quand on voit arriver quelqu’un de plus imposant que soi, à toute vitesse dans un couloir étroit, on se met sur le côté. Question de bon sens. Si les autres en son dépourvu, ce n’est pas sa faute. Lui avance. Il dépasse ses camarades d’une bonne tête et est d’allure sportive, ça aide à se frayer un chemin. Il a un rendez-vous qu’il ne veut pas rater. Pour une fois, ce n’est pas une jolie blonde, ni une brune piquante. Ou plutôt si. Les deux pour être précis. Une blonde, une brune leurs baguettes et le public.
Certains de ses camarades lui on reproché son intervention de tout à l’heure. D’après eux, il va déclencher un massacre en proposant à ces deux là de se battre en duel.
Il leur a ri au nez.
Le massacre c’est ce qui aurait eu lieu si personne n’était intervenu un peu plus tôt dans le couloir. Les elfes de maison auraient servi du Demelza haché à dîner. Pas super digeste. Là, au moins, le spectacle allait durer plus longtemps, pour leur bon plaisir.

De quoi se plaignent-ils ?

Shawn soupire, exaspéré, alors qu’il vient de renverser une énième personne qui se trouvait sur son chemin.


« Par Merlin, fais attention, tu vois bien que je passe non ? »


Elle se confond en excuses, bien que ce soit lui qui l’ait renversée. Beaucoup de gens agissent de cette manière avec lui. Tant mieux, lui ça l’arrange. Qu’il le doive à sa belle gueule ou son culot il s’en fiche. Du moment que ça va dans son sens, tout roule.
Shawn regarde sa montre, 17h01. C’est l’heure, on accélère le pas !

Qu’elles ne s’avisent pas de tricher, ni l’une ni l’autre. Il a quelques sorts en réserve qui pourraient s’avérer fort utiles. Bien que légèrement illégaux dans l’école. Légitime défense ça doit se plaider à Poudlard non ?

L’ancienne salle de sortilège est déjà aménagée et pas mal d’élèves sont déjà là. Des verts à n’en plus finir, bien sur. C’était à prévoir. C’est fou comme ça attire du monde les duels.
Un peu plus loin, Vic est déjà là. Baladeur collé aux oreilles, assise sur sa table. Ça a l’air d’aller plutôt bien. Shawn lui lance un regard interrogateur.

Toujours prête ?

Elle a l’air plus déterminée que jamais.

Shawn dépose son sac au pied d’une table. Autant avoir ses deux mains libres, l’arbitrage promettait d’être du sport.
Un peu plus loin, Cullen, l’aîné sourit à sa cousine. Bon, déjà un qui aura les tripes pour intervenir si ça dérape. Lui n’aura plus qu’à se jeter sur Worpel si elles décident d’abandonner baguettes pour succomber à nouveaux au plaisir des coups.
Un groupe de filles l’observent en gloussant et en roulant des yeux. Il les ignore et s’adosse au mur, pas loin de l’entrée. De cette façon il ne pourra pas rater Demelza.

Quand bien même je ne la verrai pas entrer j’en connais une qui ne la raterait pas.

Il sourit ironiquement, yeux perdus dans le vague.


Dernière édition par Shawn Evans le Mar 20 Mai 2008 - 1:25, édité 1 fois
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Demelza Worpel
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MessageSujet: Re: Un jour comme les autres   Lun 19 Mai 2008 - 22:31

Evans avait accepté de faire l’arbitre. Super… Demelza épousseta sa robe puis jeta un regard mauvais à Victoria. Non mais franchement, elle aurait pu éviter de se fourrer dans un tel pétrin. Les ennuis, elle ne les cherche pas d’habitude. Mais lorsque le combat est lancé, elle se défoule. Son adversaire s’éloigna en souriant. Elle se croyait vraiment trop supérieur. Ce n’est pas parce qu’elle a cassé les dents de beaucoup de personnes qu’il faut la respecter de la sorte ! Ok, je n’ai rien dit. Oubliez ça. Demelza regarda Swan s’en aller. Le rendez-vous était programmé. Ce soir après les cours… Ce soir après les cours, un duel. Ce soit après les cours, une défaite. Demain, elle serait à l’infirmerie. Non, la Serpentard n’a pas confiance en elle. Et aucun de ses proches n’est là pour lui remonter le moral. Tant pis, elle s’endurcirait. Les idiots entourant les trois Verts laissèrent un passage pour que la catcheuse puisse passer. Evidemment, elle était aux anges. La cinquième année esquissa un sourire moqueur puis prit le chemin de la salle commune. Les cours ? Vous rêvez ou quoi ? Elle n’avait qu’à ce faire coller. Les prof la pardonnerait une fois qu’ils auraient vu son visage après le massacre. Quoique non. Ce n’est pas un combat à mains nues pour une fois. Elle avait une chance… Ouais ben… On y crois…

