Jeu de rôle basé sur les règles inventées par J.K. Rowling dans l'univers de Harry Potter.
 
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 Les Fruits de L'Imagination [ PV W.Demelza ]

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Eneas Penn
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MessageSujet: Les Fruits de L'Imagination [ PV W.Demelza ]   Sam 1 Déc 2007 - 19:21

On ne voit qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux [Antoine de Saint-Exupéry]


Vendredi 30 Novembre 2007

Mon âme s’est perdue sur le chemin de la raison. N’y a-t-il donc plus de fantaisie pour un jeune homme tel que moi ? Comment cela se fait-il que tu ne m’aides plus à retrouver les joies de l’enfance et de l’innocence ? La responsabilité qui te pèse est venue bien trop tôt sur tes épaules mais ne me dis pas qu’à force tu en as même oublié les joies de la vie et le rêve… Ce qui t’habite n’est qu’une image sombre de vengeance et de tâches à faire pour ne pas décevoir ton rang. Ne t’est-il jamais été permis de vagabonder dans l’imagination ? Tu es trop mature pour ton âge, regarde ce que tu es devenu … Si nos pensées et nos réflexions obscures se rejoignent toujours sur ce point après tout ce temps, n’y a-t-il pas des soucis à se faire ? Ne crois tu pas ?


Samedi 1 Décembre 2007

Bientôt les vacances, certains s’en iront de Poudlard pour rejoindre leurs familles. D’autres y resteront car ils n’auront pas d’autres choix. En quelque sorte, c’était le sort réservé à Eneas. Son père n’avait pas accepté de le voir trainer dans la maison et sa mère n’était plus en état de penser ou de dire quoi que ce soit pour réclamer la présence de son fils. Invisible par son père, délaissé involontairement par sa mère, Eneas ne récoltait en aucun cas les fruits qu’il avait mérités. Tout n’était fait que d’injustice dans ce monde … Il apprenait à vivre avec.

Le Château était calme et serein en cette première journée de Décembre. Le temps commençait à annoncer les vues enneigées dans le parc. D’ailleurs, chaque personne réservait leur journée de sortie au moment où la neige allait faire son apparition. Pour le moment, ils attendaient tous sagement dans des lieux confinés comme la salle commune ou la bibliothèque… C’est peut –être pour cela qu’à cette heure de fin d’après midi, Eneas fut étonné de voir personne dans les couloirs ni sur l’ensemble des escaliers. Il était seul, seul avec lui-même… Dans ses pensées. Il s’ennuyait, ne savait pas quoi faire, tournait en rond. Il donnait l’impression de chercher quelque chose mais rien ne semblait distinguer sa route. Une seule chose comptait dans sa tête en cet instant précis :


Comment oser avoir une telle déduction après tant d’absence ? Ne t’attendais-je pas patiemment alors que tu viens me parler qu’après deux mois d’absence ? Je ne veux en aucun cas que tu me reproches quelque chose … Si je n’ai pu t’apporter ce que tu désirais, il n’en tient qu’à toi de te tenir responsable. Justement, continue à prendre ta responsabilité comme tu sais si bien le faire…

"Monsieur ? Monsieur ? "


Eneas sortit de ses pensées et se rendit compte qu’il venait de s’arrêter au milieu d’un couloir, les yeux dans les vagues. Ce fut la voix d’un personnage de tableau qu’il le ramena à la réalité. Le Petit Prince se tourna alors vers lui…

" Que faites vous dans ce couloir ? Cela fait longtemps que je ne vous ai pas vu. "


Le jeune Serpentard regarda autour de lui, d’une manière perplexe. Il ne savait pas où il était… Il s’était conduit là tout seul sans véritable raison. Il fallait dire que chaque couloir se ressemblait et l’on pouvait facilement se perdre dans cet immense château. Il s’avança vers le portrait et fronça légèrement les sourcils. Celui-ci abordait un sourire mystérieux qu’il n’arrivait guère à déceler. Comme Eneas ne répondit guère, il continua

" C’est pas la première fois que tu viens mais tu ne m'as jamais remarqué n'est ce pas? Toi aussi tu désires voir quelque chose n’est ce pas ? Ce couloir est visible à tous ceux qui désirent voir quelque chose ou quelqu’un en particulier… Ton esprit doit notamment être fort touché pour t’amener dans cet endroit. "

- Mais de quoi vous parlez ? Je ne vois rien ici… Ce n’est juste qu’un … Couloir rien de plus.

" Laisse donc parler ton cœur, il te montrera ce que tu souhaites. "


Eneas resta figé et désorienté. Etait-ce du jus de citrouille ou de la Biéraubeurre ? Il prenait ce portrait pour fou ! Il décida donc de continuer son chemin sans prêter attention aux flots de paroles dénués de sens du sorcier… Pourtant ce ne fut qu’à quelques mètres qu’il sentit son cœur se serrer. La douleur qui se trouvait au fond de lui s’était réveillée… Et ce ne fut qu’après quelques secondes qu’il crut voir apparaitre sa mère non loin de lui. Le fond du couloir donnait une image enfumée qui se trouvait le reflet de la chambre de sa mère avec celle-ci se trouvant au milieu sur sa chaise roulante. Ses traits du visage étaient tirés et fatigués. Elle devint de plus en plus blanche alors qu’elle se regardait justement dans un miroir. Ses yeux marron restaient perdus dans son reflet. Ce n’était pas vraiment bon signe, elle avait mauvaise mine… Alors qu’Eneas n’en revenait pas, il continua son chemin mais l’apparition devint plus floue et plus brumeuse.

- Non Reste !

Ce fut alors qu’une silhouette vint rejoindre le jeune Serpentard. Mais cette silhouette n’était en aucun cas celle de sa mère mais bien celle d’une personne qu’il avait croisée dans l’enceinte de Poudlard et non dans le manoir des Penn. Eneas se stoppa donc et soupira en regardant autour de lui s’il ne revoyait pas ce qu’il venait de voir. Mais non… Plus rien, c’était un couloir vide de sens et d’intérêt.

HJ : Personnage trouvé ^^


Dernière édition par Eneas Penn le Lun 24 Mar 2008 - 11:38, édité 1 fois
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Demelza Worpel
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MessageSujet: Re: Les Fruits de L'Imagination [ PV W.Demelza ]   Dim 2 Déc 2007 - 11:23

Toute la journée, la salle commune était restée dans une froideur extrême bien que les vacances de Noël approchent à grands pas. Les élèves de trois maisons semblaient être heureux et même pressés qu’elles arrivent mais ceux de la quatrième qui n’est autre que Serpentard n’avaient pas l’air très joyeux. Demelza, Serpentarde en 5ème année n’avait pas échappé à cela. Elle se trouvait d’ailleurs en ce premier jour de Décembre à broyer du noir assise sur son lit à baldaquin.

Les vacances…

Pour elle, ce simple mot rimait avec ennuis, problèmes et mauvaises nouvelles. La jeune fille n’avait en effet, pas de très bons souvenirs de vacances. Les dernières s’étaient d’ailleurs révélées catastrophiques. En autre, les disputes avec son père, le départ de son frère – ce qui laissa le Manoir encore plus froid que la salle commune –, l’interdiction de sortir, sa fugue, la rencontre avec un espion de son père qui s’avère être de parenté avec sa meilleure amie, son excès de fureur dans le bar et on en passe. La rentrée ne fut pas été une réussite non plus. Entre ce qui s’était passé avec Mark – oui, la 5ème année en fait toute une histoire bien que le jeune Resnald n’avait fait que s’amuser – et le début des cours, Demelza pensait déjà que cette nouvelle année serait aussi ennuyante que les quatre dernières. Mais Poudlard, c’est la seule chose qui compte pour elle en ces temps. Au moins ici, on fait de nouvelles connaissances, plus ou moins intéressantes, on utilise la magie et surtout, on joue au Quidditch. Enfin ça… Ca reste à voir pour le moment… La Serpentarde avait donc décidé de passer son week end dans le dortoir, à lire des livres inutiles qu’elle avait déjà lu à plusieurs reprises. Il était en effet pas question qu’elle mette le nez dehors. Ce froid était atroce, et encore, il ne neige pas…

Page 128. Un passage sur les dix espèces de Dragons connues à ce jour... Les dragons… Ca, c’était sa grande passion à l’aînée Worpel. Ce passage, cela doit faire une bonne dizaine de fois qu’elle le relit et ne s’en lasse toujours pas. Personne ne saurait expliquer cette étrange culte que la jeune Demelza voue à ces énormes animaux. Peut-être est-ce leur tête reptilienne qui lui plait, ou alors le fait qu’ils crachent du feu… Bref.

La Serpentarde ferma de livre puis le posa sur sa table de nuit. Elle se mit soudainement à penser à Cassy, sa meilleure amie. Elle ne l’avait pas vu pendant les vacances. En effet, Cassy était partit vivre en Bulgarie et ses parents n’avaient pas accepté qu’elle revienne pour passer du temps avec Demelza. En ce moment même, la 5ème année ne souhaite qu’une seule chose : voir sa meilleure amie. Même quelques secondes… Du moment qu’elle peut lui demander comment elle va et si elle aime son nouveau lieu de résidence…

Marre de ce satané dortoir !

Demelza franchit les portes de la salle commune et se rendit donc dans les cachots. Elle s’était habillée assez décontracte puisqu’elle n’était pas obligée de porter sa robe de sorcier. Une jupe, des bottines, un tee-shirt, et c’est partit. Tout en marchant, la Serpentard enfila sa veste de cuir qu’elle avait prit sur une chaise du dortoir en sortant. Elle longeait les murs glacés du cachot, le bruit de ses pas résonnant dans le couloir vide et sombre. Sur son chemin, elle envoya quelques insultes bien placées aux malheureux élèves qui osaient lui adresser la parole puis, la tête baissée et les bras croisés, elle monta les étages. Elle ne savait pas où elle souhaitait se rendre. Elle voulait juste marcher, après quoi, elle serait de retour dans sa salle commune où elle recommencerait à lire son livre. Elle arriva soudain dans un étrange couloir, particulièrement sombre mais ne s’en soucia pas. La jeune fille continua de marcher jusqu’à ce qu’elle sente une présence. Elle se retourna mais il n’y avait personne. Lorsqu’elle se remit en marche, elle aperçut une ombre. Elle crut tout d’abord voir une silhouette féminine mais en s’approchant, elle vit qu’il s’agissait d’un jeune homme. Elle n’eut pas le temps de l’identifier qu’elle aperçut une deuxième personne.


