Jeu de rôle basé sur les règles inventées par J.K. Rowling dans l'univers de Harry Potter.
 
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 Au pied de mon arbre

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Mary Mac Kendall
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MessageSujet: Au pied de mon arbre   Mer 5 Sep 2007 - 17:17

HJ : en attente de Andrew Tyler mais ensuite ouvert à tous

C’était son premier jour à Poudlard pour cette année. Mary venait tout juste de déposer ses valises dans le dortoir des Serpentards. Elle avait retrouvé le même lit depuis 5 ans à chaque rentrée. Après avoir salué deux ou trois de ses congénères déjà arrivés dans la salle commune, Mary décida de se rendre dans un endroit plus calme et plus propice à la réflexion. Un cahier sous le bras et sans avoir de destination précise en tête, elle laissa ses pas la guider. Une chose était sûre, elle avait besoin d’un peu d’air frais. Après avoir traversé le château, elle se retrouva dehors, juste devant les grandes portes de l’école. Le jour était encore assez clair, Mary jeta un coup d’oeil sur sa montre, elle avait au moins trois heures avant le repas du soir. Elle regarda un coup à gauche, un coup à droite, aperçu un groupes de jeunes élèves et décidé à être tranquille, elle se dirigea à l'opposé de ces gamins. Après quelques pas, elle entrevu un petit endroit sympa, un arbre, quelques fleurs, tout semblait parfait.
Mary se promenait très souvent avec un cahier sous le bras, celui-ci lui servait de cahier à tout faire : elle y notait ses devoirs, ses pensées, y faisait quelques croquis... c’était une sorte de journal intime mais crypté.

L’automne n’était pas encore arrivé, le parc n’avait donc pas revêtu ses belles couleurs cuivres, les feuilles étaient encore bien à leur place sur les arbres, et on entendait encore le chant de quelques oiseaux. Le soleil brillait, mais à l’heure qu’il était, il ne chauffait plus vraiment, et puis un petit vent soufflait et refroidissait l'atmosphère. quoiqu’il en soit, elle profitait du soleil, l’été avait été plus que moyen niveau temps, hier encore il pleuvait, alors elle profitait du moindre petit rayon de soleil. Elle ne devait d’ailleurs pas être la seule à pensé cela, car d’autre élèves se trouvaient tranquillement dans le parc, profitant de leurs dernières heures de liberté et des quelques rayons de soleil qui pourraient leur donner bonne mine : certains se baladaient, d’autres bavardaient assis dans la pelouse, un jeune Poufsouffle se faisait taquiner par ses aînés.

Laissant de côté tout ce petit monde, Mary arriva tranquillement au pied de l’arbre qu’elle avait repéré. Elle s’assit par terre, posa son dos contre le tronc de l’arbre et étendit ses jambes. Un petit nid de feuilles fort douillet faisait guise de coussin sous ses fesses. Elle attrapa son cahier, et se mit à crayonner dessus. Les cours allaient bientôt débuter, Mary s’était déjà inscrit à certains d'entres eux. Tout allait pour le mieux, l’air était agréable, ça sentait bon la nature... mais soudainement, Mary ressentit comme une sensation désagréable sous ses fesses, une sensation d’humidité, elle eu à peine le temps de réagir que le tapis de feuilles qu’elle avait trouvé très à son goût pour s’y installer venait de laisser place à une belle flaque d’eau. Les feuilles étaient toujours là, mais noyées sous son poids...

Sous l’effet de surprise, elle lâcha son cahier et le crayon qu’elle tenait et se leva brusquement. Sa robe de sorcier était mouillé, la flaque d’eau avait formé une énorme tâche dans le bas du dos. Oubliant les élèves présents dans le parc, elle se tortilla pour essayer de voir l’ampleur des dégâts.
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Andrew Tyler
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MessageSujet: Re: Au pied de mon arbre   Mer 5 Sep 2007 - 22:39

La rentrée des classes avait toujours provoqué chez Andrew l’apparition de sentiments contradictoires. D’un côté, il était content de retrouver ce château qui l’avait accueilli depuis qu’il avait 11 ans, ravi de retrouver sa confortable salle commune qu’il considérait comme sa deuxième maison et accessoirement ses camardes… D’un autre côté, la rentrée allait de pair avec la reprise des cours, ce qui avait plutôt tendance à ennuyer profondément le jeune homme qui était loin de partager cette constante recherche de l’érudition de ses camarades de Serdaigle. Mais cette année, c’est avec une certaine nostalgie qu’il avait pris la locomotive rouge qui l’avait inexorablement conduit jusqu’à Poudlard puisqu’il s’agissait de la dernière fois. Bien sûr, cela était loin de signifier qu’il apprécierait refaire 48 fois sa Septième Année puisque cela signifierait qu’il devrait passer tout autant de fois ses examens. Et s’il y avait bien quelque chose dont Andrew avait une sainte horreur, c’était bien de devoir rester assis plusieurs heures d’affilées pour plancher sur un sujet dont il parvenait à peine à comprendre l’énoncé…

Les cours ne reprenant officiellement que le lendemain, Andrew avait alors décidé de profiter de ses derniers moments de liberté sous le soleil timide de ce mois de Septembre. Il constata sans grand étonnement que de nombreux élèves avaient eu la même idée que lui. La démarche nonchalante, les mains enfouies dans les poches de sa cape, Andrew s’avançait sans but précis si ce n’est celui de trouver un endroit calme où se poser. Il lui arrivait souvent de s’éloigner du brouhaha ambiant auquel il était généralement confronté dans sa salle commune pour réfléchir, écrire, lire ou plus souvent jouer de la guitare. Mais aujourd’hui, son instrument était resté sagement rangé dans son étui.

Un peu plus en avant, il aperçu une jeune fille au pied d’un arbre qui venait juste de se relever précipitamment et semblait rechercher quelque chose derrière elle. Sans pour autant modifier son allure, le Gryffondor arriva bien vite aux côtés de la jeune fille qu’il salua d’un simple « Salut ! ». Il esquissa un sourire en l’observant se tourner sur elle-même avant de tendre une main en direction du bas du dos de sa camarade sans réfléchir véritablement à son geste. Diligemment, il y retira une feuille qui s’était retrouvée collée à sa robe de sorciers.

- C’était ça que tu cherchais ? lui demanda-t-il plaisamment en mettant sous son nez la petite feuille qu’il avait délogée avant de la laisser retrouver le sol humide. Ta robe toute mouillée, tu le sais ? ajouta-t-il après un temps en un léger froncement de sourcils, constatant intentionnellement ce qui pouvait paraitre évident et qu’il était certain qu’elle savait déjà. Un sourire un désolé vint se former sur ses lèvres, un peu désolé d’avoir involontairement frôlé de sa main la robe de la jeune fille, et un peu désolé de ne pas être désolé de l’avoir fait quand même.

- Attends, laisse-moi t’aider, proposa-t-il obligeamment en sortant sa baguette de sa poche pour venir la pointer sur la robe de la Serpentard. Je ne suis pas certain de maîtriser parfaitement ce sortilège, mais ça ne coûte rien d’essayer… Si, ça pourrait te coûter ta robe, en fait… murmura-t-il un peu pour lui-même.

- Tergeo, prononça-t-il sans laisser le temps à la jeune fille de refuser son offre.

Il émit enfin un marmonnement satisfait en rangeant sa baguette alors que son regard venait de se baisser en direction du carnet qui devait vraisemblablement appartenir à sa camarade.

- Tu termines tes devoirs de vacances ? questionna-t-il, poussé par la curiosité.
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Mary Mac Kendall
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MessageSujet: Re: Au pied de mon arbre   Jeu 6 Sep 2007 - 13:31

Mary était en train d'essayer de voir les dégâts causés par cette vilaine flaque : vue de l'extérieur, la scène devait être assez burlesque, mais la jeune Serpentard s’en souciait peu. Les dommages semblaient être superficiels et surtout réparables (après tout ce n’était que de l’eau et un peu de boue). Sa course folle autour d’elle même fut stopper par un :

- «salut » assez viril. Il s’agissait d’un garçon, mais elle ne le vit pas immédiatement car elle lui tournait le dos.

Quelques secondes plus tard, elle sentait une main dans le bas de son dos


*Bas qu’est ce qu’il fait ?* pensa-t-elle. Elle finit par se tourner face à lui et le fixa, les joues légèrement rosées... elle se rendit alors compte qu’il venait juste de lui retirer une feuille qui collait à sa robe, ses joues n’en devinrent que plus rouge, elle bafouilla un
- « Merci »

Le garçon qui lui faisait face laissa tomber la feuille, Mary la regarda virevolter jusqu’au sol. Le garçon, qui ne s’était même pas présenté, lui fit délicatement remarquer que sa robe était mouillée.

- « Ah, c’est donc ça, je me disait aussi que j’avais comme une sensation de froid sur les fesses... » lança-t-elle ironiquement avec un petit sourire espiègle.
La main de son interlocuteur frôla une nouvelle fois sa robe,mais elle n’y fit pas attention. Il se proposa gentillement de l’aider, attrapa sa baguette et fit disparaître le vilain rond de saletés qui recouvraient le milieu de sa tenue. Elle regarda par dessus son épaule, et sembla satisfaite du résultat. Un petit signe de tête, un large sourire et un petit haussement d’épaule montra qu’elle était bien désolée de ne pas y avoir pensé plus tôt.

