Jeu de rôle basé sur les règles inventées par J.K. Rowling dans l'univers de Harry Potter.
 
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 Simple Prétexte

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Andrew Tyler
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MessageSujet: Simple Prétexte   Jeu 1 Nov 2007 - 23:17

En cette belle après-midi d’automne, les rayons d’un soleil radieux se disputaient le privilège d’imposer leur domination sur les environs de Pré-au-Lard. L’air était frais mais les averses avaient enfin cessé de venir contrarier leurs plans.

Nombreux étaient les passants qui s’était décidés à venir s’oxygéner dans les rues du village sorcier sans craindre de se voir contraint d’aller s’abriter sous le auvent d’une boutique à la moindre précipitation.

Andrew et Mary faisaient partie de ces flâneurs.

Quelques jours plus tôt, le jeune homme avait pris soin d’envoyer à la Serpentard un hibou la conviant de se joindre à lui pour une excursion hors du château. Elle avait accepté et là ils se trouvaient marchant côte à côte, le paysage défilant sous leurs pas.

Le souvenir de leur première rencontre restait présent dans son esprit. Il avait été loin d’avoir oublié la promesse que lui avait faite la jeune femme à cette occasion : en échange de l’avoir aidée dans le parc, elle avait accepté de lui offrir quelques instants de son temps pour une après midi en sa compagnie. Le jeune homme espérait qu’elle ne considérait pas ce rendez-vous comme le remboursement d’une dette qui n’en était pas une.

Pourtant, Andrew n’avait pas choisi ce week-end tout à fait par hasard. En effet, dans quelques jours aurait lieu la fameuse Pink Party dont tout le monde parlait. En tant que membre actif de cette association en faveur du rose, y assister lui avait paru comme une évidence. Un dress code avait été imposé : il fallait absolument venir habillé en rose mais aussi de façon glamour. Et Andrew tenait absolument à faire bonne figure lors de cette soirée. En fouillant un peu dans sa malle, il s’était aperçu qu’il ne possédait rien qui pourrait être considéré comme convenable pour une telle soirée. Une virée à Pré-au-Lard s’était donc imposée d’elle-même.

Il y avait vu là un prétexte pour honorer la promesse faite à la jeune femme. De plus, il s’était dit que des conseils venant de la part d’une fille ne seraient pas superflus dans sa recherche de tenue pour la soirée d’Halloween. Bien sûr, il gardait en tête que les filles de Serpentard restaient insensibles au rose et privilégiaient des couleurs plus morbides tel que le noir, le gris ou le vert mais il espérait qu’elle ait suffisamment de goût pour l’empêcher de venir accoutré comme un pourceau asthmatique. Et puis, il était certain qu’elle ne devait pas détenir la moindre robe rose et cette sortie serait l’occasion pour elle de remédier à ce manque irrémissible.


- Je suis content que tu ais accepté de m’accompagner, lui confia-t-il en souriant. Bon, par quoi veux-tu commencer ?
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Mary Mac Kendall
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MessageSujet: Re: Simple Prétexte   Lun 5 Nov 2007 - 18:33

Comme convenu quelques semaines plus tôt, au pied d’un arbre, Mary devait accompagner Andrew lors d’une sortie à Pré-au -Lard. En cette fraîche après midi, elle allait donc s’acquitter de sa dette. Le fait qu’Andrew lui demande de venir pour une raison précise chagrinait un peu Mary qui n’avait aucunement besoin de cela pour accepter son invitation, doutait-il donc qu'elle refuse sa proposition ?

Mary appréciait beaucoup Andrew, elle avait toujours à l’esprit leur rencontre pittoresque dans le parc, et attendait impatiemment de recevoir un hiboux la conviant à Pré-au-Lard. Pour l’occasion, la jeune fille s’était pomponnée, avait adopté une coiffure plus élaborée qu’a l'accoutumé et s’était vêtue d’une tunique, verte certes, mais moins austère que les tenue arborées par la majorité de ses compatriotes verts et argents.

Andrew lui avait donné rendez-vous à l'école, et tous deux avaient cheminé côte à côte pour arriver à destination.

Voilà donc la jeune Serpentard aux cotés du Griffondor dans les rues de la charmante petite ville. Au programme, une séance shopping et sans doute un petit tour aux trois balais pour se remettre de cette dure épreuve qui l'attendait : habiller un homme. Mary se souvenait des heures passées dans un magasin à chercher un pantalon pour son frère, on a beau critiquer les filles, certains garçon ne valent pas mieux en matière de shopping. Mary redoutait deux types extrême de personnes : les « je m’en je-m'en-foutiste » qui prennent la première chose qui leur tombe sous la main pour finir au plus vite la corvée, quitte à passer pour un clown et ceux qui « font gaffe à leur look » et qui passent des heures à trouver LE bon pantalon, celui qui ne fait pas de grosses fesses, celui qui tombe bien....

Si Andrew demandais l’avis d’une tierce personne, c’est assurément qu’il n’appartenait pas à la première catégorie, Mary espérait sincèrement qu’il ne soit pas non plus un fou de fringues, et que leur lèche vitrine ne les occuperait pas jusqu’à la nuit occultant ainsi toutes autres activités offertes par les rues de Pré-au-Lard.


Je suis content que tu ais accepté de m’accompagner. Confia Andrew à Mary Bon, par quoi veux-tu commencer ?

Flattée et heureuse d’entendre ces quelques paroles, Mary s’empressa de lui répondre :


- Je suis également très heureuse d’être ici, c’est un plaisir de t’accompagner. Lui répondit-elle en un sourire. Je te propose de commencer par Gaichiffon pour te trouver une tenue adéquate à la Pink Party, puis selon l’heure, nous aviserons.
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Andrew Tyler
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MessageSujet: Re: Simple Prétexte   Dim 11 Nov 2007 - 10:50

- Évidemment, comment pourrait-il en être autrement ? répliqua-t-il d’un air faussement arrogant alors qu’un sourire espiègle se dessinait sur ses lèvres. Mais je doute que tu penses la même chose à la fin de cette journée…

Le jeune homme considéra ensuite la vitrine du magasin de prêt à porter sorcier d’un œil pensif avant d’opiner. Il entraîna alors Mary jusqu’à la devanture de la boutique. Après tout il fallait bien commencer par quelque chose et Gaichiffon ferait tout aussi bien l’affaire. Andrew ne se considérait pas comme étant une fashion victim tout simplement parce qu’il ne suivait pas la mode. Il achetait les vêtements qui lui plaisaient et ne se souciait pas de savoir si la mode était au slim ou aux chemises à pois.

Il poussa la porte de la boutique sous le tintement d’un petit carillon. Il laissa entrer en premier Mary et lorsqu’il franchit à son tour le seuil de la porte, un air chaud, qui contrastait avec l’extérieur, l’accueillit.

Il laissa la porte se refermer derrière lui alors qu’il embrassait la salle d’un regard. Plusieurs sorciers se trouvaient dans la petite boutique mais Andrew ne vit nulle trace de la gérante qui devait vraisemblablement être occupée avec un client. D’ailleurs une épaisse tenture de velours rouge masquait l’accès des cabines d’essayage.

Le Gryffondor passa sa main dans ses cheveux en laissant échapper un soupir comme s’il était déjà épuisé avant même d’avoir commencé. Il observa de là où il se trouvait les différents rayonnages qui se présentaient à lui et affichait déjà une mine découragée. Il n’avait aucune idée de la tenue qu’il pourrait acheter et comptait bien sur l’aide de Mary pour le conseiller au mieux.

Il tapa dans ses mains pour se donner du courage et déboutonna sa cape d’un geste négligé de la main. Puis, il s’avança vers un premier comptoir sur lequel étaient disposés en piles désordonnées tout un assortiment de polos aux coloris différents. Il en prit un au hasard, le déplia et le tendit devant lui pour mieux l’observer.