*Y a du monde dans ce couloir paumé…*

Soudain, elle accéléra le pas. C’était Cassy qu’elle avait vu. Un bras tendu comme pour voir si elle était réelle. Elle arriva enfin face à quelqu’un.

- Cassy !!?

Mais ce ne pouvait être elle. En effet, sa meilleure amie ne mesure pas deux mètres de haut ! Demelza leva la tête et remarqua qu’il s’agissait d’un jeune homme de Serpentard. Elle ne le connaissait pas spécialement. Elle savait juste son nom, son année et qu’il était dans l’équipe de Quidditch.

- Oh, excuse moi. J’ai cru voir quelqu’un d’autre.
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Eneas Penn
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MessageSujet: Re: Les Fruits de L'Imagination [ PV W.Demelza ]   Dim 2 Déc 2007 - 16:48

Etait-ce une hallucination ? Une image provenant de son imagination ? Avait-il essayé de croire le portrait au point d’espérer que cela soit vrai ? Point de baliverne. Eneas n’était pas fou… Il le saurait sinon, non ? L’Etat de sa mère le travaillait effectivement. Fallait-il croire que c’était lui pour autant qui avait imaginé toute cette histoire ? S’était il endormi éveillé ? Non, il n’était pas devenu un zombi. Et puis Poudlard en lui-même était magique. Le Parfait Château Mystère ! Alors pourquoi ne pas y croire au bout du compte ? Pourquoi penser de suite que le principal responsable de ce phénomène n’était autre que l’état mental d’une personne… de soi-même ? Non Eneas avait bien vu sa mère dans cet endroit sombre et froid. Il avait aperçu les rayons de soleil éclairer la chambre de sa mère et celle-ci, plus fatiguée et plus accablée qu’à l’accoutumée. Malheureusement, le Petit Prince n’avait pas assez eu de temps pour en comprendre les raisons et pour voir si celle-ci avait été également capable de le voir. Peu probable au fond…

Alors qu’il essayait toujours de se remettre de ce qu’il venait d’observer, Eneas fut très vite bouleversé par la voix de la jeune élève qui vint le rejoindre d’une façon des plus surprenantes. « Cassy » Non non, il n’avait pas un prénom de fille pas à sa connaissance du moins… Le Sixième année garda un air distant et calme alors que l’élève en question arriva à sa hauteur (Si on peut dire ça, une taille en moins dira-t-on) Peut-être paraissait-il un peu froid ? C’était toujours l’impression qu’il donnait aux gens qu’il ne connaissait pas. D’ailleurs, cette jeune fille provenait de la même maison que lui. Si ses souvenirs étaient bons, elle se nommait Demelza Worpel. Oui c’était bien cela, elle faisait également partie de l’équipe de Quidditch mais jamais, oh non jamais, ils ne s’étaient adressés la parole jusqu’à aujourd’hui. Enfin rectifions, jamais Elle ne lui avait adressé la parole jusqu’à aujourd’hui… Eneas n’avait pas encore émit un seul bruit venant de sa bouche.

Que faisait-elle ici ? Qu’est ce qu’elle venait faire dans un endroit si lugubre au lieu de faire comme tout les autres élèves, c'est-à-dire, travailler ou passer du temps entre amis ? Tiens, c’était bien à lui de poser ça ! Lui qui se baladait solitaire sans avoir réel but et en croisant n’importe quelle image provenant de son imagination… Oula STOP ! Que venait-elle de dire ?
Oh, excuse-moi. J’ai cru voir quelqu’un d’autre. Eneas fronça légèrement les sourcils et la regarda attentivement dans les yeux. Comme s’il essayait de déceler en elle une réponse ou quelque chose de particulier, puis il mit ses mains dans ses poches et continua à marcher devant lui, dépassant ainsi Demelza sans un mot.

-Il faut faire attention, dans ce genre d’endroits tu peux avoir des hallucinations…

Pourtant voilà, cette phrase sortit d’un air tout à fait naturel après quelques pas. Tant qu’à faire s’il avait croisé sa mère et que sa camarade avait vu une certaine « Cassy », c’était que cet endroit était tout sauf normal et rassurant. Voilà ce qu’en conclut Eneas. Il ne voulait surtout pas rester ici, surtout si Demelza devait être présente en apercevant une de ses hallucinations. D’ailleurs, question de base, est ce qu’une autre personne totalement autre que celle désireuse de voir une chose bien précise était capable de voir la même chose ? Eneas serait également embarrassé de rentrer dans une partie de la vie de sa camarade. Ils n'étaient rien l'un pour l'autre alors ce ne serait sûrement pas un couloir qui allait en décider autrement. Le Petit Prince était trop secret sur sa vie pour vouloir ce genre de situation même des plus banales... C'était ainsi alors comme il se demandait par quel moyen il était arrivé en ce lieu, il se retourna vers la silhouette de la Serpentard et la questionna du regard.

-Ne saurais-tu pas où se trouve la sortie par hasard Demelza? Car j’essaye bien de me repérer mais, je pense que le labyrinthe m’a bien eu cette fois ci.

N’était-ce pas une invitation à le rejoindre ? N’était ce pas une invitation à prendre le chemin de la Salle Commune ensemble ? Cela en avait tout l’air. En tout cas, il était préférable d’avoir une personne avec soi qui savait se repérer plutôt que rester seul à se construire un casse-tête vivant. Espérons tout simplement que Demelza sache où elle se trouvait à cette seconde même.
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Demelza Worpel
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MessageSujet: Re: Les Fruits de L'Imagination [ PV W.Demelza ]   Dim 2 Déc 2007 - 20:45

Demelza observa son camarade. Il avait l’air pensif. D’ailleurs, elle ferait bien de s’y mettre elle aussi. Il y a quelques instants, sa meilleure amie était juste ici, devant elle. Pourtant, c’est en Bulgarie qu’elle vit… Décidément, la pauvre Serpentarde est complètement perdue. Elle regarda autour d’elle. Le couloir était de plus en plus sombre. Ce couloir… Elle n’y avait jamais prêté aucune attention auparavant. Elle ne l’avait jamais remarqué. La 5ème année sentit qu’elle commençait à stresser. Où était-elle ?

Elle redirigea ses yeux vers Eneas. Elle espérait voir dans le regard bleu du Serpentard, une once d’espoir. Lui, il connaissait sûrement cet endroit. Oui, c’était certain. Sinon comment savait-il qu’il produisait des hallucinations ? Demelza eut beau espérer que grâce à son camarade, elle sortirait d’ici, le regard du jeune homme avait totalement l’air dans le vide. Alors lui aussi était perdu ? La 5ème année commençait à se sentir de plus en plus mal à l’aise. Les portraits accrochés dans les parages ne semblaient pas vouloir bouger pour les éclairer et Eneas ne disait pas un mot. Ce qui n’était vraiment pas rassurant.

Le Serpentard se retourna soudain vers elle. Ce qui la fit sursauter.


*La sortie ?…*

- Euh…. A vrai dire, je ne sais même pas où je me trouve ni par où je suis entrée ici…


La jeune fille avança vers son camarade d’un pas assuré bien qu’elle tremblait légèrement. Elle tenta de voir se bout du couloir mais cela lui était impossible. Tout était noir. D’autres couloirs, adjacents à celui où se trouvaient les deux Serpentards, semblaient être interminables eux aussi. Cette fois, la panique gagna la 5ème année. Elle respirait de plus en plus fort. Pourquoi n’était-elle pas restée sagement installée sur son lit à lire ? Qu’est-ce qui l’avait poussé à sortir d’ailleurs ? Son envie de voir Cassy tout simplement. Et justement, elle l’avait vu. Mais d’après les dires d’Eneas, ce n’était qu’une illusion. Demelza soupira. Elle en avait marre. Comme si elle n’avait pas assez de problèmes, il fallait qu’elle se retrouve coincée dans un couloir sombre et bizarroïde. Heureusement qu’elle n’était pas seule sinon, elle aurait bien été capable de péter un câble. Ce qui lui arrive souvent en ce moment.

La 5ème année commença à marcher. Elle avait décidé d’aller tout droit. Elle finirait bien par tomber sur quelque chose de toute façon. De bien ou de mauvais, mais quelque chose quand même.


- Tu ne te rappelle pas par où tu es arrivé ici ? Ou ce que tu cherchait ?

Demelza, elle, ne se souvenait peut-être pas comment elle était parvenue à trouver ce couloir ni comment elle y était entrée. Mais si elle l’avait trouvé, c’est parce qu’elle souhaiter parler à sa meilleure amie. Si Eneas était lui aussi venu chercher quelque chose, cela confirmerait son hypothèse.

- Peut-être que cet endroit est un peu comme la Salle sur Demande. Sauf que c’est un couloir. Et au lieu d’y découvrir le lieu cherché, c’est la personne cherchée…

La jeune fille se retourna alors vers son camarade afin qu’il lui donne son avis. Elle n’avait pas tellement envie de passer pour une cinglée. Même si elle l’était un peu…
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Eneas Penn
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MessageSujet: Re: Les Fruits de L'Imagination [ PV W.Demelza ]   Dim 2 Déc 2007 - 23:19

Eneas attendait vraiment une réponse positive venant de la part de Demelza. Qu’elle dise même : « Oui je pense que c’est par là » lui aurait suffi. Un mot ayant un sens aurait pu lui donner le plus grand espoir de sortir de cette cage. Oui, il considérait ce couloir comme une cage. Une cage étouffante où il était impossible de sortir. Il n’aimait pas cette ambiance lourde et sentait que quelque chose allait se produire… Mais quoi ? Il ne voulut même pas savoir. Alors, il regarda avec insistance le visage de la Serpentard mais le sien se décomposa très vite à la réponse de celle-ci. Il serra la mâchoire et baissa la tête. Pourquoi se sentait-il si pressé et surtout si colérique en lui même ? Ce n’était pas à cause de la réponse de la jeune fille mais bien l’attente des conséquences de cette petite aventure…

Le Petit Prince entendit ses pas venir vers lui alors que lui, se mettait à serrer ses poings se forçant à reprendre le contrôle de lui-même pour pouvoir réfléchir tranquillement. Mais aucun moyen. Quand il releva les yeux vers Demelza, elle paraissait de plus en plus inquiète et semblait ressentir le même étouffement que lui. Il ne put s’empêcher de refaire la même petite scène : regarder au bout des couloirs adjacents mais tous paraissaient interminables, sans fins. On n’y voyait qu’un trou noir.


