Jeu de rôle basé sur les règles inventées par J.K. Rowling dans l'univers de Harry Potter.
 
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 Symptômes

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Seth Cullen
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MessageSujet: Re: Symptômes   Lun 3 Mar 2008 - 23:48

Le dernier pas de Seth fit moins de bruit qu’une plume qui tombe sur la Terre. Ce pas l’amena près d’Eden à côté de laquelle il s’accroupit en prenant appui sur le chambranle de la porte ouverte de l’infirmerie. Elle s’apprêtait à tourner la tête pour vérifier ce qu’il faisait, c’est nez à nez avec lui qu’elle se retrouva.

Il lui souriait. Ses yeux brillaient de malice.

- Tu m’espionnes, la taquina-t-il sans en penser un mot.

Puis, comme il se jugeait trop près d’elle et dans une position à l’équilibre précaire, il se releva afin de la contourner pour s’asseoir de l’autre côté d’elle, contre le mur.

Alexandrei Zagora était retourné à ses activités avec la promptitude des gens qui veulent terminer leur travail au plus vite pour rentrer chez eux et en finir avec une trop longue journée.

Seth soupira.

- Il ne sait pas ce qui a modifié mon odorat.



Eden venait de sortir de l'infirmerie. Elle n’était pas revenue sur sa parole et elle s’employa sans opposer les palpables regrets de lui en avoir fait la promesse. Pourtant, Seth se doutait qu’autant de mystères l’intrigueraient concernant une consultation qu’on savait d’avance inutile puisqu’il lui avait à demi confié être voué à périr.

Après la sortie d'Eden, l’infirmier l’interrogea de nouveau sur la raison de sa présence. Après avoir évalué ce qu’il se sentait habilité à révéler, Seth respira un grand coup et se jeta à l’eau: il cherchait un remède pour provoquer son sommeil. Il ne dormait plus. Le sommeil l’avait quitté. Ses nuits rapetissaient de plus en plus. Combien de temps pourrait-il subsister sans dormir ?

- Et vous vous sentez fatigué ? questionna monsieur Zagora sans apitoiement.
- Non, mais mon corps ne va peut-être pas le supporter longtemps.
- D’autres symptômes ? Colère, trouble de l’appétit... de la digestion ?
- Je suis parfois un peu irrité.
- Incontrôlable ?
- Incontrôlable. Une fois que j'ai laissé explosé ma colère, je me sens mieux et suis capable de me remettre en question. Mais lorsque cela monte, je ne peux refouler.
- Autre chose ?


Tais-toi, Seth... s’imposa-t-il, garde les autres symptômes pour toi. Tu sais très bien ce que tu as.

- Non. Il se ravisa à moitié et interrogea l’infirmier. Existe-t-il un sortilège ou une potion qu’on pourrait administrer à quelqu’un sans qu’il ne s’en rende compte et qui... développerait son odorat de façon démesurée ?
- Démesurée ? A quel point ?
s’intrigua l’infirmier.

Seth déguisa son appréhension en incertitude, comme s’il cherchait ses mots, quoiqu’il les connaissait déjà tous.

- Au point, je ne sais pas... d’être capable de différencier les effluves des choses qui n’ont pas d’odeur pour les autres et de ressentir le sang qui coule, la chair, le nombre d’essences que comporte un parfum... le sucre, le moisi, la sueur.
- Je ne crois pas, jeune homme. A moins d’être inné en qualité de nez ou d’être un loup-garou, peut-être. Mais un loup-garou ne viendrait jamais témoigner avec discernement de ses capacités olfactives...
sembla-t-il se moquer en s'imaginant peut-être en train d'interviewer un loup-garou.

Seth se mit à rire jaune et dans la foulée, il s’inventa un nouvel ami:

- C’est bien ce que j’avais dit à John. Il est impossible de souffrir d’une telle infamie à moins d’être un animal monstrueux.

Ebranlé, Seth se leva précipitamment pour se retirer. Eveillé par ce comportement étrange, Alexandrei Zagora le questionna avec inquiétude tandis que le jeune Cullen qui n’avait jamais paru aussi blanc, s’éloignait encore vers la porte.

- Et vos insomnies ?
- Ah, oui. Mes insomnies...
se souvint-il, je voudrais dormir.

Dans une armoire fermée à clé, l’infirmier alla chercher un flacon similaire à celui qu’il lui avait donné pour Eden mais, cette fois-ci, le flacon était rempli au dixième.