- Pas vraiment glamour… déclara-t-il en une petite moue.

Il laissa retomber le pull au sommet de la pile et ce dernier lévita à quelques centimètres dans les airs, le temps de se replier impeccablement et de retrouver sa place parmi les siens.

- En fait, il me faudrait deux tenues, expliqua-t-il en s’avançant vers le prochain rayon. Une ‘normale’, qui respecte le dress code bien sûr et une autre un peu plus originale, plus festive, tu vois. Mais, on va déjà s’occuper de la première.

Il commença à fouiller sans grand enthousiasme dans les pantalons qui se trouvaient face à lui tout en commentant :

- Tu crois que je devrais prendre un pantalon rose ou noir ? Parce que je voudrais pas avoir l’air trop efféminé, tu comprends. Et il ne faudrait pas qu’il soit trop serré non plus parce que ça risquerait de me donner des fesses plates.
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Mary Mac Kendall
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MessageSujet: Re: Simple Prétexte   Lun 12 Nov 2007 - 18:57

Il ne voulait pas d’un pantalon qui lui fasse les fesses plates, Mary ne put se retenir de sourire, elle ne l’aurait pas cru comme ça.

-Je te promets de trouver un pantalon qui te mettra en valeur. Se moqua-t-elle de lui.

L'atmosphère était assez lourde, le magasin était petit et déjà bien plein de plusieurs sorciers, Mary n’avait aucune envie de passer des heures en ces lieux. Donc il fallait qu’elle prenne les choses ne mains.


-Je vais aller te chercher des pantalons, pendant ce temps, essayes de te trouver des chemises ou des polos.


Elle prenait son air autoritaire,cette volonté de tout diriger qui ne la quitter pas. Un défaut agaçant aux yeux de beaucoup de monde, mais qui avait toujours fait beaucoup rire son père.

Tout en s’éloignant, elle repensa à ce que venait de lui dire Andrew, il cherchait deux tenues, qu’elle drôle d’idée, il devait encore avoir une trollerie en tête. Mary espérait être mis au courant vu qu’elle était mise à contribution dans le choix des vêtements.

Rendue devant les rayons des pantalons, elle en choisit quelques uns puis chercha Andrew des yeux. Virevoltait autour d’elles les deux seuls pantalons rose qu’elle avait pu dénicher et quelques pantalons noirs, et un noir et rose. Elle espérant vraiment qu’Andrew en trouverait un correct dans le lot, parce que trouver un pantalon « glamour » n’était pas chose aisée.

Alors qu’elle se dirigeait vers le jeune homme, les pantalons allèrent se placer dans une cabine d’essayage. Elle l’attrapa délicatement par le bras et lui indiqua la dite cabine.

- Voilà tout ce que j’ai pu trouver pour le moment, si rien ne te convient, il faudra demander à une vendeuse, peut être ont ils des ressources insoupçonnées dans les réserves.

Je vais retourner faire un tour dans les rayons pendant que tu essaies, appelle moi si tu as besoin de quelques chose.



Mary ne savait pas comment se comporter, ils ne s’étaient vu que quelques fois et supposer de sentiments profonds serait beaucoup trop rapide, et trop irréfléchis pour elle, mais elle devait bien l’admettre, elle tenait à lui. D’un autre coté, elle ne pouvait oublier la tape sur l’épaule qu’il lui avait donné en guise d’au revoir l’autre soir et qui l’avait un peu refroidit, elle ne s’attendait pas à un baiser de cinéma, mais au moins à quelque chose de plus chaleureux.
Ne connaissant que peu de chose de lui, elle se mit en quête, pour cette journée, de le découvrir encore un peu plus.

Tout en se baladant dans la boutique pendant qu'il essayait les divers pantalons dénichés dans les rayons elle tomba sur la Tenue qu’Andrew devait essayer. Cette grande découverte lui fit un peu perdre le fil de ses pensées

Emballée par sa trouvaille, elle se précipita vers la cabine, et sans réfléchir, ouvrit le rideau.
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Andrew Tyler
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MessageSujet: Re: Simple Prétexte   Jeu 15 Nov 2007 - 20:45

- Si tu voulais me voir nu, il suffisait de demander… déclara Andrew d’un air satisfait en croisant les bras sur son torse.

Il se tenait devant Mary habillé d’un simple sourire amusé et accessoirement d’un boxer noir orné de petits balais qui décrivaient des petits loopings sur le tissu. Il n’esquissa pas le moindre geste pour se couvrir et ne donnait absolument pas l’impression d’être embarrassé par la situation dans laquelle il se trouvait. Derrière lui, jonchant le sol, accrochés sur les crochets, se trouvaient toutes les tenues qu’il avait enfilées en espérant trouver celle qui lui conviendrait le mieux.

Avant que Mary n’ouvre, sans même prévenir, le rideau, Andrew venait tout juste de retirer la tenue qu’il avait choisie. Après près d’une heure d’essayages laborieux, le jeune homme s’était avait enfin trouvé ce qu’il comptait porter à la soirée Pink. Et ceci était en grande partie dû à l’aide précieuse de Mary sans qui il serait sans doute encore en train de vagabonder à travers les allées de la petite boutique à la recherche de quelque chose de mettable. C’était d’ailleurs elle qui avait une fois de plus fait preuve d’un esprit d’initiative non sans une pointe de domination qui n’avait pas manqué de l’amuser.

- Voyons voir ce que tu as là… déclara-t-il en baissant les yeux sur les vêtements roses que tenait la jeune fille indiscrète entre ses mains.

Il attrapa la tenue en réprimant une grimace.

- Hum… Je suppose que tu veux que j’essaie ça… Attends-moi alors. J’en ai pour quelques secondes.

Le Gryffondor ne semblait pas très emballé à l’idée de revêtir ce que Mary lui avait apporté. Parce que, qui voudrait mettre un truc pareil ?

*Pas moi en tout cas.* songea-t-il en tirant sèchement le rideau après avoir lancé un regard appuyé à la Serpentard qui voulait dire « Et n’ouvre pas cette fois-ci, je suis un garçon pudique, moi ! »

Deux minutes quarante deux plus tard, le jeune homme sortait de derrière le rideau la mine contrite. Visiblement, Mary avait pris une taille trop petite si bien que son pantalon trop étroit lui arrivait bien au dessus des chevilles et que la veste le serrait atrocement. Il fit un tour sur lui-même dans un inconfort absolu en adressant à Mary un regard fortement ennuyé.

- Je t’interdis de rire. C’était encore un plan machiavélique inspiré par Salazar pour te moquer de moi, n’est-ce pas ? s’insurgea-t-il démesurément en se retenant de rire.

Puis, il disparut à nouveau derrière le rideau pour se changer et retrouver ses propres vêtements. En sortant, il remit à Mary le magnifique costume qu’elle avait sélectionné mais qu’il ne porterait malheureusement pas. Il avait gardé avec lui la tenue qu’il avait choisie : un pantalon rose et noir que Mary avait trouvé et une chemise assortie. Les autres retrouveraient seuls leur place dans les rayons.

Ensuite, il repartit en exploration dans la petite boutique. Ce n’était pas comme la première fois. Cette fois-ci il marchait d’un pas conquérant parce qu’il savait précisément ce qui lui conviendrait. Situé dans le côté réservé aux vêtements féminins, il attrapa un une jupe si courte qu’il était certain qu’elle ne couvrirait pas le derrière de quiconque la porterait. Elle était rose, bien évidemment. Il prit également un petit débardeur noir qui irait certainement avec la jupe. Un sourire comblé se dessina sur ses lèvres. Son regard glissa de la jupe à Mary puis revint vers la jupe avant de se poster définitivement sur la jeune femme.