- Non … Il y a bien un moyen de retrouver le couloir par lequel un de nous deux est arrivé. Mais comment ça se fait qu’ils soient aussi sombres ? Ils sont toujours éclairés de chandeliers d’habitude…

« Nous ne sommes pas dans un cachot tout de même » souffla-t-il plus bas. Eneas ne put s’empêcher de ressentir au fond de lui sa colère évoluer … Il détestait être pris au piège. Il détestait ne pas savoir où il se trouvait et surtout ne pas savoir à ce qui pouvait l’attendre. D’habitude, c’était une personne qui contrôlait tout… qui aimait contrôler et tirer les ficelles alors vivre l’inverse lui paraissait impossible. Le Petit Prince ne se mettait que très peu de fois en colère… Il essayait toujours de contrôler ses émotions, qui si il les écoutait, déborderaient sans plus attendre mais non, ce n’était pas le moment. Eneas vint s'appuyer contre le mur. Une main sur son front, il regarda face à lui sans véritable objectif. Demelza essaya de lui poser une question qu’il n’entendit guère. Le visage de celui-ci paraissait s’être figé par une véritable révélation… Il se rappela d’une chose avant d’avoir aperçu sa mère. Et si ce qu’il pensait était bon, cette chose allait peut-être les aider avant que le couloir ne leur donne droit à d’autres illusions des plus personnelles…

- Attends ! Je crois qu’il y a peut-être un moyen de comprendre où nous sommes et comment y sortir …

Demelza cependant continuait de chercher une sortie et commençait une réflexion saugrenue qui, pourtant, pouvait être bien véridique. Alors qu’elle arrêtait tout juste son hypothèse, son regard vint concerter celui d’Eneas pour avoir un avis peut-être plus objectif, meilleur aussi que celui qu’elle venait de donner. Le jeune Serpentard croisa les bras et haussa les épaules. Il savait très bien ce qu’elle cherchait à percevoir. Lui dire aussi qu’il venait d’avoir vu une personne chère à son cœur serait la seule raison pour continuer à rester dans les parages rien que pour essayer de revoir des personnes ayant une telle importance… Et savoir si c’était vrai.

- Tu dis Une personne cherchée ? Alors ainsi, tu avoues avoir vu la personne que tu désirais voir ? C’est une idée qui me parait, ma foi, saugrenue … Mais peut-être as-tu les clefs du mystère ? Cela n’explique en rien pourquoi nous sommes toujours en cet endroit et pourquoi il nous est difficile de retrouver les chemins qui nous y ont conduits… Mais…

Eneas s’avança vers Demelza et se posta juste devant elle. Il était plus grand qu’elle et avait repris toute sa sérénité. Il lui montra du doigt un chemin qu’il pensait être le bon. Il espérait au fond de lui avoir assez d’intuition et de sens d’orientation pour retrouver du moins le portrait qu’il avait croisé quelques minutes plus tôt.

- Je me souviens avoir continué tout droit après avoir rencontré un portrait … Donc dans la logique des choses, si je t’ai vu en face de moi… comme à cet instant même… Il va falloir continuer par là. Si on peut le retrouver… Ce serait une bonne chose.

Il la regarda une nouvelle fois et avec désinvolture, il reprit le chemin en sachant bien évidemment que Demelza le suivrait. De toute manière, il serait difficile de croire qu’une personne saine d’esprit voudrait rester coincée dans ce lieu étrange. Mais, bonne question, étaient-ils sains d’esprits tout les deux ?

- Si on le retrouve, celui là saura de quel sort je le chaufferai…

Eneas fit un sourire, tout en savourant déjà le plaisir qu’il allait faire subir à ce portrait de malheur car si il y avait bien une personne à qui il fallait s’en prendre, c’était au sorcier inconnu. Peut-être que si il n’avait rien dit sur ce stupide couloir, le jeune homme aurait pu y échapper… Et Demelza ? Tiens bonne question ça… Pourtant quelques secondes après, ce ne fut pas le portrait qu’ils retrouvèrent mais bien une fumée étrange où se dessina une silhouette argentée qui commençait à prendre forme peu à peu. Eneas s’arrêta et stoppa la marche de celle de sa camarade par son avant bras qu’il frôla avec celui de la jeune fille. D’une voix grave, il la questionna tout en la regardant furtivement…

- Qui est-ce ?
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Demelza Worpel
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MessageSujet: Re: Les Fruits de L'Imagination [ PV W.Demelza ]   Mar 4 Déc 2007 - 22:34

Demelza parvenait à fixer les yeux bleus de son camarade malgré la pénombre du couloir. Elle espérait vraiment qu’il la rassure en lui disant qu’elle avait raison ou quelque chose dans le genre. Elle ne supportait pas de rester dans l’ignorance. Elle regarda Eneas avec insistance jusqu’à ce que celui-ci lui réponde. Lui non plus ne se rappelait pas du chemin qu’il avait emprunté pour arriver là mais était persuadé qu’il était possible d’en sortir. Demelza esquissa un léger sourire. La détermination du Serpentard lui remontait le moral. Elle devait d’ailleurs elle aussi être un peu plus sure d’elle. Pourquoi avait-elle été envoyée chez les verts et argents sinon d’être rusée, déterminée et forte ? La 5ème année leva la tête et regarda les murs. C’est vrai qu’il n’y avait aucun chandelier ou quoi que ce soit qui puisse produire de la lumière. Mais alors, c’était tout à fait impossible. Il ne faisait pas noir dans cet endroit, il faisait seulement sombre. D’où venait donc cet éclairage ? Il était faible certes, mais il était là.

- C’est vrai. D’habitude il y a des chandeliers mais ici, on dirait bien qu’ils ne serviraient à rien. Il y a déjà de la lumière. Même si elle vient de… de où ?

La jeune fille regarda dans tous les sens. Au loin, tout était noir mais à l’endroit précis où elle est Eneas étaient, c’était lumineux. Déconcertée, elle jeta un petit regard interrogateur vers son camarade voir s’il avait une réponse à cela mais ne lui laissa pas le temps de répondre. Elle avança dans le couloir, en longeant les murs qu’elle frôlait de sa main gauche. Elle verrait bien si elle trouverai quelque chose. Elle remarqua alors quelque chose qui brillait au loin. Une silhouette argentée sur le fond noir, on pouvait parfaitement la voir. Demelza regarda quelques secondes en arrière pour s’assurer qu’Eneas était encore en pleine réflexion et qu’il n’avait rien vu. En effet, Demelza n’avait pas tellement envie qu’il en apprenne trop sur elle. Elle aussi a le droit d’avoir ses petits secrets. Lorsque la jeune fille se remit en marche vers la silhouette, elle disparue. Demelza s’arrêta.

*C’est quoi ce bordel ? Ca craint trop.*

Elle n’eut pas le temps de faire marcha arrière que son camarade lui adressa la parole. Comme la fois dernière, la 5ème année sursauta. Mais cette fois, Eneas semblait avoir trouvé comment sortir. Demelza s’empressa de la rejoindre afin d’entendre ce qu’il avait à dire.

- Oui, j’ai vu la personne que je voulais voir. Mais pas assez longtemps pour lui dire ce que j’avais à lui dire… C’est vrai que c’est étrange…

La jeune homme s’approcha alors et se plaça juste devant la 5ème année. Il avait le regard dirigé droit derrière elle. A plusieurs reprises, la jeune fille se retourna pour voir ce qu’il y avait de si intéressant de ce côté mais ne trouva pas de réponse. Le jeune homme pointa alors le chemin du doigt.

- Bah quoi ?

Apparemment, c’était de ce couloir qu’il était arrivé. Demelza regarda plus attentivement l’endroit. Comme tous les autres couloirs, il était grand, sombre et froid. La jeune fille grelotta puis Eneas s’engagea dans le couloir. Demelza sur les talons.

*Un portrait ? Bon d’accord. J’espère qu’il a pas perdu la boule au moins…*

Demelza vit qu’un petit sourire était venu se dessiner sur les lèvres d’Eneas. Elle se demanda ce qui pouvait bien faire sourire quelqu’un se trouvait dans une situation telle que celle la. Personne de normal. Tant pis, Demelza avait décidé de ne pas quitter le jeune homme d’une semelle avant d’être de retour dans leur salle commune qu’elle n’allait plus quitter de si tôt pour faire des ballade en solitaire. Soudain, la jeune fille sentit quelque chose lui frôler l bras. Elle ferma les yeux imaginant déjà un truc horrible, genre une énorme tarentulle. Il ne s’agissait en fait que du bras d’Eneas. Celui-ci avait voulu l’arrêter. Pourquoi ça ? Demelza le va la tête et aperçut alors une autre silhouette argentée. Ce n’était pas la même que tout à l’heure. Elle regarda ensuite le 6ème année et su alors qu’effectivement, il la voyait aussi. Ce n’était donc pas une hallucination. Ou peut être étaient-ils fou tous les deux ?

Cette fois-ci, ce n’était pas de Cassy dont il s’agissait mais alors qui cela pouvait-il être ? Une connaissance d’Eneas ? Possible mais celui-ci se posait apparemment la même question. Demelza n’avait pas de réponse à lui donner. Au lieu de lui dire n’importe quoi, elle préféra garder la silence. Elle observa la silhouette pendant quelques instants. Bizarre, elle aurait déjà due disparaître. Les deux autres fois où elle avait aperçut de tel êtres, il s’étaient évaporés au bout de quelques secondes. Pourtant, cette personne argentée semblait ne pas vouloir partir. La 5ème année fur prise d’une soudaine envie de courir vers la silhouette afin de savoir de qui il s’agissait. Elle ne pouvait plus supporter la lourdeur du couloir. Elle avait du mal à respirer, si bien qu’elle manqua de tomber au sol. Heureusement, elle parvint à se retenir au mur à l’aide de sa main droite. Elle était courbée et fixait le sol. Pourquoi se sentait-elle étouffée de la sorte lorsqu’elle apercevait ces étranges brumes ? Le 6ème année devait maintenant croire que Demelza était folle. Mais elle ne voulait pas rester seule, il ne fallait pas qu’Eneas décide de l’abandonner. Elle tenta de se redresser mais elle avait l’impression qu’elle et l’autre Serpentard avait déjà utilisé toute l’oxygène présente dans ce lieu. Ils n’allaient tout de même pas mourir ici !

Demelza s’efforça de prononcer quelques paroles dans un souffle :


- Eneas, j’arrive plus à respirer, ‘faut sortir d’ici…

En relevant la tête, elle aperçut son camarade mais aussi le visage argenté de cette silhouette qui n’était même pas visible il y a encore quelques instants. Il s’agissait de sa mère. Mais pourquoi elle ? La 5ème année n’avait spécialement envie de la voir, c’était sa meilleure amie qu’elle cherchait.

- Maman ?!

