Jeu de rôle basé sur les règles inventées par J.K. Rowling dans l'univers de Harry Potter.
 
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 Le Journal d'Enki - Ironie des thèmes communs

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Enki Youshenko
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MessageSujet: Le Journal d'Enki - Ironie des thèmes communs   Mer 16 Aoû 2006 - 18:10

A Shanty

Garde-le précieusement pour me le rendre le jour où j'en aurais besoin.
Ecris dedans de temps en temps ou ouvre-le juste pour écouter la musique.
Journal boîte à musique.
Avec Egon, j'ai réussi à l'enregistrer et à jeter un sortilège pour qu'elle joue dès que tu commences à lire.
Au fil des pages se joueront aussi les musiques qui ont traversées notre couple, ma vie cette année.
Les musiques s'arrêteront quand tu refermeras le journal.

Enki




Un jour de mai




La chute





____________ Rance est ce goût que tu laisses sournoisement dans mes pensées évidées
____________ J'ai des silences à foison qui pleuvent de mes aurores jusque dans mon coffre
____________ Pendant que tu t'acharnes avec sadisme et cruauté sur la fin de mes journées
____________ Sans respecter jamais les douceurs d'amour et les temps morts que l'on m'offre.

____________ Si je te nomme, tu blesses mon regard d'un coup de griffe et arrache mes yeux
____________ Tu te fixes aux haillons de mes émotions et souilles, en riant, mon louable espoir.
____________ J'étanche mes déluges, je frotte jusqu'à saigner toutes ces marques tavelées de noir
____________ Et jamais oripeau n'est assez infini pour purifier mon visage de tes dartres haineux.


____________ J'ai mal



____________ Relevez-moi, poussez-moi dans l'arène pour que je me batte encore avec fierté.
____________ Soignez mon visage malade et les vomissures infectes de mon ressentiment.
____________ Retirez de ma peau le label rougi des regrets et du trouble où je glisse gentiment.
____________ Je ne tiens plus sur mes deux pieds que, ce matin, la détresse a tronçonné
    __________________ Quand on m'a dit qu'il me faudrait vous quitter,
    __________________ Quand Toi, Destin, tu as décidé de tout gérer.
    __________________ Quand Moi, Pantin, je t'ai obéi pour de toi me débarrasser.
    __________________ Quand Vous, Regrets, vous m'avez commandé de pleurer.


Dernière édition par le Sam 2 Sep 2006 - 3:53, édité 2 fois
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Enki Youshenko
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MessageSujet: Re: Le Journal d'Enki - Ironie des thèmes communs   Mer 16 Aoû 2006 - 18:41

Musique

Bal de fin d'année - Juin






C'est un couloir. Noir.
Aveugle, avancer à reculons dans le labyrinthe des miroirs retors.

C'est une offrande. Lavande.
Trouver en son milieu le Minotaure endormi, peut-être déjà mort.

C'est un secret. Bleuet.
Glaner les secondes de silence perdues à la lisière de l'indicible et de ce que je sais de lui.

C'est une prose. Rose.
Chanter mes incantations débiles pour la résurrection du trépassé dans sa nouvelle vie.

C'est un mépris. Gris.
Haïr le ciel et ceux qui l'habitent de n'avoir jamais été assez forts pour rester en vie.

C'est une misère. Vert.
Dans l'espoir emprisonné par la raison, ramener à soi celui qui fui.

C'est un tourment. Blanc.
Courir à perdre haleine vers la candeur de ce souvenir où elle dort.

C'est un adieu. Bleu.
Chanceler sans qu'elle ne sût votre présence et savoir les lacis nous emprisonner au-dehors.
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MessageSujet: Re: Le Journal d'Enki - Ironie des thèmes communs   Mer 16 Aoû 2006 - 20:05

Un jour de Juin vers la fin de l'année



La Mémoire

Cours. Cours. Cours.
Ne te retourne pas.
Cours. Cours. Cours.
Trop tard, Elle est là.
Cours. Cours. Cours.
Ne la regarde pas.
Cours. Cours. Cours.
Elle se moque de toi.




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MessageSujet: Re: Le Journal d'Enki - Ironie des thèmes communs   Mer 16 Aoû 2006 - 20:07

Après le bal, Juin



Le Temps

Court. Court. Court.
Le Temps, obstiné, relèvera le combat.
Court. Court. Court.
Le Temps passe et tu m'oublies déjà.
Court. Court. Court.
La Mémoire, perdante, court à son trépas.
Court. Court. Court.
Et le Temps, vainqueur, écourte mes tracas.




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MessageSujet: Re: Le Journal d'Enki - Ironie des thèmes communs   Mer 16 Aoû 2006 - 21:59

Musique

Mars, pages arrachées



Éloge et pouvoir de l'absence

Je ne prétends pas être là, ni survenir à l'improviste,
Ni paraître en habit et chair,
Ni gouverner par le poids visible de ma personne,

Ni répondre aux censeurs, de ma voix ;
Aux rebelles, d'un oeil implacable ;
Aux ministres fautifs, d'un geste qui suspendrait les têtes à mes ongles.

Je règne par l'étonnant pouvoir de l'absence.

Mes deux cent soixante-dix palais tramés entre eux de galeries opaques
S'emplissent seulement de mes traces alternées.

Et des musiques jouent en l'honneur de mon ombre ;
Des officiers saluent mon siège vide ;
Mes femmes apprécient mieux l'honneur des nuits où je ne daigne pas venir.

Égal aux Génies qu'on ne peut récuser puisque invisibles
Nulle arme ni poison ne saureront venir ou m'atteindre.


Victor Segalen







Aujourd'hui, journée chargée. Entraînement pour le quidditch et sélection. Shanty était a bout... faut dire qu'on n'a pas été tendre avec elle, Deneb ne l'a pas beaucoup aidé, elle s'est pointée avec quarante minutes de retard.

Quand mon tour est passé, je l'ai attendu sur les gradins. Je la regardais faire bosser les autres poufsouffle pour reconstituer l'équipe. Je suis même pas sûr que le papier sur lequel j'écris soit prêt à recevoir mes confidences sur ce que je pensais en la regardant.

J'ai attendu longtemps que ça se finisse. J'avais envie de lui changer les idées, qu'elle fasse un peu autre chose que la préfète ou la capitaine. Je sais bien que je suis personne pour prétendre à lui arracher des moments de douceur mais fallait bien tenter.

On a marché un peu pour s'en aller vers le château, dans un excès de confiance en moi je lui ai dit "vas y demande moi ce que tu veux, je vais tâcher d'excauser ça"

Elle voulait aller à Pré-au-Lard. J'ai grave flippé et tout de suite je me suis dit que j'aurais du formuler ma question autrement, j'avais trop peur qu'on se fasse coincer. Deux préfets en cavale, c'est pas cool.

