Jeu de rôle basé sur les règles inventées par J.K. Rowling dans l'univers de Harry Potter.
 
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 DésaBUSEe [PV Marko]

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Loevi Leroy
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MessageSujet: DésaBUSEe [PV Marko]   Mer 4 Juil 2007 - 21:45

Ah mais c'était un monde ça ! Ce fichu Mark Resnald, il ne ratait pas une occasion de faire le pitre ! Et d'en faire profiter sa cousine ! Il était tellement puéril, tellement gamin, et tellement fier de l'être ! Faire voler des engins en parchemin en plein milieu d'une épreuve de BUSE, où avait-il été chercher ça ? Quel manque de sérieux ! Il était... totalement irresponsable. Elle s'étonnait encore qu'il n'ait pas été expulsé de la salle - sans songer une seule seconde qu'elle n'avait pas laissé le temps à quiconque de réagir.

Ah ! Quelle plaie !

Vous l'aurez compris, en sortant de son examen tronqué de Soins aux Créatures Magiques, Loevi Leroy était toujours furieuse contre son cousin autrefois adoré. Elle était même si remontée qu'elle en avait totalement oublié la dernière phrase de son épreuve qui attendait toujours ses derniers mots et son point final. Belle conclusion.

Pestant à voix basse, Loevi remontait les couloirs menant au grand hall, sac sur l'épaule et triturant nerveusement sa petite veste, qui finit à moitié tordue comme un vieux chiffon dans ses mains. Son regard enflammé intrigua un première année qu'elle bouscula sans le moindre état d'âme. Tout juste si elle l'avait vu. Ah non, trop petit.

Au moins tout cela était-il fini. Ses épreuves comme l'année. Et ce n'était guère réjouissant. Car cela signifiait rentrer chez elle, au manoir BloodDust, où l'attendaient les regards méprisants de tous les membres de sa famille - et le dédain tout juste affiché de son terrible cousin. Le tout dans une demeure aussi grise et grande qu'un tombeau vide. Même les tombes familiales plantées au fin fond du jardin trop bien entretenu avaient plus de gaieté à lui offrir.

Merci arrière-grand-maman Condolence. Finalement, la vieille femme squelettique était plus présente dans sa vie que ce cher cousin bien remplumé. Fallait-il dessécher les gens pour en obtenir une once d'attention ? Elle demanderait à Hibiscus de faire quelque chose en ce sens, alors. Priver Mark de sa graisse superflue. En voilà une bonne idée ! Ca lui ôterait toutes ces bêtises de la tête et le rendrait peut-être plus responsable.

Quant à racornir le reste de la fratrie...

Un sourire machiavélique prit place sur son visage à cette pensée. Pour bien vite disparaître. Que pouvait-elle changer à cette famille, elle, pauvre petite gamine auxc pouvoirs de Cracmol ? Elle n'avait aucun poids, aucun moyen de pression, rien. Elle n'était que Loevi. Leroy, s'il le fallait vraiment. Mais même cette appartenance semblait lui être refusée.

Allons bon, cet idiot de Mark devait être ravi de rentrer, lui. Elle n'avait aucune idée de ce que pouvait représenter un lien filial, ses parents ne lui ayant dispensé qu'un amalgame de vérités et de contre-vérités, sans aucun ornement. Lui devait connaître tout cela. Et... elle l'enviait. Elle aurait voulu être à sa place, savoir ce que cela fait d'être aimé par ceux qui vous ont donné le jour. Elle serait condamnée à ne faire que seulement l'imaginer.

Que diraient ses parents, à son retour ? Elle avait décidé seule de ses matières pour les BUSE. Sans même leur en toucher un mot. Il y avait fort à parier que ce petit acte de rébellion allait trouver punition au manoir. Jamais les Leroy ne laisseraient passer une telle chose, eux qui avaient toujours voulu contrôler le moindre détail de la vie de leur fille. Elle en avait bien profité, de ce petit instant de liberté... ou du moins l'avait-elle cru. Mais elle allait devoir payer le prix de sa trop grande confiance, n'eut-elle duré qu'une fraction de seconde.

Elle avait voulu croire, mais tout espoir était vain. Et elle le savait.

Mark aurait beau dire, il était infiniment plus libre qu'elle. Et, même s'il n'en faisait pas étalage, il avait des capacités dont Loevi ne pourrait jamais rêver. Il avait tout. Elle n'avait rien.

-Je te déteste ! s'écria-t-elle soudain au milieu du couloir désert - ou pas tout à fait.
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Mark Resnald
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MessageSujet: Re: DésaBUSEe [PV Marko]   Mer 4 Juil 2007 - 22:23

Ah Seigneur Resnald avait donc fini ses BUSE haut la main. Il n'avait point tronqué ne serait-ce qu'une ligne de parchemin et mieux encore, il avait fait en sorte de faire moultes Trolleries associées. Autant à la plume qu'à la main. Bref tout ça pour dire, que c'était sa Chance inouïe.
Il est vrai qu'il aurait dû laisser sa jeune cousine terminer sa dernière épreuve. Mais au lieu de cela l'incorrigible Mark a fait son gourgandin, en fait, il a fait son idiot à 200 %. En lançant des projectiles qui pouvaient s'avérer dangereux pour le reste de la salle. Somme toute, il n'avait ciblé qu'une Loevi qui était partie furieuse d'une salle de classe.
Au grand dam de Markounet qui se serait encore esclaffé durant un temps considérable.

Et là que fait-il en sortant de la salle ? Sac en bandoulière sur l'épaule. Il s'esclaffe à gorge déployée, ce n'était pas si compliqué à comprendre pourtant.

Ennuyer la Poufsouffle était souvent une échapattoire pour l'Ennui qui bouffait Mark Resnald. Quoi de meilleur que de s'acharner sur une pauvre et jolie demoiselle. Rien, Loevi était parfaite pour ce rôle. Même si c'était un aspect négatif du Serpentard qui ressortait, il était tout de même proche d'elle...Certes ses irresponsabilités ne faisaient rire souvent que sa propre personne.
Quand bien même il s'en fiche. Enfin, bientôt l'heure des vacances sonnerait le glas des heures de cours interminables et enfin il serait choyé comme un Prince au Manoir BloodDust. Hibiscus se plaira à lui proposer divers plats et à s'occuper de l'Héritier de la maisonnée. Fort de son potentiel et de son pouvoir, Mark Resnald régnait tel un Despote Maudit en ces lieux.
Bon nombre d'ancêtres avaient trouvé refuge dans le caveau familial. Généralement après chaque souper, il allait dans le Mausolée décoré aux armoiries de la dynastie. A savoir un Loup hurlant à une Lune rousse et haute dans un ciel bien gris.
La famille est divinement attachée à cet Héritier, mais le Resnald trouve que cette famille est un ramassis d'hypocrites considérables.