- C’est très puissant. Je ne suis pas supposé vous donner ça sans surveillance. Trois gouttes avant de vous coucher et vous devriez trouver le sommeil rapidement. Réduisiez la dose chaque jours jusqu’à n’en plus prendre. Dans cinq jours, revenez me voir si les symptômes persistent... ça pourrait être autre chose de plus sérieux. Je préfère m’en assurer. Forcez-vous un peu à manger plus, couvrez-vous, même si vous pensez avoir trop chaud. Manquer de sommeil use la disponibilité de votre corps. Réactions plus lentes, mauvaise humeur constante... Epargnez-vous de tomber malade sur la fin de l’hiver.
- Entendu,
dit Seth en inclinant le chef, à dans cinq jours. Et merci.
- Etes-vous certain que vous allez bien ?
- Je vais bien comme une personne qui ne dort plus.


Alexandrei sourit. Après avoir dévisagé Seth, il sembla avoir eu une nouvelle idée:

- Pour l’odeur, tenez... il n’y a pas seulement les loups-Garous qui ont une capacité à les démêler. Les...
- Non, non, ça va. Merci ! John disait n’importe quoi pour se rendre intéressant. Ces enfantillages ne m’intéressent pas !
- Bon...
conlut l'homme en saluant une dernière fois l’étrange Cullen qui n’avait pas désiré qu’on nomme devant lui la chose qui l’avait contaminée.


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Eden Sanders
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MessageSujet: Re: Symptômes   Mar 4 Mar 2008 - 22:01

Eden sursauta, Seth venait de faire son entrée, enfin, en l’occurrence plutôt sa sortie, et se trouvait face à elle. Il la contournait précautionneusement et vint s’asseoir à côté d’elle.
Elle sourit à sa taquinerie. Elle avait été tentée d’espionner. Mais elle avait promis.
Visiblement Zagora n’avait pas trouvé la cause de son odorat surdimensionné. Etrangement, Eden eu l’impression que de cette cause, Seth n’avait nul besoin. Il savait parfaitement ce qui lui arrivait. Peut être cherchait-il alors un quelconque remède. Il avait l’air songeur. Son soupir en disait long. Inutile de faire de grandes phrases éloquentes. Tout cela n’annonçait rien qui vaille.
Eden ne ressentait pas de pitié pour Seth. Elle réservait la pitié à ses adversaires. Faire pitié c’était la dernière chose dont elle avait envie…et besoin. Alors elle gardait ce sentiment pour les gens qu’elle jugeait non méritant d’obtenir autre chose de sa part.
Un peu prétentieux. Mais radical.
Seth lui, lui inspirait autre chose.

Elle le connaissait peu. Mais il lui avait plu. Sa façon de voir les choses était différente de la plupart des autres. Enfin, du moins ceux à qui elle avait parlé. Il avait quelque chose de réfléchi, de posé, d’étrange. Ce drôle de regard qu’ont les gens quand ils ont vécus des évènements qui les ont poussés à grandir.

La beauté froide du garçon attirait Eden également. Elle aimait séduire, et ce garçon là était très agréable à regarder. Mais à la fois avec une touche très personnelle. Son physique semblait porter le poids de son fardeau. Son refus de contact physique en faisait un jeune homme aussi inabordable que son visage était fin et blond. Comment expliquer… Il dégageait une sensation de dualité. Oui c’était ça. Quelqu’un qui a tout pour qu’on ait envie de l’approcher, mais qui ne se laissera pas approcher.
Eden songea en souriant à toutes les filles qui avaient du tenter de l’approcher de plus prés. Il avait du s’amuser pour gérer tout ça.
La nature était parfois cruelle. Elle avait doté l’une de ses créatures d’une beauté dont seuls les yeux pourraient profiter. Il ne devait pas avoir la tâche facile avec un tel visage.

Elle arrêta de le dévisager afin de ne pas le mettre mal à l’aise. Le personnage l’intriguait tant et si bien, qu’elle préférait ne pas l’effrayer.
Cette rencontre était trop intéressante pour la balayer d’une maladresse aussi grossière.

Elle se contenta donc d’entourer ses jambes de ses bras, et de poser son menton sur ses genoux, regardant fixement devant elle. La où se tenait la fille qui révisait.


- Et il a trouvé quelque chose qui puisse atténuer la conséquence s’il n’a aucune idée de la cause ?


Bien qu’elle eu déjà une forte idée de la réponse. Il aurait parut certainement plus soulagé sinon.
Et toutes sortes de créatures trottaient à nouveau dans la tête d’Eden. Elle jeta un œil à Seth. Quand on confiait un demi-secret, n’attendait-on pas finalement que la personne trouve d’elle-même la seconde moitié ? Sinon, à quoi bon commençait à parler.
Selon Eden, aucune parole n’était innocente. Celui qui ouvrait la bouche pour dire qu’il n’avait pas envie de parler, lançait de cette façon un appel qui demandait « parle-moi ».
Celui qui passait son temps à provoquer les gens, clamant qu’il ne les aimait pas ne demandait-il pas « aimez-moi » ?
Alors un demi-secret finalement, n’était-ce pas une invitation à découvrir le reste ? Un test qui disait… Si tu trouve tu en seras digne ?