Et finalement, je regardais les perles de sueur et ses cheveux dans tous els sens qui me rappellaient qu'elle avait vécu une sale journée. Un sourire sur son visage ça valait bien une escapade interdite. Un air un peu spécial chantait dans ma tête, je me souviens plus bien mais ça va me revenir.

Le destin s'en est mêlé, un aigle assez étrange nous a coupé la route, nous repoussant vers le hangar à balai sur le terrain. On était coincé. Pas cool pour la soirée idéale que je voulais lui faire passer. Quand j'entreprends quelque chose de toute façon, ça a toujours tendence à foirer; je dois m'habituer, ma vie, elle va de travers ou alors elle va pas. Je préfère encore que ça aille de travers.

Finalement dans le hangar, c'était plutot chouette, je me suis amusé à lui construire une cabane avec les cochonneries qui trainent un peu partout, c'était le sensé être le restaurant où je l'aurais amené si on avait été ailleurs. C'était le resto le plus minable de toute l'Angleterre mais on s'est éclaté.

Je voulais tout savoir sur elle, on a parlé pas mal...

Je l'ai dit ou pas qu'entre temps on s'était embrassé pour la première fois? Je l'écris des fois que j'oublie! on s'est embrassé pour la première fois... je me suis senti léger, et moins seul. J'avais parfois l'impression que l'ombre de Dwi n'était pas contente, comme si mon inconscient me disait qu'elle avait peur que ma relation avec Shanty fasse qu'on se voit moins.

Je crois pas moi, des amis, ça se voit tout le temps...

Dans le futur faut que je pense à ce qu'elle a dit Shanty: faire le tour du monde en Hippogriffe, ça peut être drôle, mais ça va... j'ai toute la vie pour me taper des délires.

En rentrant dans la salle commune, puis dans mon dortoir, j'ai pas réussi à dormir. Demain c'est double cours de divination avec le nouveau prof et j'appréhende vachement, car je déteste ça.

Alors je dessine depuis deux heures mais mes yeux ferment toujours pas...

Je pense a des choses et d'autres, je pense que la fin de l'année va arriver très vite et que j'ai pas fait un quart de ce que je voulais faire.

Aller, au lit, on verra demain !


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MessageSujet: Re: Le Journal d'Enki - Ironie des thèmes communs   Mer 16 Aoû 2006 - 22:39

Musique

Un jour de mai,
quand les fleurs commencent à disparaitre et que les nuits sont trop courtes...
j'ai du rêver, ça c'est en juillet





Je voulais faire une sieste!! C'est quoi son problème avec celle-là ? Rien que vingt minutes de répit ! Partout, elle est partout, elle me tue!

Ah! Je dois me calmer sinon je vais péter un chaudron !

Je suis allé dans la serre pour une petite sieste incognito. Max est venu me parler un peu, ça faisait du bien d'être loin de la cacophonie de la salle commune. Les Kaïtos ont fait de la salle commune une sorte de refuge, y'a les tranchées et tout le reste. Destiny et Isis avec leur matous sont pas mieux... une fois sur deux ça termine en guerre civile. En général je ris plutôt ça fait toujours plaisir quand y'a du monde dans la salle commune.

Je les regarde en bossant à moitié un devoir que je terminerai que tard dans la nuit et je me demande ce qu'ils feront tous quand ils seront adultes. Moi c'est bientôt, je quitte l'école !! Ah moi la liberté... enfin, tant que mon père n'est pas là pour opposer son droit de veto sur mon bonheur

Je dois y aller, je terminerai plus tard. Je crois que j'entends encore Deneb qui tente de s'échapper de son dortoir pour rejoindre Egon! Un jour elle va se faire coincer par Rusard et ça va pas louper, on va encore perdre des points.



Je sais plus où j'en étais. Ah oui, Je faisais la sieste, tranquille, j'avais envie d'être loin de Sandwi. J'aime quand elle est avec moi, mais des fois non. Des fois je veux de l'air, elle comprend pas. Et moi, je ne veux pas lui dire pour ne pas la vexer. Alors je me cache. J'étais ridicule quand je tentais de longer les murs en direction du Grand hall pour sortir vers les Serres. Mais j'avais réussi... mais elle elle a réussi à me retrouver. Comment elle fait? Elle a un radar, c'est pas possible !

Je l'ai planté avec Max et son frère pendant qu'elle faisait le clown..

Et elle m'a retrouvé quand même. Dans une salle abandonnée où j'étais en train de parler avec une fille qui semblait un peu... sur la défensive. Elle devait croire que je la draguais. Si je l'avais dragué elle l'aurait vite vu, j'ai l'air d'un abruti à qui a peur de demander du gâteau à la citrouille: je regarde partout, je perds mes moyens, je bégaye, je fais des blagues qui font pitié... j'ai pas fait tout ça. Elle me prend pour qui ? Un jour va falloir qu'avec les mecs de l'école on crée une structure ou une asso anti-filles, des fois elles crânent beaucoup !

Je vais y penser sérieusement !

Dwi est revenu à la charge, m'a débarrassé de la folle qui me prenait pour un obsédé de la baguette et on a encore fait des bêtises. Elle arrive toujours à ses fins. Je suis navrant.

On s'est balader dans le parc by night, c'était cool en fait... je l'avais jamais vu comme une fille Dwi. C'est marrant à dire, non? C'était surtout une pote quoi.

Ce soir-là j'ai bien dû me rendre compte que c'en était vraiment une car elle m'a demandé d'aller au bal avec elle. Oh la ! L'anticipation totale...

Shanty m'a rien demandé elle... mais c'est normal non que j'y aille avec ma petite amie?
Pourtant, je me sentais pas des masses bien quand j suis revenu ici tout à l'heure. Je sais pas pourquoi, je sais pas ce qu'il se passe.
Y'a un truc bizarre, ça change...

Ca me met inconfortable mais quelque chose change et je me rends compte que je peux passer des heures a m'inquiéter si je la voix pas dans la journée. Je la fuis et en même temps elle me manque si elle est pas là.



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MessageSujet: Re: Le Journal d'Enki - Ironie des thèmes communs   Mer 16 Aoû 2006 - 23:06

Musique

Un soir de Juin



Jumeaux
Âmes soeurs
Double
Miroir
Incertitude
Reflet
Enfance




Depuis tout a l'heure j'écris des mots un peu partout sur ma feuille de parchemin.
C'est un peu n'importe quoi.
Je sais pas.