C’est à ce moment que le Griffondor remarqua son cahier qui traînait par terre, et piquer par la curiosité ou désirant une sorte de récompense à son geste, il lui demanda s’il s’agissait de ses devoirs de vacances. Quelle drôle d’idée, Mary n’avait fait de devoirs de vacances qu’une seule fois, lorsque ses parents, une année, l’avait envoyé en « colonies de vacances moldue». Il fallait paraître « normale » aux yeux des autres gamins de la colo. Enfin bref, il ne s’agissait pas de ça, comment le lui dire
*tiens, dans ce cahier il y a toutes mes pensées, tous mes souhaits et mes cauchemars, tout ce qui m’es cher et tout ce que je déteste... * C’était quelque chose de vraiment très personnel. Elle réfléchit quelques seconde, puis balbutia
- « Oh, ce n’est rien de bien important, juste un cahier de brouillon sans intérêt » Pour la première fois depuis quelques minutes qu’elle l’avait rencontré, Mary observa vraiment le garçon, un grand brun aux yeux marrons, il semblait plus âgés qu’elle, un sixième ou un septième année sans doute. Elle détourna ensuite les yeux vers son cahier, il était trop loin pour qu’elle le rattrape juste en se baissant, par chance, il semblait être tombé assez loin pour ne pas être mouillé. Il était tombé ouvert, mais face écrite vers le sol, une chance que la rosée du matin se soit déjà évaporée.

Mary commença doucement à se mouvoir pour attraper sa baguette et faire venir à elle ses oeuvres. D’un coup elle demanda au Garçon :

« Mais au fait, tu manques à tous tes devoirs, tu ne t’es même pas présenté »
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Andrew Tyler
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MessageSujet: Re: Au pied de mon arbre   Jeu 6 Sep 2007 - 22:38

Le jeune homme détourna son attention du cahier de la Serpentard, alors qu’il s’apprêtait à se pencher pour le ramasser, lorsque celle-ci lui fit remarquer qu’il avait eu la discourtoisie d’omettre de lui indiquer son identité. A cette remarque, il afficha une mine exagérément offensée et porta dramatiquement sa main à son cœur :

- Parce que tu veux dire, qu’après toutes ces années où nous avons fréquenté la même école, où nous avons eu l’occasion de nous croiser dans les couloirs, où nous avons peut être emprunté les mêmes livres à la bibliothèque – Ah non, c’est pas possible ça, je sais même pas où elle est la bibliothèque -_-‘ – enfin quoi qu’il en soit, après tout ce temps, tu ne connais toujours pas mon nom ?? Et bien, tu m’en vois profondément attristé… et dans ma Grande Clémence, je suis prêt à de te pardonner.

Il lui sourit indolemment, les yeux éclairés d’une étincelle pétillante, pour lui montrer qu’il n’était en aucun cas offusqué de n’être pour elle qu’un parfait inconnu. Lui-même, n’était pas certain de connaître son identité. Dans le doute, il s’abstint de toute tentative de lui prouver qu’il savait comment elle se prénommait parce qu’il avait appris qu’il n’y avait rien de mieux pour s’attirer les foudres d’une demoiselle que de l’appeler par un prénom autre que le sien. Sa joue droite s’en souvenait encore…

Il reprit alors sur un ton plus espiègle :

- De plus, tu remarqueras que je n’ai pas manqué à tous mes devoirs, au contraire, je n’ai pas manqué, par exemple, au devoir d’assistance que je dois à toutes les belles jeunes filles fortuitement mouillées, argumenta-t-il en passant négligemment une main dans ses cheveux. Un doute s’empara alors de lui et il espéra qu’elle ne se lance pas aussitôt dans le genre de discours féministe dont certaines filles raffolaient en lui affirmant haut et fort qu’elle aurait très bien pu se débrouiller toute seule et nianiania. Ça, il le savait mais comme il passait par là par hasard, il avait juste voulu rendre service d’autant plus que ses intentions étaient tout à fait honnêtes.

Du coin de l’œil, il repéra le crayon qui était resté, oublié, sur la pelouse encore verte et soigneusement entretenue du parc. D’un pas sur le coté, il s’abaissa pour le ramasser et le tendre à la Serpentard qui venait de récupérer son cahier.

- Bien, avant que tu ne me racontes ce qu’une charmante demoiselle comme toi faisait toute seule assise au pied d’un arbre, il me semble que des présentations dignes de ce nom soient de rigueur, affirma-t-il, souriant.

Puis, il toussota légèrement en adoptant une posture rigide, un air faussement formel tout en offrant à la Serpentard sa main droite.

- Je m’appelle Andrew Tyler, je suis en septième Année et vous ne pouvez m’appeler qu’Andrew pour le moment. Mais lorsque nous aurons atteint un degré d’intimité suffisant, que l’on se connaitra mieux, en somme, vous pourrez m’appeler Andy ou Drew ou ce que vous voulez en fait. Ah et je suis ravi de faire votre connaissance.
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Mary Mac Kendall
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MessageSujet: Re: Au pied de mon arbre   Ven 7 Sep 2007 - 14:10

L’objectif était atteint, le Griffondor avait détourné ses pensées du cahier. Mary s’en approcha et le ramassa. Le jeune Griffondor lui redonna ensuite son stylo qui était tombé lui aussi.
Tandis qu’il se baissait pour lui ramasser, elle le regarda attentivement, décidément, le jeune homme qui lui faisait face était un sacré phénomène, plutôt séduisant, possédant un sens de l’humour qui n’était pas pour lui déplaire, et charmeur par dessus tout.
Ils s’étaient sans doute déjà croisés dans les couloirs ou alors dans la grande salle, mais il était totalement impossible à la jeune fille de se souvenir de chaque tête croisée en ces lieux. Andrew sembla faussement vexé qu’elle ne sache pas à qui elle avait affaire, mais il ne tarda pas à se présenter et à réparer son erreur. Prenant à son tour un air hautain :


- « Il est vrai cher ami, que vous n’avez point manqué de me venir en aide. Et cela est tout à votre honneur, et je ne manquerai pas de m’en souvenir. J’aurais pu me débrouiller seule, et cela m’aurait sans doute éviter un moment quelque peu gênant, mais je ne vous en tiendrais pas rigueur tant que cela restera entre nous. Afin de ne pas manquer à mes devoirs, je vais me présenter à mon tour : je me prénomme Mary Mac Kendall, Serpentard de 5ieme année.. »

puis elle ajouta :


-« À quel niveau d’intimité nous situons nous alors, puisque, dois-je te le rappeler, cher Andy, que tu m’as frôler et que tu as utilisé ta magie sur moi, cela ne nous éloigne-t-il pas de la condition de simples connaissances ? Je t'appellerais donc comme je le souhaite».

Elle lui attrapa la main droite, la serra. Elle n’oublia tout de même pas de lui faire remarquer qu’un véritable gentleman aurait préféré le baise main à cette salutation primaire. Mais un sourire illuminait son visage, et elle ne pouvait pas sérieusement feindre la colère.

Il voulait savoir ce qu’elle faisait dans le parc, facile, elle fuyait le brouhaha de la rentrée :


- « Et bien je voulais un peu de tranquillité et de solitude, se ne sont pas des choses que l’on trouve facilement ici, alors je profite du parc tant cela est possible.» Elle omis volontairement de lui expliquer ce qu’elle griffonnait sur les pages encore blanches de son cahier.


Mary était d’ordinaire plus froide, et beaucoup plus arrogante, mais elle savait reconnaître les mérites de quelqu’un qui l’avait tirer d’une situation gênante. Une seule chose l'inquiétais : allait-il lui demander quelque chose en échange de son geste. Mary ne croyais pas aux actions gratuites, et tôt ou tard il lui demanderais quelque chose en lui demandant de ses rappeler de ce fameux jour où il l’avais aidé. Elle décida de prendre les devants ;

-« Comme tu m’es venus en aide, tu as le droit de me demander une chose, comme ça, nous seront quitte, mais attention, une chose de ’valeur’ égale »

Elle se posta alors devant lui en attendant sa réponse, son regard et son visage étaient redevenus plus grave, comme à son habitude. Andrew semblait pourtant sincère...
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Andrew Tyler
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MessageSujet: Re: Au pied de mon arbre   Sam 8 Sep 2007 - 16:15

Lorsque Mary évoqua dans une même phrase les notions d’intimité, de frôlement et de faire fonctionner sa magie sur elle, l’esprit du jeune homme se laissa entraîner à des années lumières du parc si bien que lorsqu’il reporta son attention sur la jeune fille pour reprendre le fil de la conversation, ses yeux avaient perdu leur voile pensif mais ses joues s’étaient légèrement colorées.

- Très bien, s’inclina-t-il en un soupir exagéré avant que ses lèvres ne se fendent en un sourire amusé.