- Bien, tout à l’heure, je t’ai dit que je comptais acheter une tenue, disons un peu moins conventionnelle…
J’ai trouvé ce que je cherchais…
Et c’est toi qui va l’essayer étant donné que je n’ai pas encore la silhouette adaptée pour l’enfiler, comme tu as pu le remarquer tout à l’heure…


Il marqua un temps de pause avant de lui tendre innocemment le vêtement en souriant tout aussi candidement.

- Pour te faire pardonner…
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Mary Mac Kendall
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MessageSujet: Re: Simple Prétexte   Mer 21 Nov 2007 - 19:22

L’incident du rideau ne fut que de courte durée, mais Mary eu l’honneur de pouvoir admirer le magnifique caleçon que portait Andrew et ne put étouffer un petit rire.

Il ne sembla pas heureux de voir ce que Mary lui avait trouvé, pourtant ce petit costume était de toute beauté...et le mettait vraiment en valeur. Andrew avait vraiment l’air ridicule dans cet accoutrement en satin rose brillant, Mary n’aurait même pas osé y mettre un petit doigt. Andrew lui même semblait s’amuser d’une telle horreur. Après une nouvelle disparition derrière le rideau, il réapparut vêtu « normalement » et se mit en quête d’une autre tenue. Mary ne faisait que le suivre ne sachant ce qu’il cherchait, elle ne pouvait lui être d’aucune utilité. Mais elle fut étonnée de le voir chercher dans le rayon « femmes ».

Quelles expressions passèrent sur le visage de Mary quand elle découvrit la tenue choisie par le Griffondor et qu’il lui demande de l’essayer...pour se faire pardonner, elle n'aurait pu le dire, mais cela devait valoir le coup d'oeil !!!

-Jamais de la vie je ne mettrais une telle chose dit elle en désignant la jupe de la main, cet espèce de .., de.... , ce truc là, non non non non.

Qu’elle idée, avait-il l’intention de se travestir pour la soirée, de se changer en fille ? Décidément, il était toujours très imprévisible.

Mary pointa sa baguette vers la réserve et en fit apparaître un mannequin de plastique. Elle lui enfila la tenue choisi par Andrew, se mit de coté et la présenta à son ami.

- Voilà, ça me semble parfait, tu seras très jolie la dedans, enfin autant que je puisse en juger, parce qu’à vrai dire j’ai du mal à me l’imaginer.

Mary n’avait pas joué le jeu, elle en était bien consciente, mais ce que lui demandait Andrew était au dessus de ce qu’elle pouvait faire. Elle espérait ne pas avoir vexé Andrew par son refus. La tête baissée, son pied gauche s’agitait nerveusement. Décidément, il avait le don pour mettre en avant ce qu’elle ne voulait pas montrer.

Elle poussa le mannequin après lui avoir retiré les vêtements dont elle l’avait vêtu et s’en alla vers la caisse. En passant, elle attrapa quelque chose dans un rayon, Andrew était trop loin pour savoir ce dont il s’agissait. Mais elle avait bien à l’esprit de quitter le magasin sur une note de bonne humeur

Tout en mettant ses mains derrière son dos, elle s’arrêta net et fit volte face. En deux secondes et vingt quatre millièmes, elle enfonça un chapeau tout aussi rose que la jupe sur la tête d’Andrew.

-Si tu veux te faire passer pour une fille, il faut penser aux ACCESSOIRES, très important, et je suis sure que ce petit quelque chose les fera tous fondre, s’empressa-t-elle de s’expliquer. Je te l’offre, pour me faire pardonner, ajouta-t-elle en une petite moue dont elle avait le secret et à laquelle son père n’avait résisté, ni son frère d’ailleurs. Était-ce un truc de famille ou un réel dont ?

-Et puis une fois que tes emplettes seront achevées, je t’offre une part de gâteau ? Ça te tente ?

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Andrew Tyler
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MessageSujet: Re: Simple Prétexte   Lun 3 Déc 2007 - 11:31

Andrew croisa les bras et fixa Mary d’un air profondément ennuyé. Son refus manifeste et inconsidéré l’avait véritablement froissé et le jeune homme ne chercha pas à masquer son mécontentement derrière un sourire vide, un vague haussement d’épaules ou un “C’est pas grave, t’inquiète”. Quand il s’agissait de lui faire enfiler des tenues aussi ridicules qu’inconfortables, elle était la première à se moquer ouvertement de lui mais la réciproque ne semblait pas être valable pour elle. Il est vrai qu’elle le l’avait obligé en rien à essayer le costume de satin rose mais il s’était plié au jeu pour son plus grand amusement et le sien. De même que le voir à moitié nu n’avait pas semblé la déranger si bien qu’elle n’avait pas ressenti le besoin de s’excuser de son indiscrétion. Alors oui, Andrew avait perdu sa bonne humeur.

- Tu es trop coincée Mary, tu devrais apprendre à te détendre et à ne pas prendre toujours tout au sérieux. Et puis tu sais, le ridicule n’a jamais tué personne, sinon tu penses bien que je serais déjà mort à l’heure qu’il est. Déclara-t-il plus sèchement qu’il ne l’aurait voulu en ignorant royalement le mannequin apparu à leur côté. Ne t’en fais pas pour le costume, je demanderai à quelqu’un d’autre de l’essayer pour moi histoire de voir si je dois y apporter quelques modifications. Il est difficile de s’en apercevoir avec un simple mannequin et quand bien même on l’animerait, il ne resterait qu’un faible substitut au corps humain.

Il était bien rare pour le jeune homme de se montrer volontairement désagréable. Mais par son refus, l’égo du Gryffondor en avait pris un coup et il ne parvenait pas à repousser le sentiment d’amertume qui s’était emparé de lui. Il laissa échapper un soupire exaspéré entre ses lèvres pincées en observant Mary s’en aller pour mieux revenir quelques instants plus tard. Il se refusa à croiser son regard. Il savait bien qu’il devait avoir l’air d’un enfant capricieux en train de bouder mais c’était plus fort que lui.

Nouveau soupir exaspéré.

La Serpentard venait de lui enfoncer un chapeau sur la tête. D’un geste lent, il l’attrapa et serra la mâchoire en découvrant son choix d’accessoire. En temps normal, il en aurait été amusé mais là il ne riait pas.

- Écoute Mary, tu ne peux pas te permettre de me coller des accessoires ridicules sur la tête comme bon te semble. Je suis le premier quand il s’agit de faire une trollerie mais j’apprécie quand il y a un retour, un échange et un partage. Faut arrêter de me prendre pour un scroutt juste bon à amuser la galerie. Déclara-t-il en fixant un point au dessus de la tête de la jeune fille.

Nouveau soupir.

Il venait de poser les yeux sur Mary et la moue qu’elle affichait lui fit déjà regretter ses paroles amères. Il s’était emporté, avait exagéré et proféré des paroles irrationnelles sous l’effet du ressentiment. Honteux, il baissa les yeux mais se refusa à s’excuser pour le moment. Au lieu de ça, le chapeau toujours en main, il se dirigea silencieusement vers la caisse près de laquelle ses emplettes avaient été déposées et paya pour le tout.

Il attendit que Mary le rejoigne près de la sortie et lui glissa avec une gêne qu’on ne lui connaissait pas :

- Je suis désolé Mary. Et je crois que c’est plutôt à moi de t’offrir une part de gâteau ou tout ce qui te fera plaisir. On va sortir d’ici et on se trouvera un endroit sympa. J’ai faim, pas toi ?
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Mary Mac Kendall
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MessageSujet: Re: Simple Prétexte   Sam 8 Déc 2007 - 17:52

Andrew fit preuve d’un trait de caractère que Mary ne lui connaissait pas encore. Son ton était sec et son air habituellement si jovial l’avait quitté au profit d’une mauvaise humeur plutôt inimaginable.