Ca va puis ca va plus.

J'égoutte mes pensées sur mon papier pour pas avoir à égoutter mes yeux dans mon oreiller.

Trois fois que j'essaye de me rendormir, j'y arrive plus.

Je fais des cauchemars, j'ai peur de dormir.
Les choses que j'oublie dans la journée me reviennent comme un boomerang.
Ca se trouve non, je ne les ai pas vécu ces choses là.
C'est un peu n'importe quoi.
Je sais pas.

Ca va puis ca va plus.


Je suis fasciné par des trucs stupides.
La lumière que produit ma baguette par exemple, là pendant que j'écris... je me demande d'où c'est que ça vient toute cette magie.
Je me le demande car quand je vois mon père moldu incapable de changer une ampoule et de demander à ma mère de le faire à sa place...
C'est un peu n'importe quoi.
Je sais pas.

Ca va puis ca va plus.


Je me rends compte que j'oublie des choses, des gens, des faits mais pas mes connaissances... par exemple, je sais encore me servir de ma baguette, d'une fourchette, d'un couteau, je sais ce qu'est un elfe de maison, ce que je fais à poudlard, tout ces trucs là.

Mais quand je descend dans la salle commune, des fois je vois des visages et j'ignore si je suis sensé les connaître ou pas. Alors je trace vers la Grande salle, sans regarder personne et je mange en deux deux avant de m'enfermer a nouveau dans mon dortoir.

J'ai peur du bal. J'ai peur de danser avec Shanty et de plus me souvenir comment elle s'appelle.
Je l'aime tellement et j'arrive pas à lui dire car j'ai peur de me tromper.
Ou de la tromper.

Est ce que l'amour laisse des secondes chances?
C'est un peu n'importe quoi.
Je sais pas.

Ca va puis ca va plus.


Je crois que je ne m'aime plus,
J'avais des doubles à tous les coins de rues,
Jamais seul, jamais perdu.
Soit ma Lumière me montrait la route,
Soit mon Ombre effaçait mes doutes.


Des âmes soeurs, des amours jumelles dans les couloirs,
Où je me balade maintenant incertain de savoir les voir.

C'est un peu n'importe quoi.
Je sais pas.

Ca va puis ca va plus.


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MessageSujet: Re: Le Journal d'Enki - Ironie des thèmes communs   Mer 16 Aoû 2006 - 23:30

Musique

Pages arrachées, des jours grains de sable







Sandwi, Shanty vous êtes si présentes en ma tête.
De quoi puis-je leur en vouloir ? Qu'ai-je à leur reprocher ? Je leur en veux de me rendre fou, de ne plus savoir discerner le bien du le mal, le oui du non, le peut-être du certainement, l'amour de l'amitié, mes nuits et mes jours, mes remords et mes regrets, le courage de la lâcheté. Mes horizons sont inversés.
Vous me rendez chèvre.

Sandwi, Shanty, vous êtes si semblables et si différentes à la foi.
Je méprise les inexactitudes qu'elles ont fait naître en moi et je ne peux rendre l'une heureuse sans faire de l'autre la malheureuse. Ainsi, aimer deux fois en même temps ne multiplie pas l'amour mais le divise et de cette équation le seul inconnu, c'est moi. Il n'est ni d'équerre ni de gomme pour refaire les angles, effacer les erreurs, pas de compas assez précis pour arrondir l'esprit sinueux, casser les droites toutes tracées qui ne mènent qu'à la tristesse. Je hais l'arithmancie, je hais la science des chiffres qui plus juste que celle des cœurs trouve le résultat de toutes choses. De l'amour, elles ont créée mon aversion.
C'est certain, vous voulez ma peau.


Février – Bal de la saint Valentin

Sandwi, Shanty, vous êtes si impromptues.
D'abord, j'ai vu Shanty et le ciel s'est refermé sur mon passé. A nouveau, j'ai cru pouvoir me conjuguer au verbe aimer que je pensais avoir définitivement rayé de mes tableaux de grammaire. Il était froid ce mois de février. Il était beau et cachait dans ses vents frais beaucoup de surprises que je n'attendais pas, me faisant jouer un rôle qui n'aurait pas dû être le mien. Je suis mauvais en chef d'orchestre, mes instruments sont mal accordés. Ensuite, j'ai vu Sandwi, mon ombre nouvelle se fondant dans mon ombre ancienne. Elle était aussi inattendue que Shanty mais je n'y ai pas pris garde. Je n'y ai pas pensé au danger qu'elle représentait. L'époque était belle jusqu'au mois de mai. Ce que Dwi m'apprenait, à Shanty je l'appliquais. Dwi était vie, joie, présence, audace et protection. Shanty était mon terrain de jeu préféré, ma belle, ma douce, ma tendre Shanty. J'avais un amour, j'avais une amie.
Et je me disais, "Ca y est, je suis au paradis"


Mai – Fais ce qu'il te plaît

Sandwi, Shanty, vous êtes si dures avec mon cœur
Plus le temps passe, plus l'ombre de Dwi avale mon âme. Shanty absente souvent, à courir, à travailler, à se donner à tous sans s'adonner à moi… Comme il est dangereux le cœur naïf d'un garçon. Comme elles sont dangereuses à mieux savoir que nous ce qui le fait faiblir! Sandwi m'a dépossédé de la confiance que j'avais en mon amour pour Shanty. Shanty a volé mes certitudes en laissant faire notre amitié à Dwi et à moi. "Elle s'en fout ?" je me demande chaque matin en pensant à ma préfète overbookée. Pour avoir des moments avec elle, je dois les lui dérober. Et tant d'amour naissant pour Dwi qui éclabousse la toile de mes désirs pour Shanty ! J'ai refusé de faire attention et je mets en garde tous les garçons de partager plus d'amitié avec une fille que d'amour avec votre petite amie, l'on ne discerne plus bien les frontières après. L'un est aussi important que l'autre, il n'est que le vocabulaire pour les dissocier car dans le cœur, c'est la même chose.
Vous me rendez chèvre.