Demelza dévala les marches quatre à quatre en direction des cachots. Sur le passage, plusieurs personnes lui adressèrent des sourires. Plus ou moins chaleureux. Parfois ironiques ou compatissants. Elle comprit que la nouvelle avait déjà fait le tour de l’école. Tant pis, plus on est de fou, plus on rit. Enfin, là, elle serait seule. Quelqu’un lui posa une main compatissante sur son épaule alors qu’elle reprenait son souffle. Elle jeta un regard en biais à la personne qu’elle ne connaissait pas puis reprit son chemin. Elle n’avait besoin de la pitié de personne. Ce qu’elle voulait, c’était parler à sa meilleure amie. Cassy Lewis. C’est ça, la pro des bastons. Et où est-elle en ce moment même ? En Bulgarie ! Oui, c’est balo. Demelza trouverait bien un moyen de la contacter. C’est la seule personne en qui elle a confiance. En entrant dans la salle commune, elle remarqua la cheminée. Voilà comment elle ferait. S’agenouillant devant le feu, elle réfléchit. Pas de poudre de cheminette à l’horizon. Elle fit demi-tour et saisit un bout de papier qu’elle trouva sur la table. Elle y griffonna quelques mots puis fonça dans son dortoir. Le même que celui de son adversaire par ailleurs. Elle donna le parchemin à son hiboux qui heureusement n’était pas dans la volière. Bizarre d’ailleurs. L’oiseau s’envola immédiatement, comprenant que le temps pressait. Il ne restait plus que trois heures avant de se faire tuer – de se battre pardon.



¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤


Trente minutes.
Demelza se leva de son lit à baldaquin où elle était restée assise durant les heures qui avaient défilées, sous le regard de deux filles qui paraissaient terrifiées. Terrifiées mais contentes. Les Trolls. Elles allaient certainement la suivre pour aller jusqu’à la salle de duel. La Serpentard soupira puis se passa de l’eau sur le visage. Il était l’heure. Elle sortit des cachots. De nouveau, des élèves lui sourirent puis partirent en courant. Ils allaient certainement assister au spectacle. Quelques tapes dans le dos avant que la jeune fille ne commence à gueuler. Elle voulait juste qu’on lui fiche la paix. Les mains dans les poches, elle se remit en route. Alors qu’elle traversait un couloir particulièrement long et vide, son hiboux refit surface. Elle ne savait pas comment il était parvenu à arriver jusqu’ici mais elle esquissa un sourire. Elle fut cependant déçue par le nombre de mots écrits sur la réponse de Cassy.


« Comme au bon vieux temps ! Eclates-toi ! ( ou plutôt, éclates la !).
Tiens moi au courant par la suite.
Cass’ »

La cinquième année soupira puis reprit le chemin de la salle de sortilèges. Plusieurs personnes allaient dans la même direction qu’elle. C’était vraiment ridicule tout ça. Enfin bon, tant pis. Maintenant que c’était lancé, il ne fallait pas s’arrêter. Mais Demelza savait que le duel allait s’avérer difficile. Pas parce que Victoria est plus forte qu’elle. Mais plutôt parce qu’elles étaient toutes les deux têtues au point de ne jamais baisser les bras. Ce combat n’allait pas durer éternellement et il y aurait bel et bien une perdante. Tant pis si c’était elle après tout. On apprend de chaque défaite. Oui, enfin, il ne faut pas abuser non plus.

Plus qu’une vingtaine de pas avant de franchir les portes de la salle. Toujours les mains dans les poches, Demelza avance. Elle soupire. Ou plutôt, reprend son souffle. Ce n’est quand même pas le moment d’être déjà fatiguée. Elle relève soudain la tête et accélère le pas. Elle est bien décidée à gagner même si cela fait plus de deux ans qu’elle ne s’est pas battue en duel. On a qu’à dire que c’est comme le vélo ! C’est quoi le vélo ?… Les portes de la salle sont entr’ouvertes. Sans hésiter une seconde, la cinquième année les pousse et pénètre dans la salle. Elle regarde autour d’elle. La salle à beau être immense, elle est remplie d’élèves. Ils sont tous cinglés ou quoi ? Tous les regards viennent de se poser sur sa personne. Elle ne détourne pas le regard et dévisage quelques personnes. Après quoi, elle fait quelques pas sûrs vers son adversaire. Elle se stoppe au centre de la pièce qui parrait circulaire avec les tables placées comme des gradins. Demelza cherche des yeux l’arbitre. Shawn. Elle sort sa baguette.


- On s’y met ? Ou on attend encore plus de public ? demanda-t-elle d'un air qui se voulait décontracté bien qu'elle bouillonnait de haine à l'intérieur.
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Victoria Swan
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MessageSujet: Re: Un jour comme les autres   Mar 20 Mai 2008 - 22:18

- T'es pressée ?

Ma voix est presque courtoise. Cordiale. Je ne souris pas mais avec l'intonation on aurait pu le penser.
Je me lève, sur ma table. Je n'ai pas le vertige. Ok, il n'y a même pas un mètre mais j'en connais qui seraient déjà en train de hurler de les faire descendre. Moi pas. Je suis debout sur ma table en fond de salle et je profite de ces quelques secondes où je suis haute perchée pour toiser la foule. Il y a pas mal de monde. Les rumeurs fonctionnent toujours aussi bien dans l'école...

Je saute lestement à pieds joints sur le sol. Me voilà dans l'arène.