*Autoritaire avec ça…*se moqua-t-il gentiment

- Je m’incline devant votre logique impeccable Mary Mac Kendall. Tu as le droit de m’appeler comme tu veux mais par Merlin, ne m’affuble pas d’un surnom ridicule auquel cas je me verrai contraint de faire de même…, la défia-t-il en lui laissant deviner qu’il pouvait parfois se montrer très imaginatif…

Mais certainement pas aussi imaginatif que sa grand-mère Célosie qui avait trouvé le moyen de le surnommer « Doudou »… Il la revoyait encore lors de dîners familiaux s’approcher de lui avec ses longues griffes acérées de vernis rouge pour lui transpercer les joues en s’exclamant : « Oh mais c’est mon Doudou préféré ! », « Doudou, viens dire bonjour à ta mamie ! », ou encore lorsqu’elle le sommait d’un « Doudou, va donc me chercher un autre sherry ». Carrément trop embarrassant surtout quand vos cousins vous regardent en ricanant ouvertement. Mais cela avait du bon d’être le petit fils favori de votre grand-mère surtout quand elle n’hésitait pas à vous récompenser grassement à chaque fois qu’elle vous voyait.

Mary lui fit ensuite remarquer qu’un vrai gentleman se serait laissé aller à employer le baisemain pour saluer une jeune fille mais Andrew manqua bien de lui rétorquer qu’il n’avait rien d’un gentilhomme ou plutôt qu’il craignait qu’un tel geste soit malvenu à une époque où la galanterie semblait être un concept antédiluvien. Alors, avant de laisser la Serpentard retrouver sa main, Andrew, tout en penchant en avant, amena la main de la jeune fille jusqu’à ses lèvres souriantes et y déposa un baiser-plume sans jamais la quitter des yeux. D’une caresse éphémère du pouce sur le dessus de sa main, le Gryffondor la relâcha doucement et rompit le contact visuel.

Si elle était venue ici, lui apprit-elle, c’est tout simplement pour y trouver la quiétude à laquelle lui-même aspirait en ce jour de rentrée. A cela, il se contenta donc d’opiner posément de la tête même s’il pouvait paraître surprenant qu’une fille ne soit pas entourée de ses amies à ressasser toutes les péripéties de leurs vacances ponctuées de gloussements idiots à la simple évocation de leurs idylles passagères.

« Comme tu m’es venue en aide, tu as le droit de me demander une chose, comme ça, nous serons quittes, mais attention, une chose de ’valeur’ égale »

Si Andrew parut déconcerté, il ne chercha en rien à camoufler sa surprise, si les deux sourcils qu’il venait de hausser étaient une quelconque indication. Il resta silencieux pendant quelques secondes, notant au passage la posture rigide de la jeune fille avant de proposer une réponse :

- Tout d’abord, je tiens à te dire que mon geste était totalement désintéressé et que je n’avais en aucun cas l’intention de demander quoi que ce soit en échange, affirma-t-il sincèrement en soutenant le regard de Mary. C’était un peu comme aider un premier année, qui ne maîtriserait pas encore le sortilège d’attraction, à attraper un livre rangé sur une haute étagère. Enfin, il le supposait puisqu’il lui restait encore à résoudre le mystère de la localisation de cet antre de savoirs.

- Mais comme tu me le proposes si aimablement par souci d’équité, je ne vais pas refuser… reprit-il d’un haussement d’épaule sur un ton plus badin. C’est pour cela qu’en échange de t’avoir secourue, je voudrais que tu m’accorde quelques instants de ton temps en m’accompagnant à Pré-au-Lard lors de la première sortie. Et si tu es sage, il se pourrait même que je t’offre une Bierraubeurre…

Andrew gardait à l’esprit que les rivalités Serpentard/Gryffondor étaient encore bien présentes et que les interactions entre ces deux maisons étaient parfois loin d’être cordiales. Alors, la menace d’un refus planait assurément au dessus de sa tête bien que Mary ne s’était montrée que sympathique et amicale à son égard. La véritable question était de savoir si Mary accepterait de risquer d’être vue en compagnie d’un Gryffondor. Andrew, lui, se considérait bien au dessus de ces rivalités inter-maisons et ne se limitait pas à la simple vue d’un blason pour savoir s’il devait ou non faire la connaissance de quelqu’un.

- Alors, qu’en dis-tu ?
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Mary Mac Kendall
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MessageSujet: Re: Au pied de mon arbre   Sam 8 Sep 2007 - 18:07

Avant de lui lâcher la main lors de leur salutations solennelles, Andrew approcha ses lèvres de la main de la jeune fille et y déposa un délicat baiser. L'espace d'un instant, le visage de Mary devint écarlate, et un léger frisson parcouru son corps. Elle se reprit rapidement, une jeune fille convenable ne se comporte pas de la sorte. Reprenant promptement ses esprits elle entendit :

« ...ne m’affuble pas d’un surnom ridicule auquel cas je me verrai contraint de faire de même… »

-" Et bien n'essayes même pas si tu souhaites que je te réponde" lui rétorqua-t-elle immédiatement


*Il pense quoi, que je vais l’appeler mon petit poisson rouge, ou alors mon lapin, non mais franchement pour qui me prend-il ?*

Mary ne se l’avouerait pas, mais si elle lui trouvait un surnom, il serait unique, pas un de ceux qu’utilisaient tous les autres, elle n’était pas tous les autres, et le prénom d’Andrew n’était pas encore imprononçable et elle pouvait aisément prononcer les deux syllabes qui le composaient à chaque fois qu’elle lui adresserait la parole. Elle attendrait s’il le fallait, ou ne lui en trouverait jamais. Quant à elle, personne ne lui avait jamais attribuait de surnom, ses parents lui avaient donné un prénom difficilement 'surnomable'"

Andrew n’avait pas refusé sa proposition et était sur le point de lui demander quelque chose en échange de son coup de main. Mary s’attendait au pire, après tout, il pouvait lui réclamer mille et une choses... à sa grande surprise, il l’invita juste à se rendre avec lui à Pré-au-Lard.


*Ce n’est pas vraiment un service qu’il me demande, ce pourrait même être un moment très agréable * se dit-elle.

Pleins de pensées passèrent dans la tête de Mary avant de pouvoir répondre à Andrew. Tout d’abords, il était un Griffondor, et Serp et Griff n’étaient pas réputés pour s’entendre. Malgré tout, sa mère lui avait toujours dit de ne pas écouter les « on dit » et de savoir se faire sa propre opinion des gens, qu’il soit d’une maison ou d’une autre n’était que bagatelle. Et accorder trop de crédit à la pensées des autres ne serait pas honnête de la part de la jeune fille qui avait toujours tracé seule son chemin. Ensuite, pourquoi l’invitait-il ? Pourquoi elle ? Le meilleur moyen de la savoir n’était-il pas d’accepter ? Elle refusait de donner sa réponse tout de suite, il fallait le faire languir un peu ce charmant garçon et se laisser un peu de réflexion.


- « Je ne sais pas encore..., il me faudrait un peu de temps pour me décider. Et puis sincèrement, qui peu prendre une telle décision l’estomac vide ? »

Le soleil entamait sa lente descente vers l'ouest, la plupart des élèves qui se trouvaient dans le parc s'apprêtaient à se rendre dans la grande salle pour la repas du soir avant de gentillement rejoindre les dortoir et de s’endormir en passant à leur premier jour de cours de l’année ou alors aux vacances qui touchaient irrémédiablement à leur fin. Mary ne se sentait pas le coeur de rentrer si tôt, les quelques heures ou minutes qui venaient de s’écouler ne lui avaient pas permis de profiter de l’air frais du soir. Et les devoirs, les révisions arriveraient bien assez tôt pour la priver de ses promenades. Une idée saugrenue lui traversa la tête.


- « Que dirais tu de dîner dehors » proposa-t-elle à Andrew
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Andrew Tyler
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MessageSujet: Re: Au pied de mon arbre   Dim 9 Sep 2007 - 16:09

*Ouch, ça fait mal…* songea Andrew sans parvenir à masquer l’éclat de désappointement qui s’était allumé au fond de ses prunelles vertes bien qu’il s’obligea à afficher un léger sourire.

La réponse de Mary à sa proposition ne l’avait pas du tout satisfait. Il aurait sans doute préféré un « non » définitif à un « peut être » ambiguë même si le coup porté à son égo aurait été tout aussi virulent. Il avait découvert depuis peu que les filles avaient un langage bien à elles si bien que toute la sémantique de notre vocable s’en trouvait modifié par leur faute. Ainsi, si on posait une question à un homme qui nécessitait un simple « oui » ou « non » en guise de réponse, il répondait franchement, sans user d’artifices ou de passer par des « peut être », « je sais pas », « on verra » ou pire encore des « cherche pas, tu peux pas comprendre » carrément frustrants. Avec un homme, on ne prendrait jamais un oui pour un non ou un non pour un oui.

Ce qui n’était absolument pas le cas avec une fille. En effet, les filles ayant une logique alambiquée propre à leur statut, il fallait souvent prendre le contraire de ce qu’elle vous disait pour en déduire un semblant de vérité. Ainsi, un « oui » équivalait souvent à un « peut être », un « non » à un « oui » et un « peut-être » à un « non ». Et encore… Il arrivait qu’elles se perdent elles-mêmes dans leurs raisonnements bizarres.