Ou alors, deuxième solution, elle se faisait complètement des idées. Il avait juste parlé parce qu’elle n’avait pas l’air aussi bécasse que les autres qui avec leurs langues pendantes de trois mètres de long, mais ne s’attendait pas du tout à ce qu’elle s’intéresse à l’autre moitié de ce secret.

C’était pas de bol. Il était tombé sur l’une des plus curieuses petites nanas du château. Elle finirait bien par trouver. Les livres, c’était son domaine. Il devait bien en exister un qui fasse mention de ce drôle de symptôme…
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Seth Cullen
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MessageSujet: Re: Symptômes   Mer 5 Mar 2008 - 16:16

L’étrange vert des yeux de Seth se déversa dans un torrent de pensées aussi succinctes que pesantes. Il en vit flou, un bref instant, la fille qui se noyait frénétiquement dans ses révisions.

- Tu sais quoi ? dit-il à Eden comme si de ses pensées avait émergé une subite révélation ou envie, si je n’étais pas certain d’en tomber malade, ce qui me manque le plus de pouvoir toucher, ce sont les cheveux... je n’ai jamais caressé que ceux de ma mère lorsque j’étais enfant.

Il se tourna vers elle pour admirer les siens qu’elle avait remonté en un chignon d’où des mèches rebelles retombaient ça et là autour de son visage gracieux.

- Comme ça, je pourrais te recoiffer, railla-t-il en souriant.

Puis, il poursuivit d’emblée sur la réaction à la question d’Eden pour retarder la répartie de cette dernière quant à sa taquinerie.

- Enfin, non... Plus sérieusement, il n'y a rien pour rendre les conséquences plus supportables toutefois, plus je fais l’effort de démêler les odeurs, plus celles-ci me sont acceptables... Tu ne veux pas savoir ce que tu sens ? Je te préviens, tu vas sursauter.

S’il avait eu le don de lire dans les pensées d’Eden plutôt que de la sentir, il y fut une chose qu’il aurait eu du mal à nier: trouve-moi car je ne peux te dire de moi-même où je suis. Qui suis-je ?

Les plus beaux et les plus mystérieux secrets ne le sont jamais tant qu’ils n’ont pas été révélés. Devine-moi. A demi-mot. Doucement, sans me blesser. Sans me faire fuir ou me faire regretter. Peut-être était-ce l’appel inavoué d’un chétif nomade perdu dans son désert d’incongruités. Que le fardeau devienne lourd alors l’on en parle et il est par moitié allégé.

Pourtant, la prudence aurait dû faire son travail et empêcher les premières confidences. Ainsi, le secret qui nous lie désormais, notre auditeur n’aurait pas eu à le supporter et à un jour résister à nous reprocher le demi poids gentiment partagé de ce secret si lourd à transporter. Oui. Même à moitié.

Seth pensait que les secrets, comme les confidences, n’engageaient jamais que ceux qui les écoutaient. Mais lui aurait toujours un sentiment de culpabilité.


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MessageSujet: Re: Symptômes   Mer 5 Mar 2008 - 17:21

Eden sourit aux dires de Seth. Elle ne le comprenait que trop bien. Toucher c’était important. Et puis les cheveux…

La recoiffer ? Peut être que ça ne lui aurait pas déplut…
Mais elle aimait que ces petites mèches s’échappent de la stricte attache dans laquelle ils étaient emprisonnés. Cela lui donnait l’impression qu’on est libre même avec des chaines. Et puis elle aimait beaucoup voir le vent les faire voleter autour de son visage, et encore plus jouer avec. Elle passait pas mal de temps en cours à jouer avec ses cheveux. Elle y cherchait des reflets. Sa mère avait les cheveux blonds. Lui les avait certainement plus foncés, sinon elle n’aurait pas eu ces reflets châtains…

Eden regarda Seth avec un petit sourire malicieux. La trouvait-il mal coiffée ? Elle savait que ses cheveux faisaient parti de ses atouts. Ils étaient brillants et soyeux. Malheureusement, dans cette situation elle ne pouvait faire confiance qu’à la vue de Seth… Et leur odeur peut être. A moins que les shampoings ne dégagent une odeur d’ammoniaque cachée… Le sien était cependant un shampoing pour bébé, il ne devait pas être très chimique. Elle savait que pour garder de beaux cheveux, il fallait éviter de les agresser avec trop de produits. Les gammes pour bébés et enfants étaient toujours très douce. Et puis elle en aimait l’odeur.
La plupart des filles utilisaient toutes sortes de lotions capillaires pour lisser ou boucler leurs cheveux… Ne savaient-elles pas qu’elles couraient au massacre ? Ils finiraient ternes, tant pis pour elles…
Eden repensa à la chevelure de Mélusine. Elle, avait des cheveux magnifiques ! Flamboyants, sains !