Or, lui-même en fait partie. Il fut à bonne école mais son caractère est tel qu'il cache toujours sa franchise sous une couche adipeuse d'insanités et d'hypocrisies en tout genre. Mark est souvent absent d'avec sa famille. Non pas qu'il la déteste, mais c'est tout comme. Mais il ne peut nier qu'avoir tout en un claquement de doigts est bénéfique pour lui.
Élevé au rang supérieur et adoré par une dynastie encore glorifiée et glorifiante, il est à sa place et jamais il ne la donnerait. Même pas pour toutes les Chocogrenouilles du monde. Ni même les espèces sonnantes et trébuchantes. Il savait que Loevi enviait sa place, mais qu'elle sache que cette dernière n'a pas que des bons côtés.
Au contraire sur ses épaules d'adolescent d'à peine 16 ans, il endosse un poids familial considérable à la démesure de sa propre personne. Certes ça aide pour le construire mais plus dure sera la chute. Étrangement il sait que tôt ou tard cette famille va le détruire.

Il est le Fou ou encore le Cavalier sur l'Échiquier. Loevi la Tour peut-être. Largement plus forte que lui mentalement, bien qu'il le nie. Il sait qu'il pliera sous le poids et qu'il déposera les armes. Il deviendra fou, point barre. Mais les Dés sont jettés. Sagement, il attend son tour sur l'Échiquier...
Que lui réserve l'Avenir ? Ah si seulement il le savait. Il tisserait la charmante tapisserie de sa propre Vie et découdrait des fils emmêlés. Mais c'est trop tard. Mark a fait ses jeux. En attente du score désormais.

Visage impassible et regard pour le moins fier, le doré brille dans les couloirs ténébreux. Il n'est pas le seul être à troubler la quiétude passagère des maudits couloirs. Il reconnait aisément une silhouette plantée en plein milieu de l'un d'entre eux. Loevi Leroy. Mais elle fait quoi ici ?
Restant en retrait, Mark entend une phrase composée de trois mots simples qui lui sont assignés directement. "Je te déteste !". Il le sait que c'est pour lui. Mais l'entendre si facilement au détour d'un couloir le stoppe inéxorablement.
Blessé peut-être. Non, jamais de la Vie ! Comment le bloc qu'était Mark pouvait comporter une lézarde dans son massif rocheux ? Loevi avait trouvé la faille bien trop béante de son cousin. Cousin qui tentait de recouvrer contenance, planté comme un piquet en plein couloir Poudlardien.

Que dire ? Que faire ? Le cerveau ne commandait plus, Mark laissait faire son corps au dépit de son mental. C'est donc à pas de loup qu'il s'avança. Juste derrière sa cousine à la frôler presque perversement, sans aucune honte. Un souffle glacé celui de Mark et les lèvres si proches de l'oreille de sa cousine, il se mit à murmurer en détachant expressement chaque syllabe.
Il savait son pouvoir sur elle et comment en jouer. C'est un Serpentard ne l'oublions pas. Avec des idées tordues et machiavéliques à souhait. Mark a à s'entretenir avec elle.


- Est-ce donc moi que tu détestes tant ma Cousine révérée ? Ou bien les splendides petits objets volants dont je t'ai fait grâce toute à l'heure ? Réponds moi, nous sommes intimes par l'endroit que tu as choisi.

* Fais moi rire, que même mes côtes ne me supportent plus. Allez j'attends ! *

Tournant autour de la Poufsouffle comme un Serpent autour de sa jeune proie, il attendait les moindres mouvements de sa comparse pour planter ses crochets acéré dans le fin cou. Idées tordues. Oui, mais le cousin Resnald se gausse littéralement et lamentablement. Et devant la Loevi qui plus est.
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Loevi Leroy
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MessageSujet: Re: DésaBUSEe [PV Marko]   Lun 9 Juil 2007 - 20:44

Toujours à sa fureur, Loevi sursauta violemment en sentant un souffle chaud sur sa peau tandis que la voix tant ~chérie~ détestée de son cousin résonnait à son oreille. Les mots mirent un moment à atteindre son esprit obnubilé par la colère, la tristesse et la surprise, mais déjà le jeune homme tournait autour d'elle, l'oeil aux aguets, attendant vraisemblablement un geste futile de sa proie.

Jamais il n'avait aussi bien mérité le nom de Serpentard, songea Loevi en le regardant faire. Il semblait exalté. Exalté et sournois. Ravi. Méprisable. Mais jamais elle n'aurait pu le mépriser, l'aurait-elle même voulu. Pourtant là, en ce instant, elle croyait le vouloir. C'était plus facile. Plus facile peut-être que de se dire que ce serpent était son cousin autrefois adoré. Certaines choses changent.

-L'intimité ne semble pourtant pas être ce que tu préfères, surtout lorsqu'il s'agit d'une jaune cousine, répliqua Loevi, sarcastique. Je croyais que ta cousine révérée avait disparu de ta vie.

D'autres non.

*Redeviens ce que tu étais. Redis-moi ces mots inspirés par l'innocence. Oublie ce que cette Maison a fait de toi...*

Elle le fixait d'un regard noir, où brillait malgré elle l'étincelle de l'espoir. Il était là, à nouveau. Comme elle en avait tant rêvé durant ces cinq dernières années. Elle avait appris à vivre ces instants en totale contradiction - heureuse et blessée - à les attendre comme à les redouter. Ces derniers mois, sa vie avait pris un nouveau tour. Ses pensées, aussi. Il était chaque fois si près, mais c'était comme s'il était chaque fois plus loin encore.

Ce cousin qu'elle ne reconnaissait plus.

Soit. Il attendait une réponse ; il allait être servi.

-Je suis ravie de constater que Mark Resnald ne se laisse pas abattre, déclara-t-elle, tournant la tête pour garder ses yeux rivés sur lui, le regard sombre. Il a su reconstruire avec brio une nouvelle vie au collège, avec de nouvelles habitudes, de nouveaux amis et une nouvelle attitude. Dois-je te féliciter d'avoir su oublier ta famille ?

Elle se rendit compte un peu tard de ce que signifiaient ses paroles. Rancoeur. Frustration. Déception. Elle avait voulu le garder pour elle, ne jamais l'avouer à quiconque - surtout pas à lui. C'était dit. Remarquerait-il les idées sous les mots ? Comprendrait-il les sentiments cachés derrière le mépris ? Sans doute avait-il oublié comment traduire Loevi, depuis toutes ces années.

-Sache que tes actes puérils n'amusent que toi, asséna-t-elle d'une voix qu'elle espéra suffisamment sèche. Tes petits EVNI lancés en plein milieu d'un examen risquent de te coûter cher ; même si tu es sûrement devenu trop idiot pour t'en rendre compte. C'est à se demander si tu es bel et bien le même Mark avec qui j'ai grandi, ou peut-être simplement es-tu devenu ce que tu aurais toujours dû être : un vrai salopard.