Quelques minutes plus tôt, je lançai un petit sourire malin à Liam en lui faisant une mini-révérence de la main, tout en restant assise. Il a ce regard qui me sermonne sans le faire. C'est pour du faux parce qu'il sourit. Ca l'amuse, je pense, mais il reste alerte quand même. Au cas où les choses tournaient mal. Liam, il a cette même impulsivité que moi qui bat dans ses veines. Ca part, ça fuse et on ne le contrôle pas. On ne peut pas faire grand chose si ce n'est céder à nos pulsions.
Il est venu avec Jah. Elle paraît un peu excitée. Peut-être pas. Enthousiaste plutôt. Et en même temps, je ne suis pas certaine qu'elle cautionne ce que je fais souvent : provoquer les autres à l'extrême. Nous avons le même âge toutes les deux et elle est la seule fille que je supporte, sûrement parce qu'on est de la même famille. Des fois j'ai l'impression que je suis plus vieille qu'elle, et d'autres fois, je me surprends à penser qu'elle est plus mature.
Plus loin, à l'autre bout de la salle même, il y a Seth. Il est adossé contre la pierre probablement aussi froide que sa peau. Je n'arrive pas à déchiffrer son expression. Je n'y arrive jamais. Parfois j'ai l'impression qu'il me fait la morale, et cinq minutes après il rit en se fichant de moi. D'autres fois c'est tout l'inverse. Je ne sais pas déchiffrer ses pensées et c'est le cas à l'heure qu'il est. Je ne sais pas s'il approuve mon comportement ou si, au contraire, il l'agace. Puisqu'il est là, j'essayerai d'éviter de faire saigner Worpel. Ca va être difficile... Mais je ferai un effort. Dommage.

Seth était là avant. Ils ne se parlent plus beaucoup avec Liam et je n'aime pas trop ça. Je n'ai pas envie de les harceler de questions, pas envie d'être exaspérante avec eux. Ca fait combien de temps qu'ils ne se sont pas retrouvés à trois dans la même pièce ? Je n'en sais rien mais j'ai réussi ce miracle. S'il faut que je fasse des duels à tout bout de champs pour qu'ils se voient, ça me dérange pas du tout !!
Sans rire, même s'ils sont... distants ces derniers temps, ils sont quand même là, tous les trois. Sacrée famille que la notre...

Revenons à notre duel.
Je suis donc descendue de mon perchoir pour venir dans la fosse aux vipères. Pas un regard pour Worpel, qu'elle ne s'inquiète pas, son heure viendra.
Je lève ma baguette et la pointe sur la couronne sur la chaise. Evans ne l'a pas vue, ou alors il l'a vue mais n'a pas envie de la mettre. Il n'a pas le choix. Je la fais léviter jusqu'au dessus de sa tête.
Ce qu'il ne sait pas, c'est que cette couronne, je l'ai arrangée à ma sauce. S'il voulait m'empêcher de faire un sort, de marquer un point ou que sais-je, il recevrait une petite décharge électrique. Un chatouillement au départ. Puis de plus en plus fortes au rythme de ses refus. Inutile de préciser qu'il ne pourra pas la retirer avant la fin du duel. Je ne lui fais pas confiance.
Il peut cependant me refuser certaines choses, dans le sens où je les estime justes. Je ne suis pas mauvaise joueuse, juste mauvaise perdante.
Par contre, à Worpel, il peut lui refuser tout ce qu'il veut.

Celle-ci est à peine entrer qu'elle ouvre la bouche. Il y a des gens comme ça, à qui on devrait interdire de parler. J'étais presque de bonne humeur avant qu'elle n'entre et la ramène.
Ce qu'elle dit ne sert à rien. Elle ne sert à rien.

La couronne a à peine effleurer les cheveux de l'arbitre que de ma baguette jaillit un nouveau sort vers mon adversaire. Je ne me suis même pas vue tourner.
La pauvre ne pourra plus parler. Ses lèvres se superposeront et rentreront se cacher dans sa bouche. Collées. Comme dans les mauvais films d'horreur moldus. Elle pourrait bien essayer de retirer la glu de ses ongles, ça ne marcherait pas. Parce qu'il n'y a pas de glu, c'est un sortilège.

Je souris de toutes mes dents. J'espère qu'elle sait lancer des sorts informulés.... Si c'était le cas, je me lance un Protego discrètement puis me mets à parler, d'une voix qui se veut ironique.


- Mince, le duel n'était pas officiellement commencé...
Voilà qui est fait.


Si Evans protestait, il se prendrait bien sûr une décharge.

J'ai dû oublier de vous le dire mais, c'est moi qui vais gagner. Ca, je vous le promets...
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MessageSujet: Re: Un jour comme les autres   Mar 20 Mai 2008 - 23:42

« Gagner à coup sûr ? Pas sûr.

Parce que je ne serai jamais contre ma propre famille mais cependant toujours pour l’équité, peut-être que Demelza a des chances de ne pas terminer dans l’état que prétend la rumeur. La rumeur m’intéresse presque autant que l’issue que ce duel. A savoir, ça ne changera pas ma vie.

Vic, tu triches. Tu la battras probablement mais bats-la à la régulière. Tu en es plus que capable.

Qu’est-ce qu’il fait l’arbitre ? L’arbitre trésaille, ou plutôt, il vibre. Encore un coup de Victoria, mais celui-ci, il me fait rire. C’est cet humour de ma cousine qui me fait rire, cette indifférence et ce toupet. Toujours est-il que je me montre plus expéditif que Shawn et, discrètement, de ma baguette cachée dans l’ombre superposée de mon corps et du renfoncement où je suis appuyé, je libère Demelza. Elle ne connaît pas encore parfaitement les informulés, je le sais pour le TP que nous avons fait ensemble. Le duel se termine maintenant pour elle, si elle ne peut pas répondre or, moi, je veux voir un vrai duel.