*Carrément trop chelou…*

Au final, ceux qui se retrouvaient bien embêtés, c’était les hommes qui devaient sans cesse s’adonner à des traductions du langage féminin. Prenons un exemple : vous venez de passer une agréable soirée en charmante compagnie. Vous avez raccompagné la jeune demoiselle devant chez elle et vous avez très envie de l’embrasser. Gentleman que vous êtes, vous lui faites part de votre souhait et lui demandez la permission (on est jamais trop prudent) :


a) Elle vous répond oui.

C’est à ce moment que vous vous souvenez que oui = peut être et que peut être = non. Instinct de préservation oblige, vous renoncez et optez finalement pour un serrage de main amical. Mais là, malheur ! Alors que vous vous éloignez et lui tournez le dos, vous entendez un cri outragé, suivi d’un « t’es qu’un troll ! », le tout avant de vous faire avader.


b) Elle vous répond non.

Dans ce cas, vous êtes fou de joie. Dans votre dico féminin, non=oui, vous avez enfin compris ce qu’elle voulait. Alors, vous vous penchez délicatement en avant, avant d’embrasser avec fougue votre partenaire. Manque de pot, la fille a encore répondu à côté de la plaque, incapable de suivre sa proche logique. Et là, vous vous retrouvez victime d’une avalanche de direct du droit, uppercut, spinning back-fist, bolo-punch, hook-kick, back-kick, jumping roundhouse-kick, semi-circular-elbow strike, le tout ponctué par des « t’es qu’un pervers ! » stridents.


Bref, on aura beau dire, les hommes étaient peut être dotés de deux têtes pensantes mais leurs cerveaux avaient l’avantage de toujours suivre la même ligne directrice.


Pour en revenir à ce qui nous occupe, Andrew venait de se prendre ce qu’il considérait être un « Big Zef » et il n’était pas très content. Dommage, il aurait apprécié passer un après midi avec la Serpentard. S’il lui avait proposé, c’est tout simplement parce qu’il l’avait trouvée sympa. Mary lui expliqua alors qu’elle ne pourrait pas prendre la moindre décision tant que son appétit ne serait pas rassasié. Traduction : paie moi un resto et si t’es suffisamment con gentil pour le faire, il se pourrait que j’accepte de sortir avec toi. Elle lui proposa enfin de dîner dehors et le jeune homme pensa qu’il venait sans doute de faire une erreur d’interprétation.

Andrew se concentra à nouveau sur elle, les traits de son visage se détendant progressivement pour retrouver sa bonne humeur habituelle.

- Quand tu parles de dîner dehors, tu penses à pique-niquer dans le parc ou à une virée à Pré-au-Lard ? demanda-t-il en laissant supposer par son air espiègle que la deuxième possibilité l’enchantait bien plus que la première.

- Pour l’un ou l’autre, je réponds oui, affirma-t-il en commençant à avancer.

*Tu vois Mary, on me pose une question et je réponds direct, moi.*


Dernière édition par le Lun 10 Sep 2007 - 10:34, édité 1 fois
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Mary Mac Kendall
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MessageSujet: Re: Au pied de mon arbre   Dim 9 Sep 2007 - 17:46

Andrew ne semblait pas s’en rendre compte, mais Mary voulait repousser l’instant fatidique du coucher le plus tard possible et prolonger un peu leur rencontre. Sa décision était bien sûre déjà prise, elle savait très bien ce qu’elle répondrait plus tard à Andrew.
Alors qu'elle venait de lui répondre (enfin, répondre était un bien grand mot) il sembla quelque peu désemparé et perdu dans ses pensées, mais rapidement, il retrouva cet air enjoué qui le caractérisait très bien.

Il accepta l’invitation de Mary, elle en fut ravie, mais il n’avait pas compris toute l'habileté avec laquelle la Serpentard avait formulé sa question :


-« Et bien, je t’ai proposé de dîner dehors, non ? Alors pourquoi pas un petit pique-nique ? Pour la sortie à Pré-au-Lard, c’est prévu dans la suite du programme me semble-t-il, alors pour ce soir, c’est ici, à Poudlard »
se contenta-t-elle subtilement de répondre.

Ils étaient debout depuis un bon petit moment maintenant, Mary commençait même à ressentir une petite douleur au niveau des jambes. Elle fit donc quelques mouvements étranges pour détendre ses muscles.
Le parc étaient à présent quasi vide, les élèves étaient d’une rapidité incalculable pour rejoindre la grande salle aux heures de repas.
Le soleil, en se couchant, emportait avec lui la chaleur de ses rayons, et les petite brise qui était pourtant bien agréable en milieu d’après midi fit légèrement frissonner Mary, d’autant plus que la jeune fille était sortie sans ses souliers, afin de pouvoir profiter de l’agréable sensation de l’herbe sous ses pieds. Certes; elle n’était pas une adepte du va nu pied, mais appréciait le contact de la pelouse, et les petits chatouillements qu’elle créait sous sa voûte plantaire. Ce premier frisson passa inaperçu aux yeux du jeune homme, du moins c’est ce que pensa Mary.

Encore une fois, elle était indécise, l’air se rafraîchissait indéniablement et cela n’irait pas en s'arrangeant : donc soit ils faisaient venir à eux leur repas, soit c’est eux qui allaient à lui. Deux propositions, un choix :

Rester, risquer d’attraper une pneumonie, mais être en tête à tête avec lui et réussir à faire réellement connaissance

Rentrer donc trouver la chaleur des cuisines, mais perdre beaucoup en intimité.

En bref : rechercher la chaleur humaine ou la chaleur tout court ?


Poussée par un nouveau frisson, elle finit, presque à contre coeur, par proposer à Andrew, qui de toute évidence aurait préféré un repas autour d’un table à Pré-au-Lard, de se rendre en cuisine


-« Si tu le préfères, on s’introduit en douce dans les cuisines et on se nourrit direct à la source »
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Andrew Tyler
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MessageSujet: Re: Au pied de mon arbre   Lun 10 Sep 2007 - 13:31

Andrew eut besoin de plusieurs minutes pour mesurer toute la teneur des propos de Mary si bien que lorsque cela fit ‘tilt’ dans son esprit, il ne put s’empêcher d’écarquiller les yeux en la dévisageant. Puis, c’est progressivement qu’un sourire satisfait s’étira sur ses lèvres. Le jeune homme était loin d’être un expert en subtilité féminine et cela lui avait souvent causé plusieurs ennuis. Mais ce n’était pas de sa faute si les filles ne disaient jamais le fond de leur pensée de façon à ce que leurs demi-vérités soient plus difficiles à déchiffrer qu’un cours d’arithmancie donné en Jinghpo !

Mais si Andrew avait bien compris, Mary avait comme projet de dîner dans les cuisines de Poudlard. Il n’aurait pas été pour lui déplaire d’enfreindre, dès le premier soir de son retour à l’école, le règlement de l’école en allant flâner dans les rues du village sorcier. Mais le programme proposé par la Cinquième Année lui convenait tout aussi. Il faut dire que dès qu’il était question de nourriture, Andrew se montrait toujours très enthousiaste.

Le parc était désormais pratiquement désert et l’on entendait plus que le souffle du vent entre les branches. Les étudiants avaient tous pris la direction de la Grande Salle où le repas ne tarderait pas à être servi. Il était grand temps pour eux de faire de même d’autant qu’il venait de surprendre Mary en train de frissonner, sans doute en raison de la fraîcheur vespérale.

- Très bien, alors en route pour les cuisines de Poudlard mademoiselle ! s’exclama-t-il avec entrain en se tournant vers Mary.

C’est alors qu’un détail frappa le Gryffondor qui s’apprêtait à reprendre sa marche : Mary était pieds nus. Il chercha du regard une éventuelle paire de chaussures, pensant qu’elle avait dû retirer les en s’asseyant au pied de l’arbre. Mais il avait beau regarder, il ne vit rien.

- Euh... Ça t’arrive souvent de te promener pieds nus ? lui demanda-t-il un peu perplexe en se grattant derrière la tête.

*C’est bien un truc de fille ça ! Sans doute un de leurs délires qui consiste à vouloir entrer en communion avec la Nature ou je sais pas trop quoi… J’espère en tout cas qu’elle n’est pas végétarienne parce que j’ai tellement faim que je pourrai avaler un steak de dragon.*

- Je t’aurais bien transformé une pierre en sandale mais je connais pas l’incantation… Mais tu devrais vraiment aller enfiler une paire de chaussure, les dalles du château sont gelées et ça serait dommage que tu tombes malade à cause de ça… Je t’attendrai devant les cuisines. On fait comme ça ?