Ouille. Elle y avait peut-être été un peu fort. C'était sorti tout seul. Loevi la gaffeuse, le retour ! Mais c'était dit, et surtout, c'était vrai. Du moins c'était ce qu'elle pensait, tandis qu'une colère exagérée la consumait. Littéralement. Impossible de la freiner, l'eut-elle même voulu. Elle ne la comprenait pas, mais se sentait incapable du moindre accès de volonté. Là, en cet instant, c'était bel et bien la rage qui la contrôlait.

Ce n'était pourtant rien de plus qu'un cumul de tout un tas de contrariétés. Quelque chose qu'elle avait toujours soigneusement évité. Comment expliquer que, cette année, elle n'avait pas été capable de sentir qu'elle dépassait ses limites ? Comment admettre qu'elle avait tout pris sur elle, tout et plus encore, sans jamais se plaindre ni réaliser qu'elle en faisait peut-être trop ?

Tout ça était de sa faute ! A ce Serpent de malheur ! A ce Scroutt à Pétards de Resnald ! Par Merlin et tous les autres ! Par Helga et compagnie ! L'ignorer cinq longues années pour brusquement revenir dans sa vie comme le pire vert-argent qui soit ! A quoi jouait-il ? Que cherchait-il ?

Elle haïssait son rire intarissable. Elle haïssait cette façon qu'ikl avait de lui tourner autour. Elle haïssait chacun de ses mots, tous plus blessants les uns que les autres, chaque fois renouvellés. Chaque rencontre était une épreuve. Une épreuve dont jamais elle ne sortait victorieuse. Pas aujourd'hui, en tous les cas.

Fatigue, stress... Il avait suffit d'un élément perturbateur - Lui - pour que ces petits riens se transforment en montagne. Des parchemins jetés dans une salle de classe. La preuve qu'il se moquait de tout, et d'elle aussi. Et cette attitude de lionne en chasse... Elle ne le comprenait plus. Ne pouvait pas le comprendre.

Il avait changé.
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Mark Resnald
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MessageSujet: Re: DésaBUSEe [PV Marko]   Lun 23 Juil 2007 - 20:29

Il avait changé.

Il avait troqué son rire innocent pour un rire sarcastique. Sa candeur d'enfant pour sa fourberie d'adolescent. Il était devenu un vrai salopard de Serpentard.
En un seul mot, une grosse enflure de première. Ses bêtises ne faisaient rire que sa personne. Normal...enfin pour lui. Il se gaussait, se fichait de tout. Ce Serpentard de 5ème année faisait exempt de tout.
Surtout quand il s'agissait d'elle. Mais une part au fond de ce tréfonds de méchanceté se trouvait le Mark Resnald du Passé. Un Mark Resnald joyeux, rieur. Enfin souvent de bonne compagnie d'avec sa cousine. Mais aujourd'hui son seul but était de lui faire vivre un Enfer. Et d'après sa vision, il y arrivait sans se fouler.
Avec brio, il arrivait à la faire tourner en bourrique. A lui faire comprendre que ce n'était jamais elle qui pourrait gagner leurs petites "disputes familiales". C'était tout simplement Lui qui gagnait la palme du plus vilain des Sorciers à chaque fois. Enfin le plus méchant des Cousins. Si on va par là. Mais peut-être qu'il était rongé par le remords ?
Ca personne le saura, pas même lui. Peut-être Loevi, un jour qu'il sera à l'agonie.

Non, sinon c'est ça un Mark Resnald. C'est une pourriture de première catégorie, sans aucune gêne. Bref, un emmerdeur professionnel. Surtout de la race Loevienne. C'est tellement mieux.

Sa cousine, il lui tourne toujours. Avec acharnement, animalité, fureur. Oh qu'elle l'agace. Elle avait énoncé une Vérité. Elle n'avait jamais disparu de sa pauvre Vie de 5ème année. Elle obnibulait ses pensées jours et nuits bon Dieu ! A en devenir fou tellement ça le rongeait. Oh que non, ça elle ne devait pas le savoir. Surtout pas. Les nuits entières passées à ne pas dormir, les heures interminables à rester dans sa Salle Commune à réfléchir. Et pire encore les repas savoureux mais qui ne possèdent qu'un goût. Celui de l'Amertume et du Désespoir.
Il s'en voudra toujours. Malgré son antipathie vis-à-vis d'elle... Il n'est pas foncièrement mauvais, mais il le sait ! Et elle aussi, c'est ça la pire des bassesses.
Mais... Il y a un gros "mais". Mark est l'archétype même du Serpentard dans toute sa splendeur.

Enfin. Comme on dit. Y'a que les imbéciles qui changent pas d'avis. A bon entendeur...

Il était si proche d'elle par moments, il voulait ressentir les rires d'autrefois. Et il gâchait tout en un seul claquement de doigts, en une seule parole acerbe. C'était entièrement de sa faute, si leurs relations en étaient arrivées à n'être qu'embruyons toujours plus minimes. Il mourrait d'envie de lui cracher seulement trois mots, trois mots... Mais elle ne le croirait pas. C'était la mauvaise étiquette qui collait à sa peau mate. C'était un saligaud, fin de la discussion.
Il devait lui répondre. Or les yeux dorés faisaient ressortir cette lassitude qu'il éprouve, cette fatigue qui le tuera. Cette lâcheté morale dont il fait preuve. Si seulement..
Si seulement, il n'avait pas changé. Mais Alea Jacta Est comme on dit. Il avait été dit que Mark avait jette des Dés, peut-être était-il temps de changer le score en sa faveur. Mais déjà faut-il qu'il le veuille. Ce qui n'est irrémédiablement pas sûr. C'est si confus et incertain qu'il préfère rester tel qu'il est. Avec l'Espoir d'en changer en vieillissant...
Loevi en caresse l'Envie, saurait-il seulement la combler ? Il verrait.

Mais il restait méconnaissable au regard noisette de cette dernière. Toute la Maisonnée Serpentard, ses doctrines l'avait bouffé tout entier. Et dire qu'il prônait ces choses-là. Il en était rongé sciemment pourtant. Mais il restait secret. Trop secret. Le 5ème année n'avait pas changé de ce côté là.
Loevi lui répondit, toujours ave ce ton cynique. Elle voulait jouer. Elle n'allait pas être déçue. C'est pas aux vieux singes qu'on apprend à faire la grimace. Il était passé maître dans l'art de la sournoiserie, c'était pas une Poufsouffle qui allait prendre la place d'un Serpentard. On aurait tout vu.
Mark et son rictus employé dans des situations telles que celles-ci. une subite envie de lui faire avaler sa langue par un sortilège ma foi très sympathique, pour peu qu'il existe... Ton grave et supérieur. Markounet méchant quoi.


- Non se laisser abattre est faire preuve de lâcheté. Tu me connais depuis le temps voyons. Je ne suis pas comme cela. Ta suite de phrase m'interpelle. Saurais-je y déceler Rancoeur, Frustration ? Derrière ton ersatz de mépris. Ne m'abuse pas, car malgré ta Haine envers ma personne, je te connais comme un frère.