J’attends que Victoria s’insurge en brassant la foule du regard à la recherche de l’importun qui a osé faire ça. J'en souris déjà. Je l’attends et la suis des yeux pour qu’au moment où elle posera les siens sur moi, elle sache: oui, c’est moi qui ai fait ça, lui diront mes yeux. Elle seule aura compris, elle seule aura su ce qu'il vient de se passer, et ça va l'agacer et son agacement me fera d'autant plus sourire.

Avant de se battre, on salue. On a du respect pour son adversaire et il n’y a pas que la bagarre qui donne du panache, il y a aussi l’élégance.

Ma cousine saura vite ce que je pense et pourquoi j’ai fait ça. Elle a le sang chaud et moi le sang froid. Pourtant, elle est le serpent et je suis l’aigle. Alors, regarde-moi bien, Victoria. Nous avons peut-être un problème d’arbitre mais nous n’aurons jamais un problème avec les défis, pas vrai ? Demelza + moi dans son ombre. Deux contre un. Moi ? Tricher ? Non, jamais.

Je lui souris avec déférence et abaisse doucement ma tête pour la saluer.

- Avant de commencer, il faudrait peut-être saluer sinon comment sait-on que ça a commencé ? dis-je de ma voix chantante à travers la salle.

La question est rhétorique et n’appelle pas de réponse. Pourtant quelqu’un répond. C’est Liam:


- « Si on a un peu suivi et au minimum quelques mois de magie derrière soi, on le sait quand on voit quelqu’un bougeotter sa baguette pour lancer un sortilège » raille-t-il à mon intention.

Je ne laisse couler sur lui qu’un regard clair et froid qui le défie de perdurer sur le chemin qu’il entreprend. Visiblement, il compte persister puisque je le vois, aussi discrètement que je le fis auparavant, placer sa baguette derrière sa cuisse. A la dérobée de tous les regards, il me fait tacitement savoir que lui aussi peut intervenir s’il lui en prend l’envie. Il n’aidera pas Victoria, il imagine qu’elle préfère les victoires qu’elle a été arracher elle-même jusque dans la chair de ses opposants. Mais je m’attends à toute riposte à mon encontre si je me mettais une fois de plus à soutenir Demelza.

Nous nous remettons l’un et l’autre dans nos positions initiales pour suivre le début du duel. Japhet fronce et son visage s'obscurcit. Elle croise les bras sur sa poitrine et suit avec intérêt la suite du duel.

Au bout du compte, c’est très bien, cela sera un deux contre deux. Deux dans l’ombre, deux sur le ring. Que le match recommence... et vive l’arbitre. Je souris à Vicky en haussant les sourcils: pas de chance, c’était un très beau sortilège, me dis-je. »


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Japhet - 6ème année - Serdaigle
GARDIENNE
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MessageSujet: Re: Un jour comme les autres   Mer 21 Mai 2008 - 14:44

Deux temps, trois mouvements et quelques regards fusants plus loin, me voici couronné.
La garce.
Elle a des tripes.
Je pourrais me venger d’un coup de baguette et la couvrir de pustules violettes, elle aurait la classe avec ça. Mais je n’en fais rien. Elle est culottée et ça me plait.
Par contre c’est une tricheuse. Ça me plait aussi, mais en tant qu’arbitre je me dois de protester. En plus je n’ai pas déclaré le début du duel.


"Swan, encore un coup comme Aouch !!!"


La garce.

Loin de me couronner roi, l’apparat dont elle m’a doté fait de moi son valet. En même temps j’aurai du m’en douter.
Elle est encore pire que moi.
Quelque part ça me plait.

Il va falloir que je me méfie, c’est pas normal que ça me plaise.

Je me prends une décharge de 200 volts dans les capillaires. Ouais, j’exagère. C’était une mini décharge. Mais comme ça m’a surpris j’ai sursauté. Le cercle de métal qu’elle m’a collé à la tête est ensorcelé. Charmante demoiselle. Elle aurait pu au moins me trouver une vraie couronne. Une qui ait plus de classe que ce cercle de métal qui a traîné on ne sait où. Inutile de m’escrimer à l’enlever, connaissant l’oiseau, il s’est arrangé pour me léguer la chose jusqu’à la fin du duel… qui n’a pas commencé.

Je lève ma baguette pour délivrer la pauvre Demelza aux lèvres engluée mais Seth Cullen a été plus rapide. S’en suit une remarque cinglante de Cullen, l’aîné. Je reste un peu interloqué. Habituellement ils ne se fritent pas en public. Ils ont l’air unis, alors que là, c’est plutôt tendu. Je hausse les épaules, j’ai d’autres chats à fouetter.

Va pour la décharge suivante.
Je reprends d’ahan la où son espèce de saleté métallique m’a interrompu :


"Vicky, au prochain coup bas ce n’est pas une couronne que j’ensorcèle mais une plume. Et crois moi je ne la fixerai pas à ta tête. "


Je lui souris. Et continue malgré l’électrisation de mon cerveau. Déjà que mes notes sont médiocres, si elle me grille les neurones je vais avoir du mal.
Tant pis.