Mary n’avait aucunement voulu le vexer, mais comment lui avouer la véritable raison pour laquelle elle avait refusé d’essayer la « tenue ». Andrew ne s’en était peut être pas aperçu, mais jamais il n’avait vu Mary porter une tenue qui laissait voir le haut de ses cuisses. Rien de bien grave, mais un mauvais souvenir était imprimé en haut de sa jambe gauche, une cicatrice due à une morsure de chien moldu alors qu’elle était encore enfant. Elle avait toujours trouvé cette marque très disgracieuse et par conséquent, faisait toujours son nécessaire pour la masquer. C’était aussi la raison pour laquelle elle préférait dorénavant les félins et évitait à tout prix la race canine.

Les paroles du jeune Griffondor la touchèrent. Après avoir terminé son monologue, il baissa les yeux et s’en alla en direction de la caisse, sans rajouter un seul mot, laissant Mary derrière lui. Elle ne savait pas comment réagir, et à son tour, sans mot dire, elle se dirigea vers la sortie de magasin où elle rejoignit Andrew.
Il avait perdu cet air méchant qui ne lui allait pas du tout, et son visage exprimait maintenant une sorte de gène. Encore une fois, il exprimait un sentiment que la Serpentard ne lui connaissait pas. Elle en fut presque touchée, mais la colère gardait le dessus.


- Je suis désolé Mary. Et je crois que c’est plutôt à moi de t’offrir une part de gâteau ou tout ce qui te fera plaisir. On va sortir d’ici et on se trouvera un endroit sympa. J’ai faim, pas toi ?

Était-il en train de lui demander pardon ? Ses paroles avaient peut être dépassées sa pensée, mais Mary était plutôt du genre rancunière et aussi charmant qu’était Andrew, il faudrait plus qu’une part de gâteau pour qu’elle oublie cette histoire. Mais ne faut-il pas savoir mettre son orgueil de coté dans le jeu de la séduction ? Une chose était sûre, tout cela lui avait un peu coupé l'appétit, elle pourtant si gourmande d’habitude.

- Peut être un peu plus tard, lui répondit-elle sur un ton légèrement plus sympathique que ce qu’elle aurait voulu. Par contre, il me faudrait acheter un nouveau carnet, le mien est presque plein, et je ne peux pas m’en passer

Mary ne quittait jamais son carnet, il n’était pas vraiment un journal intime, en tout les cas pas au sens où la majorité des gens l’entendent. Elle y étalait ses pensées, ses sensations, mais pas forcément sous forme de mots ou de lettres écrites régulièrement. Un inconnu qui le découvrirait n’y comprendrait sans doute rien, mais elle ressentait le besoin de l’avoir toujours auprès d’elle. Et le sien étant presque remplit, il était temps d’en acquérir un nouveau et cette sortie à Prè-au-Lard semblait toute désignée pour cet achat.

Debout devant la porte de le boutique, elle dut se décaler un peu pour laisser passer un groupe de sorciers étrangement vêtus, eux n’avaient pas peur du ridicule. Elle émit un petit sourire, se tourna vers Andrew et l’invita du regard à la suivre.
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Andrew Tyler
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MessageSujet: Re: Simple Prétexte   Mar 18 Déc 2007 - 18:09

*Faudrait savoir…* songea Andrew en suivant Mary en dehors de la boutique. *Elle veut m’offrir une part de tarte et quand je dis oui, elle en repousse l’échéance. J’ai faim, moi !*

Il haussa brièvement les épaules en se mettant au niveau de la jeune femme. Il se sentait encore quelque peu penaud de s’être emporté d’une telle manière contre la pauvre Mary. Son accès de colère avait attiré vers eux plusieurs regards curieux mais c’était ce qu’il avait lu dans le regard de la jeune femme qui l’empêchait de repousser un sentiment de culpabilité.

D’une main, il resserra les pans de sa cape et son autre bras trouva les épaules de la Serpentard. Il voulait à la fois qu’elle sache qu’il regrettait la façon dont il lui avait parlé et s’assurer qu’elle ne lui en voulait pas et que tout était okay entre eux. Malheureusement, il ne savait pas comment exprimer tout cela avec des mots alors il décida de se comporter comme il avait l’habitude de le faire. Comme si de rien était.

- Arrivera-t-il un jour où tu me montreras ce que tu confies à ton carnet et pourquoi tu sembles en être si dépendante ? demanda-t-il d’un air badin mêlé à une curiosité infantile.

Ce carnet avait été l’objet d’un certain nombre d’interrogations pour le jeune homme et ce depuis leur première rencontre. Mary paraissait y accorder une grande valeur sentimentale mais Andrew était très intrigué par tout le mystère que Mary laissait planer autour d’elle. Il n’avait jamais ressenti le besoin de déposer par écrit ses pensées, ses doutes, ses impressions ou ses sentiments. D’une part parce qu’il n’en voyait pas l’intérêt et que tout était bien mieux soigneusement gardé dans son esprit. Et d’autre part parce qu’il n’était pas écrire et qu’il ne le faisait que lorsqu’il était obligé de prendre des notes en cours.

D’un commun accord, ils s’étaient dirigés vers Scribenpenne. Mary désirait acquérir un nouveau carnet et la petite boutique de plumes paraissait être l’endroit le mieux désigné pour cet achat. Lorsqu’ils arrivèrent devant la vitrine de verre, un écriteau sur lequel de gros caractères étaient imprimés leur annonça que le magasin était fermé pour la journée. Andrew baissa les yeux vers la Serpentard :

- Je crois que tu devras te passer d’écrire pour quelques jours ou trouver un autre support. A la limite, tu pourras toujours en commander un si tu ne veux pas attendre la prochaine sortie à Pré au Lard, commenta-t-il en guidant sa camarade dans une ruelle pour échapper à la foule fourmillante de l’artère principale.

Andrew n’aimait pas la foule et préférait les endroits calmes. La rue qu’ils venaient d’emprunter était pratiquement déserte. Quelques mètres plus loin, une petite échoppe attira l’attention du Gryffondor. Il aurait juré n’avoir jamais remarqué une boutique qui portait pour nom ‘Les Trésors de Circé’. Depuis le temps qu’il fréquentait le petit village sorcier, il avait fini par connaître chacun des établissements que l’on pouvait y rencontrer. Visiblement, il les connaissait tous sauf celui-là.

Poussé par la curiosité, Andrew désigna du menton à Mary le petit établissement devant lequel ils venaient de s’arrêter. La vitrine fumée ne laissait rien deviner sur ce qui pouvait y être mis en vente.

- Ça te dirait d’entrer ? proposa Andrew, une main déjà sur la poignée de la porte.

Il ne s’agissait pas véritablement d’une question mais d’une invitation à le suivre à l’intérieur.

D’une main, le jeune homme poussa la porte qui se mit à grincer et de retira l’autre des épaules de Mary pour poser sa main dans le bas de son dos de façon à ce qu’elle n’ait plus d’autre choix que d’entrer avec lui.

La pièce était silencieuse, sombre et il s’en dégageait une forte odeur, un mélange de bois humide, de renfermé, d’encens et d’autres senteurs que le Gryffondor ne chercha pas à reconnaître. Elle était faiblement éclairée par quelques malheureuses bougies dansantes pratiquement consumées et qui pouvait donner à la pièce un aspect intime. Personne ne se trouvait derrière le comptoir et encore moins dans la petite pièce circulaire. Il n’y avait que Mary et Andrew.

- Peut être que tu trouveras ton bonheur ici…supposa un Andrew pas très convaincu en posant son regard sur une boule de cristal posée sur un socle doré.

Le plancher usé, les épaisses tentures vermeilles et les produits en exposition, tout était recouvert d’une fine pellicule de poussière, ce qui enlevait son côté cossu à la salle mais qui lui conférait un aspect mystique.