Juin – Un bal et deux baisers

Sandwi, Shanty, vous êtes si agaçantes
J'ai attendu longtemps que Shanty m'invite à ce bal. Quatre autres l'avaient fait avant qu'elle ne se décide mais jamais ce ballet de jupons ne me fit tourner la tête car la chorégraphie de ces demandes furent un supplice au bout du compte. Mowana et sa baguette bien astiquée ont mis un terme à mes fuites répétitives, j'ai repoussé longtemps l'instant du choix: Shanty? Dwi? Dwi? Shanty? Leurs prénoms étaient suivi de trop de points d'interrogation.
Vous voulez ma peau…

Sandwi, Shanty vous êtes si courageuses que vous faites mon malheur.
Si ces demandes au bal ne m'ont pas fait tourner la tête, Mowana a l'avantage sur le destin de m'avoir mis la tête sans dessus dessous. Les pieds à l'envers, dos à l'une et face à l'autre, ce qui faisait la différence jusqu'ici entre Dwi et Shanty a disparu: un simple baiser qui les démarquait. Je n'avais jamais touché Sandwi. Mes caresses et mes douceurs étaient réservées à Shanty. Qu'est-il advenu de mon cœur le jour où Shanty n'a plus eu l'inédit de mon intimité ? J'ai méprisé Sandwi comme jamais et je la méprise encore. Les baisers de Dwi sont au parfum sucré des friandises nacrées. Ses lèvres ont recouvertes les miennes comme un voile sensuel, un drapé de velours. J'ai senti qu'elle me donnait en quelques secondes tout ce qu'elle avait à me donner car elle ne savait pas si un jour elle pourrait recommencer. Parce que ce baiser était interdit, il a provoqué en duel tout ce qu'il y avait de sagesse en moi. Mon dos, mon ventre, mon cœur tremblaient, j'ai retenu mes mains d'inviter son visage à rester contre le mien. J'avais envie de plus et j'avais envie de moins. Je lui ai rendu son baiser mais le mien était moins que le sien. Je l'ai méprisé et je la méprise encore car elle m'a donné la sensation de l'éternité, des rêves à refouler, des incertitudes par milliers, de l'amour à la place de l'amitié, du désastre à combattre pour rester intègre. Dwi... Quand je serai parvenu à oublier comme je me suis senti au bout de son baiser, alors je pourrais me dire que l'enfer s'est refermé et que ça y est, je suis au paradis.

Sandwi, Shanty vous êtes si loin à présent.
Puis, j'ai commencé à perdre la mémoire. Je fais la course contre mes souvenirs pour garder encore longtemps les visages et les instants, même les plus insolites, qu'elles ont bien voulu me faire vivre. Même la douleur je veux la garder car elle jouxte mes moments de bonheur. J'ai, durant le bal, retrouvé ce que j'avais perdu pour Shanty: mon amour et mon désir. Les baisers de Shanty sont des pétales de roses qui ne fanent jamais, recouvrant mes jardins fait d'épines et de ronces d'un duvet de satin où plus rien ne m'atteint. Ses lèvres me protègent de mes troubles et me ramènent chaque fois ma mémoire oubliée. Elle a de la magie dans toutes ses caresses et fait de chaque tendresse une promesse de diamant. Son souffle sur ma bouche frissonne mes envies de l'emmener loin d'ici et me ranime chaque fois que j'oublie. J'ai une confiance aveugle en elle et nos baisers sont plus que des "je t'aime". Je lui en veux tellement de ne rien me donner à lui reprocher pour rendre plus facile l'enlisement de mes deux sentiments. Car je vous perds l'une et l'autre et le commandement que je fais à mon âme pour ne point vous soustraire à l'histoire de ma vie, n'est qu'un combat stérile puisque je m'en irai où l'on ne me peut trouver.
Je vous reproche en vain de m'avoir fait vous aimer et je vous aime sans fin mais cet amour est ma fin. J'emporte dans mon exil, vos sourires et vos charmes. Il semblerait que nous ne nous sommes pas destinés. Voilà comment finissent les triangles amoureux. La géométrie du cœur n'accepte que les droites. Nous étions trop irréels, nous n'étions pas égaux et, à cours de souffle, je prends la tangente de notre tendre cercle. Si vous me détestez, j'aurais un peu gagné... vous éloignant de moi, je saurai faire plier votre amour passé pour qu'à d'autres garçons vous vouliez le donner.
Shanty, Dwi, c'est avec le sourire que je vous confie une dernière fois comme vous me rendez chèvre…
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MessageSujet: Re: Le Journal d'Enki - Ironie des thèmes communs   Jeu 17 Aoû 2006 - 0:23

Musique

Un matin de juin




    Ma Lady est mon histoire, ma promise, ma première.
    Elle raconte savie sur des papiers de lumière
    Où je suis le héros qui brave les ombres,
    Déchiffre les énigmes et les nombres.
    Récompense à la clé? Sa peau sous mes lèvres.
    Goût salé goût sucré, tendre guerre amorcée.
    Elle me fait revenir d'étranges batailles,
    Me condamne toujours à survivre à ses failles.

    Si l'histoire tourne mal, elle efface et chiffonne,
    Duplique nos mémoires sur du papier carbonne.
    Et princesse, et naïade, et sirène, fée ou reine,
    Paysage merveilleux où n'existe pas la peine.

    O ma belle, tant de fièvre, ça ne peut pas suffir
    De m'écrire, me maudire ou d'aimer mes mots dire!
    Elle raconte, elle narre et jamais ne s'arrête,
    Coup de gomme sur l'erreur: un mot con, un mot bête.
    L'encre coule, ça défoule, nos salives sont sèches.
    Elle m'attire, me commande, tout de moi est de mèche.
    J'aime ses mots qui me noient, ses miroirs de moi.
    Son corps ébonite, son sourire qui m'affole,
    Ses collines interdites dans nos nuits les plus folles,
    J'aime à lire ses fantasmes où elle couche d'un bras,
    Tout mon être, ma sagesse par une rime sur moi.
    Raconte-moi, raconte-nous, ne cesse pas d'écrire,
    Elle est mon histoire, ma mémoire, mes délires.




Un jour j'ai écrit ce poème pour un ami. Il voulait le donner à quelqu'un.
Aujourd'hui, je me demande si je ne l'avais pas un peu écrit pour le quelqu'un à qui mon ami voulait justement le donner. Oui, je crois que c'est probable dans cette mythomanie qui m'amenait sur des versants plus sombres de mes désirs.

J'ai pas de réponse, je sais rien.

Je viens de terminer de lire le cours de divination. Je me demandais à quel moment de la vie on devait se laisser avoir par les signes ou non?

Dwi tout à l'heure, je voulais la voir pour qu'elle me donne la certitude que je me trompais pas d'amour. J'avais fait quitte ou double: si elle s'asseyait à ma gauche, la place de mon coeur, c'était Elle. Si elle allait à ma droite, côté honneur, c'était mon amie

J'ai rien dis, j'ai attendu. J'ai fermé les yeux pendant que je lui tendais la main vers le côté gauche. J'ai un peu triché.