Demelza sentit ses genoux se dérober sous elle puis la pierre glacée qui toucha son visage. Elle était déjà à bout de force. La vision de sa mère l’avait particulièrement choquée. Elle se demanda tout d’abord comment elle avait pu la reconnaître étant donné qu’elle ne l’avait pas vu depuis plus de 10 ans. Et cela car sa mère avait été assassinée…
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Eneas Penn
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MessageSujet: Re: Les Fruits de L'Imagination [ PV W.Demelza ]   Dim 10 Fév 2008 - 18:36

C’était quoi ce couloir au juste ? Y’avait-il une explication à donner pour définir ce qu’étaient en train de vivre les deux Serpentards ? Eneas aimait les mystères mais il eut du mal à apprécier celui-ci. Pourquoi donc ? Parce qu’ils étaient coincés dans un couloir sans fin ? Parce qu’il faisait trop sombre pour penser à une solution avec lucidité ? Ou tout simplement parce qu’ils apercevaient notamment des silhouettes, si ce n’est des fantômes argentés qu’ils ne voulaient pas particulièrement voir ?

Demelza et Eneas avaient continué leur chemin sous le commandement des souvenirs du jeune homme. Oui, c’était bien par ce chemin qu’il avait rencontré ce fameux portrait et c’était là aussi qu’il avait aperçu sa mère. S’ils voulaient une chance de sortir de là, il était essentiel de retrouver ce fameux portrait pour avoir des explications sur ce qui se passait dans ce couloir et pour retrouver la sortie. Mais malheureusement, le couloir paraissait interminable. Il n’y avait plus une issue valable et cela commençait à devenir inquiétant. Eneas ne pouvait pas se permettre de perdre son sang froid comme il avait été prêt à le faire tout à l’heure. Demelza était à ses côtés et malgré cet air détaché qu’elle essayait d’afficher, il pouvait ressentir la crainte l’envahir. Cette sensation augmenta lorsqu’ils aperçurent tout les deux une autre silhouette féminine mais peu claire.

Non, décidemment, Eneas pouvait bien essayer de fouiller dans sa mémoire pour mettre un nom sur ce visage. Il n’y arrivait pas. Elle ne faisait donc pas partie des personnes qu’il était supposé connaître. Par contre, Demelza était restée silencieuse à sa question. Et la silhouette qui s’avançait avec grâce devant eux… Grâce certes mais avec quelque chose d’effrayant dans cette démarche. Elle portait une robe blanche et son teint devenait de plus en plus livide. Eneas crut voir cette fameuse femme dont parlaient les légendes moldues. Il y avait des propos relatant l’histoire d’une Dame Blanche qui serait un fantôme ayant connu une mort triste et qui réapparaissait pour annoncer un présage qu’il soit bon ou mauvais, ou alors qui revivait tout simplement sa fin tragique. Oui, cela lui faisait penser à cela…

Le Serpentard alla donc exposer ses pensées à Demelza lorsqu’il la vit chanceler et se retenir au mur. Eneas s’inquiéta. Elle aussi était devenue blanche mais plus par manque d’oxygène qu’autre chose. Elle lui avoua d’une voix faible qu’elle avait du mal à respirer. Le Serpentard essaya de l’aider comme il le put en la soutenant mais celle-ci perdait déjà toutes ses forces au point de ne plus pouvoir tenir debout.


- Demelza, qu’est ce qui t’arrive ? Eh ! Me fais pas le coup de mourir …

Eneas était devant elle mais il sentit la présence de l’esprit fantomatique derrière lui. Et aussi étrange que cela puisse paraitre, il entendit une voix bizarre dans sa tête. A moitié féminine, à moitié enfant… La voix d’enfant était assez simple à reconnaître mais la voix de cette femme était impossible à définir.

Quelle est ton idée ? La sauver comme le doit un bon élève de Poudlard ? Tu es de nature trop prévenante Eneas. Un vrai Petit Prince …


« Petit Prince » Seule sa mère l’appelait ainsi. Pourtant, il espérait que ce n’était pas elle qui le jugeait aussi « faible » car il ne pensait pas l’être. Et peut-être là était le point fort. Ce qui était surprenant d’ailleurs, en sachant comment le considérait son père. Il ne ressentait pas ce manque d’oxygène tel que semblait avoir Demelza mais sa tête allait bientôt exploser à cause de ces nombreuses voix qui se répétaient l’une sur l’autre. Alors qu’il tenait le bras de sa camarade, il sut déceler son dernier mot « Maman » Eneas se retourna et vit le fantôme face à eux. Cette jeune femme était donc la mère de Demelza… Très… Séduisante ! Enfin si elle était plus vivante, cela serait peut-être mieux. En tout cas, il vit le regard de celle-ci se poser sur sa fille alors que ses lèvres remuaient comme les mots sanglants qu’il entendait.
Il fallait tout simplement qu’il se reprenne. Notamment pour aider Demelza qui perdait vie secondes après secondes. Etait-ce cette illusion qui la rendait ainsi ou alors était-ce la crainte, la peur qui était bien plus forte que sa propre vie ? Alors qu’Eneas avait mal au crâne il essaya de réfléchir à une formule qui pourrait les aider, du moins pour partir d’ici.


Tu as changé. Tu ne te serais jamais intéressé aux autres auparavant… Un Serpent n’est pas en mesure d’être compatissant. Nous le savons tous les deux.


Le Serpentard essaya de ne pas écouter cette voix. Quelle formule conviendrait le mieux pour ce genre de situation ? Que fallait-il faire d’abord ? Eloigner le fantôme ou faire respirer Demelza ? Elle n’était pas non plus à l’agonie. Peut-être que s’il faisait disparaitre le fantôme, tout irait pour le mieux ? Un sort lui vint en tête mais il n’était pas logique. Etait-il possible que ces esprits soient l’effet d’un sort lancé par quelqu’un ? Il fallait voir…
Eneas prit sa baguette et regarda le fantôme alors qu’il essaya de protéger Demelza du mieux qu’il pouvait en étant devant elle. D’une voix faible et presque en sourdine :


- DESTRUCTUM

Si c’était l’effet d’un Priori Incantatum, ils réussiraient peut-être à échapper à ce calvaire par cette formule. Malheureusement, les voix devinrent de plus en plus forte et la silhouette toujours présente. Non, personne ne leur faisait une mauvaise blague. C’était bien le couloir qui abritait des phénomènes étranges. Attendez… que se passait-il ? La silhouette disparaissait peu à peu. Le couloir redevint légèrement illuminé et Eneas garda un profond mal de tête mais dans un silence déroutant. Que s’était-il donc passé ? La formule avait marché ?
Le Jeune se retourna vers Demelza en espèrant qu’elle avait retrouvé l’oxygène dont elle avait besoin.


- Est-ce que ça va ? … Il faut sortir de cet endroit !

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MessageSujet: Re: Les Fruits de L'Imagination [ PV W.Demelza ]   Lun 11 Fév 2008 - 13:21

Le visage contre terre, Demelza se sentait partir. Elle n’avait jamais ressentit cette étrange impression de flotter auparavant. Elle se sentait plus le froid qui régnait dans le couloir et la pierre glacée sous elle. Elle ne stressait même plus à présent, elle était comme libérée. D’un côté, elle ne trouvait pas si mal de quitter ce monde qui n’avait fait qu’être cruel avec elle. Sa vie avait été gâchée par tous les évènements, et bien que Demelza soit déterminée et obtienne en partie tout ce qu’elle veut, il y a trois choses qu’elle aurait aimé changer. Mais cela lui aurait été impossible…

Impossible…

Et pourtant. Ce soir, elle avait réalisé un de ses vœux. Elle avait vu sa mère. Un bref instant certes, mais elle l’avait vu. Comment l’avait-elle reconnue ? Ce ne sont certainement pas des choses qui s’oublient, bien que la dernière fois que Demelza ait vu sa mère, elle était âgée de seulement quatre ans. En réalité, elle n’en avait qu’un seul souvenir, celui qui l’avait le plus choquée. Cette grande et mince femme blonde, couchée sur le flan, les cheveux en désordre et une marque sombre sur sa robe rouge. Le jour où elle s’était faite assassinée, sous les yeux de son mari et de ses deux enfants. Demelza aurait tout donné pour retrouver celui qui l’avait privé de sa mère ou pour la revoir. Elle n’y est jamais parvenue. Du moins, pas avant aujourd’hui. Mais ce n’était qu’une illusion. Voilà ce que se disait la 5ème année. Ce n’était pas réellement elle, juste un souvenir…

Un désir de retourner sur terre fit soudain trembler la jeune fille. Elle avait envie de revoir sa mère et savait que si elle partait, elle la rejoindrait, quelque part, mais elle ne pouvait se résoudre à s’en aller. Tous ces gens à qui elle avait envie de dire au revoir, elle ne pourrait jamais se pardonner de les laisser comme cela. Sa meilleure amie, son père, bien qu’il ne soient pas en bonne entente en ce moment, son frère, sa cousine et Ma… Demelza entendit la voix de quelqu’un. C’était Eneas, elle venait de se rappeler où elle se trouvait. Timidement, elle ouvrit un œil, puis l’autre. Elle voyait flou, peut-être avait-elle pleuré. Après être complètement redescendue sur terre, elle frotta légèrement ses yeux. Elle n’avait même pas la force de se lever mais respirait un peu mieux qu’avant. Eneas, lui, semblait essayer de se débarrasser du spectre, le fantôme de la mère de Demelza. Celle-ci sentait comme de la colère monter en elle. Si il s’en prenait lui aussi à sa mère…!



Ne le laisse pas faire Demelza. Relève-toi ! Qu’attends-tu ?! Ce que tu es faible…


Après avoir rassembler le maximum de force, la Serpentard parvint à se remettre sur ses jambes. Elle chancela un instant puis trouva son équilibre. D’un geste certain, elle saisit sa baguette dans sa poche et la pointa sur son camarade qui était de dos. Elle aperçut alors le fantôme esquisser un sourire malsain. Mais qu’était-elle en train de faire !? Eneas essayait de la sauver, et elle, qu’est-ce qu’elle faisait !? La jeune fille tenta de baisser sa baguette mais il lui était impossible de le faire. Le spectre avait maintenant l’air furieux. Plus la femme fronçait les sourcils, plus Demelza sentait qu’un sort allait s’échapper de sa baguette pour aller frapper le Serpentard. Celui-ci ne semblait pas s’être aperçut que Demelza s’était remise debout, il lança un sortilège vers le spectre. Il ne passa pas tout de suite quelque chose, mais au bout de quelques secondes, la femme avait disparut.