"Bon, on a dit un duel à la loyal et propre. Je traduis pour celles qui auraient du mal ou qui chercheraient à exploiter la faille : On se salue, on ne triche pas, On fait ça avec classe. Tous les sorts sont permis mais tuer son adversaire est fortement déconseillé pour l’obtention de vos Buses potentielles."


Le ton est donné. Si elles trichent je m’en fou j’y risque mes tibias.
Je sors tout de même ma baguette parce que j’ai la vague impression que c’est parti pour dégénérer. Le clan Cullen se jette de furtifs regards. Je n’ai aucune idée de ce qui se trame, mieux vaut être prêt.


"Si quelqu’un connais un sortilège qui me permettra d’éviter d’y laisser trop de neurones je suis preneur."Dis-je en désignant la couronne dont m'a affublé Vick.


Je jette un œil ironique à Vicky. Elle ne m’empêchera pas d’ouvrir ma gueule. J’en ai rien à foutre des règles et des lois, sauf quand c’est moi qui les donne.

Elle ne fera plus de coups bas de toute façon. Il y a bien trop de monde pour accepter de gagner en trichant. Elle n’a pas besoin de ça.
J’en vois plein qui font des paris. J’aurai du m’improviser bookmaker. Moins risqué qu’arbitre et ça rapporte plus.
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MessageSujet: Re: Un jour comme les autres   Dim 15 Juin 2008 - 21:55

Bien évidemment qu’elle était pressée. Pressée d’en retourner à ses petites affaires, qu’elle gagne ou perde ce duel. Quoique si elle le perdait, elle ne risquerait pas de les revoir ses affaires mais elle irait plutôt passer du temps à l’infirmerie. Cette pensée lui arracha une grimace alors que Swan se levait de la table. Quelle prétentieuse. En même temps, c’était une Serpentard. Il fallait qu’elle soit froide et prétentieuse pour avoir l’impression qu’elle était digne de Salazar. Ridicule. A chacun sa personnalité. Si elles sont toutes deux à Serpentard, c’est grâce à leur ambition et leur ruse. La ruse. Demelza allait s’en servir durant le duel et était certaine que son adversaire ferait de même. Cela promettait d’être sacrément distrayant pour les spectateurs. D’ailleurs, la salle se remplie toujours. Regardez moi cette bande de Srcouts affamés par la nouveauté. Ils sont là comme des idiots à attendre que cela se passe. Ils ne servent strictement à rien. Demelza leur jeta un regard en coin. Elle allait tous les détester. Certains faisaient des paris. Elle règlerait leur compte plus tard. Si elle s’en sortait en bon état après ce combat.

Un regard vers l’arbitre, celui-ci était coiffé d’une couronne ridicule. Ah mais, normal, elle appartenait à Swan. Celle-ci dégaina déjà sa baguette et un sortilège traversa la salle. Il fallait avouer qu’une fois de plus, Demelza ne l’avait pas vue venir. Il faudrait qu’elle soit plus rapide le prochain coup. Elle n’avait pas eu le temps de bouger. Qu’allait être la conséquence de cet acte ? Elle se reçut le sortilège presque dans la figure mais le sentit très bien passer. Aussitôt, elle sentit sa bouche se mettre à brûler. Elle ne préféra rien dire, on ne sait jamais ce qu’il pouvait se passer. Lorsqu’elle posa ses doigts sur ses lèvres, elle ne sentit rien mais elle ne pouvait plus l’ouvrir. Le duel n’était même pas commencé. Cette fille n’est qu’un sale véracrasse puant ! Demelza ne pu le crier et espéra qu’il était possible de le lire dans son regard tellement elle le pensait avec force. Elle commença tout de même a paniquer, si elle ne trouvait pas de contre sort, elle allait devoir passer tout le duel en lançant des informulés, ce qu’elle ne maîtrise pas encore. De toute manière, pour se débarrasser de ce maléfice, elle va bien y être obligée. Shawn proteste, se prend une décharge. Demelza ne pu sourire. Son adversaire était décidément pleine d’imagination. Ce duel allait s’avérer instructif. La cinquième année n’eut pas le temps de pointer sa baguette sur elle-même qu’elle avait déjà été libérée. Elle lança un regard vers l’arbitre mais il semblait aussi surpris qu’elle. Ce ne pouvait être Swan bien évidemment, Demelza regarda vers le public. Hm... Pfeuh. Demelza fronça les sourcils, elle ne veut de la pitié de personne. Seulement, Mister Cullen avait raison. Pas de salut, pas de duel débuté. Mister Cullen l’aîné qui proteste maintenant. Lui aussi a raison...

Le duel a débuté alors, non ? Un duel à la loyale qu’il dit lui ! Il ne faut pas trop en demander non plus. Jamais Demelza ne s’inclinerait devant quelqu’un. Même pour un duel. Cela peut paraître débile mais c’est ainsi. « On se salue, on ne triche pas, On fait ça avec classe. » Oui en gros, on ne se salue pas, on triche, et que la classe vient faire là dedans ? Enfin bon, passons. Oh ! On ne tue pas son adversaire non plus ? Et bien c’est dommage, sérieusement.