En fait, je voulais tricher car la moitié de moi voulait l'aimer sincèrement, l'autre moitié, celle qui aimait Shanty, voulait rien savoir, elle faisait abstraction de tout et cherchait à tromper mes gestes.

Dwi n'a pas suivi ma main et elle est allée s'asseoir à droite de toute façon.

J'étais furieux et en même temps rassuré.

J'avais fait le bon choix.

Alors pourquoi, je suis triste ?

Je l'ai dessiné toute la soirée pour garder dans mon cahier de dessin son visage des fois que... enfin, ne pensons pas au pire.

C'est trouble, c'est flou. Bleu.

Je vais poser ma plume et ma tête sur mon oreiller, je crois que je dois dormir un peu si je veux être en forme pour demain. Faut tout ranger la salle commune avant de partir. Dépard après demain...

Je l'ai écrit ou pas que j'étais Champion de ma maison? Pourtant avec Egon on avait bien spécifié et organisé une belle campagne anti-nous-mêmes

Personne ne nous a écouté, il a même fallu un deuxième tour pour pouvoir éliminer Egon de la compétition, j'ai jamais vu quelqu'un se démener autant pour pas participer à un truc. Je crois qu'il veut pas revenir à Poudlard, il veut bosser.

Il a eu la gentillesse de bien vouloir m'accompagner dans mon tour d'Europe avec Alexandrei... Alexi.

J'ai trop de choses en tête. Faut pas que j'oublie, j'essaye d'écrire à toute vitesse pour consigner le plus de choses possible avant de disparaitre mais trop de choses se bousculent. J'écris comme un cochon, l'encre goutte de partout, j'ai les mains noires d'encre, comme mes pensées.

Demain, je ferai mieux, j'écris plus sereinement.
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Enki Youshenko
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MessageSujet: Re: Le Journal d'Enki - Ironie des thèmes communs   Sam 19 Aoû 2006 - 22:32

Musique

21 juin




Mon matelas, le tueur de rêves.

On ne dort pas bien dans les dortoirs des poufsouffle depuis quelque temps. C'est la chaleur de l'été. Pourtant nous sommes dans les caves. Cette antinomie est la même que dans mes nuits.

Il a des filaments de lumière pendus à mes rêves. Quand je me retourne dans mon lit, je m'y emmêle. Ils m'étranglent, me voilà dansant sur le gibet de mes désirs. Je tremble mais je ne cris pas car je sais l'impuissances des songes et dans mes rêves, je sais que je rêve. Ca serait mon cauchemar de les voir se réaliser.

A quoi je rêve? Je ne l'écrirai pas de peur que ça ne se réalise jamais.

Mon matelas est le délateur silencieux de mes nuits inachevées. Il me tend les bras pour recueillir sur lui mon corps inerte après des journées passées à le charger d'idée confuses et pesantes mais il me tord le dos exprès pour m'empêcher de dormir convenablement, de plonger dans les profondeurs de mon inconscient pour avorter les idées confuses et pesantes chargées dans mon corps durant les journées. C'est un chiasme. Alors les idées confuses et pesantes restent-là au petit matin. Elles tentent de se déguiser mais je les reconnais. Elles sont plaquées sous mes yeux cernés ou cachées dans les plissures de mes paupières.

Je ne sais pas pourquoi je pense ça.

J'ai arrêté de vouloir être logique avec moi-même quand je me suis rendu compte que l'envie même d'être dialectique dans ce monde illogique était une aberration. Je me sens bien entre mes couvertures brodées par l'insouciance et la jeunesse. Quand j'arrive parfois à trouver le sommeil, c'est que j'ai pris mon oreiller et que je suis descendu dans la salle commune pour dormir sur le canapé. Mon oreiller perforé par mes rêveries les plus cuisantes n'est plus aussi confortable mais je m'y fais. Au moins, je peux dormir, puis je remonte tôt dans le dortoir sans faire trop de bruit, avant que les autres se réveillent.



Avec Hagrid on a étudié les sirènes. Elles ont refusé d'appartenir à la race des sorciers humains pour participer à la vie et aux décisions politiques car elles ne voulaient pas être assimilées à certains groupes tels que les vampires.

Elles sont pourtant aussi dangereuses qu'eux. Dans mon pays, il y a des vampires. La Moldavie et la Roumanie ont donné naissance à beaucoup d'entre eux. Mes rêves sont un peu comme ces sirènes: ils refusent d'être mêlés à ce suceur de temps qu'est l'espoir. Politiquement Youshenko, ça ne va pas ensemble des rêves et des espoirs, il ne faut pas prendre les uns pour les autres; espérer qu'avec le temps les solutions viendront. Je pense bien que si je veux que ça se passe, je dois arrêter d'espérer et juste le faire.
oui? non?


Je verrai demain, si cette nuit je dors bien.
Je verrai demain si je dois garder l'espoir de voir mon rêve se réaliser ou juste le faire quitte a le perdre. "Le" = espoir ou rêve, au choix.

A quoi je rêve? Je ne l'écrirai pas de peur que ça ne se réalise jamais.

Je me fais mon lac des cygnes en solitaire et la mort du cygne c'est la mort de mes rêves...
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MessageSujet: Re: Le Journal d'Enki - Ironie des thèmes communs   Ven 25 Aoû 2006 - 19:43

Musique

Juillet





Comme une évidence

Est-ce qu'il s'acharne ou est-ce qu'il joue?
Est-ce un bonheur ou un dégoût?
Est-ce une faute que de reculer?
Est-ce que je devrais plutôt sauter?
Comme une évidence le destin me sourit,
Fait de moi ce qu'il veut dans ses mains impolies
Qui n'écoutent ni mon âme ni mes choix fatigués
Qui ne juge jamais bon de me laisser esseulé.

Est-ce qu'elle m'aime ou est-ce qu'elle joue,
Quand elle s'allonge sur mes aveux
Et que rien d'autre ne compte sans eux
Et que rien d'autre ne vit en nous?
Comme une évidence elle me bouscule,
Fait de moi ce qu'elle désire
Entre ses mains d'où je voudrais partir
Pour me sentir, au monde, moins minuscule.


____________________________________________________


A Alexandrei
Musique


Je pars demain avec Alexandrei et Egon pour faire le tour de l'Europe. J'ai évité tout le monde ce matin, même Shanty... a moins que cela soit elle qui m'évite. Je sais pas, je ne l'ai pas vu mais je lui dis: "je t'écrirai"
Je me demande si j'ai menti.


Le dernier repas à la table des poufsouffle était extraordinaire, j'avais le coeur chaud. Ca brûle encore dedans. Deneb et les autres m'ont fait vivre une expérience bouleversante, j'ai glissé dans des ténèbres habités par leur conscience et ils me chantaient mon dépard comme si je n'allais jamais revenir.