La boutique ressemblait davantage à un grenier dans lequel on entrepose aléatoirement tout un tas d’objets poussiéreux et dont on n’a plus aucune utilité. Les étagères branlantes semblaient prêtes à s’effondrer sous le poids des bibelots de même que les consoles sur lesquelles s’étaient amoncelés davantage d’artéfacts d’une autre époque.

Après un regard entendu avec Mary, le jeune homme s’avança dans la pièce. Au passage, il trébucha sur un guéridon dont les pattes n’étaient pas sans rappeler les racines d’un arbre. Il manqua de renverser la lampe disposée en son centre mais réussi à la stabiliser avant qu’elle ne se fracasse contre le sol.

Maintenant qu’ils étaient là, autant découvrir quels trésors une telle caverne pouvait bien renfermer…
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Mary Mac Kendall
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MessageSujet: Re: Simple Prétexte   Ven 4 Jan 2008 - 20:22

Le contact du bras d’Andrew avec les épaules de Mary lui fit comprendre que le jeune homme ne gardait pas la moindre rancune vis à vis de la Serpentard. Elle lui adressa un bref sourire en gage de réponse et se dit à elle même que cette histoire ne valait aucunement la peine de se fâcher.

Andrew reprit la conversation comme si de rien n’était, et enchaîna sur le sujet du carnet. Il ne semblait pas comprendre pourquoi un objet si dénué de magie et si plein de simplicité pouvait tenir une place si importante dans sa vie.


- Je n’ai jamais réussit à accorder suffisamment ma confiance à un être vivant pour lui confier mes pensées, la trahison est quelque chose de tellement facile que je préfère ne pas partager mes pensées les plus profondes. Je n'y écrit pas forcément avec des mots ou des phrases, mais j’y dessine, j’y griffonne une idée, je doute que si quelqu’un tombe dessus il puisse y comprendre grand chose, et pourtant, je n’aime pas le montrer, peut être un jour, tu pourras en voir quelques passages choisis au hasard.

Les deux étudiants se dirigèrent ensuite vers Scribenpenne où Mary trouverait sans aucun doute un remplaçant à son livret. Malheureusement, ils trouvèrent porte close et Mary dut se résigner non à attendre de trouver de nouveaux parchemins à griffonner mais à combler les quelques espaces blancs qu’il restait encore sur ses pages déjà remplies de nombreuses inscriptions.
Elle ossa les épaules en guise de réponse à Andrew et le suivit sans sourciller pour s’éloigner un peu de la foule qui remplissait la rue. Elle n’appréciait pas vraiment les grands rassemblements et fut soulagée de se rendre compte qu’il est était de même pour Andrew. Ils déambulèrent dans une petite rue quasi-déserte jusqu’à ce que son compagnon rouge et or lui désigne une petite boutique qu’elle aurait juré ne jamais avoir vu.


- Ça te dirait d’entrer ?
proposa Andrew, une main déjà sur la poignée de la porte.

Mary comprit cette question plus comme une invitation à entrer que comme une véritable proposition. De toute façon, Andrew semblait décidé à entrer puisqu’il la poussa amicalement dans l’échoppe. Poussée par la curiosité, Mary n’aurait aucunement décliné son offre. Elle pénétra dans la pièce sur les pas du jeune homme.

Elle n’avait jamais vu un tel lieu : rempli de brics et de brocs, d’objets plus inattendus les uns que les autres, légèrement poussiéreux ; ce qui dénotait que les magasin devait être là depuis plusieurs années, mais pas âme qui vive.

Plantée à l’entréede la pièce, Mary fit doucement un demi-tour sur elle même pour prendre pleinement conscience de l’ambiance des lieux. Il y en avait partout, pas un centimètre de vide. Elle fut tirée de sa rêverie par la voie d’Andrew qui l’encourageait à chercher un carnet : elle n’était pas sûre de trouver un carnet (vide) dans un tel endroit !

Encore tout ébahit par cette découverte, elle s’avança un peu, mais pas assez pour empêcher son ami maladroit de se prendre les pieds dans un étrange guéridon. Elle se pencha pour le rattraper au cas ou, mais il réussit seul à retrouver son équilibre. Au même moment, un écriteau ailé apparu sous leurs yeux sur lequel était indiqué :


« Chose cassée, chose payée ».


-Tu devrais peut être m’attendre ici
lança-t-elle ironiquement à Andrew, un petit air espiègle dans les yeux.

Mary s’aventura très prudemment dans les allées du magasin, délimitées par diverses bibliothèques, tables ou choses plus ou moins identifiables, elle prenait grand soin de ne pas trop s’éloigner de son ami, un tel lieu devait sans doute renfermé de grands mystères. Et son courage avait tout de même des limites.

Tout en se faufilant entre deux chaises, son regard fut attiré par un étrange livre. Sa couverture était tellement veille qu’on ne pouvait même pas y distinguer le titre. Mary s’imaginait déjà l’ouvrir et se retrouver propulsée au beau milieu de l’action : un livre magique qui vous permet d’en être le héros. Elle jeta un coup d’oeil sur Andrew qui se trouvait à quelques pas d’elle, et ouvrit prudemment son inquiétante découverte, et la... rien de se passa.


*Décidemment, tu as bien trop d’imagination ma pauvre fille* pensa-t-elle,
elle reposa assez brutalement le livre et se rapprocha d’Andrew, soucieuse de voir si ses découvertes étaient plus intéressantes que les siennes.

À coté de lui, par terre, se trouvait un étrange objet, fait de plumes et de bois et de divers matériaux non identifiables, pour ne pas que quelqu’un l’écrase, Mary l’attrapa pour le déposer sur un petit coin d’étagère libre (si une telle chose était possible). Elle se baissa, le saisit de sa main gauche et tout en se relevant pensa se cogner sur une des nombreuses planches de bois recouvertes de tous ces objets, elle s’agrippa au bras d’Andrew pour ne pas perdre l’équilibre, mais elle avait la sensation désagréable de glisser...
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Andrew Tyler
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MessageSujet: Re: Simple Prétexte   Dim 6 Jan 2008 - 17:35

Mary, en se relevant, se heurta la tête contre une des nombreuses étagères déjà instables. Le choc fit trembler les différents artéfacts qui se trouvaient dessus avant que l’étagère ne cède emportant dans sa chute tous les bibelots entassés qui se brisèrent en grand fracas contre le sol poussiéreux.

Andrew n’eut pas le temps d’esquisser le moindre geste. Il sentit Mary lui agripper le bras et c’est alors qu’une sensation bizarre s’empara de lui. Il avait l’impression étrange d’être attiré contre le sol à la manière des bric-à-brac brisé et d’être absorbé par le plancher. Ce sentiment désagréable ne se dissipa pas. Au contraire, il s’intensifia alors qu’il se devinait en train de tomber dans un gouffre sans fond, d’être aspiré par un trou noir. Sans aucun point d’appui sur la réalité, rien sauf Mary dont il avait saisi la main quelque part durant leur chute. Égoïstement, il se sentit rassuré de la savoir avec lui, même si l’affolement prenait le dessus. Il n’avait aucune idée comment un tel phénomène avait pu se produire ni quelles en seraient les conséquences. Tout était noir autour lui à mesure qu’il s’enfonçait davantage dans le néant à une vitesse alarmante.

Tout à coup, affolement, panique, horreur, angoisse. Il sentait la main de Mary s’échapper de la sienne. Aveuglément, il essaya de la retenir, de renouer le contact avec ses doigts. Mais ces efforts furent vains et les cris d’horreurs qui s’étaient échappés de sa bouche ne furent que murmurent face à celui qui lui déchira la gorge.