*Et tes neurones, tant pis s’ils grillent. On pourra faire ce que l’on veut comme ça.*

Pas de légilimens dans la salle ? Tant mieux. Demelza ignora Evans et se concentra sur Swan. Elle n’avait pas l’intention de saluer ou alors son seul salut serait un sort en pleine figure. Oui, elle pourrait toujours donner cela comme excuse. Autrement, un sort a été jeté, le duel est commencé.

Il fallait commencer par quelque chose de gentil tout de même. Pourquoi pas un petit maléfice de flagrance ? La baguette de la demoiselle Swan aurait toujours le même aspect, en dehors du fait qu’elle serait aussi bouillonnante qu’un volcan ou qu’un fer chauffé à blanc. Et sans baguette, que fait-on ? Demelza leva la sienne. C’était son tour cette fois d’être la plus rapide. Trop risqué pour un informulé, elle lança d’une voix claire – tant pis si les autres apprennent un nouveau sort :


- Alagrante !

Elle visait la main et plus particulièrement la baguette de son adversaire, si elle parvenait à la toucher, sa baguette ébouillanterait son propriétaire sans pour autant prendre feu. Si jamais elle loupait la baguette mais touchait tout de même Swan, l’effet serait le même. Pour n’importe qu’elle objet. Sort qui serait encore plus dangereux pour Victoria qu’un de ses vêtements soient touchés. Il est beaucoup plus facile de jeter sa baguette à terre lorsqu’elle brûle plutôt que de se débarrasser de sa robe de sorcier avant de partir en fumée...
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MessageSujet: Re: Un jour comme les autres   Dim 29 Juin 2008 - 23:22

Un "sort en pleine figure". Pour Worpel, ce n'est qu'une excuse. Pour moi, c'est la stricte vérité.
Je n'accepterai pas de la saluer autrement que par un sort qui lui dit de la boucler parce que c'est là le seul respect que je lui porte.

Seth, mon cher, tu me déçois. Tu sais bien que je n'ai rien à faire de la politesse. J'emmerde les bonnes manières et la bienséance.

Je comprends que c'est lui qui a délivré Demelza de son effrayant mutisme lorsque je croise son regard. Il ne veut pas de triche, et de l'équité comme toujours. Ce n'était pas de la triche. En quoi lancer un sort est-il considérer comme tricher dans un duel ?
Liam répond à sa demande de salut de manière moqueuse. Je dois bien avouer qu'il n'a pas tord...
Pour toute réponse aux deux, j'affiche un sourire ravi. Ça me rappelle quand nous étions plus jeunes et que nous passions nos après-midis à nous disputer et à batailler en riant à Carlisle. Sauf qu'aujourd'hui, je ne suis pas sûre que mes deux cousins plaisantent. Je sens entre eux une tension, Japhet aussi doit le sentir. Cela se voit sur son visage. Mais je sais très bien qu'elle comme moi n'hésiterions pas une seconde à nous interposer entre les deux blondinets.

Ce sera un deux contre deux. Ça me va. Au lieu de m'agacer, le geste de Seth m'amuse. Ça doit se voir à ma tête.
Et la réplique d'Evans ne fait qu'augmenter ma bonne humeur. Il me propose d'ensorceler une plume pour me la mettre dans les fesses. Il ne l'a pas dit, mais son allusion est énorme. Je lui lance un sourire railleur qui signifie 'Essaye toujours, je n'attends que ça".
Il se plaint lui aussi que Worpel et moi ne nous sommes pas saluées. Je ne réponds pas mais n'en pense pas moins. Et je crois que tout le monde dans la salle a très bien compris.
De même qu'ils ont dû comprendre à mon regard qu'il valait mieux éviter pour quiconque de libérer Shawn de sa couronne. Qu'un seul ose et je lui fabrique une couronne qu'il aura à vie...

La tête d'enterrement que fait Worpel n'atteint pas ma bonne humeur cette fois. Parce que, de mon côté, l'atmosphère s'est faite plus légère.
Et par la petite guerre qui se trame en coulisses entre mes cousins, et par l'arrogance d'Evans.
Les autres personnes dans la salle n'ont pas dû remarquer la baguette que Seth tient entre ses mains, il sait se faire discret. Ils n'ont pas dû noter non plus la main crispée de Liam derrière sa cuisse. Le public n'a aucun doute de ce qui se passe à l'intérieur du clan Cullen, alors que c'est sous leurs yeux. Moi je le sais et ça me donne plus confiance encore.

Peu à peu, mon envie de gagner diminue au profit de ma curiosité pour le déroulement du duel.
Je n'ai plus seulement envie de gagner. J'ai aussi envie de participer et de faire ça bien.
Je n'aime pas les cours et ils me le rendent bien, mais je suis plutôt douée en sorts.