Les mots auraient pu presque s'étrangler ou ne pas sortir de sa bouche que ç'aurait été pareil. Il la connaissait comme un frère. Savait la faire rire ou la consoler quand il le fallait. Mais au lieu de ça, il en faisait que de la poignarder pour sa satisfaction personnelle. A la longue il s'en lasserait. Mais la suite, l'enchaînement de la Leroy était tout autre.
Il fit naître dans l'encéphale Resnaldienne la Tristesse. Le sentiment d'être rejetté... Mais c'était Lui ! Il fallait qu'il ne s'en prenne qu'à sa haute stature ne respirant que le mépris voulu envers elle.
Par Merlin, il était dans de sales draps, s'il commençait à cogiter de ce qu'il lui avait fait...
Chassant ses idées sordides de Compassion et d'Abattement, il répondit tout à trac, sans même l'once d'une réflexion...

- Mes petits EVNI sont dignes d'un grand ingénieur Moldu, Lo'. Pour le salopard je ne dis pas le contraire. Cette image, je l'ai voulue, je l'ai obtenue. On ne peut faire machine arrière.

Il était à baffer. Oh combien il en rêvait de sentir une baffe puissante, lui remettre le peu d'idée qu'il avait en place. Mais cette claque transfigurée en paroles, l'avait retourné. C'était un salopard... Il ne pouvait rien y changer. C'était comme ça. Et pas autrement.
Enragé, bouillonnant d'une Ire qui le consumait tout entier. Il était furieux mais pas contre elle. Contre sa propre stupidité. Paradoxal à souhait.
Il ne lui en avait jamais voulu pour le coup du nez cassé en 1ère année, quand le balai de Loevi avait fait ami-ami avec uen partie de son visage. Et elle l'avait brisé en beauté.
Le Masque forgé par Mark commenaç à s'effacer petit à petit. Non, il devait résister contre cette part de "gentillesse". Qu'il soit mauvais !
La haute silhouette venait de se laisser choir contre le mur. Fermant les yeux, il se mit à sourire. ¨Pas un sourire mauvais, un air serein avait laissé la place sur son visage. Mais il n'allait pas tarder à disparaître. Que Loevi Leroy tente sa Chance..

- Te souviens-tu de ta comptine préférée que tu me chantais quand j'étais assis sur l'arbre le plus du parc du Manoir et que j'étais trop tétanisé pour descendre ?

Comprenne qui voudra. Mais il n'empêche qu'il ne supportait pas que qu'il était en train de se rémémorer. Il était chamboulé.
Mais il avait gagné sur un autre tableau. Chamboulé oui. Mais sûrement pas seul.

Loevi Leroy aussi ...
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Loevi Leroy
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MessageSujet: Re: DésaBUSEe [PV Marko]   Mar 24 Juil 2007 - 19:41

Elle aussi.

L'enfant d'ordinaire si joyeuse s'amusant de tout, avait laissé la place à un pâle reflet d'elle-même. Toujours aussi souriant et amusé d'un rien - en public. L'adolescente avait avec le temps développé un naturel taciturne qui ne dévoilait sa profondeur que dans les abysses nocturnes.

Ou dans l'adversité familiale.

Et Mark Resnald avait appris à en jouer. Preuve en était son récent comportement, et la propre exaspération de la Poufsouffle. Il frappait là où cela faisait le plus mal. Le plus douloureux, dans l'histoire, était peut-être ce doute qui s'insinuait en elle : était-ce... calculé ? Elle ne pouvait supporter d'imaginer une seconde qu'il la faisait sciemment souffrir. Tout en ne pouvant nier l'extrême probabilité de cette idée.

Et, depuis tout ce temps, il avait compris plus que jamais comment traduire Loevi.

"Ne m'abuse pas, car malgré ta Haine envers ma personne, je te connais comme un frère."

-Mon erzatz de mépris, comme tu dis, est bien réel. Tu ne m'inspires rien d'autre, répliqua-t-elle sèchement, espérant paraître convaincante. Libre à toi de croire que je te mène en tapis.

"... je te connais comme un frère."

Silence. Grimace. Ces mots écorchaient son esprit comme ils avaient écorché ses oreilles. Et son coeur.

-Un frère ne laisserait jamais tomber sa soeur, asséna-t-elle avec brusquerie.

Comment lui avouer qu'elle l'avait elle aussi considéré comme un frère ? A une époque si lointaine qu'elle semblait n'avoir jamais existé. Il était devenu un étranger parmi les étrangers. L'intrus ultime dans sa vie conditionnée. Ils n'avaient plus rien à faire ensemble. Ils avaient pourtant été si bien...

Aussi proches qu'un frère et un soeur. Oui, c'était un fait. Une vérité évaporée dans l'air volatile du temps. Et ça faisait mal. Elle croyait avoir oublié cette douleur depuis longtemps, mais il lui prouvait le contraire. Elle était toujours là. Plus forte qu'avant.

Elle avait longtemps espéré. Il était enfin revenu. Elle ne voulait plus de lui. Il n'y avait rien à dire de plus.

Ou peut-être que si.

Il l'avait... voulu ? Tout ce qu'il était devenu... était de son propre fait ? Comment pouvait-on vouloir une chose pareille ? Comment pouvait-on se laisser prendre à une image fabriquée ?

"Cette image, je l'ai voulue, je l'ai obtenue."

Loevi resta figée. Ces simples mots, énoncés avec tant d'indifférence, lui avaient fait perdre tous ses moyens. Ce Mark qui paradait dans les couloirs de l'école, ce Serpent vil et blessant qui ne lui tournait autour que pour la voir enfin faiblir et dépérir, tout cela n'était qu'une vision qu'il avait lui-même créée de ses propres mains. Comme un masque posé sur son vrai moi. Une illusion à laquelle elle s'était laissée prendre.

Mais qui l'avait changé aussi sûrement que si tout avait été réel.

Elle ne devait pas se laisser attendrir. Tout n'était que mensonge dans la bouche de cet adolescent perturbé. Chaque parole, chaque geste était contre-vérité. Elle ne devait pas le prendre à la lettre. Il bondirait sur la moindre faiblesse comme une lionne capturerait sa proie. Et il serait alors trop tard pour regretter.

Son regard se durçit, alors qu'elle se préparait à répliquer. Mais, à sa plus grande surprise, la haute silhouette de Mark Resnald s'arrêta dans son manège et se laissa glisser le long du mur. Apathique. Le visage étiré dans un sourire qu'elle avait cru ne jamais revoir. Elle croyait rêver. Préféra se méfier. Elle commençait à croire que les Serpentard étaient vraiment fidèles à la réputation que l'on brossait d'eux.

"Te souviens-tu de cette comptine..."

De nouveau décontenancée, Loevi ne sut quoi répondre. Pourquoi demandait-il cela, soudain ? Pourquoi se souvenait-il de ce genre de détail du passé ? Qu'en avait-il à faire, aujourd'hui ? Elle l'observa longuement, cherchant une faille sur ce visage si différent d'avant, et pourtant si semblable. Mais les yeux fermés du jeune homme ne laissaient aucune possibilité de lire dans son regard vide.