- Me recoiffer ? Ça ne va pas comme ça ? Je pensais être prête pour un gala, mais tu n’es visiblement pas de cet avis !


Elle décrocha un petit clin d’œil à son camarade. Elle ne se vexait pas facilement la guêpe.

Machinalement, Eden attrapa une petite mèche qui dépassait et l’entortilla de son doigt… Ses cheveux n’étaient pas raides comme des baguettes… Ni ondulés… Ils se contentaient d’être vivants, facile à coiffer. Eden n’auraient voulu en changer pour rien au monde.

Elle sortit de sa rêverie capillaire et regarda Seth dans les yeux.


- Ma mère avait de beaux cheveux… Blonds vénitiens… Je me rappelle à quel point ils étaient doux. Quand j’avais peur de quelque chose je m’enfouissais dans son cou et en sentait l’odeur…


Eden chassa brusquement ses pensées de son esprit. Pas de mélodrame maintenant. Autre chose à faire ! Elle secoua la tête ouvrit la bouche et sourit à nouveau. Le contrôle sur elle-même et c’est sentiments ? Acquis et inné pour elle. No Difficulty.

- Tu penses vraiment que toucher des cheveux te serais désagréable ? C’est un peu comme toucher un arbre. C’est un organisme vivant, mais pas de contact avec la peau…



Elle s’interrompit et se remémora les paroles de Seth. Il n’avait touché que ceux de sa mère enfant. La demoiselle curieuse ne pouvait s’empêcher de faire travailler son esprit. Elle faisait souvent trois ou quatre choses en même temps. Parler, réfléchir, se rappeler, bouger … curieux mélange qui donnait parfois d’étranges résultats, mais au point, elle n’avait pas la désagréable impression de perdre du temps.

Donc, il avait été contaminé par la fameuse chose durant son enfance. Certainement. Il n’était pas né comme ça… Mais qu’est ce qu’il pouvait lui être arrivé ?
Contact avec inféri ça donnait quoi ? Il avait dit horrible chose, ou monstre… elle ne savait plus. Un inférius qui vous mord ça contamine ?
L’odorat de ces choses là était-il surdéveloppé ? Pas qu’elle sache…

Oui mais là était le problème, ces trucs là, elle ne les savait pas. Ça pourrait éventuellement concorder. Le désir de ne pas mettre les autres en danger. Le chemin irréversible vers une mort qui quelque part n’en était pas une…

Eden réalisa qu’elle s’était stoppée en pleine phrase. Il allait trouver ça louche…

*Non, en fait, il est parfaitement conscient que tu cherches qui il est. Pas la peine de te sentir mal à l’aise. *

Eden lui jeta un regard empreint de mystère accompagné d’une adorable moue de la délicate bouche.
Elle opta pour un changement de sujet. Si elle était à l’aise avec de gros sabots dans le jardin secret des gens, ce n’était peut être pas son cas à lui.


- Ai-je de quoi sursauter quant à mon odeur ? Allez, dis moi si je dois métamorphoser mes savons et compagnie en boules puantes pour ennemis particulièrement gênants !
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Seth Cullen
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MessageSujet: Re: Symptômes   Mer 5 Mar 2008 - 17:48

Quand Eden était perdue dans ses pensées, Seth devinait presque aisément où ces dernières étaient égarées. Moitié dans les liens qu’elle faisait entre elle et la vie car celle-ci était curieuse. "Celle-ci" était autant valable pour Eden que pour la vie. Moitié dans la recherche de ce qui pouvait cacher.

Ils se connaissaient depuis peut-être une heure ou un peu plus mais il y a des gens comme ça, qu’on a l’impression d’avoir connu toujours. L’on s’habitue à eux sans s’en apercevoir. Parce qu’être avec eux est facile. Etonnamment, Seth se demanda comment il n’avait pas remarqué Eden plus tôt et si Poudlard ne se cachait pas d’autres personnes desquels il apprécierait la compagnie.

Autrement, ce n’est peut-être que l’enthousiasme de faire connaissance avec quelqu’un ? modéra-t-il son impression.

La paresse de tisser des liens et, depuis peu, la futilité de ses relations avec les autres ne l’avait jamais enorgueilli d’être une personne à l’entourage foisonnant. Un visage populaire. Une présence avec laquelle on aime à être pour bavarder, rire ou se retrouver. Seth riait très rarement. Non qu’il n’eût pas d’humour mais que peu de gens s’étaient affrétés pour le déceler. Or, rire seul...