Puis, aussi soudainement que cette sensation de tomber était apparue dans l’échoppe, elle disparut au moment où le corps du jeune homme entra brutalement en contact avec le sol. Il étouffa un cri de douleur mais ne chercha ni à ouvrir les yeux, ni à se relever. Malgré un état de semi inconscience, il s’aperçut qu’il ne se trouvait pas en intérieur mais dehors. Perdu dans une ruelle ou en pleine nature, il n’aurait su dire. Il se savait juste à l’air libre puisqu’il pouvait sentir le vent frais maltraiter ses cheveux et le reste de ses membres engourdis. Mais en se concentrant davantage, il pouvait se rendre compte qu’il n’était pas seul. Un murmure lointain parvenait péniblement à ses oreilles. Les voix se rapprochaient progressivement et il pouvait même entendre de lourds bruits de pas.


- Messire Childéric, Messire Childéric !!
apostropha une voix masculine que l’on devinait essoufflée mais inquiète.

Andrew laissa échapper un grognement rauque. Il bougea ses muscles transis en se demandant qui pouvait bien être ce Messire Childéric et qui s’exprimait de cette façon incongrue. Précautionneusement, il ouvrit un œil, puis deux et cligna plusieurs coups rapides. Il prit ensuite appui sur ses mains pour se redresser un peu.

Comme il l’avait pressenti, il se trouvait en pleine nature, étendu sur un petit chemin de terre. Autour de lui de verts pâturages et plus loin une forêt dense. Mais il ne reconnaissait rien de ce qu’il voyait. Quelque chose lui disait qu’il ne se trouvait plus à Pré-au-Lard. Restait à savoir où.

Mais une autre question se posa à lui : Qui était cet homme grassouillet qui portait une tunique marron par-dessus laquelle on pouvait remarquer une sorte de cotte de maille, le tout enserré par une grosse ceinture de cuir usé de laquelle dépassait la poignée d’une lourde épée, sans oublier les espèces de collants gris épais ?

*C’est quoi ce délire ?! Il se prend pour Lancelot celui-là ?* se demanda Andrew en écarquillant les yeux.

- Ah Messire Childéric ! s’exclama soulagé l’homme à l’accoutrement ridicule en reprenant péniblement son souffle. J'étois insquiet de votre chute, point de mal ne vous en a fait ?

*Mais qu’est-ce qu’il me raconte celui-là ? C’est qui ça Childéric ?*

- Vous faites erreur, je ne suis pas votre Messire Childéric. Et puis vous êtes qui vous ?

L’homme parut paniqué et se mit à faire de grands gestes tout en parlant très vite :

- Ventre-dieu ! N’avez-vous point record ? On me nomme Sir Pierrick. Le chefs de monseigneur a torchié durement quand vous avez chu de votre destrier. Ressentez vous grévance ? Il nous faut guépir ce lieu et retourner au castel et mander un mire, monseigneur.

Andrew ne comprit pas un mot de ce que cet excentrique venait de débiter mais un nœud se forma au creux de son estomac qui se resserra davantage en constatant avec effarement qu’il portait une tenue quasiment identique à celle de l’homme seulement qui semblait être de bien meilleure qualité.

Andrew déglutit avant de demander d’une voix tremblante :

- En quelle année sommes-nous euh Sir Pierrick ?
- Nous sommes en l’an 1375 Monseigneur,
répondit Pierrick après une seconde d’hésitation.

*En l’an…*

Et Andrew retomba sur le sol de terre.
Et tout devint noir.
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MessageSujet: Re: Simple Prétexte   Jeu 10 Jan 2008 - 19:56

Sa tête la faisait affreusement souffrir, Mary devait s’être cognée rudement fort car elle avait la tête qui lui tournait et l’impression désagréable de glisser à travers le sol. Un choc sur la tête peut quelque fois avoir d’étrange conséquence. Mais quelque chose l'inquiéta soudain : Andrew lui agrippa la main, non comme un simple ami, mais plus comme pour se rattaché à elle. Il lui fit presque mal tellement il serrait. Elle ouvrit alors les yeux mais ne vit pas la boutique. Elle n’avait pas la tête qui tournait, non, ELLE était en train de tourner, dans le vide... à son tour elle serra plus fort la main d’Andrew, mais une force contre laquelle elle ne pouvait lutter les sépara, ils perdirent le contact. Mary tenta en vain de le rattraper, elle l'appela de toutes ses forces. Quelques minutes ou secondes plus tard, sa tête percuta à nouveau le sol de façon assez violente.

« Aïe, aïe Aïe, mais qu’est ce qui c’est passé, Andrew, tu es là ?»
, hurla-t-elle tout en se frottant le dessus du crane et en tentant de se relever.

« Angharad, Angharad, Angharad, mais quel estoit ce bruit ? »

Mary fit un demi tour sur elle même et se retrouva face à une vieille dame, vêtue pauvrement, la peau salle, les cheveux attachés en un chignon de fortune. Cette femmes posa ses mains abimées sur le visage de Mary. Mary ne comprenait pas un traire mot de tout ce qu’elle lui disait. Était-ce la patronne du magasin ou une sorcière venue faire des emplètes dans l’échoppe ?

Mais alors qu’elle détourna les yeux de la vieille femme, elle se rendit compte qu’elle n’était plus dans la boutique mais dans une pièce majestueuse au centre de laquelle trôner un immense lit à baldaquin, fait de bois sculpté et de magnifiques tentures rouges et or (un ancien Griffondor ? ). Le parquet était lui aussi en bois, il devait venir d’être ciré tellement il brillait. Les murs étaient recouverts de tenture plus somptueuses les unes que les autres.


« Fichtre, comment vous estois vous folé (blesser) ? » continua la vieille femme. Elle sorti un chiffon à l’allure douteuse de son tablier et essuya le front de Mary d’où goutées quelques gouttes de sang.

« Mais ou somme nous ? » questionna-t-elle cette vieille personne.

«Estois vous gris Angharad, nous sommes en ces lieux sur le fief de Sieur Childéric, rejeton de Monseigneur Bertrandon »

Mary se sentit tout d’un coup perdu. Mais elle n’eut pas le temps d’ajouter quoi que ce soit que plusieurs voies se firent entendre dans ce qu’elle pensait être les couloirs. D’après ce qu’elle cru comprendre le fameux « sieur » Childéric venait de « choir » de cheval et était ramené au domaine.

La vieille dame sembla toute perturbée, elle rangea son mouchoir dans une poche de sa tenue, et ordonna à Mary de préparer le lit du seigneur afin qu’on puisse l’y allongé dès son arrivé. Mary espérait se trouver dans la bonne pièce. Elle enleva timidement le dessus de lit, la vieille femme vint l’aider, ce qui donna un peu d’assurance. C’est à ce moment que trois hommes qui en portaient un quatrième arrivèrent dans la chambre et le déposèrent sur le lit.
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MessageSujet: Re: Simple Prétexte   Dim 13 Jan 2008 - 21:00

Un bruissement de jupe sortit Andrew de son sommeil. Il était réveillé mais préféra malgré tout garder ses paupières closes et voir si tout ce qui s’était passé précédemment n’avait été qu’un mauvais rêve ou la triste réalité. Lorsqu’il n’entendit plus aucun bruit, il se risqua enfin à ouvrir les yeux.

- Bonjour Monseigneur, fit une vielle dame à la voix douce en se relevant prestement du fauteuil ouvragé sur lequel elle était assise, sans doute en train de s’adonner au crochet.

- Bonjour, répondit automatiquement Andrew à l’inconnue en se redressant lentement en une position assise. D’une main, il se gratta derrière la tête et étouffa un bâillement de l’autre. Il avait l’impression d’avoir été tiré d’un sommeil qui avait duré un siècle et se trouvait de fait encore plus épuisé.