Elle ne voulait pas se souvenir. Elle ne voulait pas repenser au passé, à ces jeux et ces paroles partagés, à ces rires qui résonnaient dans le parc comme autant de pépiements d'oiseaux... Et encore moins à ce jour où le petit Mark avait expérimenté la peur du vide du haut d'un arbre centenaire au fond de celui-ci. Elle voulait oublier. C'était plus facile. Si elle cherchait à se remémorer... la souffrance, le regret de ces bonheurs enfuis la briseraient aussi sûrement qu'un Sortilège Interdit.

-Mary, Mary, quite contrary,
How does your garden grow?
With silver bells and cockle shells,
And pretty maids all in a row.


Pourtant malgré elle, sa voix s'était élevée dans le couloir, douce et mélodieuse. Ses yeux se fermèrent à leur tour, tandis que son esprit, son âme tout entière, revenaient à ce passé qu'elle fuyait. Sa peau frémit lorsque lui revint en mémoire les rayons caressants du soleil d'été. Son corps tressaillit comme elle se rappelait du vent qui agitait les feuilles des arbres et les replis de la jupe de sa mère. Ses larmes perlèrent au coin de ses yeux lorsque la voix enfantine de son cousin envahit sa tête, la suppliant de lui en chanter une autre, encore une autre.

Elle avait perdu. Sur tous les tableaux. Et Mark Resnald, Serpentard par excellence, devait se gausser de cette brillante réussite.
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Mark Resnald
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MessageSujet: Re: DésaBUSEe [PV Marko]   Dim 29 Juil 2007 - 14:15

Les couloirs frais et salvateurs. Il aurait préféré se sentir autre part et au mieux. Dans le refuge de sa Salle Commune. Parler avec Sacha tiens.
Mais il ne le pouvait. Face à lui se trouvait le fantôme de son Passé de jeune enfant. Face à lui se trouvait l'adversité, et surtout en face de lui se trouvait Loevi Leroy. Cousine, son propre sang, celle qui avait vécu avec le Serpentard tant de bons moments.
Des moments colorés, dont il pourrait récréer chaque dose de couleur au camaïeu près. Il pourrait peindre des tableaux des sourires échangés. Oui, il en avait des vagues souvenirs étiolés au fil des années. Mais tout ce qu'il savait, c'est qu'il l'aimait ...
Pas d'un Amour sans égal non, mais d'un Amour fraternel, presque trop protecteur. Tout ce qu'il savait c'est qu'il ne lui facilitait pas la tâche en étant ainsi.

Mais tout était calculé n'est-ce pas ? Tout ses actes et faits, toutes ses maladresses, ses fous rire déments au coin d'un couloir. Oui tout l'était. Dès qu'il la croisait, il ne pouvait s'empêcher de lui rire au nez. Mais dès qu'elle s'était éloignée, les remords, la Culpabilités se lisait sur les traits tirés du Serpentard de 5ème année.
Assis à sa table, souvent il la regardait assise à la sienne. Mais dès que le regard chocolat se posait sur la table des maudits Verts et Argent, il détournait son regard et faisait en sorte d'échafauder des plans tordus d'avec ses camarades tout aussi spéciaux. Qu'elle ne croit pas qu'il l'ait ignorée durant 5 ans. C'est pire encore, il la surveille du coin de l'oeil et ça, ça le bouffe tout entier.
Pas une seconde ne passe dans sa tête sans qu'il s'inquiète de son son sort, pas une autre journée où il se réveille en sursaut en ayant cauchemardé sur le simple fait que c'est lui qui l'aurait tuée. Étranglée dans un sursaut récurrent d'Aliénation. Il ne pleure pas sur sa condition, jusqu'au jour où il craquera. Il le sait et elle aussi.
Il a toujours eu fière allure avec son Masque faussé, toujours le port-altier dans les défis à relever. Mais surtout la langue bien pendue et la remarque cinglante pour une Loevi blessée... L'énigme, l'immense énigme qui se pose c'est pourquoi, oui pourquoi il agit comme cela alors qu'il la détruit ?

Tout simplement parce qu'il veut la protéger et l'éloigner de lui.

Il ne veut pas qu'elle tombe avec lui. Mais dans ses jeux sadiques et pervers, il caresse l'Espoir qu'elle sombre avec son propre cousin dans les Ténèbres. Qu'il l'entraîne dans une valse dont elle serait si jolie cavalière. Et lui le ténébreux meneur. Oui, il en rêve. Mais au fond de lui, il aimerait qu'elle l'aide. Qu'elle lui tende la main comme quand ils étaient enfants. Durant leurs petits jeux, souvent le petit Mark tombait à terre. Et qui se tenait devant lui avec un petit sourire mutin ?
Sa jolie petite cousine. Les petites mains s'emparaient d'un Mark souriant et rieur. Qui ne tardait pas à renouveler l'expérience ! Pour voir si là encore, elle l'aiderait. Et ça ne manquait jamais. Mais l'état étrange de l'adolescent lui donnait diverses visions des choses. Il était devenu bizarre en grandissant. Et le fait d'être tombé chez les Serpentard n'aidait pas au développement social de l'adolescent.
Mark en était jaloux, Loevi avait des connaissances... des amis et amies même. Et lui qu'avait-il ? Sa Rancoeur. Ce Miroir qui lui renvoie chaque matin son odieux visage, ce portrait qui démontre ses mauvaises actions passées....envers elle. Il est comme ça.
Mais malgré ça, il se rapprochera toujours. Comme le papillon de nuit devant la source épurée de lumière. Il tentera toujours de la trouver, même si cette dernière restera dans son immense ombre.
Il en a marre. Il ne sait plus quoi faire.

Et si ? S'il s'excusait ? S'il redevenait enfin le Mark qu'elle connaissait.
Non c'est impossible.
Elle le connait comme il est désormais.
Vaniteux et sûr de lui,
Alors que ce sont que foutaises montrées en Société,
Ah si seulement, il pouvait être puni.
Oh comme il aimerait, comme il aimerait sentir que ce soit elle qui lui mette les points sur les i. Oh elle le fera bien avec sa verve habituelle. Mais il n'empêche que le Serpentard peine à réfléchir à tout ça.
Retour brusque à la Réalité. Son Esprit s'est permis moultes vagabondages abrupts dans son encéphale détruite.

S'il voudrait mourir, il aimerait que ce soit elle qui lui assène le coup de grâce.


- Je le sais que tu ne peux peindre que sur mon visage des tissus d'animosité. Que tu me mènes en tapis ? Hein ? on ne parle pas de carpettes à ce que je sache !