Comment on dit ? Autodidacte ? A peu près, mais en moins poussé.
Si j'avais été aussi efficace avec une baguette dans la main qu'un scroutt avec un parchemin, je n'aurai jamais réussi à bidouiller mon baladeur moldu pour y mettre des chansons et qu'il fonctionne dans Poudlard.
C'est le résultat d'un dur labeur, j'ai passé des heures entières à la bibliothèque pour y parvenir.
Oui, je vais à la bibliothèque. Si je sens qu'un élève me regarde avec trop d'insistance, je relève la couverture d'un énorme bouquin dans lequel j'ai glissé le livre que je suis un train de lire : un bouquin de magie noire.
C'est très intéressant de voir la tête des élèves qui découvrent l'intitulé d'un horrible livre de magie noire, avec moi qui leur souris de toutes mes dents. Et c'est encore plus drôle quand on sait que ce que je lis est souvent inoffensif. Enfin presque...
C'est un moyen comme un autre d'avoir la paix...

Je vais à la bibliothèque et je ne vois pas où est la honte dans le fait de s'instruire. Je n'aime pas les cours mais j'aime apprendre.
C'est juste la méthodologie des profs qui me gave. Leur pédagogie.
Je préfère apprendre par moi-même, à mon rythme, et surtout des choses qui m'intéressent et me seront utiles.
Désolée mais je ne vois pas l'intérêt de savoir qu'Eargit le Moche a été le représentant des gobelins à un Conseil des Sorciers du 14e siècle...
J'apprends à ma façon et c'est sûrement ça qui fait que je connais pas mal de sorts, pour une 5e année au moins. Et d'autres sorts que ceux appris par les professeurs. Entre nous, je ne suis pas sûre qu'un sort de nettoyage soit très utile en duel...

Cependant, le cours de sorts est peut-être un des seuls dans lesquels j'écoute un minimum. On ne sait jamais, je pourrais découvrir un sort qui pourrait me servir.

Je ne sais pas ce que fait le sort que vient de me lancer Demelza.
J'ai encore mon sortilège de protection qui est actif. Et sans attendre, je la contre.
Mais je veux savoir l'effet de son sort.


- Back-firing Jinx.

Par exemple, ça c'est un sort que j'ai appris pendant un cours.
Le sortilège du retour de flamme. Il renvoie à Worpel son sort.
Moi ? Non, je l'ai dit, mon Protego fait encore effet. J'avais prévu à l'avance.
Maintenant je regarde avec la plus grande attention ce qui va arriver à Miss-Pince-Sans-Rire si elle n'est pas assez rapide pour se protéger.
Je saurais d'une manière ou d'une autre ce que fait ce sortilège.
Alagrante. Dans le pire des cas, j'irai à la bibliothèque, mais si je pouvais voir son application maintenant.... Ce serait très intéressant, non ?
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Shawn Evans
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MessageSujet: Re: Un jour comme les autres   Mer 9 Juil 2008 - 15:05

Et ça continue.
Pendant que sur scène, les deux filles se massacrent du regard, les Cullens mènent une danse macabre qui n’annonce rien de bon. Shawn se concentre sur le combat des deux filles, ce qui se passe autour ne regarde personne, et s’il avait un conseil à donner ce serait que personne ne s’en mêle. Les histoires de famille se gèrent en famille. Point final.

Les deux vertes se regardent en chien de Faïence, baguette levées, rage aux lèvres. Les yeux du Vert vont de l’une à l’autre. Ça ne va plus tarder maintenant. Lui aussi lève sa baguette.
Dans la foule les paris continuent de plus belle. Et qui mise sur Swan et qui soutient Worpel… ça y va fort. Shawn les écoute d’une oreille distraite, tâchant de capter ou en est la côte des demoiselles. Au prochain duel, il faudra vraiment qu’il y songe, bookmaker y a pas à dire ça rapporte. Plus qu’arbitre en tout cas.
Mais il ne regrette pas, c’est instructif. Et puis les voir se tabasser à coup de pieds dans le Hall, ça aurait été beaucoup moins spectaculaire.
A côté de lui, une petite blondinette pas plus haute que trois pommes se ronge les ongles. Visiblement elle s’en fait pour l’une des participantes. A moins que ce ne soit pour les mornilles qu’elle a misé sur l’une. Shawn lui adresse un sourire en coin, elle arrête immédiatement son geste et se met à rougir. Futur McEwan en approche.


« Les ongles rongés c’est assez répugnant si tu veux mon avis » lui souffle-t-il au creux de l'oreille.

Elle a l’air aussi furieuse que Demelza maintenant. Elle regarde ses ongles abimés et les tapote avec sa baguette… si elle compte les faire repousser on est mal.

Le Vert retourne à son combat, alors que Demelza brandit sa baguette et lance un Alagrante d’une voix claire et forte.
Shawn grimace, selon où il rebondit ce sort là ça va crier… Mentalement, il se prépare à un petit sort de rafraîchissement.
Le temps parait presque suspendu alors que le sort traverse la sale en direction de Victoria. Elle aborde un petit air tranquille qui ne laisse rien présager de bon. Bien vite, le parapluie se déploie : Un retour de flamme.
Shawn sourit, voila qui est tout à fait approprié. Rapidement, il se tourne vers Demelza, son propre maléfice lui revenant à la figure.
Un doute s’empare de lui, qu’en est-il si c’est une partie du corps de Demelza qui s’avère être touchée ?
Un finite, devrait faire l’affaire.

Devrait.

Avec les sorts qu’elles utilisent, elles vont finir par nous faire crâmer le public. Un petit coup d’œil à la blondinette, qui ne doit pas avoir plus de onze ans fait poindre une once de prudence dans ses yeux verts. Remarque, y en certains, ça leur ferait pas de mal de s’en prendre un bon dans les dents.
Shawn soupire et élève sa baguette rapidement.