Incapable !!……..


La 5ème année, soulagée, lâcha sa baguette et se laissa tomber à genoux sur le sol. Elle se demanda comment elle était parvenu à tenir debout. Eneas se retourna et s’approcha d’elle. Elle leva alors les yeux, avant de répondre à sa question.

- Oui, je crois que ça va, dit-elle doucement en se touchant le cou. J’ai cru que j’allait y passer… Cela n’avait jamais été aussi violent auparavant…

Les yeux de Demelza fixa ceux d’Eneas, effectivement, il fallait sortir d’ici. La 5ème année n’avait plus aucune notion du temps, elle ne pourrait même pas dire le jour ou l’heure qu’il était. En s’aidant du mur, elle se releva. Par où sortir ? Le couloir était de nouveau éclairé, bien qu’il semblait toujours interminable. Demelza remarqua alors au fond du couloir, une rangée de tableaux. Elle repensa à ce que le jeune homme lui avait dit. Il avait parlé d’un portrait étrange. Il se pourrait qu’il se trouve là-bas. La jeune fille avança de quelques mètres sans s’arrêter et sans dire un mot. A sa gauche, il y avait un nouveau couloir. A sa grande surprise, lui aussi, rempli de tableaux. Nerveuse, la jeune fille se retourna. Elle vit que derrière Eneas, le couloir était tout aussi décoré. Il y a pourtant moins de cinq minutes, il n’y avait absolument rien ici.

- Eneas, tu ne m’avais pas parlé d’un tableau ? Si c’est le cas, bonne chance pour le retrouver… dit-elle ironiquement bien que l’heure ne soit pas à la plaisanterie.




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Eneas Penn
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MessageSujet: Re: Les Fruits de L'Imagination [ PV W.Demelza ]   Lun 24 Mar 2008 - 1:25

Un sentiment incertain commençait à grandir en lui. Ce lieu ne pouvait être sain. Malgré tout l'effort que le Serpentard essayait pour garder son calme, il n'était pas serein. Une personne mal intentionnée se cachait derrière toute cette mascarade. Le sort aurait pu très bien tuer Demelza dans ce couloir, et qui sait ce qu'il en serait advenu d'Eneas? Comment la formule aurait-elle pu marcher si elle n'avait pas rompu l'effet d'un Priori Incantatum? Si il n'y avait pas eu quelqu'un d'autre pour avoir déclenché ce phénomène?

Tout pouvait paraitre insolite, il ne fallait guère mettre de côté le sens logique d'une réflexion pondérée.

Le temps d'une respiration pour reprendre ses esprits, Demelza reprenait des couleurs. La confusion et le désordre dans leurs consciences semaient l'enchevêtrement. Ils n'étaient pas au bout de leurs peines car même si la volonté de sortir de ce couloir devenait fondamental, il fallait également qu'on leur permette d'y parvenir. Or, cela ne semblait guère le cas...

- On nous réserve sûrement d'autres surprises de ce genre. Il faudra s'y préparer... Car une intuition me dit que sortir d'ici sera un véritable périple.

Eneas espérait tout simplement avoir tort mais il n'était pas non plus idéaliste. Dans cette école, le jeune Serpentard ne faisait pas parti des plus optimistes... C'était évident. La voix qu'il avait entendu en lui, tout à l'heure, lui annonça le pire à venir. Si jamais celui ci tenait à apparaître face aux jeunes adolescents, Eneas aurait du mal à expliquer les faits à Demelza.

Il se tenait près de sa collègue de maison afin qu'elle puisse se relever sans difficultés. Et une pensée amena un sujet de conversation où il se surprit à être indiscret.

- C'était bien ta mère qui s'est présentée devant nous non? Tu m'avais l'air presque horrifiée à sa vue...

Mais avant que Demelza réponde, en admettant qu'elle ait eu l'envie d'y répondre, elle venait tout juste de remarquer un évènement inquiétant. Eneas suivit son regard. Oui il avait vu un portrait étrange à son arrivée... Et oui, il allait avoir du mal à le retrouver à présent. Le couloir s'était éclairé et les tableaux s'étaient multipliés. On se serait cru dans une scène d'épouvante à la Scream version sorcier....

- Mais c'est impossible!

Eneas se retourna et vit la même occurence de l'autre côté. Il voyageait en pleine incohérence. Pourraient-ils trouver le portrait dont ils avaient besoin? Les images qui se présentaient à eux étaient toutes différentes mais ni sorciers, ni créatures magiques voulurent les aider...

Un aphorisme revint alors en mémoire du Petit Prince. Le portrait ne lui avait-il pas dit clairement: " Ce couloir est visible à tous ceux qui désirent voir quelque chose ou quelqu’un en particulier " Pourtant depuis que les deux Serpentards s'étaient réunis dans ce couloir, il n'y avait que souffrance et obscurité. Leurs coeurs semblaient-ils si chaotiques que cela?


- Quelqu'un est avec nous. Il n'y a pas d'autres moyens.

- C'est ce que tu veux croire Eneas ... Mais au fond, en es-tu sûr?


Une voix enfantine s'éleva. Le Serpentard serra les poings instinctivement. Une silhouette apparut alors non loin des deux complices. Un petit bonhomme de 11ans leur souriait avec innocence. A cet âge, il avait une peau bien plus blanche qu'elle ne le deviendrait à l'âge des deux Serpentards. Son côté enfantin aurait disparu pour laisser place à un air froid et impassible. Ses cheveux d'un blond cendré deviendraient plus foncés ... Seul ses yeux ne changeront pas. Des yeux d'un bleu océan qui avaient la facheuse manie de perturber plus d'une personne. Pourtant, on percevait en plus, de la dureté alors que cela faisait un étrange constrate avec son jeune âge

- Ca suffit maintenant! C'est toi qui est la cause de tout cela? Arrête tout ! Y'en a marre

- Comment pourrais-je? Je ne suis que le fruit de ton imagination. Une image faussée par tes émotions. Certes visible par autrui... mais qui n'est réelle. Tu l'es déjà toi.


L'enfant regarda Demelza et transforma son sourire innocent en un sourire mystérieux. D'un signe de la main, il leur demanda d'avancer

- Si vous vous retrouvez dans ce même couloir, c'est que vous devez revivre quelque chose qui vous tient à coeur, ou une vérité que vous avez toujours eu envie de connaître... Vous avez peut-être là une chance.


Eneas sentit Demelza partante pour le suivre. N'était ce pas normal après tout? Pourtant le Serpentard lui retint doucement le bras et d'une voix basse, il ne put s'empêcher de lui confier ses ressentiments

- Je ne lui fais pas confiance. Mais si tu veux vraiment le suivre, je te suivrai...

- Alors vous venez?
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MessageSujet: Re: Les Fruits de L'Imagination [ PV W.Demelza ]   Mer 23 Avr 2008 - 23:48

Inquiète et même paniquée, Demelza observait les portraits accrochés tout le long du couloir. Elle marchait lentement en les détaillant un par un. Elle ne savait pas pourquoi mais avait l’impression que c’était utile. Comme si quelque chose lui disait de vérifier qu’il n’y avait pas un truc d’étrange. La jeune Serpentard ne trouva rien de très inquiétant en dehors du fait que les portraits étaient presque tous les mêmes. Au bout d’un certain nombre de peintures dépassées, celles qu’elle avait vues au début revenaient. Le décorateur n’avait manifestement aucune imagination. Demelza sourit légèrement à cette pensée. Elle savait bien que ce n’était pas le moment mais ne pouvait s’empêcher de faire un peu d’humour, aussi noir soit-il. D’après Eneas, tout ce bazar serait l’œuvre d’une personne bien réelle. Attendez, qui pourrait bien détester Demelza à Poudlard ? Et Eneas ? Voyons… A peu près tout le monde, ce qui n’avançait pas tellement les deux Verts.

Demelza hésita de faire par de sa remarque sur les portraits à Eneas, tout comme celle qui concernait le spectre de sa mère qui lui avait parlé en la traitant d’incapable. Mais elle était certaine que sa mère n’aurait jamais pu lui dire une chose pareille. Bien qu’elle ne l’ait jamais réellement connue… La jeune fille continua sa marche. Jetant quelques fois un regard derrière, pour s’assurer qu’Eneas était toujours là. Elle ne s’inqui »tait pas pour lui, c’est un grand garçon, responsable. Mais elle ne voulait pas être seule. C’était peut-être une des première fois de sa vie mais elle voulait vraiment rester en présence de quelqu’un. N’importe qui. Ce couloir est tellement étrange qu’elle aurait peur de perdre la tête et seule… elle ne pouvait s’en sortir. Bien que dépendre de quelqu’un soit une des choses qu’elle hait le plus au moinde. Eneas l’avait déjà secourue une fois et elle avait faillit s’en prendre à lui contre son grès. Elle était comme possédée par le fantôme. Demelza s’arrêta soudain puis se retourna vers son camarade. Il lui avait posé la question. Elle se devait d’y répondre autrement, elle doutait de pouvoir un jour revoir la salle commune.


- Et bien… Il m’a semblé que oui mais… commença-t-elle mais elle fut interrompue.

Eneas semblait lui aussi paniqué par tous ces portraits qui venaient de surgirent d’on ne sait où, et juste sous le nez. Demelza en avait sérieusement assez. C’était quand que ce cauchemar comptait se terminer ? Quand allait-elle enfin se réveiller en sueur dans son lit douillet, légèrement éclairée par des reflets émeraudes provenant de la lumière artificielle se reflétant dans les rideaux de son lit à baldaquin ? Elle se pinça même pour vérifier puis soudain, son sang se glaça. Elle entendit une petite voix d’enfant provenir d’un peu plus loin. Eneas avait même remarqué la présence d’une autre personne avant que la voix se manifeste. Demelza fut parcourue d’un léger frisson puis une silhouette apparue devant eux. La 5ème année se rapprocha d’Eneas, en se demandant comment un gamin de cet age avait pu lui aussi se retrouver ici. Il semblait connaître le 6ème année, il devait certainement être à Serpentard. Quoique, Demelza ne l’avait jamais vu avant en salle commune. Lorsqu’elle perçut le regard du petit garçon, elle fit un pas en arrière. Elle avait l’étrange impression de le connaître.