Il regarda autour de lui et ne put s’empêcher d’ouvrir la bouche devant la magnificence de la pièce dans laquelle il se trouvait. Il s’agissait de loin la chambre la plus majestueuse dans laquelle il lui a été donné de dormir ou même de voir. Il se trouvait étendu sur un énorme lit à baldaquin drapé de lourdes tentures rouge et or et il était enseveli sous de lourdes couvertures cramoisies et de draps blancs. Même si les murs de pierre étaient recouverts d’étoffes représentant des scènes de la vie de chevalier, la fenêtre a la gauche du lit fournissait suffisamment de lumière à la pièce pour la rendre lumineuse et accueillante. Andrew remarqua également qu’un feu crépitait dans la cheminée.

- Je vous ai remiré deux jours durant, Monseigneur et…
Oh Messire !
s’exclama soudain la vieille dame et Andrew sortit de sa contemplation de la décoration de la pièce pour se tourner vers elle. Vous devez être affamé. Pardonnez-moi, Messire Childéric. Je m’en va mander à Angharad qu’elle vous apporte repaissance.

Elle se dirigea vers la lourde porte et se retourna en lui adressant un regard réprobateur alors qu’Andrew s’apprêtait à se lever :

- Vous ne devez point guerpir de votre couche. Vous avez besoin de reposance Messire.

Elle attendit sévèrement que le jeune homme retourne sous les couvertures avant de quitter la pièce.

Andrew soupira bruyamment en se laissant retomber sur l’oreiller en ramenant ses mains derrière sa tête. Il n’avait pas la moindre idée de la façon dont il avait atterri ici, ni comment allait-il faire pour retourner à son époque. Il pensa à Mary et un nœud se forma dans son estomac, il ne savait pas ce qui lui était arrivé et il s’en inquiétait grandement. Comment allait-elle ? Que faisait-elle ? Où était-elle ?

*Il faut que je trouve un moyen pour me tirer de ce guêpier.*

Et pour le moment, il n’avait aucun moyen à sa disposition.

Il s’apprêtait à sortir du lit malgré les avertissements de la vieille dame lorsqu’on frappa trois petits coups à la porte.

- Entrez… ?

La porte s’ouvrit alors et une jeune fille entra timidement dans la chambre, un plateau entre les mains. Il devait s’agir de cette Agathe ou Angrade ou il-ne-savait-plus-qui, qui venait lui apporter son repas…
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Mary Mac Kendall
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MessageSujet: Re: Simple Prétexte   Ven 18 Jan 2008 - 19:18

Mary n'eut guère le temps de voir l'homme blessé qu'elle était envoyée en cuisine : l'heure du repas approchait, et il faudrait servir les maitres. Un énorme soucis en perspective, où se trouvaient les cuisines ? En toute logique, Mary se dit qu'elle devait se diriger vers le rez-de-chaussé.

En sortant de la chambre, elle se regarda machinalement dans un grand miroir qui se trouvait entre deux tentures : et quelle fut sa stupeur en s'apercevant qu'elle avait même changé de tête, et de tenue, c'était quelqu'un d'autre qu'elle était en train de voir, et pourtant c'était elle : une énorme tristesse l'envahit, reverrait-elle sa famille, ses amis ? Et où Andrew avait-il atterrit ? Elle aurait tout donné pour qu'il la sert dans ses bras à cet instant précis.

D'un revers de sa main droite, elle essuya une larme qui commençait à couler sur sa joue, respira un grand coup, et repartit en direction de la porte. Tout le monde était bien trop occupé à papillonner autour du « seigneur » blessé pour percevoir le malaise qui avait envahi Mary.

Elle sortit donc de la chambre, le moral dans les chaussettes, et pour ne rien arranger, elle n'avait ni baguette magique, ni carnet, elle se sentait vulnérable dans un lieu inconnu.

Mary déambula un plus ou moins long moment dans le château, les pièces qu'elle pu y découvrir étaient toutes plus majestueuses les unes que les autres. Finalement, c'est attirée par un mélange alléchant d'odeurs de nourriture qu'elle trouva les cuisines. Comme le reste de la demeure, elles étaient immenses et comme Mary pouvait s'en douter, il n'y avait pas le moindre elfe de maison qui s'affairait en ces lieux.

Arrivait en cuisine, elle prit le plat qu'on lui tendait et suivit trois autres jeunes filles dans un grand salon, y déposa le plat et sortit, mais au lieu de suivre les autres servantes elle écouta ce qui était en train de se dire dans le salon. D'après ce qu'elle compris, elle appris que l'homme blessé était le fils du seigneur du château, qu'il se nommait Childeric, qu'il avait environ 16 ans et qu'il était temps qu'ils lui trouvent une épouse. Mais elle fut interrompu par la vieille femme et se fit houspiller pour son comportement et le non respect des règles.

Deux jours passèrent ainsi, à servir les autres, à être traiter durement, pas le temps de respirer, pas de temps pour soi. Mary dormait dans un lit peu confortable, mais la nuit restait le seul moment pendant lequel elle était seul. Elle avait réussit à chiper quelques bouts de parchemin dans la bibliothèque, de même qu'un stylet et de l'encre et s'était fabriquer un carnet. Une chose si familière dans un monde qu'elle ne reconnaissait pas, un peu de réconfort.

Le second matin, alors qu'elle s'apprêtait à débarrasser la table du déjeuné, un mouvement de folie envahit le château, Childeric était en train de se réveiller. Et c'est Mary qui fut choisit pour porter à manger au blesse.


Pourquoi toujours moi ? pensa Mary.

Portant son plateau, elle entra donc dans la chambre ; elle commerçait enfin à se repérer un peu dans les méandres du château, et connaissait parfaitement l'emplacement de la chambre, des cuisines et du salon.

Elle poussa timidement la porte, entra, salua du mieux qu'elle le pu le « sieur » et déposa le plateau sur une petite table disposée juste à coté du lit. En posant le plateau, elle fit tomber un peu d'eau sur les draps


"Quel troll tu fais Mary"
dit elle à voie basse en ramassant ses bêtises, puis à l'intention de Childéric

" Pardonnez moi Monseigneur "
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Andrew Tyler
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MessageSujet: Re: Simple Prétexte   Lun 28 Jan 2008 - 23:19

Andrew observa la jeune fille s’avancer vers lui, un plateau fumant entre les mains, et se redressa pour adopter une position plus confortable contre les oreillers. Les douleurs qu’il avait pu ressentir avaient presque totalement disparu et ce n’est qu’en apercevant les divers plats disposés sur le plateau d’argent qu’il se rendit compte qu’il était affamé. Et pour cause, d’après ce qu’il avait pu comprendre de la vieille femme, il était resté inconscient pendant près de deux jours et les effets de son sommeil commençaient à se faire ressentir.

- Ce n’est pas grave… euh… Mary ? On m’avait dit que… *comment elle a dit déjà ?* Angèle viendrait m’apporter à manger mais hum… bafouilla-t-il en attrapant le plateau pour le déposer sur ses genoux.

- Enfin… merci, lui sourit-il en attrapant sa cuillère.

Alors qu’il plongeait sa cuillère dans ce qu’il devina être une sorte de ragoût de mouton, ses pensées se tournèrent irrémédiablement vers la Serpentard qui portait le même prénom que la jeune fille à ses côtés. Un peu égoïstement, il aurait aimé qu’elle ait atterri à la même époque que lui. Il commençait à ressentir les effets de la solitude. Personne à qui parler. Personne à qui se confier. Personne pour trouver une solution et l’aider à rejoindre le 21ème siècle. En observant plus attentivement cette chambre majestueusement décorée, il en vint à la conclusion qu’il devait se trouver dans le corps d’un prince ou d’un seigneur. Cette pensée aurait dû lui soustraire un sourire ou une marque d’excitation mais ce qu’il désirait plus que tout était de quitter cette époque sur laquelle il ne connaissait rien. C’est tout juste s’il parvenait à en comprendre la langue.