Je dois peut-être leur dire que je reviendrai. Je dois peut-être leur dire que je ne me trahirai pas car je ne veux pas qu'ils me perdent tout à fait.

Je leur dirai.
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MessageSujet: Re: Le Journal d'Enki - Ironie des thèmes communs   Jeu 31 Aoû 2006 - 23:51

13 juillet, nuit


A grand renfort de mensonges j'ai fermé toutes mes écoutilles.
Le coeur ne ressent plus.
Le cerveau ne pense plus.
Les yeux ne pleurent plus.
L'air, la vie ne s'infiltrent plus.


Mes poumons sont vides, les larmes asséchées, les pensées décousues et j'ai ébréché le coffre.

Pourtant, je souris car ça va. Mort et vivant mais ça va puisque j'ai toujours été libre de faire ce que voulais, de souffrir comme de rire. A qui je pourrais en vouloir d'autre qu'à moi-même? C'est cool.

_________________________________



Musique
Le pays des Licornes

"Dis Enki, à quoi tu penses?"
Elle me demandait souvent ça, et je disais "à toi" quelle que soit ma pensée. J'ai menti une fois sur deux. Quand je ne pensais pas à elle, je pensais à nous.

"Comment on fait pour savoir qu'on aime plus?"
Il m'a demandé ça un jour. Je me rappelle et j'ai répondu qu'on savait ce qu'on aimait quand on l'avait perdu. J'ai répondu ça parce que j'avais vu ça dans un film, je trouvais que ça sonnait bien mais en fait j'en savais rien du tout.

"Enki… comment on fait pour savoir qu'on a fait le bon choix?"
Elle. Elle m'a posé la question la plus difficile car c'est une question qui n'attend pas de "je ne sais pas"
Je lui ai promis de trouver la réponse, ça fait maintenant très longtemps que j'ai fait cette promesse et j'ai pas le moindre indice.
J'ai avancé pourtant.

Deneb, pour savoir si on a fait le bon choix, il faut d'abord savoir ce que sont ces choix.

Il y a des solutions de facilités, des solutions qui apportent aux autres et qui nous dépourvoient de bonheur, il y a aussi des solutions de draconiennes et des solutions qui ne sont adaptées que pour les autres mais jamais pour soi. Alors il faut peut –être d'abord savoir quels sont tous les choix et ensuite seulement prendre une décision. Le "bon" choix n'est pas un choix. Il y a des choix et même le fait de pas choisir est un choix. On fait des choix et c'est pareil que pour l'amour: on sait si on a aimé quand c'est fini, on sait si on a fait le bon choix pour soi, quand c'est fini, quand on est passé à l'action et qu'on a testé nos choix. Avant, on ne peut pas savoir, sinon à quoi bon vivre, Deneb?

J'aurais jamais le temps de lui dire. Je lui dirai quand je reviendrai, et quand je serai là-bas, je lui écrirai si j'ai trouvé plus d'indices. Mais une promesse est une promesse et je me creuserai encore la tête pour apporter une réponse à cette question.



    Dis Enki, c'est quoi ta vie?
    Ma vie c'est des dessins et des musiques jolies
    Dis Enki, comment tu m'aimes?
    Je t'aime comme l'éternité et peut-être plus même
    Dis Enki, tu rêves de quoi?
    De grandeur, de respect, et parfois aussi de toi
    Dis Enki, as-tu des regrets?
    Je regrette le temps passé à ressasser les pensées
    Dis Enki, Shanty ou Dwi?
    Shanty dans mon cœur, Dwi dans mon esprit.
    Dis Enki, paresse ou travail?
    Travail puis paresse, cet ordre est le seul qui m'aille
    Dis Enki, pourquoi tu as pleuré aujourd'hui ?
    Je ne pleure pas, regarde mes lèvres, elles sourient
    Dis Enki, tu mens souvent ?
    Souvent est de trop. Je mens.
    Dis Enki, tu reviendras?
    Je reviendrais pour terminer correctement cette rime.



Dans mon rêve le plus récurent, une licorne noire se promène le long d'un ruisseau et s'abreuve de poésie en chantant sa solitude, le vent chante sa fureur et la nature lui répond en tierce en faufilant sa voix à travers les notes jetées au vent.

Je m'approche de la licorne et Elle est là.

Je m'approche de l'étrange bête pour la monter et Elle me tend la main pour que je l'aide à monter avec moi.

On s'en va et elle découvre des paysages fantastiques avec moi… le temps passe et je ne sais plus si c'est elle qui guide la licorne ou si c'est moi, mais on se sent bien.

Je pars demain et j'ai noté précisément comment revenir aux pays des licornes, alors je me perdrai pas.

Au revoir Le Enki

Musique
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MessageSujet: Re: Le Journal d'Enki - Ironie des thèmes communs   Sam 2 Sep 2006 - 0:41

Mi Juillet, dernier soir à Poudlard






"Chère Shanty

Je vais te dire là des choses que je t'ai déjà dites et d'autres, innées-dites.

Commençons par ce que tu sais et qui a eu du mal à sortir.
Je te l'écris pendant que je suis encore tout à fait moi, on ne sait jamais, tu sais avec la vie… elle est drôle la vie des fois, elle invente des choses pour séparer les gens qui s'aiment.
Et moi je t'aime.

Même si j'ai toute confiance en la vie malgré ses farces et ses tours de passe-passe, je sais qu'elle charrie un peu des fois. Dans ces cas-là, il faudra simplement que tu te souviennes que je t'aime.

J'ai des choses à te dire car je ne suis pas certain d'avoir été toujours très clair et je m'en veux maintenant de te faire le coup d'éclairer tes lanternes alors que je ne serais absent lorsqu'elles allumeront les ombres que j'ai dû disposer avec plus ou moins d'inconscience dans ton esprit depuis qu'on se connaît.