Eneas s’emporta. Demelza le regarda quelques secondes avant de reporter son regard sur l’inconnu qui ne bougeait pas et prononçait des paroles dont Demelza ne parvenait pas à saisir le sens. Soudain, il y eut une sorte de déclic. De nouveau, la 5ème année dévisagea son camarade. Comme elle s’était éloignée, elle dut refaire un pas en avant pour pouvoir chuchotter quelque chose au Serpentard sans que l’enfant, qui la regardait, ne l’entende. Avant qu’elle n’ait pu prononcer le moindre mot, l’enfant leur fit signe de le suivre. Demelza n’en n’avait absolument aucune envie. Elle ne faisait pleinement confiance en personne sur cette planète en dehors de sa meilleure amie. Hors de question qu’elle se balade avec un môme d’une dizaine d’année. Il avait néanmoins des arguments assez convaincants. Demelza était tellement curieuse… Elle ne voulait pas non seulement sortir de cet endroit, elle voulait aussi comprendre. Comprendre comment elle y était arrivé alors qu’elle voulait avoir des nouvelles de sa meilleure amie. Comprendre pourquoi la sortie à disparue. Pourquoi elle a vue et surtout, reconnue sa mère qu’elle n’avait jamais vraiment connue. Toutes ses questions méritaient une réponse. Et pour cela, il fallait apparemment suivre le gamin.

La jeune Serpentard fit de nouveau un pas vers l’avant puis effleura le bras d’Eneas. Elle releva la tête. Il avait l’air contrarié. Il lui avait barré le chemin. A lui non plus, l’enfant n’inspirait pas confiance, pourtant, il ne serait pas contre le fait de le suivre si Demelza y allait. Avait-il confiance en elle ? Ou ne voulait-il pas la laisser seule ? Ou peut-être même, ne voulait-il pas rester lui-même seul. Demelza comprit cependant ce qu’il ressentait.


- Je ne sais pas trop… chuchota-t-elle en se rapprochant encore pour que le gamin ne les entendent pas. Je ne lui fais pas confiance non plus, mais je veux des réponses…

Elle jeta un regard derrière elle. Le couloir était de nouveau noir, sans lumière et sans tableau. Demelza cligna des yeux afin de vérifier puis tourna rapidement la tête vers l’inconnu. Elle allait devenir folle, elle en était certaine. Elle prit soudain sa décision.

- J’y vais, lança-t-elle en agrippant le bras du Serpentard. Il devait certainement la prendre pour une cinglée, ce qu’elle était peut-être maintenant. Mais puisqu’il avait dit qu’il l’accompagnait…

Alors qu’elle commençait à marcher, elle se tourna vers Eneas et lui murmura quelque chose d’à peine audible :


- J’ai l’étrange impression de connaître ce gosse. Pourtant, je suis certaine de ne l’avoir jamais vu…




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MessageSujet: Re: Les Fruits de L'Imagination [ PV W.Demelza ]   Dim 18 Mai 2008 - 19:22


    Mon regard perdit toute lueur d’espoir de trouver une sortie. Je me doutais déjà de ce qui allait nous attendre au bout de ce couloir, du moins en ce qui me concernait. « Une vérité que vous avez toujours voulu connaître » La phrase que tu avais prononcée résonnait dans ma tête comme un avertissement lourd de sens. Tu étais fourbe et je ne comptais pas sur toi pour avoir la réponse à toute cette mascarade. Il y avait bien une chose qui bouffait mes entrailles depuis ma naissance, un moment que je voulais connaître... Mais voulais-je pour autant y assister ? Je sentais déjà ma rage prendre possession de moi. N’était-ce pas ce que tu voulais au fond ? Que je retrouve toute cette colère ? Je savais déjà quel était le but de cette expédition.

    Et s’il n’en avait tenu qu’à moi, je me serai débrouillé pour trouver un moyen de sortir de ce cauchemar.

    Pourtant je ne voulais pas que Demelza affronte seule, ce qui l’attendait à son tour. Après tout, elle aussi voulait connaître une vérité. Connaissant ton âme, je me doutais que tes intentions étaient mauvaises. Et je n’étais pas un lâche, je n’allais pas la laisser tomber pour sauver mon état émotionnel. Il était hors de question que je la laisse entre tes mains. Tu la rendrais folle, comme je l’étais à cet âge. Malheureusement en te suivant dans ce piège que tu nous tendais, j’avais peur de me perdre. De ne pas avoir assez de force pour résister à la tentation. Pourquoi donc Charlotte n’était pas à mes côtés ? Elle seule serait susceptible de me garder en vie.

    C’était impossible. Elle n’était pas là. Il y avait juste Demelza et moi ... Et moi. Je regardai la jeune étudiante avec tristesse... Elle ne comprenait sûrement pas mais si elle se retrouvait prise dans cette situation, c’était forcément de ma faute. Elle s’était tout simplement retrouvée sur mon chemin par inadvertance, à un mauvais moment.

    « J’y vais » dit-elle en m’agrippant le bras. Je pouvais sentir sa peur, ses yeux effrayés mais aussi remplis de curiosité. Mon cœur battait de plus en plus lentement. Ce qui était paradoxal... A moins que je ressentais tout simplement ce que tu voulais me faire ressentir. Serein et Satisfait. Tu savais que je la suivrai si elle décidait de poursuivre l’aventure et cela te réjouissait. Alors que Dem’ commençait à marcher et à me souffler ses impressions, je l’arrêtai brusquement, lui faisant barrage à ce qui l’attendait, tout en mettant une de mes mains sur son épaule droite.

    - Je crois que tu fais une erreur en le suivant. Mais je ne te laisserai pas... Formulai-je sérieusement. Mes yeux se plongèrent dans les siens..

    C’était parti pour la belle balade des jours heureux. Il était temps de continuer... Sur le chemin alors que nous arrivons près du gosse de 11ans qui abordait un sourire espiègle, je finis par dire maussadement

    - Ce gosse n’est autre que moi.

    Avant même qu’elle puisse me questionner avec son air incrédule, je sentis un courant d’air derrière nous. La pièce s’était assombrie comme si un temps d’orage allait faire irruption. Je regardai tout autour de moi essayant de comprendre ce qui se passait. Je ne reconnaissais plus les murs du lieu où nous avons marché durant des heures. Nous étions autre part. Dans une maison nettement plus imposante qu’un simple couloir. Il n’y avait ni lumière, ni bougies mais on pouvait voir les éclairs accompagnant les grondements du mécontentement. La pluie hurlait son désespoir sur les deux fenêtres du salon qui se retrouvaient dénudées et sans protections. Cette ambiance annonçait l’air tragique de la scène auquel nous allons devoir assister.

    Le nain était toujours présent, près de la cheminée éteinte. Son sourire narquois me donnait envie de gerber. Ses yeux étincelants de malice me donnèrent des frissons désagréables. J’avais vu juste. Je savais où nous étions et je savais à quelle époque aussi on se trouvait.


    - Le moment est venu.



    J’étais furax, contre lui, contre moi-même. J’aurai tant voulu effacer mes erreurs... Ne pas écrire mes espérances. Ne pas accepter une telle offrande tout simplement. Mais il était trop tard. Comment allais-je réussir ? Je n’allais plus ressentir sa souffrance mais j’allais la vivre. J’allais être témoin et ce sentiment me rongerait. Demelza qui était à côté de moi ne comprenait pas, me regardait cherchant une réponse aussi à ce phénomène étrange. Je ne pouvais supporter son regard... Elle n’était pas concernée. Comment avait-il pu la faire entrer dans ma vie ainsi ? Elle n’avait rien à voir là dedans. Je détestais que l’on surprenne ainsi ma vie privée en plus de ça... Mais ce n’était pas sa faute. Evidemment.

    - Nous sommes chez moi.

    Réussis-je à dire après une hésitation mais tout en continuant à fusiller du regard le petit être diabolique qui riait à présent et qui disparaissait comme s’il n’avait été que le fruit de mon imagination. J’entendis des pas descendre les escaliers à toute vitesse. Il fallait se rendre dans le hall. Je pris le bras de la Serpentard et me dirigeai vers la porte d’entrée pour enfin me retourner face aux escaliers. C’est là que je la vis, d’abord elle. Elle était magnifique et grande. Je n’avais jamais imaginé à quel point elle était grande... A vrai dire je ne l’avais jamais vue sur ses deux pieds.





    Ma mère possédait encore ce teint magnifique et remplie de vie malgré les traits de colère qui déchiraient son visage. Elle était descendue en trombe et regardait la pénombre en haut de l’escalier. Je pouvais ressentir sa fureur. Comme si elle se sentait trahie...

    - Comment as-tu pu Nathan ?! COMMENT ?! Je te déteste tu m’entends ! Je te hais !

    - Non écoute Susan ! Je t’en prie. Je ne voulais pas que tu l’apprennes comme ça !





    Une autre silhouette descendit avec la même vitesse les escaliers. Je le reconnaissais parfaitement même s’il paraissait plus jeune et plus apeuré que je ne l’aurai pensé. Je ne comprenais pas ce qui se passait. Etait-ce vraiment la nuit où... ? Mon père finit par prendre le bras de ma mère mais celle-ci se dégagea brusquement. Je vis alors des larmes de rage couler sur ses joues. Elle frappa de toutes ses forces le torse de Nathan comme si le seul moyen d’extraire tout ce qu’elle ressentait était de réagir avec violence.

    - Tu es un traitre ! Tu m’entends ? Un traitre ! Je te faisais confiance, je croyais que c’était ce que tu voulais. Cette vie, ce bonheur ! Tu as pensé à Valentina ? Elle n’a que six ans ! Comment crois tu qu’elle réagira plus tard quand elle l’apprendra hein ? Tu y as pensé ? Et Eneas ?

    - Arrête. Par Merlin, Susan cesse tout ce cinéma ! Ils ne sont pas concernés. Cela ne regarde que moi t’as compris ?

    - Et moi tu m’as oublié ? Je suis ta femme ! Tu te souviens de ça ?? Ta FEMME ! Depuis quand tu as changé à ce point en agissant derrière mon dos et contre la justice pour laquelle tu as juré fidélité ? Depuis quand tu as voulu pactiser avec l’ennemi ? Comment pourrais-je te regarder à présent ? Alors que depuis tout ce temps tu me mentais ...

    « Contre la justice » « Pactiser avec l’ennemi » ? Mes sourcils se froncèrent et mon cœur continua de battre au même rythme que celui de ma mère. Il battait à une vitesse folle. Il s’emballait alors que je ne faisais qu’observer la scène. Mais je ressentais avec plus de précision la haine qui habitait ma mère. Elle se compléta avec celle que j’avais toujours contenue au fond de moi et je sentis mes mains se fermer au point de ressentir mes ongles coupés marquer ma peau.

    - Je l’avais choisi et je l’ai voulu ! Je ne t’ai pas forcé à me suivre à ce que je sache ! De toute manière, cette histoire ne mérite plus autant d’attention. Il n’est plus... Tout est terminé.