Il est vrai que le sujet primordial n'est pas des morceaux de tapis éparpillés dans la conversation. Oh que oui il la connaît comme un frère ! Et il l'aime comme tel.
Il sait justement ce que la portée de ces mots prononcés laisse chez sa cousine. Les yeux dorés remarquent la grimace et le silence pesant. Il lui laisse une trace amère. Elle-même ne s'en prive pas pour le lui stipuler.
Un frère n'abandonne jamais sa soeur ? Et s'il l'aime au point de ne pas voulour la blesser et de la laisser s'en aller ? De la préserver ? C'était faux, il ne savait plus où il en était. C'était si confus que plus aucune pensée ne fonctionnait normalement.
De but en blanc donc. Et sans y mettre les formes. Avec la voix si enchanteresse d'un condamné à l'échafaud. Crime qu'il n'a pas commis. Du moins en partie...


- Je suis un bien mauvais frère. Mais je l'ai voulu.

Encore cette Fatalité. Décidément il était devenu un étranger à ses yeux. Il réagissait de telle sorte qu'en pensées il affirmait une chose et en palabres il en infirmait d'autres. Encore ce Masque, cette chose qui l'étouffait et qui s'emparait de chaque pore de sa peau et à ne plus la laisser respirer. Il n'y pouvait rien. Il avait choisir ce qu'il était.
Une saleté de Serpentard. Oui mais qui ne ressemblait même plus à l'image de ce que l'on se faisait d'eux. Il était en train de perdre devant sa Conscience...
Mais cette désinvolture dont il faisait preuve... Cet appui avec lequel il avait dit tout ces mots, ne cachait-il pas autre chose ? Il lui en voulait de partager sa Vie, il lui en voulait de lui faire avoir des remords ! Oh il lui en voulait d'être elle. Tout simplement.
Il en était épuisé pour preuve. Et le frais du mur l'appelait. Lui faisait comprendre qu'il n'y avait que contre lui qu'il pouvait se laisser aller.
C'est ce qu'il fit. Jamais autant de Liesse ne l'avait parcouru qu'en cet instant...Jamais il n'eut été aussi bien.

Avec elle surtout ...

Les yeux fermés et le sourire serein, il attendait. Il aimait ce silence qui les rendait intimes. Ce moment n'appartenait qu'à eux. Oh qu'ils étaient bien. Il se remmémorait des souvenirs. Oui ce petit incident dans l'arbre. Ce qui le fit plus sourire...
Le regard bien qu'invisible face à celui de son interlocutrice, traduisait la Mélancolie de Mark Resnald et de ses erreurs passées... S'il avait pu, il aurait pleuré pour expier ses foutus péchés. Mais un Mark Resnald ne pleure plus depuis longtemps. Depuis que son Insousiance s'est envolée.
Oui depuis qu'il a grandi. Une voix rompt le Silence, celle de sa cousine. Il l'aurait presque oubliée dans l'Harmonie qu'il venait de créer autour de lui. La petite comptine ! Elle s'en était souvenue ! Mary la Chipie oui. Une petite comptine qui lui collait admirablement bien à la Loevi Leroy.
Toujours cette jolie voix, toujours ce charmant visage qui était avec lui. Il pouvait tout ressentir... Mais il se brisait lui-même. Le souffle saccadé, il écoutait la strophe de la petite comptine. Les mains gantées étaient crispées contre le mur froid. Il en voulait une autre et encore une autre.
Est-ce qu'au moins, il l'obtiendrait ? Il avait gagné peut-être. Et ce avec les Honneurs.....mais....en lui-même il avait échoué.
Il pouvait sentir toutes ses émotions, la voir frémir toute entière rien qu'en gardant ses yeux dorés clos.
C'était à son tour de partager quelque chose... Sa comptine préférée...
Mark Resnald toujours adossé contre le mur fit en sorte que sa voix devienne un murmure, une élégie étouffée parmi des remords constants et croûlants sous une Vérité détestée...

- Little Miss Muffet,
Sat on a tuffet,
Eating her curds and whey;
Along came a spider,
Who sat down beside her,
And frightened, Miss Muffet, away.


Ah la petite Demoiselle Muffet. Loevi la reconnaitrait sûrement.

- T'arrive-t-il de ne penser qu'à un Passé révolu dont on aurait tiré un trait avec une marque indélébile ? Je me rappelle souvent de nos jeux, de nos rires et de nos disputes passagères...Et nos réconciliations toujours explosives d'avec nos caractères opposés. T'en souviens-tu Lo' ? Moi ça me bouffe tout entier.

Lo', le surnom et "ça me bouffe tout entier". Le morbide aveu. Il s'était un peu dévoilé. Et ça le rongeait.
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MessageSujet: Re: DésaBUSEe [PV Marko]   Sam 4 Aoû 2007 - 17:26

Tout comme les mains, les mots étaient tout à la fois des baumes et des armes. Certains étaient capables de repousser au loin le pire des chagrins, comme une promesse d'éternels beaux jours. D'autres étaient totalement vides de sens, jetés dans le vent comme autant de feuilles d'arbres en automne. D'autres encore... étaient si douloureux que la pire torture n'était à côté qu'un paradis en miniature. Et puis...

Et puis il y avait ceux dont on ne savait quoi penser. A la fois tendres, francs, indifférents, vrais, directs, poignants, blessants... Un mélange inextricable de sensations qui faisait naître un cafouillis d'émotions. Sans trop savoir où nous en sommes, nous les prenons pour ce qu'ils sont - ou ne sont pas. Ces paroles étaient de ceux-là.

"Je suis un bien mauvais frère. Mais je l'ai voulu."

Il y avait tout. Il n'y avait rien. Il y avait trop, et pas assez. Il y avait du remords, et de l'indifférence. De la tristesse et du mépris. Des "Si jamais" et des "C'est ainsi".

Si Mark savait mieux que jamais traduire Loevi, Loevi, elle, avait oublié comment faire. Il était... trop différent. Et cette phrase, de sa bouche, ne voulait plus rien dire, aujourd'hui. Autrefois, peut-être... Lorsqu'ils se promettaient de toujours être là l'un pour l'autre... Lorsqu'ils s'imaginaient être une princesse et un prince perdus loin de leur patrie... Lorsqu'ils se plaisaient à croire qu'ils étaient frère et sœur...

Mais tout cela était loin, à présent. Et les années d'absence ne pouvaient être oubliées d'une simple parole un peu énigmatique. Elle ne comprenait pas. Cela faisait des semaines qu'elle ne comprenait plus. Et qu'elle en souffrait, en solitaire. Cinq années. Cinq longues années de silence inexpliquées pour revenir sans la moindre explication supplémentaire. Qu'était-elle censée faire ? Comment était-elle censée réagir ?

Regrettait-il ? Elle ne pouvait le croire. Pas après les dernières semaines. Pas après tout ce qu'il avait tenté pour l'humilier, la blesser, la détruire. Il avouait l'avoir voulu. Soit. Il avait voulu lui faire mal. Il avait réussi. Ne devrait-il pas plutôt en être fier ?

-Sois-en fier, alors, puisque c'est ton choix. Assume un peu tes décisions.