On ne pourrait pas dire qu’Andrew ne s’intéressait pas à la santé de ses camarades…

Ensemble, ils prirent enfin la direction du château pour se séparer dans le Hall où chacun prendrait une direction différente pour mieux se retrouver par la suite...
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Mary Mac Kendall
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MessageSujet: Re: Au pied de mon arbre   Lun 10 Sep 2007 - 15:49

Était-ce le fait de partager son repas avec Mary ou simplement celui d'engloutir de la nourriture qui le réjouissait à ce point, elle ne pouvait pas le dire, mais Andrew sembla enchanté par l’idée de manger. Tous deux se dirigèrent donc tranquillement vers l’entrée du château. A mi-chemin, le jeune homme se rendit compte que les pieds de Mary étaient nus et il ne manqua pas de lui demander les raisons d’un tel comportement :

-« C’est juste une façon pour moi de rester un peu en vacances » répondit-elle simplement. Lorsqu’elle était toute jeune, Mary partait camper l’été avec la famille de sa mère, des moldus, il était donc interdit de se servir de la magie pendant cette période. De ces étés, elle avait conservé le goût du grand air et associait le fait de marcher pieds nus aux vacances. Mais elle conserva cette explication pour elle. Elle se borna juste à ajouter
-« tu as raison, je vais aller enfiler une bonne paire de chaussettes et puis une paire de tennis par dessus. Je ne pensais pas rester si longtemps dehors, voila pourquoi je n’ai pas pensé à prendre mes chaussures. »

Ils approchaient de la porte, parlant de tout et de rien. Andrew était une vrai pipelette, il avait toujours quelque chose à dire. Arrivés à l’entrée de l’école, Mary attrapa le poignet du Griff, elle se plaça face à lui. Elle le regarda, esquissa un sourire, et déposa un délicat baiser sur la joue de son compagnon. Son visage ne trahit aucune émotion, elle resta stoïque, avait-elle un petit faible pour ce charmant garçon, n’était-ce ni plus ni moins qu’un geste amical de remerciement ? Il n’était pas question qu’elle trahisse ses émotions. Tant que Mary contrôlait les événements, elle ne laisserait percevoir aucun sentiment. Néanmoins, dès que les choses échappaient à sa maîtrise, ses joues prenaient assez rapidement une teinte rosée voire carrément écarlate.

-« Je ne me souviens plus si je t’ai remercié pour ton geste, alors voilà, c’est chose faite. A tout à l’heure devant les cuisines, prends garde de ne pas te faire attraper » se contenta-t-elle de dire.

Après quoi Mary se retourna vers l’entrée du château, continua sa route et disparue sans se retourner.

___________________________


* Andrew et Mary se retrouvent quelques minutes plus tard devant les cuisines. Les elfes de maisons sont tout affolés en cuisine, devant la cohue qui régne en ces lieux à une heure pareille, ils décident de retourner dans le parc. *

___________________________


C’est donc les bras chargés de victuailles que tous deux se dirigèrent de nouveau à l'extérieur du château... Mary avait chaussé une paire de baskets, elle avait attaché ses cheveux en un chignon qui tenait grâce au stylo qu’Andrew lui avait ramassé quelques instants plus tôt. Elle avait également enfilé un pull pour se réchauffer, et n’en fut pas déçue lorsqu’ils décidèrent de retourner dehors.

Machinalement, ils retournèrent au pied de l’arbre où ils s’étaient rencontrés. Avant de s'asseoir, Mary pris garde à choisir un endroit sec, malheureusement, ils n’avaient pas prévu de couverture qui leur aurait servis de nappe. Mary retira donc son pull, ôta sa robe de sorcier et la déposa au sol. Alors habiller d’un simple chemisier blanc et d’un pantalon noir, elle enfila rapidement son pull et commença à s’installer.
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Andrew Tyler
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MessageSujet: Re: Au pied de mon arbre   Mer 12 Sep 2007 - 19:16

Mary s’apprêtait à s’assoir sur la cape qui devait leur faire office de couverture lorsque le Gryffondor encercla calmement son fin poignet de ses doigts et la retint de la même façon qu’elle s’était saisie de son poignet un plus tôt dans la soirée, juste avant de se quitter dans le Grand Hall.

- Attends…

Il relâcha alors la pression qu’il exerçait sur son poignet et tout en captant son regard, attrapa la cape qu’elle avait étalé sur le sol. Il la secoua sèchement pour la débarrasser du mélange de feuilles et de brindilles qui était venu se fixer au tissu. Sans un mot et en seulement trois pas, il se retrouva derrière la Serpentard, cape en main. Il la déposa délicatement sur ses épaules en une invitation silencieuse à enfiler le vêtement.

- Je commence sérieusement à penser que tu as envie de te retrouver une semaine à l’infirmerie simplement pour que Zagora reste à ton chevet…, commenta-t-il d’une voix basse, taquin.

D’un geste presque spontané, sa main droite vint libérer quelques mèches échappées de son chignon à moitié défait, prisonnières de l’encolure de sa robe de sorciers, le bout de ses doigts effleurant à peine sa nuque. Instinctivement, il se pencha légèrement en avant pour mieux s’enivrer du parfum qu’elle dégageait. L’action ne dura qu’une poignée de secondes puisqu’Andrew venait de se reculer précipitamment sans chercher à expliquer son geste. Sans croiser encore le regard de Mary, il sortit de sa poche sa baguette ainsi qu’une des serviettes en tissu qu’il avait emprunté aux elfes tout à l’heure. D’un informulé, il fit s’élargir le morceau de tissu de façon à ce qu’elle soit suffisamment grande et puisse accueillir deux personnes avant de l’étendre à même le sol.

Ce qui allait leur servir de repas trouva rapidement sa place sur la nappe improvisée. D’ailleurs, Andrew avait même réussi à se procurer deux bouteilles de Bierraubeurre. Il faut dire qu’il était un habitué des excursions dans les cuisines de l’école. Le jeune homme était un véritable estomac-sans-fond et il était plutôt fréquent qu’il soit frappé par une grosse fringale. Alors il se rendait auprès des elfes qui se faisaient tout un plaisir de l’aider à satisfaire son appétit. En bon Gryffondor qu’il était, il n’était pas rare de le surprendre à déambuler dans les couloirs au milieu de la nuit à la recherche d’une assiette de cookies et d’un verre de lait.

Enfin, Andrew prit place en face de la Serpentard et se hasarda à poser les yeux sur elle, comme s’il cherchait à percer chacun des secrets qu’elle renfermait. Mary se distinguait nettement des autres Serpentard pour ce qui était des stéréotypes propres à leur maison, mais elle gardait néanmoins un point commun : celui de laisser planer un certain mystère autour d’elles en évitant de dévoiler ce qu’elles ressentaient vraiment. Pourtant, ils ne se connaissaient que depuis quelques heures que déjà ils se voyaient partager un repas dans un endroit reclus, à l’abri des regards indiscrets, comme pourraient le faire deux bon amis. Mais si quelqu’un venait à les surprendre, Andrew n’était pas certain que ce serait l’impression qu’ils donneraient. Lorsqu’il s’aperçut qu’il était en train de la fixer, Andrew détourna les yeux, et attrapa maladroitement un sandwich.

- Tout comme tu me l’as fait remarquer tout à l’heure, nous avons certainement dépassé le stade de simple connaissance, et malgré cela, je ne sais rien de toi… commença-t-il en mordant dans un sandwich, brisant ainsi le silence qui s’était installé.

- Qui êtes vous Mary Mac Kendall ?
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MessageSujet: Re: Au pied de mon arbre   Jeu 13 Sep 2007 - 13:48

*Décidément, ce jeune homme est plein de ressources * pensa Mary alors qu’Andrew la revêtit de sa cape. Ses gestes étaient délicats, doux, sans fausses notes. Elle enfila donc sa robe de sorcier, sans dire un mot, se laissant guider. Il dégagea quelques uns de ses cheveux qui s’étaient trouvés coincés dans l’encolure de sa robe, puis il s’éloigna d’elle d’un coup brusque qui tranchait avec la délicatesse dont il faisait preuve quelques secondes plus tôt.
* Les hommes ont parfois de drôles de comportements. *

Il n’avait fait aucune allusion au baiser qu’elle lui avait accordé tout à l’heure. Bêtement, elle se sentit vexée, après tout, elle était assez jolie fille pour qu’un tel geste flatte un ego masculin. Bon, il faut être honnête, elle ne lui avait même pas laisser le temps de réagir, mais tout de même... Elle prit place sur la « serviette » face au Griffondor et fit mine de ne pas se rendre compte qu’il la fixait, mais se recoiffa rapidement et vérifia discrètement que rien ne dérangeait dans sa tenue. Une fois assurée que rien ne dépareillait, elle attrapa un sandwich. Sans même regarder ce qu’il contenait, elle croqua dedans d’un air décidé, fit une moue étonnée, mâcha attentivement pour essayer de capter le goût de tous les ingrédients qui avaient pu prendre place entre ces deux tranches de pain, ne parvenant pas à tout identifier, elle fini par renoncer : c’était étrange, mais pas mauvais. Elle attrapa alors la bouteille de Bierraubeurre, la leva en direction de son compagnon et en bu une gorgée, elle l'observait discrêtement.