- Ne bouge pas, lui signifia posément Seth tandis qu’il s’approcha prudemment d’Eden. Avec lenteur, de peur de toucher sa peau, il approcha son visage de sa joue, très brièvement. Puis, il remonta, aussi lentement, vers ses cheveux relevés pour chasser les parfums avant de s’écarter et de rétablir sa position initiale.

- C’est bien ce que je pensais, sembla-t-il attester pour lui-même, il y avait une odeur que je n’étais pas parvenu à discerner tout à l’heure. Tu sens les écorces encore closes des épices... C’est ta septième odeur. J’avais déjà senti le litchi et l’essence de freesia... dans tes cheveux, il y a un shampoing à la vanille et ton savon est à la rose... puis, enfin, il y a aussi l’odeur de chair. Ton sang est sucré, tu manges trop de sucreries... et l’odeur de... tes sentiments. Je n’arrive pas à le définir mais cette odeur et celle de ta peau sont les plus fortes mais aussi celles qui me sont les plus séduisantes.

Il se tut. Seth n’osait pas se tourner tout de suite vers la Gryffondor. Peut-être l’avait-il effrayée ou dégoûtée. Par coquetterie, il était probable qu’on appréciât peu, lorsqu’on était une demoiselle, qu’un garçon vint à nous renifler pour déterminer qu’on fleurait le sang.

D’autre part, il se demandait lui-même comment il fut possible de sentir un sentiment. Il n’était pas parvenu à décrire en les mots ce qu’il désignait à proprement parler. Cela s’était révélé comme une présomption sagace. Un instinct. Il avait senti dans tous les sens sensoriels du terme, ce qu’Eden sentait. Et ressentait.


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MessageSujet: Re: Symptômes   Mer 5 Mar 2008 - 19:50

Un battement de cœur plus tard et il était penché sur elle. Eden essaya de ne pas regarder les douces lèvres qui se penchaient vers elle. Il s’arrêta prés de sa joue et remonta dans ses cheveux.
Eden aurait du trouver cela désobligeant. Se faire renifler comme un vulgaire animal n’avait rien de glorifiant. Pourtant cela la faisait sourire. Qu’il ait envie de la sentir c’était comme si il lui avait dit qu’il voulait la connaître. Elle se sentit flattée… Mais aussi intriguée. Que pouvait-elle sentir en fait ? A part savon, parfums et shampoing ?

La réponse vint bien assez vite.

Alors que Seth reculait, trop rapidement au goût d’Eden, il énonça diverses fragrances.

Les écorces encore closes des épices ? Oui c’était surement ça, son côté piquant, épicé… ça ne l’étonnait pas.
Sa septième odeur ? Nom d’un dragon ! On pouvait sentir tout ça ??
Pas étonnant qu’il y ait un nombre incalculé de gens qu’elle ne pouvait pas sentir ! Avec sept odeurs différentes il y a sept fois plus de chance de tomber sur un truc qu’on ne peut pas piffrer !

Litchi ? Super, elle adorait le litchi ! Freesia, ouais…C’est quoi ça ?

Pour le shampoing, il faisait fort. Son petit shampoing de bébé parfumé vanille, en effet. Doux, pour cheveux délicats. Elle aimait bien s’endormir en sentant cette odeur. Un psychologue aurait surement dit qu’il lui rappelait son enfance et la sécurisait. Elle, elle l’aimait bien, c’est tout. La vanille, ça sent bon, tout le monde le sait. Sauf les glaces…

Le savon était bien à la rose… Eden fut étonné qu’il le sente. Le parfum était vraiment subtil. La rose, c’est pour le teint. Ça le rend plus frais, plus rosé. De toute façon, elle a toujours eu une belle peau. Grain fin, peau douce, elle touchait de la peau de singe : pas d’acné.

Elle émit un petit rire amusé à l’évocation de l’odeur de son sang. Sucré ? Pas étonnant. La gourmandise, c’était son pêché mignon. Elle adorait le chocolat. Qu’il soit noir, blanc, au lait, au coulis de framboise, fourré, pâtissier, fondant, en tablette, liquide, chaud, froid… elle adorait. C’était sa drogue à elle.
Heureusement que son métabolisme était branchée sur gros voltage. Elle brûlait tout ce qu’elle mangeait avant que cela n’atteigne le bas de l’estomac. Certes, un peu imagé. Tout ça pour dire qu’Eden se fichait complètement de sa ligne. Elle était très mince et le resterait certainement, malgré sa gourmandise. Alors que d’autres font attention toute leur vie et prenne un kilo au moindre écart. Les pauvres… Parfois la nature n’était pas trop chienne. Elle aimait bien ne pas avoir à se soucier de ça. Ça devait vraiment être pénible.
Et se priver de chocolat ! Le sacrilège !

Eden apprit aussi que les sentiments avaient une odeur… ça, elle ne savait pas. Elle avait même beaucoup de mal à le concevoir.
Un sentiment ? C’est abstrait un sentiment… Quelle odeur ça peut bien avoir ?