Sa voix était sèche, cinglante. Elle n'avait pas pu retenir les mots. Puis, la comptine, les comptines. Sensations et souvenirs. Tourments intérieurs se déchaînant dans son esprit. La voix de Mark s'éleva après la sienne, entonnant cette affreuse vieille comptine qu'elle détestait, enfant. Qu'elle haïssait, adolescente. Comment ne pas la reconnaître, l'exécrer ? Aujourd'hui elle prenait un sens tout à fait différent. Effrayant. Terrifiant.

Cette petite Miss Muffet, terrorisée par la petite araignée, n'était-ce pas elle face à son cousin, ajourd'hui ?

Elle n'avait pas fini d'en entendre.

-Non, je ne me souviens pas, mentit-elle.

Ces souvenirs s'imposaient à elle comme d'antiques brûlures de l'âme.

-Nos jeux, nos rires, tu dis ? Je ne me souviens que de mépris et de distance.

Les promesses d'enfants énoncées dans l'air d'un mois de mai. Les cadeaux partagés. Les sourires complices lorsqu'elle espionnait la table des Resnald à l'heure du repas.

-Non, Loevi ne se souvient pas de tout cela. Sans doute l'as-tu rêvé dans une sombre nuit solitaire dans tes cachots suintants.

Elle aussi, ça la bouffait tout entière. Elle aussi, sombrait un peu plus dans les ténèbres chaque fois qu'elle repensait à cette époque révolue. Il n'en restait rien. Pas même une miette. Mark y avait lui-même veillé.

-Si cela te faisait réellement souffrir, Mark Resnald l'insensible, jamais tu ne serais venue à moi dans le seul but de bafouer ce que je suis et mortifier ce que je ressens.

Sourire cynique adressé au regard invisible du Serpent.

-Sache au moins que tu as échoué, Resnald. Jamais je ne te laisserai me blesser comme tu comptais le faire pour te venger de ta propre absence.
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MessageSujet: Re: DésaBUSEe [PV Marko]   Sam 18 Aoû 2007 - 11:32

Il se serait saigné à blanc, s'il avait su la tournure qu'auraient pris les évènements ...

Mais il était nettement trop curieux pour passer outre. Après tout c'était bien en pleine épreuve de BUSE qu'il avait énervé la pauvre Poufsouffle. Rien que l'entendre hurler comme une folle en plein milieu de la Salle d'Examen, l'avait galvanisé pour toutes les heures et journées à venir.
L'enrager, la destabiliser, la rendre chèvre ou folle à choisir, c'était une matière où Mark excellait. Il était un Tourmenteur exécrable et un Serpentard talentueux ... C'était l'archétype même de toute manière. Mais il avait renié son blason pour tenter d'être.... le Mark de son enfance. C'était abhérrant de se retrouver en plein couloir à chantonner des Comptines pour enfants en mal de Songes. Il se destabilisait lui-même. Toujours cette fâcheuse tendance à penser autre et agir d'une façon totalement différente.
L'Esprit ne correspondait pas la gestuelle. Au grand dam de Mark Resnald qui ne reconnaissait souvent plus et n'agissait que comme un automate. Il était Serpentard, il était tourmenté, fait de telle sorte que Loevi ne le reconnaissait plus. Et pourtant, nombre de fois dans son enfance idyllique où il s'imaginait des mondes rien qu'avec elle. Mais du jour au lendemain, il s'était mis à l'ignorer. A la haïr, et à la considérer telle une pestiférée. Elle était la branche secondaire de la dynastie non ? Lui, il était le digne Héritier de la principale.
Et il en jouait. Au Manoir désormais, il l'utilisait comme sa seule et unique servante. Elle lui appartenait et il sait qu'elle lui obéirait. C'était dicté comme cela. Loevi n'était qu'un simple objet entre les mains gantées du Serpentard.
Il avait fait donc bien exprès de s'amuser avec elle pour les BUSE et elle avait réagi comme il l'eut profondément espéré ...

Ca devenait bien trop facile et ennyeux à force.

Il avancait de deux pas puis il se mettait à reculer. Rien qu'à voir sa posture. Adossé comme un jeune adolescent faible contre des murs adjuvants et les yeux fermés comme pour tenter de se racheter. De demander une rédemption ... Mais il n'y en a aucune pour les êtres de sa trempe. Il ne regrettait rien de sa condition. Il serait Serpentard jusqu'au bout. Il s'en voulait même d'avoir été loin du compte. Il était fier, Loevi était une pâte qu'il pouvait modeler à sa guise. Chaques réactions, il les connaissait. Chaques pensées, il les sentait. Et chaques remarques encore plus acerbes, il les adorait...
Il était fou d'elle et de ses comportements si faciles à interpréter. Et là encore, elle lui donnait matière à en rire. C'était vraiment trop hilarant. Elle s'énervait. C'était du Jeu, du Savoir ancré dans les veines du cinquième année, la rendre folle à lier, c'était son si fantastique domaine. Il était Princier, Courtisan, Mâitre. Loevi avait réveillé l'odieux Serpent.
Elle aurait pu très bien l'enchanter encore avec quelques vers et quelques mélopées de jeune enfant. Le charmer peut-être. Mais chassez le naturel et il revient au galop aussi rapidement que possible. Lentement la stature du cousin se redresse. Dévorant le silence présent. Seul le frottement du tissu coupe court. Il en prend bien soin et un sourire naît petit à petit sur les lèvres mates. Non pas un sourire timide, placide mais un sourire goguenard et narquois. Néanmoins les prunelles restent toujours fermées, il les rouvrira tantôt.
Il voulait garder l'effet de surprise. C'était nettement mieux quand il le décidait et qu'il maniait la barque à sa manière. Quand il perdait le fil, il se dépêchait de le rattraper. Mark n'aimait pas perdre, c'était indéniable. Alors quand elle lui asséna une violente remarque, il ne put que continuer à sourire. Oui c'était son choix, comme celui d'avoir choisi la Miss Muffet pour illustrer la jolie Loevi.
C'était elle qui avait peur de son cousin. Mais Mark n'était décidément pas heureux d'être comparé à une vulgaire araignée. Mark était un vil Serpent. Or elle tentait de lui faire avaler des couleuvres. Elle ne s'en souvenait pas ? Elle ment. Il avait bien vu les frissons , et les tourments intérieurs, il s'en était imprégné.
Comme si chaque sentiment négatif de la Poufsouffle insufflait à Mark un regain de vie ...

Et si c'était vrai après tout ?


- Tu mens.

L'affirmation était telle qu'elle avait été lâchée telle un couperet au milieu du couloir. Elle mentait, il en était sûr. Il la connaissait non ? Chaque parcelle de mémoire, il l'avait partagé avec elle.
Oui, c'était son jouet favori décidément. Mais ...


- Certes et ce n'est pas prêt de se terminer.