Le ciel était dégagé, les étoiles et une lune presque ronde suffisaient à éclairer leur dîner et donnaient presque un aspect romantique à cet instant. Les bruits de la nuit s’étaient installés, tous deux appréciaient silencieusement ce moment. Ce fut Andrew qui brisa le silence :

- « Qui êtes vous Mary Mac Kendall ? »

Mary manqua d’avaler de travers sa bouchée, la question avait pour mérite d’être franche, quoique légèrement dérangeante. Non que Mary fut timide, mais plutôt qu’elle n’aimait pas se dévoiler. Il fallait donc réussir à répondre à la question, tout en éludant les points sensibles. En réalité, tout se qu’Andrew aurait pu savoir de plus intime à son propos se trouvait dans son cahier, celui qui ne la quittait jamais. Mais il faudrait encore un peu de temps avant qu’il puisse y jeté un coup d’oeil.

- « Et bien, je suis une Serpentard de cinquième année, bonne élève, propre sur elle. Comme tu as pu t’en rendre compte, j’aime me retrouver seule de temps à autre, ou déambuler dans la bibliothèque à la recherche de vieux bouquins... Je suis l’aînée d’une fratrie de trois enfants, je possède un chat, une femelle tigrée. La botanique est la matière que je trouve la plus intéressante, les plantes sont à l’origine de tellement de chose, je pense qu’il est indispensable pour un sorcier de connaître ces mystères, que ça le rend plus fort, il n’est plus dépendant des autres » commença-t-elle par dire.
Elle savait pertinemment que Drew en attendait beaucoup plus, mais elle espérait que cela lui conviendrait pour le moment.

Elle se sentit soudainement mal à l’aise, posa son sandwich à moitié grignoté et sans réfléchir, se leva. Elle s’éloigna un peu, assez pour qu’Andrew ne soit plus qu’une ombre, lui tournant le dos, elle repris d’une voie douce et calme
- « Parler de soi, c’est se livrer, se livrer c’est devenir vulnérable. Je crois que si tu veux me percer à jour, il faudra que tu sois patient... »
Elle se parlait à elle même, mais assez distinctement pour qu’Andrew puisse l'entendre. Immobile, elle regardait droit devant elle.
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Andrew Tyler
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MessageSujet: Re: Au pied de mon arbre   Mar 18 Sep 2007 - 20:19

Devant la réponse que lui offrit Mary, Andrew parut à la fois amusé et étonné. Il ne s’était pas attendu à ce qu’elle lui en dise tant et en toute honnêteté, il s’était davantage attendu à un ‘J’t’en pose moi des questions, face de Troll ?’ cinglant qu’à une véritable réponse. Bien sûr, ce que venait de lui dévoiler Mary n’était qu’une description superficielle. Ce n’était pas comme si elle venait de lui révéler tous ses secrets les plus intimes ni même si elle cachait un ou deux squelettes dans son placard.

C’est en partie pour cette raison que le jeune homme ne comprit pas pourquoi la Serpentard venait de se relever subitement, alors qu’il n’entamait que son 4ème sandwich, avant de s’éloigner de lui. Il la regarda s’éloigner d’un air confus sans même songer à la rappeler ou la suivre. Il ne comprenait pas la raison d’un tel acte. Il faut dire qu’il arrivait à la jeune fille de se comporter étrangement si bien qu’il ne savait pas comment réagir. Tout à l’heure, elle avait même été jusqu’à déposer un baiser sur la joue sous prétexte qu’elle désirait le remercier alors qu’elle l’avait pourtant déjà fait. Machinalement, il avait baissé la tête pour se laisser embrasser et quand bien même il aurait voulu répondre de quelque manière que ce soit, elle s’était déjà éloignée. Andrew s’était contenté de l’accompagner du regard, pantois, le bout des doigts sur sa joue avant de sortir de secouer la tête et de prendre la direction des cuisines, un sourire amusé sur les lèvres.

Le Gryffondor sortit de sa stupeur alors qu’un vague murmure s’éleva jusqu’à ses oreilles. Il tourna la tête, visiblement interloqué, vers Mary. La jeune femme se trouvait immergée sous un bain lunaire, ce qui lui donnait un aspect irréel mais Andrew se contenta de fixer son dos en lignant doucement des yeux. Le trouble que pouvait éprouver la Serpentard se répercuta sur le jeune homme qui ne savait pas comment réagir ni ce qu’il devait répondre à cela d’autant plus que la posture rigide adoptée n’avait rien de très encourageant.

Finalement, il se décida à se relever. Il se dirigea d’un pas trainant vers Mary en se grattant derrière la tête en ignorant totalement si elle attendait quelque chose de spécial de sa part un mot, un geste… Parce qu’il était pratiquement certain que s’il se mettait à ouvrir la bouche, un trollerie en sortirait.

Alors, lorsqu’il se retrouva derrière elle, il hésita un instant avant de poser maladroitement une main sur son épaule si ce n’est pour lui témoigner du réconfort – à supposer que ce soit ce dont elle avait besoin – au moins pour lui signifier de sa présence.

- Je suis un garçon assez patient… finit-il par concéder à voix basse pendant que sa deuxième main trouvait son épaule.

Il se dit alors que si Mary, qui ne semblait pas aimer parler d’elle, s’était tout de même pliée au jeu, elle attendait certainement qu’il en fasse de même :

- Je suis donc en dernière année, à Gryffondor, un élève moyen dans ses études, assez propre sur lui, reprit-il d’un ton amusé. Je ne vais jamais à la bibliothèque pour la simple et bonne raison que j’ai oublié où elle se trouvait et que la bibliothécaire est trop flippante. Mais j’aime bien me retrouver seul de temps en temps, en particulier pour jouer de la guitare…

Il marqua un temps de pause avant de reprendre d’une voix plus légère :

- D’ailleurs, je ne sais pas pour toi, mais je trouve que ça manque de musique ici.

Il sortit sa baguette de sa poche et l’agita de façon circulaire au dessus de sa tête. Soudain, une le souffle du vent dans les branchages laissa place à une douce mélodie qui vint envelopper les deux élèves. Satisfait, Andrew rangea sa baguette magique et baissa les yeux vers la Serpentard. Il s’éclaircit brièvement la voix en retenant un sourire taquin.

- Tu sais danser ? demanda-t-il un brin provocateur, une lueur de défi animant ses yeux. Il ne prendrait pas un non pour une réponse…
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MessageSujet: Re: Au pied de mon arbre   Mar 18 Sep 2007 - 22:25

Il fallait bien qu’elle se l’avoue, elle était quelque peu troublée...ses réactions auraient été plus froides et plus distantes en temps normal. Quoiqu’il en soit, il n’était pas question de le lui montrer, en tout cas pas pour le moment. Elle reprit ses esprits alors qu’il se trouvait juste derrière elle, Mary n’avait pas entendu Andrew s’approcher mais avait senti sa main sur son épaule, elle respira à pleins poumons et lui fit volte face, se retrouvant nez à nez avec lui. Ne l’imaginant pas si prêt, elle fit machinalement un pas en arrière mais ne le lâcha pas des yeux.
D'un ton ironique
« Il faudra donc que je te fasse découvrir la bibliothèque, c’est un endroit merveilleux qui recèle de nombreux trésors malheureusement trop peu connus » puis fronçant les sourcils « tu es arrivé en dernière année sans même avoir recours aux livres qu’on y trouve, pas mal... »

Un instant silencieux passa, impossible pour Mary d’en déterminer le temps, il lui était d'ailleurs quasi impossible de savoir l’heure qu’il pouvait être.


- « Tu sais danser ? » Lança-t-il par la suite, après qu’une agréable musique se soit fait entendre autour d’eux.

-Danser, m’as tu bien regardé ? » après un silence de quelques secondes « bien sur que oui quelle drôle d’idée, toutes filles de bonne famille est tenue de savoir se tenir en toutes circonstances, et participer à un bal fait partie de ses événements.
Par contre, je ne sais pas jouer de la guitare, ma mère trouve que ce n’est pas un instrument convenable pour une jeune fille... »

La question que le Griffondor venait de lui poser sonnait comme un défit : elle enleva le stylo qui retenait encore ses cheveux et le fit disparaître dans sa robe de sorcier, se passa la main dans sa longue chevelure pour arranger quelques mèches, fit mine de faire une révérence à son cavalier, s’approcha doucement, passa délicatement son bras droit autour de la taille d’Andrew et posa tendrement sa main gauche dans celle de son compagnon, elle l’entraîna ensuite dans une valse.

- « voyons si TOI tu sais danser » l’interrogea-t-elle en rigolant, elle doutait qu'il soit agile et bon danseur, mais lui laissa une chance de la surprendre.

Elle était souple, détendue, cette valse était loin d’être sa première danse. Elle n’avait aucunement besoin de compter ses pas ou de faire attention à ne pas écraser les pieds de son ami. Elle profita donc de leur rapprochement pour lui glisser quelques mots dans l’oreille d’une voie très douce :

- « Tu veux me connaître, alors je vais te laisser l’occasion de me poser une question à laquelle je n’aurais d’autre choix que de répondre, mais tu n’auras qu’une seule question pour ce soir, choisis la bien... » Il vallait mieux se livrer petit à petit, plutôt que de tout dévoiler d'un coup, telle était l'opinion de Mary.

Elle ferma ensuite les yeux pour profiter de cet instant et s’ennivrer de la musique.
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Andrew Tyler
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MessageSujet: Re: Au pied de mon arbre   Dim 23 Sep 2007 - 18:39

- Douterais-tu de mes talents cachés de danseur ? se moqua-t-il gentiment.