Alors qu’elle allait poser la question il poursuivit.


- Je n’arrive pas à le définir mais cette odeur et celle de ta peau sont les plus fortes mais aussi celles qui me sont les plus séduisantes.


Voila qui répondait à la question.
Elle sentit l’insoutenable sensation de ses joues qui rosissaient.

*Nom d’une citrouille, Eden, un peu de contrôle, tu es ridicule !*

Les joues reprirent aussitôt leur couleur nacrée. Encore heureux, elle était capable de se maîtriser.
Elle se tourna vers Seth, parfaitement maîtresse d’elle-même et l’observa un instant.
Il semblait gêné. Elle se mit rapidement à sa place…

Flairer une jeune femme… Oui c’est sur on pouvait s’attendre à prendre une volée de bâton cinglante. Plutôt gênant. L’envie lui pris de jouer les offusquer, de prendre un petit air pincé… Mais ce n’était peut être pas le bon moment après tout. Il lui avouait une chose qui était importante pour lui, en jouer était loin d’être une bonne idée.

On pouvait se jouer de beaucoup de chose. Mais pouvait le faire d’une épreuve qui vous menait à la mort ? Alors qu’ils étaient là à bavarder, elle prit conscience que ses pensées à lui devaient tournées vers tout à fit autre chose qu’elle et sa petite personne.
Il devait appartenir à la catégorie des gens qui avancent malgré tout. Pas ceux qui s’apitoient, supplient, pleurent et s’enferment.
Ceux qui avancent malgré le courant et remonte bravement les pentes que la vie a creusée sous leurs pieds.
La catégorie de gens qu’elle appréciait.
Elle aussi avançait.

Elle appuya sa tête contre la pierre froide du mur, et soupira.

Il avait dit séduisantes…

Ces sentiments avaient une odeur séduisante… Eden eu un petit sourire malicieux.


- Je ne savais pas que les sentiments avaient une odeur… ça explique pourquoi on utilise l’expression « ne pas pouvoir se sentir ». Bon, si tu peux me sentir c’est déjà ça. J’essaierai bien de te dire ce que tu sens pour moi, mais avec ces soit disant allergie je ne suis pas sure de sentir grand-chose. En revanche dis moi quel chocolat tu manges et je te dirai qui tu es.


Elle lui lança un petit clin d’œil dont elle avait le secret.

- Tu disais que c’était ma septième odeur. On a beaucoup d’odeurs ? Tout le monde en a le même nombre ? Est-ce que deux personnes peuvent sentir exactement la même chose ? Je te donne à nouveau l’autorisation de me clouer le bec quand je vais trop loin…



Elle se mordit les lèvres. Elle était trop curieuse. Elle espérait ne pas l’effrayer avec ses questions de nouilles. Ce n’était pas qu’elle le considère comme une machine à sentir, ni rien. Mais… Elle était très intéressée par le sujet.
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MessageSujet: Re: Symptômes   Jeu 6 Mar 2008 - 14:31

Loin de l’effrayer ou de la dégoûter, les révélations de Seth attisèrent d’autant plus la curiosité d’Eden qui entama un interrogatoire dont il avait peine à savoir quoi répondre. Il essaya de rassembler ses souvenirs olfactifs. Depuis qu’il avait cette déformation, qu’avait-il senti sur les gens ?

- Alexandrei Zagora a beaucoup d’odeurs qui traînent sur lui. Cela doit être dû à son activité. Entre autres odeurs, il sent le lait pour bébé à l'amande douce, la transpiration suave, la coriandre, le vomi - et si tu y tiens vraiment, je peux te décliner les ingrédients du vomi outre la bile - l’éther, le camphre, la ciboulette... étrange, la ciboulette. Quant à...

Comment le définir une fois encore ?

Il détourna ses yeux d’Eden pour les fermer. Ses narines frétillèrent légèrement. D’où il était, s’il se concentrait suffisamment, il pouvait encore sentir la présence de l’infirmier qui s’agitait. Comme pour l'odeur d'Eden, l'effluve la plus forte sur l'homme était celle de sa chair. Cette odeur-là différenciait tout le monde au "nez" de seth. D’ailleurs, l'infirmier arrivait. Son odeur s'intensifiait. Il passa la porte de l’infirmerie qu’il ferma à clé. C’était sa fin de journée. Il leur adressa un regard poli qui voulait dire au revoir et s’en alla.

- Sa chair sent la terre du soir recouverte par un tapis de neige... son odeur est très attirante, elle aussi. Moins épicée que la tienne mais plus complexe.