Tout d'abord, il y a cette chanson du bal. Je ne sais pas si tu l'as comprise à sa juste valeur et ce qu'elle signifie pour moi, pour toi et nous. Quand je te dis que je ne m'attendais pas à toi, c'est que je ne m'attendais pas à vivre cette aventure à tes côtés, à être différent pour toi, à compter. J'ai jamais vraiment compté pour personne dans la vie et depuis Poudlard, des choses ont changé qu'il s'agisse d'être l'un des Champions, d'être un bon élève ou un petit ami, je suis enfin devenu le héros d'une histoire qui m'intéressait vraiment et je ne veux pas laisser cette place à un autre. J'avais la tête dans mes bouquins et la fois où j'ai levé le nez de ces lignes, c'était pour te voir. Boom, dans le cœur. J'avais fait mon premier choix. J'ai longtemps cherché la Lumière de mes pourquoi, tu me sembles être cette Lumière... sans le savoir... pour un rien de pas grand chose, t'éclaires bon nombre de mes pensées. T'avoir à mes côtés m'a donné envie de me dépasser et je n'ai plus peur de me rendre ridicule en me mettant en avant. Je n'ai pas l'angoisse du regard des autres, car ces regards comptent moins quand on a quelqu'un pour qui on veut briller. Tu vois, elle est simple ma vie, ma vision des choses. Je ne fais que réfléchir la lumière que tu renvoies.

Je m'attendais pas à Dwi non plus dans la mesure où j'avais déjà fixé mon cœur et mon attention sur toi. Et je ne vais pas faire le garçon poli en ignorant la question "dwienne". Quand je dis que je ne m'attendais pas à elle, c'est avec une grande sincérité que je suis tombé dans ce dilemme.

Si j'avais pu prévoir certaines choses, je pense que je n'aurai rien changé. Tout m'a plu en toi et mon écart m'a fait comprendre à quel point j'étais bien avec toi... parce qu'après l'ombre la lumière, comme un tunnel ténébreux duquel on sort.

Il n'a pas réellement été question de faire un choix mais plutôt d'assumer le choix de t'aimer ou de cesser de t'aimer. Je ne cesse pas de t'aimer mais j'apprendrais à vivre avec la tendresse que j'ai pour elle, et l'amour que j'ai pour toi que ça te plaise ou non. Sur ça, je serai intraitable pour l'une et pour l'autre. Je t'aime et Je l'aime bien. Prends en considération cet adverbe qui change tout.

Tu veux peut-être savoir pourquoi le jour où on a été pendu par les pieds, j'ai embrassé Dwi en retour? Je sais pas si j'arriverais à t'expliquer, c'est très intime mais je vais essayer pourque tu n'aies jamais de doute.
Quand on nous donne quelque chose de personnel, quand on nous confie un secret, il est juste qu'on le garde précieusement, c'est un cadeau, une marque de confiance. En m'embrassant Sandwi m'offrait ça. Je voulais pas accepter un tel cadeau car j'aurais été incapable de le lui rendre comme elle me l'avait donné. Pourtant, en faisant de ce baiser un baiser unique, ça lui donnait une dimension que je ne voulais pas.
Je lui ai rendu ce qu'elle m'a donné pour deux raisons: un, comme signe de non acceptation de ce présent mais de partage de son courage. C'était pas facile car elle savait que c'était perdu d'avance.
Et deux: je ne pouvais pas garder ça sur moi en me demandant quand tout aurait été fini "et si je l'avais embrassé, ça aurait fait quoi?"… je le sais ce que ça aurait fait puisque je l'ai fait. Ca ne m'a pas hanté. Ca m'a marqué pour une multitude de raisons mais ça m'a pas hanté. J'étais à toi et je n'ai rien fait dans ton dos. C'est tout ce que je voulais; ne jamais avoir la tentation de faire dans ton dos quelque chose que je n'aurais pas fait face à toi, en ta présence. C'est compliqué comme ça à expliquer, mais c'est assez simple dans le cœur. Un baiser honnête pour ne pas me mentir, lui mentir et te mentir.


Il m'a fallu longtemps pour faire la part nette des choses mais j'aimerais que tu l'imprimes maintenant. En toute conscience, je suis avec toi. Imprimé?


    Il y a des amours d'écoles,
    Des espoirs un peu frivoles,
    Des chevaliers en armure,
    Des copies sans rature,
    Des princes qu'on idolâtre,
    Des dragons à combattre
    Dans les songes des filles.
    Je ne suis ni prince ni dragon
    Je ne suis qu'un simple garçon.


    Il a des guerres et des guerriers,
    Des pays inconnus à conquérir,
    Des longs silences par milliers,
    Des pensées qui font rougir,
    Des jeunes filles qui sourient,
    Des souvenirs qui s'oublient
    Dans la tête des garçons.
    Tu n'es ni un guerrier ni un silence endormi.
    Tu n'es pas non plus un souvenir qui s'oublie.



Je pars avec Egon et Alexandrei en voyage autour de l'Europe. Je sais le voyage assez dangereux long et je ne veux pas te promettre de t'écrire mais je tâcherai de le faire une fois ou deux pour que tu saches où je suis, ce que fais. J'espère que tu pourras m'écrire aussi, les Super-hiboux me trouveront toujours Wink

Quel que soit ce que l'avenir nous réserve Hein? , j'aurais aimé que tu te disputes jamais avec Dwi No . Je ne te demande pas d'être son amie Le Baten ; si je ne revenais pas à la rentrée Pas ma faute – on sait jamais Mefiant – ça m'ennuie de savoir qu'où que je sois Embarassed , votre inimitié prévaut sur le passé. Sad Trouve-toi une autre ennemie si tu as besoin de te disputer Le Théo , mais pas Dwi. pale Pas vous ! Le Destiny c'est tellement moche deux filles qui se disputent. malade

Un jour sur le terrain de quidditch, quand nous avons passé la nuit dans la cabane enchantée, je t'ai dis qu'une chanson me faisait penser à cet instant… c'est cette chanson qui jouera quand tu ouvriras mon journal. J'ai enchanté mon journal intime pour ça, et je te le donne. Je te laisse. Tu auras ma face un peu plus sombre, mes secrets, mes pensées idiotes, mes dessins, mes poèmes, mes chansons, mes souvenirs… je n'ai rien à te cacher et rien d'autre à te donner.

Prends-en soin et écrit dedans si tu veux, glisses-y tes pensées pour les mêler aux miennes, gribouille, rature, annote, ajoute... mais ne retire ni ne déchire rien.
J'en aurais besoin un jour mais jusqu'à là, il est à toi.

Je t'aime,

Enkinoë"
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MessageSujet: Re: Le Journal d'Enki - Ironie des thèmes communs   Lun 28 Mai 2007 - 14:06

Début Septembre, la veille du début des cours




Ce journal est à moi
Il me l’a donné
Jamais je n’aurais imaginé plus beau cadeau
Plus beau souvenir
Que les traces écrites
Sa « face un peu sombre », ses « secrets », ses « pensées idiotes » , ses « dessins », ses « poèmes », ses « chansons », ses « souvenirs ».
Il est à moi
Je suis à lui


Je n’ai jamais été très douée pour tenir à jours des journaux intimes.
Petite, j’en ai bien eu une dizaine que je commençais sans jamais les terminer. Rien n’était jamais assez bien, ils n’était jamais assez bien écrits, ils ne reflétait jamais vraiment l’état d’esprit dans lequel je me trouvais.
Ils ne me ressemblaient pas.