Encore ce ton froid. Les prunelles venaient de rencontrer la pénombre doucement. Un regard vif et teinté d'une Colère indicible. Les orbes dorées fixaient Loevi d'un Jugement presque palpable. Et toujours ce sourire présent malgré les phrases malsaines échangées. Port altier et fier. Il se redresse de toute sa stature longiligne et sombre face à elle. Il se rappelait les sourires encore échangés durant son enfance. Ceux qui étaient complices ....
Mais désormais ils ne seraient que destructeurs et il veillerait de part son Blason de Serpentard.


- Non. Je me rappelle de tes tentatives d'approche, toi ma poupée dont je tire les ficelles, provenant de la branche secondaire des BloodDust.


La suite le glaça. Il n'avait pas perdu de sa superbe, mais c'était dans le mental que tout commençait à se déglinguer et à s'effondrer. Le regard doré et inquisiteur ne risquait pas de ciller face à cette Poufsouffle, mais au niveau du mental c'était différent ...
Tout ce qu'il lui laisserait de cette entrevue, ce serait un goût amer et désobligeant dans la bouche.


- Tout est un Jeu entre toi et moi Loevi. Tu es la souris, je suis le vilain matou aux moustaches vrombissantes prêt à te dévorer. Mais dans le cas présent, tu es le blaireau et je suis le serpent qui t'étouffe avec mes anneaux. Non, j'aime à te détruire, ça me permet de ne pas m'ennuyer.

Il venait de voir le sourire cynique de la Belle. Le regard doré du cousin n'était pas palpable pour Loevi, ce dernier restait dans l'ombre. Un pas puis un autre. Juste en face d'elle. Il avait perdu selon elle ? Non, il avait gagné le fait de la torturer encore plus avec ses idées douteuses.
Les mains gantées s'impatientaient de l'enserrer. Ce qu'il fit. Une embrassade douloureuse et étouffante. Et un murmure amphisbène à l'oreille de la Jaune et Noir.


- Détrompe toi. J'ai gagné.
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Loevi Leroy
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MessageSujet: Re: DésaBUSEe [PV Marko]   Sam 10 Nov 2007 - 12:24

"Tu mens."

Cherchait-il à se rassurer, en était-il juste convaincu, ou le devinait-il, le savait-il vraiment ? Elle n'avait aucun moyen de le savoir, et préférait passer sa vie à l'ignorer. Passer sa vie loin de lui, aussi. Son cousin qu'elle aimait tant. Autrefois.

Elle se tut, le laissant démonter ses pauvres protestations, dans le seul but de lui démontrer que lui seul avait raison, et qu'elle-même cherchait simplement à se défaire de lui. Se défaire de la sangsue qu'il était devenue pour elle. D'années de silence, il s'était de nouveau accroché à elle, plantant fermement ses crochets dans sa peau, verrouillant les grilles déjà fermées sur sa vie.

-Ce jeu, tu es le seul à y jouer, asséna-t-elle durement. Je ne fais plus partie de ta vie depuis cinq ans, l'as-tu oublié ? Tu ne peux plus jouer qu'avec les rares qui supportent encore ta présence, quelques Verts épars qui méritent une ovation pour un tel exploit, ou du mépris pour une telle stupidité. Oui, Resnald, ils sont stupides, stupides de ne pas comprendre ce que tu es ; ou alors c'est qu'ils sont comme toi, des serpents qui se veulent venimeux mais ne font que mordre la mousse de vos cachots.

Elle ne se souvenait pas d'avoir déjà été si hargneuse avec lui, elle ne l'avait en fait jamais été. Elle n'avait pas non plus envie de l'être, mais face à lui, c'était la seule défense dont elle disposait. C'était minable. C'était l'arme des faibles, la seule dont elle pouvait se servir face à quelqu'un que ce genre de paroles n'affectaient même pas et n'affecteraient sans doute jamais. Elle ne pouvait que se défendre et reculer, et finalement, elle perdrait face à lui. C'était inévitable.

Il s'approcha d'elle d'un pas vif et l'entoura de ses bras. C'est du moins ce qu'elle crut qu'il allait faire mais, au lieu de ça, il prit son cou dans ses mains et se serre contre elle, murmurant ces paroles assassines à son oreille. Le pire, dans l'histoire, c'est qu'elle ne pouvait rien dire, rien nier : il avait raison. Dans son esprit malmené, il n'y avait aucune place pour la lucidité : il avait perdu tout autant qu'elle. Cette confrontation ambigüe en était la preuve irréfutable.

Elle faillit se laisser aller contre lui. Un court instant seulement. C'était tentant, cette chaleur si longtemps refusée qu'elle avait presque fini par l'oublier. Un regain de souvenir quand encore enfants ils se tenaient par la main et gambadaient joyeusement dans le parc. Ou quand ils se prenaient dans les bras l'un de l'autre, à l'abri des regards des grands, pour simplement se réconforter d'ils ne savaient quoi. Des moments privilégiés dont personne ne pouvait imaginer l'existence. Un échange à jamais bafoué par l'un de ceux qui les partageaient avec autant de sincérité.

A cette époque, ils représentaient l'un pour l'autre leur seul univers, le seul qu'ils voulaient. Aujourd'hui, c'était un monde dont ils ne voulaient plus entendre parler, un enfer empoisonné où ils se noyaient pourtant sans chercher à en sortir. Une drogue mortelle.

Elle faillit rester là, contre lui. Faillit Seulement. Le conctact nauséeux de ses gants sur son cou la convainquirent que c'était loin d'être une bonne idée. Il n'était plus le même, il était devenu mauvais, au plus profond de lui, et quelque part dans sa tête, elle était persuadée qu'il était capable de la tuer, là, tout de suite. De serrer ses mains autour de son cou pour la priver de son air, et de la laisser morte sur les pavés froids du couloir. Il en était capable. Et personne n'était là pour venir la sauver.

Prise d'un acès de panique, elle le repoussa brusquement et s'écarta de quelques pas. Cette fois, elle ne pourait pas le cacher : la peur se lisait clairement sur son visage. Elle voulait une étreinte fraternelle comme celles d'autrefois, mais si elle le laissait faire, ce serait la mort qu'elle rencontrerait. Elle n'était pas prête à ça. Pas prête à mourir, et surtout pas par sa main. Elle en prenait lentement conscience : ce n'était pas son cousin qu'elle avait en face d'elle, c'était un tueur. Et des paroles lui revinrent en mémoire. De sombres rumeurs sur sa famille. Une dynastie entachée de sang, si l'on en croyait les on-dit.

Et si tout était vrai ?

-Laisse-moi... souffla-t-elle d'une voix tremblante. Ne m'approche plus jamais...

Cela allait être difficile ; l'été se profilait, et il risquait d'en profiter. De transformer ce qui était déjà un enfer en pire encore.

Elle ramassa vivement ses affaires abandonnées par terre, sans quitter Mark des yeux, et fit brusquement demi-tour pour s'enfuir le plus vite possible, le plus loin possible de lui. Une fuite éperdue qui trouverait sa chute dès son retour à Londres.


¤ Fin ¤
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