Les yeux dans le vague, Seth éleva ses genoux pour y poser son menton. Il réfléchit à la déformation de ses sens. Le toucher. L’odorat, maintenant. Sa vue qui avait toujours été d’une netteté sidérante, qu’il fasse nuit ou jour. Les symptômes confirmaient la transformation et la potion de son père ne pourrait plus retarder l’inévitable très longtemps.

- Noir, fit-il encore dans ses pensées, j’aime le chocolat noir et amer. Est-ce que ça fait de moi un barjot ?

Un nouveau rire entraîna Seth à se lever pour se sortir de sa catharsis. Son rire s’éteint.

- Nous devrions aller dîner. Eden... reprit-il avec incertitude en plongeant son regard dans le sien quand il fit volte-face, je suis déjà entré... tu as perdu. Fais attention à toi, je risquerais de m’installer si tu ne me repoussais pas.

Comprit-elle qu’il faisait référence à sa solitude ?


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MessageSujet: Re: Symptômes   Jeu 6 Mar 2008 - 18:49

Seth se lança alors dans une dissertation sur les odeurs corporelles de l’infirmier. Eden ouvrait de grands yeux. Un peu dégoutés peut être. Le vomi… elle s’en serait bien passée de l’imaginer… Bien que finalement ça soit d’une logique à qualifier d’imparable. Savoir qu’on pouvait sentir tout ça sur une personne l’impressionnait. Elle ne regarderait plus les gens de la même façon. Déjà, elle se surprenait à essayer de deviner le parfum de la fille qui révisait. A l’allure où elle tournait les pages de ses parchemins reliés par de petits lacets, il était clair qu’elle devait sentir l’encre… Et puis surement un peu le renfermé parce qu’elle était si pâle qu’Eden aurait parié tous ses vêtements qu’elle ne mettait que très rarement le nez dehors. Sa peau avait le tient gris et terne des gens qui restent enfermés.

Ce fut ce moment précis que choisi Zagora pour sortir de l’infirmerie. Alors qu’il leur adressait un sourire poli, Eden lui lança un regard un peu désemparé. bouse de dragon, le vomi quoi ! Ce n’était pas rien ! Un mythe s’effondrait aujourd’hui… Eden renvoya un léger sourire à l’infirmier, un peu crispé peut être, mais il était sympa. Puis dans ce métier là, on ne pouvait pas y échapper au vomi.
Dommage.
De toute façon, il est moins épicé le pauvre.
Pas de chance.

Alors Seth mangeait du chocolat noir amer ? Pas mal…c’est qu’il aurait presque bon goût le garçon ! Le chocolat noir c’était loin d’être le plus mauvais. Celui avec 70 – 80% de cacao était délectable ! Un vrai délice, une abomination de sensations les plus extrêmes… Bon, en bref, elle adorait !

Le chocolat, elle aurait pu en parler longtemps ! Plein de bonnes choses dedans ! En plus, ça faisait du bien au moral ! Mais bon, les gens étaient rarement capables de supporté un débat d’une demi heure sur ce genre de chose, donc, elle évitait de souler les autres avec ça. Elle avait d’autres sujets de conversation. Un point de vue sur tout de toute façon.


Enfin, toujours était-il que ça ne faisait pas de lui un barjot ! Loin de là. Peut être devrait-elle lui dire non ? Oui, histoire qu’il ne pense pas qu’elle pense qu’il puisse être…. Bon Sanders, t’arrête de réfléchir et tu le dis comme ça vient, ça t’évitera une migraine.

- Non, le noir amer, ça dénote les gens de très bon goût.


Aller dîner… déjà ? Le temps passait vite en sa compagnie. Il faut dire qu’elle était agréablement surprise de ne pas s’être ennuyer une seule fois. Habituellement, elle aimait bien les conversations intéressantes, mais il y avait souvent un moment où elle décrochait. Elle le faisait généralement sentir à la personne, avec sa franchise naturelle, et ce comportement mettait fin à toute tentative de se lier un peu plus aux gens. Elle avait partagé de nombreuses conversations avec les autres élèves… mais … ne se connaissait pas de vrais amis, qu’elle revoyait régulièrement. Il y avait l’équipe de quidditch. Elle s’entendait bien avec elles… Mais elle n’avait aucune idée de ce que signifiait avoir un ami très proches. Pour elle il s’agissait de gens qu’elle appréciait. Et c’était déjà pas mal !

Il se croyait entré ? Peut-être pas entré réellement… son rempart était solide et bien épais. Elle avait eu dix ans pour le bâtir. Elle s’y était appliquée de façon à ce qu’il n’ait pas de faille. En revanche, elle devait avouer que la petite échelle posée par son armée pour les franchir, n’avait pas encore été repoussée par ses guerriers.
Pourquoi pas après tout ? Passer du temps à discuter avec lui ce n’était pas signer un contrat visant à compter sur lui. Cela n’engageait à rien. Et puis, elle passait vraiment du bon temps. Elle en avait besoin. Le problème à force de prétendre vouloir rester seule c’est qu’on fini par se regarder le nombril. Et s’apitoyer sur son sort n’était pas du tout sa tasse de thé. Elle avait besoin de nouveaux horizons, et rapidement, où elle finirait par devenir carrément égocentrique. Egocentrique en plus de prétentieuse, franchement ça risquait de faire beaucoup.