Sans s’en rendre compte, il venait de terminer tout ce qui se trouvait sur son plateau. Un peu embarrassé de ne pas avoir proposé à Mary de partager son repas, il reposa le plateau vide à côté de lui et évita soigneusement de croiser son regard. Il amorça un mouvement pour se relever et lorsqu’aucune protestation ne parvint de la jeune servante, il quitta totalement le lit. Une moue déconvenue se dessina sur son visage en s’apercevant qu’il était vêtu d’une simple chemise de nuit en lin. Il s’avança jusqu’à un large miroir orné de dorures et s’étonna du reflet qu’il lui renvoya. Un visage fin aux traits effilés, un nez pointu, de fines lèvres, des yeux d’un bleu presque translucide, de long cheveux blonds qui lui arrivaient au niveau des épaules.

- Génial, il a fallu que je me retrouve dans le corps d’un mec complètement efféminé. Nan mais j’ai l’air d’une fille là ! marmonna-t-il tout bas sous sa barbe naissante en passant une main sur son visage.

C’est alors que la porte de chambre s’ouvrit à nouveau pour laisser entrer plusieurs autres servantes et il reconnut la vieille femme qui était restée à son chevet. Elle lui adressa un regard réprobateur mais s’abstint de tout commentaire. Deux des jeunes filles transportaient un large baquet qu’elles disposèrent dans un coin de la chambre, juste à côté de la cheminée et les autres étaient munies de seaux remplis d’eau chaude. Elles déversèrent une partie de l’eau dans l’immense baquet et posèrent deux seaux à proximité.

- Monseigneur Childéric, venez vous baigner et étuver sans plus attendre... invita la vieille dame en désignant le bain fumant. Angharad vous assistera.

A ces mots, elle reprit le plateau vide et sortit de la chambre après une courte révérence, bientôt imitée par chacune des domestiques qui étaient entrées à sa suite. Andrew s’attendait à ce que l’une d’entre elle- celle que l’on appelait Angharad reste dans la pièce pour “l’assister” dans son bain mais la seule qui n’était pas partie était celle qu’il croyait se prénommer Mary.

- Je croyais que tu t’appelais Mary ? lui lança-t-il d’un air perplexe avant d’hausser les épaules. Je deviens fou, je vois des Mary partout soupira-t-il en s’avançant vers ce qui lui ferait office de baignoire.

Il regarda alternativement l’eau d’où s’échappait une douce vapeur et la jeune fille, hésita un instant avant de lui demander si elle voulait bien se retourner un instant, le temps pour lui de plonger dans l’eau chaude. Ce ne serait sans doute pas la première fois que cette demoiselle verrait « Seigneur Childéric » dans son bain mais cela ne signifiait pas qu’Andrew avait envie qu’elle le voit nu même s’il n’était pas dans son corps. Enfin…

*A croire que toutes les Mary ont décidé de se rincer l’œil aujourd’hui* songea-t-il en repensant à l’épisode dans la cabine d’essayage.

Sans attendre, il retira son vêtement de nuit et s’immergea dans l’eau qui était un peu trop chaude à son goût mais qui ne manquerait pas de relaxer ses muscles engourdis. Il appuya sa tête contre le rebord et ferma les yeux un instant. De l’eau se dégageait un faible parfum d’herbe qui apaisa le jeune homme alors qu’il se rappelait qu’on avait demandé à la jeune fille de le laver, ce qui n’avait pas manqué de lui soutirer un sourire réjoui.

- Tu peux venir…
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MessageSujet: Re: Simple Prétexte   Jeu 7 Fév 2008 - 17:16

Mary s'était trahit en parlant à haute voie et en donnant son propre nom, elle décida de faire comme si de rien était, Childeric n'avait peut être rien entendu.

Elle s'éloigna un peu du lit pour le laisser manger tranquillement, se tourna vers la fenêtre, regarda dehors. Andrew était-il quelque part la-bas, était il parti avec elle où était-il resté dans la boutique ? Et comment le retrouver s'il était arrivé là lui aussi. Il était assez délicat de demander à chaque personne qu'elle croiserait s'il s'agissait d'un garçon venu du XXIeme siècle et tombé « comme par magie » au Moyen-Age. Et la magie, était-il vrai que l'on brulait les sorcière à cette époque ? De toute façon, elle ne possédait pas sa baguette qui avait du se perdre pendant le "voyage".
Tout s'embrouillait dans son esprit, la tristesse et la peur devenant de plus en plus présente au fur et à mesure que les jours passaient.


-« ..... mec complètement efféminé. Nan mais j’ai l’air d’une fille là ! » Entendit-elle, ce qui la fit sourire, il était vrai que Childeric n'avait rien des princes charmants auxquels elle avait pu réver, ni rien d'Andrew... Elle fut rapidement tirer de sa rêverie par le ballet incessant des domestiques revenant à la charge : ils apportaient de quoi faire trempette pour Monsieur, et comme de bien entendu, il fallait que quelqu'un aide ce brave jeune homme à faire sa toilette, et ce quelqu'un n'était autre que Mary.

- Je croyais que tu t’appelais Mary ?
Lui demanda-t-il soudain alors qu'ils se retrouvaient seuls tous les deux.

-« Mon véritable nom est en effet Mary, mais comme il y avait avant moi au château quelqu'un de ce même nom, on m'a appelé Angharad... » bafouilla-t-elle sans grande conviction, mais pensant qu'il était peu probable que le fils du Seigneur ou le Seigneur des lieux lui-même ne connaisse tous les noms des serviteurs du château.

Childéric lui demanda de se retourner afin de se déshabiller, il n'était peut être pas de toute beauté, mais le ton poli de ses paroles tranchait irrémédiablement avec le ton sec que tous les autres occupants du château pouvaient employer avec elle.


-Tu peux venir…

-Euh, ou-ou-oui, eum, je viens, balbutia-t-elle. N'ayant toujours pas réussit à comprendre tout ce qu'on lui disait, Mary avait décidé de parler le moins possible et se limitait aux paroles essentielles.

En s'approchant du baquet, à son grand soulagement, elle pu se rendre compte que l'eau était légèrement trouble et ne laissait pas entrevoir ce qui pouvait se trouver dessous. Tout de même, quelle drôle d'idée que de demander à une jeune fille de 16 ans tout au plus d'aider un jeune homme à peine plus âgée de l'aider à se laver.

Mary était d'autant plus inquiète de se retrouver seule avec Childeric dans la chambre, car elle avait entendu de drôles de rumeurs le concernant. Il serait très proche de certaines servantes, faisant du quelques'une d'entres elle ses amantes, Mary n'espérait ne pas être de celle-ci...

Elle s'approcha du baquet, attrapa une sorte de grosse éponge et commença à frotter le dos de Childeric, et se contenta de frotter les parties émergées, à ce moment, une jeune femme, l'air plutôt triste entra, salua Childeric et déposa des vêtements propres sur un fauteuil.


« Votre tenue de banquet Monseigneur » annonça-t-elle « Monsieur votre père vous fera quérir pour le banquet de ce soir dans quelques heures. » puis elle s'en alla.

Ce n'est pas encore ce soir que Mary aurait un peu de temps libre, qui disait banquet, disait service jusque tard dans la nuit.

Alors que la toilette de Monsieur était achevée, Mary tendit une grande serviette et se tourna afin de le laisser sortir de son bain. Devait-elle l'aider à s'habiller ?


« Avez-vous encore besoin de ... moi ? »


Tout en terminant sa phrase, elle s'aperçut que le carnet qu'elle avait réussit à se fabriquer était tombé prêt du baquet, à quelques centimètres des pieds de Childeric. Elle devait le ramasser avant qu'il ne le voit. Elle évita de le fixer, afin de ne pas attirer le regard de Childeric dessus et essaya de s'en rapprocher.
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Simple Prétexte
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