    - Ah oui ? Alors comme ça pour toi tout est fini. Mais pourtant tu as participé à cette folie et moi je viens juste de l’apprendre. Si tu l’as choisi, moi aussi je t’ai choisi et je croyais que ce lien qui nous unissait était assez fort pour que tu daignes m’en informer ! J’ai vécu dans le mensonge depuis le début et ça tu vois je ne pourrais jamais te le pardonner ! JAMAIS !

    J’eus à ce moment une drôle de sensation. Ma mère traversa mon corps comme si j’avais été un fantôme. Mais pour eux, je n’étais qu’un simple nourrisson, je n’étais donc pas présent réellement dans cette pièce. Ils ne voyaient ni Demelza, ni moi. Susan sortit dehors ouvrant la porte d’entrée sans la refermer. Le martellement des gouttes se firent entendre comme le fond sonore d’une musique de film.

    Je décelai sans trop tarder, une silhouette près du chêne devant ma maison. Je n’arrivais pas à reconnaitre son visage, celui-ci avait une capuche le protégeant de la pluie. Et je compris alors soudain... Ma mère prit sa baguette qui était rangée dans la poche de son pantalon et la pointa sur la silhouette mystérieuse

    - Ne t’approche pas de ma maison. Je ne veux plus te voir trainer autour de mon mari tu as compris ? C’est toi avoue qui l’a corrompu ! Je ne supporterai pas que tu détruises ma famille.

    - Alors comme ça tu es enfin au courant ? Il était temps... Mais voyons Susan, Nathan est assez adulte pour faire ses choix tout seul. Cela ne date pas d’hier.

    Il avança d’un peu plus près en ricanant, alors que mon père se tenait tout près de la porte d’entrée. Ma mère lui barra le passage. Elle voulait qu’ils s’éloignent tous les deux. Mais le mystérieux inconnu prit à son tour sa baguette tout en continuant à formuler ce pourquoi il était venu.

    - Nathan, j’ai besoin de toi. Nous avons besoin de toi.

    - Ne bouge pas ! Tu as compris ? Je t’interdis de BOUGER ! Petrificus totalus

    - Protego

    L’inconnu devait bien connaître ma mère pour pressentir qu’elle allait lancer un sort. Celui ci s’était protégé mais il sortit des grognements, probablement du fond de sa gorge qui firent comprendre à tous ceux qui assistaient à la scène que Susan n’aurait jamais du le provoquer ainsi.

    - Tu m’as toujours énervé Susan mais là tu dépasses les bornes. Ma patience a des limites ! Waddiwasi

    - NOOOOOOOOON !!!!

    Mon cri se joignit à celui de mon père. Je savais déjà ce qui allait en résulter. Le corps de ma mère fut propulsé vers le petit cabanon en bois qui n’avait jamais été solide. Je le savais de sa bouche puisque les fois où je regardais les anciennes photos, j’avais découvert en ce lieu habituellement vide, un cabanon qui n’était plus lors de ma génération. La force du sort avait été telle que celui-ci s’effondra sur Susan, engloutissant toute sa personne avec. Je ne pouvais supporter cette douleur. Je revenais dans cette maison froide pour m’asseoir par terre, dos au mur. Je me pris la tête et j’essayais de me contrôler. Mon corps tout entier tremblait, prêt à bondir sur celui qui avait osé. Mais ce n’était qu’une illusion. Et j’en étais conscient.

    - Dégage ! Allez dégage avant que je te tue ! Et j’en serai capable crois moi.

    - Si tu le souhaites... Tu sais que j’aurai pu lui lancer un Endoloris si je m’étais emporté mais c’est ta femme. Enfin le résultat de ce sort est tout aussi jouissif.

    - DEGAGE !

    Comment osait-il ? Pourquoi il ne l’avait pas étripé de ses mains ? Pourquoi il n’avait pas bondi ?! Pourquoi il ne l’avait tout simplement pas tué ! Il agissait comme si ce n’était qu’un tout petit accident. Je n’arrivais pas à le croire. Quel abruti ! Je me relevai prêt enfin à me jeter sur mon père. Tout est de sa faute. Il l’avait trahie, ils nous avaient tous trahi. Je souhaitais la vérité, je l’avais eu... Et maintenant je le détestais comme je respirais. Je m’apprêtais à le cogner quand le lieu changea de forme. Mon coup de poing vint rencontrer un mur qui ne put tenir le coup. Un trou s’était formé.


    Et maintenant ? On était revenu dans le couloir. Et maintenant ?




Dernière édition par Eneas Penn le Mar 14 Oct 2008 - 20:28, édité 1 fois
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Demelza Worpel
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MessageSujet: Re: Les Fruits de L'Imagination [ PV W.Demelza ]   Dim 15 Juin 2008 - 20:47

Trop de questions se bousculaient dans la tête de la Serpentard. Elle avança vers le petit garçon avec Eneas. Eneas... C’était lui. Elle l’avait deviné presque deux secondes après avoir ouvert la bouche en disant qu’elle ne l’avait jamais vu. Son camarade lui avait avoué. Elle était complètement perdue. D’où sortait-il le mini Eneas ? Et pour quelle raison ?

Demelza s’apprêta à demander des réponses à son camarade mais la pièce s’assombrit. Elle regarda derrière elle. Tout était noir et une légère brise glacée venait la faire frissonner dans le dos. Où étaient-il maintenant ? Lorsqu’elle se fut habituée à l’obscurité, Demelza distingua quelques meubles et une cheminée. Il était là d’ailleurs, le petit Eneas. L’endroit semblait immense. Certainement une maison bourgeoise. Cela rappela son Manoir à Demelza et elle fit une grimace. Peut-être cette maison était celle d’Eneas. Tout était possible maintenant. Elle ne serait certainement plus surprise. Elle sursauta toutefois. Mais plus de peur. Le moment était venu... Quel moment ? Qu’allait-il faire ? Elle ne voulait pas le savoir. Elle ne voulait plus rien savoir en dehors de la façon dont il fallait s’y prendre pour sortir d’ici. Les points serrés, elle s’apprêta à s’enfuir. Elle ne savait même pas où. Mais Eneas lui annonça que cet endroit était bel et bien chez lui.

Demelza le fixa sans parvenir à voir tous les détails de son visage. Il faisait encore trop sombre. Elle vit quand même qu’il éprouvait une haine profonde. Envers son doubla miniature certainement. Ou contre lui-même. Etait-ce seulement possible ?

Des grondements dans les escaliers poussèrent Eneas à attraper Demelza par le bras. Tous deux se retrouvèrent alors face à une femme. La Serpentard n’eut pas besoin de beaucoup de temps pour comprendre qu’il s’agissait de la mère d’Eneas. Comme il devait être pénible pour lui d’avoir la cinquième année à son côté. Elle n’aurait certainement pas apprécié qu’un « inconnu » pénètre dans sa demeure et en découvre les secrets. Secret qu’Eneas lui-même ne semblait pas connaître. Etait-ce la raison de sa présence ici ? Découvrir quelque chose ? Si tel était le cas, ce serait certainement le tour de Demelza et elle ferait tout pour éviter ça.

Lorsqu’un homme fit son apparition, Demelza se força à ne pas regarder. Elle ne voulait rien connaître de la vie privée de quelqu’un. Encore moins sans son accord. Il est vrai qu’Eneas ne lui avait pas demandé de partir ou quoique ce soit, mais elle était certaine qu’il était gêné et elle l’était aussi. Elle se sentait terriblement à l’écart. Cela n’était pas tellement plus mal. Les minutes passèrent. Demelza ne regardait toujours pas tentait de ne pas entendre ce que disaient les personnes présentes ici. Elle sursauta soudain en entendant Eneas et son père hurler à l’unisson. Elle ne pu empêcher un regard cette fois ci. Ils se battaient. Eneas avait l’air furieux. Voir pire. Demelza voulu le retenir tout en sachant qu’elle n’y parviendrait pas. Il s’élança vers son père, le poing brandit. Demelza savait qu’il ne le toucherait pas. Ceci n’était qu’une vision et rien d’autre. Un coup de vent la fit tressaillir puis elle était de nouveau dans le couloir. Et Eneas venait d’abattre son poing sur le mur...

Demelza accourue vers lui. Elle ne savait pas s’il avait mal. Elle en tout cas, ne se sentait pas bien. Affreusement honteuse. Elle prit bras de son camarade pour évaluer les dégâts. Ce n’était pas grand-chose mais il devait tout de même souffrir. Peut-être la haine qu’il éprouvait à cet instant pour son père l’empêchait de ressentir cette douleur physique. Sans perdre une seconde, Demelza sortit sa baguette et prononça : Episkey. En quelques secondes, il n’y avait plus aucune trace. Elle releva la tête vers Eneas. Le souffle à demi coupé, elle parvint à aligner quelques mots.


- Je suis désolée Eneas... De t’avoir forcé à suivre ce... enfin... A vivre tout cela. Je sais que ce ne sont pas mes affaires et m’excuse encore, pour avoir assisté à tout ça.

Elle ne savait pas comment s’excuser autrement que par des mots inutiles. Elle espéra qu’il se calme. Ils devaient rentrer maintenant. Elle aussi avait une vérité à connaître mais ne souhait pas revivre un passage de sa vie en présence de quelqu’un. Elle ne voulait pas vivre ce qu’Eneas avait vécu. Elle repasserait sans doute. Une autre fois.


Demelza ?


La jeune fille détourna son regard de son camarade. Elle l’avait reconnue. Cette voix. Il s’agissait de sa mère. Non ! Il ne fallait pas qu’elle vienne ! La vérité, elle la connaîtra bien assez tôt. Mais pas aujourd’hui ! Non, pas aujourd’hui ! La voix retentit de nouveau. Demelza se demandait si Eneas parvenait à l’entendre. Quoiqu’il en soit, elle avait le choix. Partir avec sa mère et revivre un moment passé, découvrir ce qu’elle a toujours voulu savoir. Ou repartir tranquillement pour revenir une fois qu’elle serait prête. Elle décida bien évidemment de partir. Elle se mit en route, se bouchant les oreilles pour ne plus entendre les arguments de sa mère afin qu’elle la suive. Une main glacée lui attrapa soudain le bras et l’obligea à la suivre. Demelza ne pu résister. Elle ne savait pourquoi mais, de nouveau, elle était hypnotisée.

La pièce n’était pas sombre. Elle était même particulièrement lumineuse. Demelza dû plisser les yeux pour s’apercevoir qu’elle était dans son salon. En se retournant, elle vit que son camarade était là aussi. Pourtant, elle ne l’avait pas vu bouger. Tant pis. Sa mère était là. Elle était belle, on aurait dit un ange même dans ses vêtements sombres.