« Protego totalo … »

En direction du public derrière Demelza. Si elle esquive ça évitera d’assister au désapage général de tous ceux qui auront été touchés par le sort. Y en a vraiment, on aimerait pas que leur vêtements soient touchés.
Toutes les paires d'yeux sont désormais rivées sur Demelza, esquive, erreur ou riposte?
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Demelza Worpel
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MessageSujet: Re: Un jour comme les autres   Mar 12 Aoû 2008 - 23:55

Voilà qui était prévisible. Swan qui évite et repousse le sort. Demelza s’y été attendu. Après tout, elle n’allait pas se laisser toucher sans rien faire. En revanche, le sortilège avec lequel Victoria vient de repousser le sort ne revient pas immédiatement en mémoire à Demelza. Elle est pourtant certaine de l’avoir entendu quelque part. Mais où ? La jeune Serpentard serra fortement sa baguette dans sa main. Son propre sort revient vers elle. Ce n’est pas un simple protego c’est bien plus puissant. Le cours de sortilège lui revint alors en mémoire. Back-firing Jinx, utilisé par Purdey. Retour à l’envoyeur. Demelza se jeta sur le côté. Le sort lui, heurta le public de plein fouet sans rien lui faire. La Serpentard roula sur le côté avant de se remettre sur ses pieds. Alors elle veut jouer à ça Miss Swan. Très bien. Renvoyer les sorts de l’autre, très bonne tactique. Surtout qu’elle ne savait certainement pas ce que produisait celui de Demelza. Elle le saura, ça, c’est certain. La cinquième année épousseta ses vêtements qui, pour l’occasion, n’étaient pas composés d’une jupe ridicule, et d’une robe de sorcier. L’uniforme de Poudlard, très peu pour elle. Dès qu’elle le peux, elle s’en débarrasse.

De nouveau, son regard croisa celui de son adversaire. Ce combat était trop naze. Si une seule personne attaque, on n’appelle pas cela un duel. Enfin, Swan a sa façon d’attaquer. Demelza a la sienne. Si seulement elle pouvait lâcher sa baguette et écraser son poing sur la figure de Victoria. Ça ne règlerait certainement en rien cette affaire, mais cela permettrait certainement de la calmer. Pendant quelques instants du moins. M’enfin, la baguette est bien pratique dans certain cas.

Demelza fusille l’autre du regard, tout en avançant vers elle. Oui, elle prend son temps. Le temps que le sort de protection de la tricheuse s’estompe. Elle ne supporterait pas d’attendre jusqu’à ce qu’il disparaissant complètement. Trop long. Mais s’il commence déjà à faiblir, ses coups pourraient marcher. Alors qu’elle marche lentement, elle réfléchit à son prochain maléfice. Elle n’a rien prévu. Tout ce duel serait de l’improvisation pour elle. Et deux maléfices à la suite ? Comment trouverait-elle cela ? Il suffirait que Dem soit assez rapide, et elle pourrait faire très mal. Deux sorts idiots. Deux minuscules petits sorts. Et une personne à l’infirmerie. Sauf si bien sur, la demoiselle est hyper puissante et parvient à esquiver ou renvoyer le sort. La Verte sourit. Elle a trouvé. Trouvé comment atteindre Swan sans que le Protego la bloque. Car un Protego, tout le monde le sais, bloque seulement les attaques magiques.

La cinquième année se stoppa. Ça allait être difficile. Elle devrait faire preuve de vitesse et de précision. Mais si elle réussissait le spectacle serait à mourir de rire. Enfin pour elle. Elle ignorerait les cris étouffés venant du public. La pitié ne fait pas partit de son caractère. Elle n’aurait aucun problème pour faire du mal à quelqu’un. La seule chose qui puisse l’empêcher de faire ce qu’elle veut est le risque d’un renvoi. Elle s’est promit de ne se défouler qu’en dernière année. Mais cette occasion est trop tentante. Cela fait bien trop longtemps qu’elle ne s’est pas battue en duel. Elle ne doit pas laisser passer ça même si elle risque l’exclusion. Oui, ce raisonnement est débile, mais c’est Demelza.

Bon. Cette fois, c’est le moment. Le public semble impatient en même temps qu’il craint la venue du prochain maléfice. Pas d’inquiétude, il n’y aura pas mort d’homme ce soir. De femme seulement. La Verte ferma les yeux quelques secondes. L’informulé. Elle doit le faire. Autrement, elle n’aura pas l’effet de surprise qu’elle attend. En deux secondes, ce serait fait. Demelza leva sa baguette et la pointa sur le sol, au pieds de Swan.


♦ Glacius ♦

A peine le sort avait-il touché le sol de plein fouet, le rendant verglacé, que Demelza avait déjà levé sa baguette vers la statue de marbre derrière Victoria. Cette fois là, elle ne devait pas se louper. Pas la peine d’un informulé.

- Bombarda Maxima !

Le bas de la statue explosa, envoyant des débris dans tous les sens. Le plus gros bout qui parvint à survivre s’inclina dangereusement vers Swan, qui, du verglas en dessous des pieds, aurait bien du mal à se déplacer. Mais bonne chance tout de même.
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