Sa main gauche trouva naturellement la hanche de la jeune fille pour mieux la rapprocher de lui mais tout en veillant à ce qu’une distance raisonnable ne les sépare. Andrew n’était pas le plus gracieux, ni le plus élégant des danseurs mais il trouvait qu’il ne se débrouillait pas trop mal. Et pour cause, il ne s’était toujours pas mis à écraser les pieds de sa partenaire, pas plus qu’il ne ressemblait à un canard constipé. Au contraire, il s’était imprégné de la mélodie et se laissait guider par cette dernière et son instinct. A son tour, il fit valser Mary tout en suivant le rythme imposé par la musique parce qu’il était hors de question qu’il se fasse dominer par une fille et qu’il lui laisse prendre le dessus.

Andrew était loin d’être un adepte des danses de salon où une codification formelle devait être respectée. Les bals avaient plutôt tendance à l’ennuyer si bien que lorsqu’il se voyait contraint d’y assister, il n’y restait jamais très longtemps, préférant s’éclipser discrètement et trouver une autre forme de divertissement. C’est d’ailleurs ce qu’il avait fait lors du précédent bal de fin d’année de l’école. Il y avait fait une brève apparition avant de se procurer une bouteille de Firewhiskey et fêter dignement la fin des cours avec quelques camarades. Bien sûr, ce n’était rien comparé au stade avancé d’ébriété dans lequel avait été surpris le Professeur Jokertier à l’occasion de cette soirée. Sans doute l’œuvre du Professeur des Lys qui avait sans doute su tirer profit de la situation.


Les quelques mots soufflés à son oreille par Mary manquèrent de lui faire stopper tout mouvement. Pour quelqu’un qui semblait si réservée à l’idée de se dévoiler, elle ne semblait pas mesurer toute la portée d’une telle offre. Pour s’assurer qu’il n’avait pas mal compris ce qu’elle venait de lui dire, le Gryffondor répéta intérieurement ce qu’il avait cru entendre.

- T’es folle de me proposer un truc pareil ! éclata-t-il de rire. Tu sais pas quel genre de question peut me passer par la tête ! Je pourrais te demander un truc aussi débile que la couleur de ta petite culotte ou de me révéler ton secret le plus honteux…

- Ce que je ne ferai pas,
précisa-t-il avec insistance après avoir repris son sérieux en s’assurant qu’elle ne cherche pas à se dégager.

- Non, plutôt que de te poser des questions directement, je préfèrerais que les réponses viennent de toi ou mieux encore que je les découvre par moi-même sans qu’un interrogatoire préalable n’ait été nécessaire... Si un jour, tu as envie de me confier quels sont tes aspirations, tes projets, tes craintes, tes envies, alors je saurai t’écouter… Mais je veux que la démarche vienne de toi, termina-t-il en un clin d’œil.

Sans qu’il ne s’en soit aperçu, leur danse les avait entrainé jusqu’au pied de l’arbre de leur rencontre et ils avaient cessé tout mouvement. La danse venait d’arriver à sa fin mais le jeune homme voulu y ajouter une dernière touche, un peu réticent à l’idée de se séparer de la jeune fille. Alors, il approcha lentement son visage de celui de la jeune fille avant que ses lèvres ne viennent effleurer chastement sa joue.

- Pour te remercier pour la danse…

La musique n’était désormais plus qu’un lointain murmure bientôt dissipée par le vent frais et Andrew se sentit soudain un peu bête, incertain quant à sa réaction. Lentement, il se recula enfin en se grattant derrière la tête. Il avait conscience qu’il commençait sérieusement à se faire tard d’autant plus que les cours reprenaient véritablement demain. Il était sans doute temps que chacun reprenne le chemin de son dortoir mais il laisserait le soin à Mary de mettre un terme à cette soirée.

Il avisa d’un regard douloureux les restes de leur pique nique. S’il y avait bien quelque chose qu’il ne supportait pas, c’était bien de gâcher autant d’excellente nourriture qui, par chance, ne s’était pas vue prise d’assaut par une armée de fourmis affamées. Surtout qu’il ne s’était pas encore accordé le moindre dessert.

- Je sais bien qu’une jeune fille de bonne famille ne devrait pas encore se trouvée dehors à une heure si avancée de la soirée mais elle ne devrait pas monter se coucher sans avoir pris une part de ce magnifique gâteau au chocolat… l’invita-t-il indirectement d’un air amusé à reprendre place sur la nappe avec lui.
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MessageSujet: Re: Au pied de mon arbre   Lun 24 Sep 2007 - 16:26

À son grand étonnement, Andrew se débrouillait, non qu’il soit un danseur étoile, mais il ne lui écrasait pas les pieds, et pour Mary cela suffisait à faire d’un homme un danseur correct.
Il décida de refuser la possibilité qu’elle lui offrait de la questionner, et de la laisser venir d’elle même, habile stratégie masculine s’il en est. Elle fut surprise de sa réaction, un peu vexée même, mais les questions exemples qu’il lui adressa la firent néanmoins sourire, elle ne put s'empêcher de lui répondre sur un ton ironic :


- « Pourquoi, tu arriveras à trouver ma personnalité selon la couleur de mes sous-vêtements... »


Les quelques pas qu’ils avaient esquissés les avaient de nouveau conduits sous cet arbre maudit dont elle avait fait connaissance plus tôt dans la journée. C’est à cet instant qu’il décida de lui déposer un baiser sur la joue, [color=orange]« en remerciement de la danse ». Étrange, c’est normalement la fille qui doit remercier son cavalier. Quoiqu’il en soit des conventions, elle ne put s’empêcher de rougir d’un geste à ce point inattendu et plutôt plaisant. Elle se contenta quant à elle de le remercier à son tour pour cette petite escapade dansante.

Peu de temps après, il fit remarquer à Mary que le temps passait et qu’il serait bientôt temps de se diriger vers leurs dortoirs respectifs, il proposa néanmoins de terminer leur repas par une petite note sucrée : des parts de gâteau au chocolat.


- « J’accepte fort volontiers ta proposition » lui répondit-elle tout en prenant place sur la nappe improvisée. Les elfes n’avaient pas leur pareil pour confectionner de délicieux repas, ce gâteau en était encore une fois la preuve, fondant à coeur, un vrai régal pour des papilles gourmandes.

Mary n’en dégusta qu’une part, Andrew eu le temps d’en engloutir quelques une de plus. Elle termina également sa boisson. Un baillement vint interrompre un moment de rêverie. Il était vraiment temps de rentrer se coucher, le réveil serait dur, mais cette soirée en valait la peine. Elle se racla la gorge, regarda Andrew et se leva. Elle attrapa sa baguette et en une seconde fit disparaître les cadavres de leur repas.


-« Tu avais raison tout à l’heure, je devrais déjà être couchée depuis bien longtemps, ce n’est pas sérieux, peut-être devrions-nous nous diriger vers le château. » Sans doute aurait-elle aimé que cela ne se finisse pas de façon aussi brutale, mais il faut aussi être raisonnable. Elle se plaça à sa hauteur et attendit qu’il se lève.


Il ne leur faudrait pas plus d’un quart d'heure pour rejoindre la porte d’entrée, chacun partirait ensuite de son coté. Ils n'appartenaient pas à la même maison, et par conséquent, il ne serait pas permis à Andrew d’accompagner Mary aux portes de sa demeure. Ils allaient se revoir, puisqu’elle lui devait une sortie à Pré-au-lard, mais en attendant, chercherait-il à la retrouver avant, chercherait-elle à le revoir ? Allait-il se contenter de lui serrer la main en guise d’au revoir ? Elle même ne sachant pas comment se comporter, elle espérait qu’il prendrait les devants et la saluerait le premier.
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Andrew Tyler
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MessageSujet: Re: Au pied de mon arbre   Dim 30 Sep 2007 - 21:38

L’heure du couvre feu devait déjà être passée et c’est ce qui convainquit Andrew de se lever à la suite de Mary en vue de reprendre la direction du château. Ce n’était pas qu’il craignait de se faire surprendre à déambuler dans les couloirs alors qu’il était censé se trouver dans sa salle commune, il n’était pas à une retenue près. Mais il pensait que la Serpentard ne serait pas de son avis. Tout au long de leur rencontre, elle lui avait bien laissé entendre à quel point elle était une jeune fille sage, de « bonne famille », ayant reçu une éducation des plus rigoureuses. Ce comportement avait grandement amusé le jeune homme qui s’était pourtant retenu de la taquiner à ce sujet. Alors peut être qu’elle n’apprécierait pas l’idée d’enfreindre le règlement plus que nécessaire au risque de se voir attribuer une punition par le concierge ou un professeur…

*Je suis sûr qu’elle porte une petite culotte blanche.* songea-t-il en redonnant à la nappe sa taille originelle avant de l’enfouir dans sa poche.

- Allons-y alors ! Ce serait dommage que tu tombes littéralement de sommeil avant même d’atteindre ton dortoir. Les dalles du château ne sont pas des plus confortables, crois-en mon expérience… s’exclama-t-il en réprimant à son tour un bâillement tout en se remémorant la fois où il s’était réveillé au beau milieu d’un couloir sans le moindre vêtement si ce n’est une cravate nouée autour de la tête. Ce n’était pas une expérience qu’il souhaitait renouveler de si tôt.