Elle était assise dans le fauteuil et jouait avec... Demelza. Elle avait à peine cinq ans. Ses cheveux étaient clairs. Elle a décidemment bien changé. Alex est là lui aussi. Il a l’air assez occupé. La cinquième année surveilla la porte d’entrée car c’est de là qu’il allait surgir, d’une minute à l’autre, provoquant le désastre. Ce qui était étrange, c’est que d’après son souvenir, le père de Demelza devait être présent lui aussi. Où était-il ? L’individu était-il déjà arrivé ? La jeune fille ne comprit pas. Des bruits retentirent de la pièce voisine. Un combat ? Elle se souvenait de cela. Son père s’était battu avec l’étranger, sa mère s’était interceptée et en était morte. La Serpentard suivit sa mère et son double qui courraient pour atteindre le hall. Seul son père y était présent. C’était impossible. Son souvenir n’était pas comme cela. Où est l’inconnu ? Celui dont elle avait décidé qu’elle devrait lui ôter la vie un jour ou l’autre. Nulle part. Le père de Demelza se tenait la main gauche avec fermeté, qu’avait-il ? Le petit Alex s’approcha de lui mais il se fit repousser.




- Ne t’approche pas Alex ! Phyliss va-t-en ! C’est trop dangereux, mon maléfice ne fonctionne plus !

- Mais enfin Matt, je ne peux pas te laisser seul ! Nous avons décidé de surmonter cela ensemble !

- Je t’ai dis de partir, tu entends ! Emmène Alex et Demelza loin d’ici. Je vous retrouverai.

- Je refuse de t’abandonner !


La petite Demelza était dans les bras de son frère. Elle regardait la scène tout comme son double du futur. Mais cette Demelza là était totalement perdue. Elle se prit la tête dans les mains. C’était impossible, comme avait-elle pu oublier cela ? Elle ne l’avait jamais vécu ! Le père de Demelza retira soudain sa main droite, libérant sa main gauche. Celle-ci lançait comme des étincelles ou des éclairs émeraude. Chaque chose qu’ils touchaient était réduite en cendre. Un miroir, un comptoir ainsi qu’un cadre y passèrent avant que Phyliss ne décide de mettre ses enfants en sûreté. Elle les força à se cacher derrière un fauteuil puis accoura vers son mari.

- Non Phyliss ! Je ne veux pas te perdre...

- Laisse moi faire enfin !


Un autre éclair vert jaillit, projetant sans le toucher, le père de Demelza avec force contre un mur. Il s’écroula, inconscient. Phyliss profita de cette occasion pour s’approcher un peu plus de lui. Elle attrapa sa main et tenta de lui enlever une bague qu’il portait. Argenté avec en son centre, de l’émeraude. Etait-il aussi fan de Salazar ? Trêve de plaisanterie. Il était en effet à Serpentard mais pour s’être uni à une Serdaigle, il ne devait pas être si attaché aux principes. La bague envoya encore des éclairs de lumières puis Matthew se réveilla. Il repoussa de nouveau sa femme. Pourquoi une telle obstination ? Elle voulait l’aider après tout. A quoi ?... C’était ça la question. Un nouvel éclair jaillit. Beaucoup plus gros et plus impressionnant que les précédents. Il alla frapper Phyliss en pleine poitrine, la projetant elle aussi contre le mur. Ou plutôt, au travers.

- Phyliss !!
- Maman !!


La voix de Demelza se mêla à celle de la petite fille à côté d’elle. Tout le monde se précipita vers Phyliss. Mais il était trop tard. Matthew était penché sur le corps de sa femme. Impuissant. Leurs deux enfants juste à côté, debout. Ne faisant pas le moindre geste. Ils étaient pétrifiés, ils ne comprenaient pas. Le père de Demelza pleurait presque, mais il était trop furieux. La bague était toujours à son doigt. Il releva soudain la tête vers ses enfants puis s’approcha d’eux. Lentement, il sortit sa baguette et la pointa vers eux. La petite Demelza prit la main de son frère et la serra dans la sienne. C’est alors que Matthew prononça d’une voix décidée mais tremblante :

- Oubliettes !

La lumière qui frappa les deux enfants fut si intense qu’on ne distinguait plus rien. Les deux Serpentard étaient de retour dans le couloir. Demelza se mit immédiatement à courir. Elle savait où se trouvait la sortie. Comment ? Cela, elle l’ignorait. Elle atteignit soudain une porte. Elle l’ouvrit et de nouveau, une lumière l’aveugla. Ils étaient de nouveau dans l’école. Ou du moins, dans un couloir habituel. Enfin, ils étaient sortis de ce fichu couloir de la terreur. Mais tous les deux avaient enfin apprit quelque chose : La vérité. Plus ou moins complète. Eneas avait peut-être d’autres choses à découvrir, Demelza elle, avait beaucoup de recherches à effectuer...
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Charlotte Leonhart
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MessageSujet: Re: Les Fruits de L'Imagination [ PV W.Demelza ]   Lun 23 Juin 2008 - 2:37

~†~ Samedi soir. 21h avait sonné quelques minutes plus tôt, annonçant par la même occasion le début du couvre-feu. Et qu'est-ce qu'une Charlotte Leonhart avait de mieux à faire un samedi soir à passé 21h que de se promener dans le couloir ? Rien. Plus exactement, elle ne se promenait pas. Elle "patrouillait", pour être sûr qu'il n'y avait plus personne dans les couloirs qui enfreignait le règlement. Tu parles si elle s'en moquait... Si elle croisait un traînard, elle le houspillerait pour dire de l'avoir fait mais autrement, rien à faire. Si les élèves avaient tellement envie de faire perdre des points à leurs maisons qu'ils fassent. Charlotte s'en moquait. Elle n'était là que parce qu'elle y était contrainte - cadeau empoisonné que le titre de Préfète -, mais aussi parce que cela lui permettait de se promener impunément dans les couloirs la nuit, seul moment de la journée où il n'y avait presque personne. Vu sous cet angle, ça avait quand même du bon d'être Préfète. Voilà ce à quoi la jeune fille aspirait... Des couloirs vides.

Dans les cachots ? Personne. Pas âme qui vive. On entendait même les petites gouttes qui coulaient le long des murs s'échouer sur le sol. Le Hall ? Personne non plus. Elle aurait entendu un fantôme flotter dans les airs s'il y en avait eu un. Voyant qu'il n'y avait personne dans son secteur, elle décida de monter quelques étages. Non pas pour trouver quelqu'un avec qui discuter, mais bien pour découvrir un peu plus le château. Le meilleur moment de la journée pour découvrir Poudlard était la nuit. Elle pouvait déambuler où bon lui semblait sans craindre qu'un pot de colle ne la suive pour essayer d'engager la conversation. Cela n'arrivait pas souvent, mais lorsque cela arrivait, cela menait inévitablement à l'échec. Car non, Charlotte n'était toujours pas sociale et n'aimait pas la compagnie de ceux qui ne lui étaient pas proches. Partie à la découverte de nouveaux recoins du château, ce fut alors qu'elle posait le pied sur la dernière marche d'un escalier qu'elle entendit des bruits de pas.

Elle releva le visage, regard perçant et sens en alertes. Il n'y avait pas qu'un seul élève. A en juger par les claquements des chaussures sur le sol, ils étaient deux. Silencieusement, la jeune brune monta la dernière marche et se dirigea vers l'endroit d'où venait la source auditive. A quelques mètres d'elle se dessinèrent deux silhouettes dans la pénombre du couloir éclairé par une faible torche. Les carrures étaient celles d'élèves. Les sourcils de la jeune anglaise se froncèrent légèrement, pour avoir l'air d'être sévère et de réprimander car, comme je l'ai déjà fait remarquer, elle s'en moquait royalement. Au plus elle se rapprochait, au plus les silhouettes lui semblaient familières. Surtout une. Elle sortit sa baguette et, quand ils ne furent plus séparés que par deux ou trois mètres, elle lança un Lumos pour voir qui se trouvait face à elle. Il y avait Demelza. Et il y avait aussi Eneas, dont elle croisa le regard...

Elle qui jusque là s'était sentie d'humeur plutôt... plutôt sans humeur, fut assaillie par une violente vague de haine et de mépris qu'elle n'aurait pas su expliquer. D'où pouvait bien lui venir cette rancoeur ? Quelques instants plus tôt, elle s'apprêtait même à aller fouiller insoucieusement Poudlard pour découvrir un autre de ses secrets... Et à présent ? A présent, elle avait envie de frapper, d'aller prendre sa batte, son balai, un cognard et d'aller de se défouler. Ou pire même, lancer un sort suffisamment puissant pour apaiser sa colère et sa soif de vengeance... Le sang battit jusqu'à ses joues, les faisant rosir très légèrement. Cet état ne dura que quelques secondes. Car bientôt, elle se ressaisit. Ce qui la fit sortir de sa transe haineuse fut l'expression du visage d'Eneas. Il n'allait pas bien. Quelque chose s'était passé. Et maintenant, après la haine, elle ressentait de la douceur et de l'inquiétude. Elle voulait juste apaiser son cousin et faire disparaître cette dureté dans son regard. Elle accorda à peine un regard à Demelza. ~†~


" Tu devrais retourner à la salle commune Demelza. Le couvre-feu a été mis depuis un petit moment. "

~†~ Et rien de plus... Elle s'avança de quelques pas vers son cousin tandis que Demelza filait vers l'escalier que Charlotte venait d'emprunter. Sans un mot, la jeune Préfète resta à observer Eneas pendant quelques secondes, droit dans les yeux. Il n'allait vraiment pas bien... Elle ne trouva rien de mieux à faire que de glisser une main jusqu'à sa joue, tendrement, avant d'y déposer un léger baiser. Elle se recula d'un pas, sourit à son cousin et lui prit la main. Un faible sourire qui se voulait rassurant et protecteur. Lentement, elle l'entraîna à son tour vers l'escalier après avoir murmuré un " Viens Ene... " à peine audible. Elle se mit à descendre les marches une par une, sans lâcher la main du jeune homme. De temps en temps, elle tournait un visage souriant vers lui, mais cela ne l'empêchait pas d'être inquiète. Où elle comptait l'emmener ? Le parc. Il faisait nuit et un peu d'air frais lui ferait du bien, lui permettrait de retrouver ses esprits, elle le savait fort bien... Peut-être lui raconterait-il ce qu'il s'était passé. Peut-être pas. Le principal était qu'il se sente mieux... ~†~
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