Elle se leva à son tour, soutint son regard un instant. Elle accrocha son sac à son épaule et inclina la tête en lui lançant un petit regard malicieux.


- Est-ce que « perdu » est le mot approprié ? Je ne repars pas en perdante ce soir… Si tu veux t’installer tu peux toujours essayer. Je ne peux pas te garantir que tu ne prendras aucun coup de balai. Tu as une vue sur le château mais tu n’es pas encore au bastion
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Seth Cullen
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MessageSujet: Re: Symptômes   Ven 7 Mar 2008 - 1:14

Les lèvres de Seth s’ouvrirent sur un grand sourire satisfait.

- Et bien, il n’est pas de tout confort ce château. On y reçoit très mal.... je ne dois pas avoir si bon goût que ça pour m’être arrêté auprès du plus barricadé.

Puis, pour lui-même en haussant les épaules avec allégresse comme si l’expression lui fut une plaisante confidence:

- Un coup de balai ! Ah-ah !

Pour Seth, les balais servaient à voler. Pas à mettre des coups. Quelle espèce de château pouvait être défendu par des mages armés de balais ? Les mages étaient-ils vigoureusement armés ? Opposaient-ils véritablement la résistance dont Eden semblait se prévaloir ? Il ne le trouvait pas et son odeur le lui contait. Assurément, elle pourrait à tout moment fermer sur lui les lourdes herses et relever le pont-levis. Mais pourquoi traîter la connaissance de l'autre comme une invasion ?

C'est vrai, c'est lui qui avait commencé en parlant du virus Seth Cullen, se souvenait-il. Lui-même avait écopé d'une contamination Edenique - en passant, il aurait préféré visiter les jardins d'Eden plutôt que ses châteaux qu'elle disait inviolables.

Toujours est-il, qu’elle le démente corps et âme ne le ferait pas douter. Que ce fût dans un château ou dans un jardin secret, une cocasse petite embrasure s’était ouverte et il ne s’était pas défendu d’y entrer. Il avait envie de visiter.

C’était une insolite impression pour Seth qui s’était toujours contenté de l’idoine bastide protectrice des Cullen. Découvrir chaque mess, chaque donjon et couloir dédaléen d’Eden. Pas comme s’il était chez lui, non, certainement pas... plutôt comme s’il s’était faufilé dans un endroit secret où il n’aurait pas dû entrer. Ne s’apercevrait-elle jamais qu’il était entré, l’aveuglement le satisferait et il ne lutterait pas contre les yeux fermés. Ainsi, il pourrait visiter à loisir sans craindre d’être attaqué par les mages sauvages qui donnent des coups de balais. A coup sûr, il savait qu’à terme, il en souffrirait. Mais pour l’instant, à quoi bon se priver ?

De plus, le temps lui était compté. Peut-être qu'un jour, sa curiosité comblée, Eden ferait fermer les grilles plus vite qu'un sourire qui naît. Si elle n'était pas écoeurée par ce qu'elle apprendrait de lui, du moins elle se lasserait. Mais que cela soit imminent ou lointain, pour le moment, Seth se sentait vraiment bien. Le sentiment était d'une telle rareté qu'il avait envie d'en profiter.

Ainsi Seth venait de trouver une compensation des plus plaisantes à ce qu’il était jusqu’ici prêt à considérer comme une nouvelle saccade à son métabolisme incohérent. Son odorat le renseignait sur l’âme des gens, sur leurs émotions, mieux que les mots ou que l’observation de leur visage pouvait le faire. Il sentait. Et il était près à assujettir et à pénétrer cette déviance pour en faire un atout considérable. Mieux connaître son environnement pour mieux l’apprécier.

Discutant trivialement, leurs deux silhouettes s’enfoncèrent dans les couloirs labyrinthiques. Ils empruntèrent un escalier indiscipliné qui leur imposa de prendre un détour par l’étage supérieur. Seth maugréa que celle-là, il ne l’avait pas senti venir.

Ils parvinrent finalement au rez-de-chaussée. Les quatre tables séparées leur rappelèrent qu’il y avait des traditions vétustes, des choses qu’on ne gouverne pas, plus fortes que leur curiosité naissante, qui éloignaient toujours plus catégoriquement qu’un demi secret, un jardin d'Eden à la clôture fermée, une herse en chocolat ou des mages à balai.


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