Il se rendit compte alors qu’il était bien plus fatigué qu’il ne l’aurait pensé. La température avait encore diminué de plusieurs degrés et Andrew n’était plus si réfractaire à l’idée de retrouver la chaleur de son lit.

Ensemble, ils reprirent le chemin du château pour la dernière fois cette soirée. Ils marchèrent dans un silence confortable. Andrew, perdu dans ses pensées, se surprit à jeter de temps à autre de légers coups d’œil en direction de Mary, sans pour autant trouver quoi dire pour venir briser ce silence.

Bientôt, ils gravirent la volée de marches qui les séparait de la porte. Le Gryffondor la poussa et grimaça en entendant le grincement qu’elle émit et qui résonna dans le Hall sombre et silencieux. Il s’effaça pour laisser entrer Mary la première et la suivit à l’intérieur à son tour.

- Je crois bien que c’est ici que nos chemins se séparent, commença-t-il en se plaçant devant la jeune fille. Pourtant, mon côté Gryffondor me dit que…

Andrew s’interrompit brutalement en fronçant les sourcils. Il posa un doigt sur ses lèvres pour inciter Mary à garder le silence.

- Bouse ! laissa-t-il échapper en un murmure contrarié. Quelqu’un vient…

Les pas précipités qu’il avait entendu quelques secondes plus tôt donnaient l’impression de se rapprocher d’eux. Qu’il s’agisse d’un professeur ou de Rusard, il ne serait pas bon être surpris.

Aussitôt, Andrew fit la première chose qui lui vint à l’esprit. Il attrapa Mary par la main et l’entraîna en courant dans un couloir pour échapper à la personne alertée par leur entrée dans le château.

Pour aller où ?

Il n’en avait aucune idée…
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Mary Mac Kendall
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MessageSujet: Re: Au pied de mon arbre   Lun 1 Oct 2007 - 12:40

Cette petite soirée tranquille touchait à sa fin, repue, joyeuse mais fatiguée, Mary se dirigeait vers la grande porte en compagnie d’Andrew. Pas un mot ne vint briser le silence qui accompagnait leur progression vers le château.

Arrivés devant la porte, Andrew poussa l'énorme battant qui émit son grincement habituel. Ils se préparaient à se séparer, le Griffondor prit la parole tout en se plaçant face à Mary.

- Je crois bien que c’est ici que nos chemins se séparent. Pourtant, mon côté Gryffondor me dit que…

En quelques secondes à peine, il se tut, invita Mary à en faire autant, l’attrapa par la main et se mit à courir pour échapper à quelques bruits de pas entendus au loin. À gauche, à droite, à droite tout droit...

Le château était à peine éclairé, il avait fallut à Mary de longs mois pour s’y retrouver de jour, mais alors à cette heure avancée, il lui serait tout à fait impossible de se repérer. Au détour d’un couloir, ils se retrouvèrent face au flan d’une énorme armoire, Mary freina sec, au risque d’arracher la main d’Andrew qui ne l’avait pas lâcher. Et l’entraîna pour se cacher derrière l’énorme meuble, histoire de reprendre ses esprits.

Andrew était coincé dans l'angle formé par le mur et le coté de l’armoire, Mary était placée devant lui. Son coeur battait, sa main droite serrant frénétiquement celle de son ami.

Il lui sembla ne plus entendre de bruit, les pas s’étaient tus, mais peut être était-ce simplement le bruit de sa respiration saccadée qui l'empêchait d’entendre quoi que ce soit d’autre. Elle se détendit légèrement, relâcha son emprise sur Andrew, mais sans lâcher sa main, elle plaça le bras du Griffondor autour de sa taille et se plaqua contre lui pour être sur que si quelqu’un passait il ne pourrait les voir. N’osant bouger de peur de réveiller un quelconque tableau ou fantôme vivants en ces lieux, elle murmura assez confusément entre deux respirations :


« Où somme nous ? Qui était-ce ? Tu crois qu’il nous à suivit ? Je crois qu’il est parti ? Et s’il nous trouve ? Qu’allons nous faire ? Peut être veut-il nous faire croire qu’il est parti, mais qu’en réalité il attend que l’on se montre.... »

Paniquée, Mary ? Non quelle idée, juste un peu angoissée tout au plus... Enfin assez pour ne pas se rendre compte qu’elle écrasait un des pieds du Griffondor, mais pas au point de ne pas profiter de la situation pour se "blottir" dans les bras d'un charmand jeune homme.

Mary était une élève modèle, jamais un mot plus haut que l’autre face à un professeur, certains auraient même pu la traiter de lèches bottes, mais bon il faut savoir assurer ses arrières. Se retrouver dans cette position inconfortable (enfin, sous certains angles...) l’angoissait. Certes la présence d’Andrew la rassurait quelque peu, mais s’ils se retrouvaient face à Rusard ou à un quelconque professeur, que diraient-ils ?

Elle prit une grande aspiration, n’osant toujours pas bouger le moindre orteil, et tant pis pour le pied d’Andrew. S'il était cassait, elle lui apporterait plusieurs parts de gâteau au chocolat quand il serait à l’infirmerie, et il lui pardonnerait sans doute.

Plusieurs minutes passèrent, plus un bruit, sa respiration avait repris son rythme habituel mais elle ne pouvait contrôler son corps qui tremblait. Elle se décida ,néanmoins à bouger, enleva son pied de celui d’Andrew. Et fit un pas en avant...
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Andrew Tyler
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MessageSujet: Re: Au pied de mon arbre   Sam 13 Oct 2007 - 17:33

La course folle des deux étudiants s’était terminée derrière une vieille armoire et Andrew s’était retrouvé prisonnier entre le mur, le meuble et Mary. Le jeune homme était, certes à bout de souffle, mais cette petite incartade à travers les couloirs sombres du château l’avait beaucoup égayé si bien que toute trace de fatigue semblait s’être évaporée.

La jeune femme, quant à elle, ne semblait pas partager son amusement et paraissait plutôt anxieuse. Elle tenait toujours sa main et avait même pris l’initiative d’enserrer son bras autour de sa taille svelte. Sans compter le fait qu’elle lui écrasait passablement les orteils. Andrew remercia intérieurement Merlin qu’elle n’ait pas choisi d’enfiler des talons sans quoi il se serait certainement retrouvé avec un pied percé bien que les traits de son visage s’étaient déformés en une légère grimace..

Le Gryffondor ne put s’empêcher de s’esclaffer de rire en entendant les bafouillages de Mary. Le rire fut étouffé par la chevelure de la Serpentard tant cette dernière était proche de lui. Son corps, en revanche, était tout à fait conscient de la proximité qui les liait… Malgré tout, Andrew resserra son bras autour de sa taille et pressa doucement sa main en signe de réconfort.

- Relax, Mary… murmura-t-il en posant sa joue sur le sommet de sa tête. Je ne pense pas qu’il – qui qu’il soit – vienne nous chercher ici… Alors on a qu’à juste attendre quelques instants pour être certains de ne pas se faire prendre.

Ils restèrent ainsi pendant un long moment, blottis silencieusement, à l’affût du moindre bruit qui aurait pu trahir la présence d’une tierce personne. Mais l’on percevait juste le ronflement lointain d’un tableau. Le pouce du Gryffondor s’était inconsciemment faufilé sous le pull de la jeune fille et traçait des petits mouvements circulaires pour tenter d’apaiser la Serpentard. Enfin, Mary se décida à faire un pas en avant, le retirant au passage de celui du jeune homme qui se détendit en laissant échapper un léger soupir.

*Nom d’une citrouille râpée, je sais pas ce qu’elle a mangé, en tout cas je sens plus mes pieds…* pensa un Andrew mi soulagé, mi déçu de ne plus sentir son corps pressé contre le sien.

Cependant, il l’empêcha d’avancer davantage en la retenant par le bras. En trois mouvements, il intervertit leur position de façon à ce que Mary se retrouve contre le mur et à la différence qu’Andrew lui faisait désormais face et avait pris garde à ne pas lui écraser le pied.

- Reste là, je vais m’assurer que la voie est libre et qu’un bandimon à trois pattes ne nous attend pas derrière pour nous dévorer, expliqua-t-il d’un air sérieux qui contrastait avec l’étincelle espiègle qui avait animé ses yeux, les mains posées sur les épaules de Mary.

Puis, il s’appuya dos au mur en adoptant une attitude faussement déterminée avant d’avancer en crabe le long du mur. Il n’eut besoin de ne faire que quelques pas pour quitter la sécurité que leur avait prodigué l’armoire. Le couloir était vide et silencieux, simplement éclairé par les rayons de la lune qui filtraient à travers une fenêtre. Pourtant, Andrew fit mine de s’en assurer soigneusement à la manière d’un agent secret tout droit sorti d’un mauvais film de série B.

- C’est bon, tu peux sortir, confirma-t-il en retournant auprès de Mary, un sourire aux lèvres. Je te raccompagne dans ta salle commune, termina-t-il en lui tendant sa main.
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