C’est pourquoi mis quelques temps avant de continuer celui-ci. Avant de continuer le tien.
Je ne savais pas par où commencer. J’ai relu toutes les pages, tous les poèmes, regardé tous les dessins.
Le soir, je m’endormais avec la musique du journal.
Je l’ouvrais et le mettais sous mon oreiller, pour que je sois la seule à l’entendre, et puisse m’endormir avec toi.

J’avais peur de mal le continuer, mais je me suis lancée. Tu jugera par toi-même le jour où tu le récupéreras…




Tout d’abord, ce que tu as dis au dessus me touche, tu ne peut pas savoir à quel point.

« je m'en veux maintenant de te faire le coup d'éclairer tes lanternes alors que je ne serais absent lorsqu'elles allumeront les ombres que j'ai dû disposer avec plus ou moins d'inconscience dans ton esprit depuis qu'on se connaît »


Tu n’as vraiment aucune raison de t’en vouloir.
C’est vrai que certaines lanternes n’étaient pas éclairées ^^, mais tant que j’étais avec toi je m’en foutais, puisque tu étais là pour me guider dans le noir, là ou je ne pouvais pas voir.

« Quand je te dis que je ne m'attendais pas à toi, c'est que je ne m'attendais pas à vivre cette aventure à tes côtés, à être différent pour toi, à compter »


C’est pareil pour moi. Quand tout à commencé, c’est-à-dire la première fois que tu m’as parlé dans la Grande Salle (je ne sais pas si tu t’en rappelles). Je m’attendais pas non plus à notre histoire. Mais je ne regrette absolument rien de ce qu’y a pu nous arriver.

« Je ne fais que réfléchir la lumière que tu renvoies »


Non, je crois plutôt qu’on s’éclaire mutuellement.

« Je ne cesse pas de t'aimer mais j'apprendrais à vivre avec la tendresse que j'ai pour elle, et l'amour que j'ai pour toi que ça te plaise ou non. Sur ça, je serai intraitable pour l'une et pour l'autre. Je t'aime et Je l'aime bien. Prends en considération cet adverbe qui change tout »


Je sais que puisque je t’aime, je dois prendre en considération Sandwi. C’est dur mais je sais que si je ne le fais pas, je prend le risque de te perdre. Et il n’en est pas question.

« Je suis avec toi. Imprimé? »


Imprimé.

« Trouve-toi une autre ennemie si tu as besoin de te disputer, mais pas Dwi. »


Je vais faire tout mon possible mais ça risque d’être assez difficile. Comme tu l’as dit au dessus, puisque tu es avec moi, je vais faire l’effort de laisser ma jalousie de côté.


« Je t'aime »


Moi aussi Je t'aime, j’espère juste que quoi qu’il arrive tu te rappelles m’avoir un jour dit ça.
En toute sincérité.

AD PERPETUAM MEMORIAM,
HIC ET NUNC,
AERE PERENNIUS,
MANET ALTA MENTE REPOSTUM.


Dernière édition par le Jeu 31 Mai 2007 - 18:41, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Le Journal d'Enki - Ironie des thèmes communs   Mar 29 Mai 2007 - 18:34

Fin octobre






Les journées sont longues, le temps passe trop doucement, chaque journée semble un peu plus difficile à supporter.
L’enthousiasme qu’avait suscité mon arrivée au château l’année dernière, n’est plus présent.
Le soleil de l'été à laissé place à la pluie mélancolique de l'automne.
J’ai comme une sensation de manque au fond de moi. De manque et de Nostalgie.
Ma famille me manques, les dodos à la belle étoile me manquent, les promenades sur le port de Bombay me manquent, les après midis à dormir à côté de la piscine me manquent, le poulet au curry me manque…
Toi aussi tu me manques beaucoup.
Je m’ennuie en cours, alors que nous sommes seulement au mois d’octobre. Et dire que je vais devoir supporter Rogue encore 7 mois… Ca risque d’être difficile. Très difficile

Isis ne va pas très bien en ce moment. J’ai l’impression qu’elle se renferme sur elle-même depuis que ses parents ont disparus. Elle ne dort pas très bien la nuit, son sommeil est agité, je crois qu’elle fait des cauchemars.
J’aimerais bien pouvoir l’aider, mais je ne sais pas vraiment comment m’y prendre.
On ne discute plus trop toutes les deux, ou alors on se raconte des banalités. Elle me dit que tout vas bien, mais je crois juste qu’elle ne veut pas trop qu’on en parle. Alors je ne vais pas l’embêter avec mes problèmes personnels.

Mais sans toi, et sans elle, ça devient difficile.
J’ai abandonné mon poste de préfète, par manque de motivation, ce qui est très égoïste de ma part. A vrai dire, je ne suis plus motivée par grand-chose. Lorsque les cours sont terminés, je rentre directement au dortoir, j’allume la musique bien forte pour couvrir les bruits parasites des élèves qui jouent dans la salle commune, et je regarde le plafond.
Même Destiny à renoncé à m’embêter, c’est dire.



Et le temps passe

Doucement

Les secondes s’égrènent

Lentement

Et le soleil se couche

Mollement



Je crois que j’ai juste envie de…


Disparaître…
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MessageSujet: Re: Le Journal d'Enki - Ironie des thèmes communs   Dim 9 Sep 2007 - 8:54

Septembre, un an après...






Tu peux reprendre ton journal Enki

C'était le plus beau cadeau que tu aurais pu me faire

Mais aujourd'hui je crois que je n'en ai plus l'utilité

Mais je voudrais te dire merci

Car ces quelques pages m'ont appris sur toi bien plus que ce que je n'aurais imaginé

Il y a une fin à tout, et je crois que j'ai trouvé la mienne

Mais ce journal n'en est pas à sa fin

J’ai écris un peu, sans doute pas assez

Je crois qu’on peut dire que la place que j’ai prise dans sur ces pages équivaut à celle que j’ai prise dans ta vie

Alors s’il te plaît ne m'oublie pas

N'oublie pas ce journal, ton journal

Je te souhaite beaucoup de bonheur, à toi et aux gens qui eux aussi, tiennent une place dans ta vie.




Shanty



Ps: Il y a peu de chance pour que tu veuilles m'écrire, mais tu sais que les Super-Hiboux me trouveront toujours, moi aussi Le Enki
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MessageSujet: Re: Le Journal d'Enki - Ironie des thèmes communs   

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